instruction en famille

Apprendre les formes et les volumes en maternelle

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Puisque nos enfants ne vont pas à l’école, il nous faut les instruire. Et pour Papa À Dada ! et moi, une instruction efficace passe par l’apprentissage d’un vocabulaire précis. Car lorsqu’on apprend un mot “simplifié” à un enfant, cela suppose qu’on va l’obliger à apprendre le mot “technique” ou plus précis quand il sera plus grand. On demande donc à l’enfant d’apprendre 2 fois. Nous avons voulu appliquer cette idée (qui va dans le sens de la pédagogie Montessori, si je ne me trompe pas) à l’apprentissage des noms des formes et volumes en géométrie, et pour cela nous nous sommes équipés !

De quoi manipuler des formes et des volumes

La manipulation est essentielle dans l’apprentissage chez l’enfant. Vous avez remarqué comme votre petit a besoin de toucher à tout, et que même si vous le mettez en garde, il a bien du mal à ne pas poser sa petite main sur cet objet tout nouveau ? C’est parce qu’il a un réel besoin de toucher pour appréhender les choses nouvelles.

Ce besoin est compréhensible car finalement, ne vous est-il jamais arrivé, en tant qu’adulte, d’avoir une envie quasiment irrépressible (mais quasiment, hein, on est bien élevé quand même !) de toucher un objet dans une matière qui vous est complètement étrangère ? Quand vous avez vu du slime ou  du Super Sand pour la première fois, vous n’avez pas eu envie de toucher, même du bout du doigt ? C’est cette même envie qui animent les enfants quand ils “touchent à tout”, et il est bien normal que lorsqu’on leur explique que le carré a des bords droits et le cercle, un bord arrondie, ils ressentent cette envie de sentir la différence.

Voilà pourquoi nous avons acheté des formes et des volumes en bois. Les concepts sont plus facilement appropriables pour les enfants s’ils peuvent les visualiser en 3D (ce qui à partir d’un dessin sur une feuille de papier peut devenir très compliqué pour un petit de 3 ans) et les toucher. Nous avons choisi des objets en bois car c’est une matière noble qui est recommandée par plusieurs pédagogies (Montessori, Steiner-Waldorf…), mais il en existe aussi en plastique, et nous fabriquerons les formes qui nous manquent en carton : car quand on déménage souvent et juste avec des valises, le bois… c’est très lourd ! Et parce que ces mêmes pédagogies encouragent à la manipulations de matériaux présents dans l’environnement de l’enfant, mais nos enfants ne vivent plus vraiment dans des forêts… L’un des plus gros enjeux de notre époque est l’écologie, le recyclage et la revalorisation des matériaux. Fabriquer une partie des jouets en recyclant de vieilles boîtes en carton est donc (selon moi, et cela n’engage que moi !) un moyen d’ancrer nos enfants dans leur époque !

Formes et volumes en bois

Voici donc nos formes et volumes en bois, achetés sur le boutique Tout Pour le Jeu. Le lot comprend 4 formes : un carré, un rectangle, un cercle et un triangle équilatéral, et 7 volumes : une sphère, un cube, un parallélépipède rectangle, un pyramide, une pyramide à base triangulaire, un cône et un cylindre. Tout le matériel est fabriqué sur la même échelle, ainsi l’enfant peut comparer le poids de chacun, et vérifier avec la forme de la base de chaque volume.

Pour compléter ce matériel, j’ai imprimé (et découpé, plastifier) ces cartes de nomenclature sur le formes géométrique et les cartes sur les volumes du site En terre d’enfance.

 

Jeux pour apprendre les formes et les volumes

J’ai placé toutes les cartes, formes et volumes sur un plateau que nous prenons à chaque fois que nous voulons faire cette activité.

Nous commençons généralement par identifier les figures représentées sur les cartes. Parfois, ma Colombe essaye de déchiffrer les noms écrits sur les cartes. Parfois, c’est mon Petit O’ qui déchiffre (enfin qui se fait plaisir en reconnaissant une lettre par-ci, par-là).

Puis les enfants associent chaque forme ou  volume à la carte correspondante.

 

Associer les formes et leur image

Associer les formes et volumes à leur image

Nous abordons différentes notions comme l’angle droit, les côtés égaux, la base d’un volume… Et les enfants comparent les formes et volumes entre eux.

Comparer les formes et les volumes géométriques

Enfin nous terminons souvent l’activité par de petits jeux tels que trouver dans la maison les mêmes formes ou les mêmes objets que sur les cartes. Les enfants adorent ce genre de chasse au trésor qui ne se révèle pas toujours facile. À la fin nous rassemblons tous les objets trouvés sur la table de travail.

Chasse au trésor des formes et volumes

… tous les objets, ou presque ! Lors de notre dernière chasse au trésor des formes et des volumes, les enfants ont cherché leur balle rebondissante partout dans la maison, en vain. C’est alors que Petit O’ a eu une idée qui nous a beaucoup amusées : “J’ai trouvé une sphère : ma tête !”

Ma tête est une sphère !

Bien que le vocabulaire paraissent compliqué les premières fois, Colombe et Petit O’ adorent ces leçons de géométrie. En ce moment, il ne se passe pas une journée sans que l’un d’eux ne réclame cette activité. Au fil des séances, ils deviennent fiers d’avoir mémorisé ces nouveaux mots qui leur paraissaient si étranges au début. Je n’ai pas encore introduit les cartes muettes à associer avec les cartes noms car Colombe n’est pas encore assez à l’aise avec la lecture. Mais je suis certaine que lorsque j’introduirai cette nouvelle activité, elle lui procurera encore plus de fierté et lui donnera l’envie d’apprendre !

 

Vos enfants aussi sont motivés par ce genre d’activités ? Vous aimez vous inspirer des pédagogies alternatives pour enseigner à vos enfants ? Comment avez-vous abordé la géométrie avec eux ? En commentaire vous pouvez me donner vos idées d’activités, votre approche et réagir sur ma façon de faire ! J’adore vous lire et échanger avec vous !

Unschooling : les rituels qui rythment nos journées

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Il y a quelques semaines, je vous expliquais comment nous étions arrivés au unschooling. Depuis plusieurs mois maintenant, mes enfants (3 et 5 ans) ne vont plus à l’école et il a fallu réinventer le rythme familiale. Je dois avouer que trouver une organisation qui permette aux enfants d’évoluer et d’apprendre sereinement (comprenez parvenir à les canaliser afin qu’ils ne fassent pas de la maison un champs de bataille), et à chacun d’avoir des moments pour soi (comprenez : libérer des moments pour que maman ne deviennent pas complètement folle) n’a pas été une mince affaire. Pour être honnête, même si nous avons trouvé notre voie avec le unschooling, nous n’avons sans doute pas encore atteint l’équilibre parfait, mais nous nous en sortons bien la plupart du temps et je sais que nous sommes en bonne voie ! Et cela grâce à l’organisation dont je vous propose de vous parler aujourd’hui !

 

cerf-volant

 

Unschooling : notre organisation au quotidien

Ce qui nous plaît le plus dans le unschooling, c’est sans doute cette liberté de choisir le programme quotidien. Si nous avons envie d’aller à la plage, nous le faisons. Si une copine nous appelle pour nous proposer une sortie à la dernière minute, nous sommes généralement disponibles. Si nous avons envie de rester à la maison et de travailler de manière plus formelle, nous en avons également la possibilité. Mais Colombe et Petit O’ n’ont que 5 et 3 ans et ont encore besoin de repères clairs dans la journée pour ne pas se retrouver perdus (et par là j’entends : pour ne pas faire des crises monumentales !). Nous avons donc un certain nombre de temps forts qui rythment la journée :

  • Le petit-déjeuner : c’est sans doute le pilier de notre journée puisque nous le prenons toujours à la maison. Nous ne le prenons pas toujours tous ensemble puisque chacun le prend à son réveil (et que les enfants se réveillent quand ils veulent, n’ayant pas de contrainte horaire). Le petit-déjeuner est l’occasion pour nous de lire des poésies et de les apprendre. Je trouve important que les enfants apprennent des choses par cœur afin d’entraîner leur mémoire. Et après avoir essayé la lecture de poésies à différents moments de la journée, j’ai remarqué que le petit-déjeuner était le moment qui nous convenait le mieux. Les enfants sont très disponibles, et la poésie les canalise.
  • Le déjeuner avec Papa À Dada ! (oui, nos temps forts de la journée sont clairement orientés bouffe !) : mon mari a la chance de pouvoir rentrer à la maison sur l’heure du midi et nous en profitons largement. Si nous faisons une sortie, c’est souvent en matinée mais nous nous arrangeons pour être rentrés pour le déjeuner. Les enfants sont contents de raconter leur matinée à leur papa, et j’ai l’impression d’avoir une petite pause qui coupe ma journée.
  • Le temps calme du début d’après-midi : malheureusement (pour moi, car admettons-le tout parent savoure intensément les moments de sommeil de son enfant) mes enfants ne font plus la sieste. Mais j’essaye d’instaurer un temps calme car je me sens souvent épuisée après le déjeuner (oui, je sais, manger moins lourd, toussa toussa…).  C’est généralement un moment durant lequel nous lisons des histoires. Mais j’avoue que lorsque je suis vraiment fatiguée, nous nous installons pour regarder un dessin animé.
  • Le temps rituel du soir : comme dans la plupart des familles, le rituel du soir est un des piliers de la journée. Chez nous, les enfants ont le droit de faire une activité calme (nous les encourageons à prendre un livre, mais ne les y forçons pas) et en autonomie avant que nous n’éteignons la lumière.

 

Bien-sûr, en fonction de nos activités, nous ne respectons pas toujours tous ces moments forts. Mais il reste toujours quelques temps forts pour cadrer la journée et rassurer les enfants.

Découpage de notre semaine unschooling

La semaine aussi est découpée en temps forts :

  • Le découpage jours de semaine/week-end : en semaine, Papa À Dada ! travaille en dehors de la maison. Toutes les sorties en familles ont donc lieu le week-end (vendredi-samedi ici à Dubaï).
  • Les activités extérieures régulières : les cours de gym, de natation, l’heure du conte à la bibliothèque sont autant de repère dans la semaine.
  • Le jour de la cuisine des enfants : j’ai instauré ce petit rituel qui nous fait rentrer dans le week-end, chaque jeudi soir, les enfants préparent le repas pour toute la famille. Ils réfléchissent au menu pendant la semaine, établisse la liste de course, et le jeudi, nous allons acheter ce dont nous avons besoin et nous cuisinons ensemble.

Comme les repères quotidiens, ces repères sont flexibles. Les cours s’arrêtent pendant les vacances, il arrive que les enfants n’aient pas envie de cuisiner le jeudi (ou que je n’ai pas le courage de superviser), mais il en reste toujours quelques uns. Et globalement, Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans) arrive facilement à se repérer dans le temps.

Outre les rituels, le repérage passe aussi par quelques outils comme la poutre du temps, ou un semainier.

Grandir librement !

 

De l’intérêt de structurer le temps, même en unschooling

Le principe de unschooling est de suivre les apprentissages de son enfant en l’accompagnant, sans le contraindre et en essayant de le guider sans le détourner de sa route. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe quand et de vivre sa vie uniquement sur des impulsions du moment et sur de l’improvisation, même si l’improvisation a bien-sûr ça place dans ce mode de vie. Le jeune enfant a besoin de repère temporel et de structures, et c’est en les lui apportant, comme une fondation dans son développement, que l’on peut ensuite facilement intégrer l’improvisation. Parce que la nouveauté peut être effrayante, elle est bien plus facilement appréciée si elle se place dans une structure stable. Ainsi, les quelques rituels que nous entretenons en famille, sont autant de piliers sur lesquels mes enfants peuvent s’appuyer pour accepter les nouveautés.

Et quand à 3 ans, on changé de pays, quitté tous ses copains, quitté l’école et changé de langue et de culture au quotidien, les piliers ont plutôt intérêt à être bien solide !

Et chez vous, quels sont les rituels qui structurent votre journée ? Dites le moi en commentaire, car c’est toujours un plaisir pour moi de vous lire et d’échanger avec vous !

 

100% Yoga des petits

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En choisissant d’instruire mes enfants à la maison, je savais qu’il allait falloir que j’organise bien notre temps et surtout que je leur apprenne à se concentrer et à respecter les temps de travail. Pour le moment, ces temps de travail formel sont limités et ont lieu à la demande des enfants puisque nous pratiquons ce qu’on appelle le unschooling. Mais lorsque nous décidons de travailler, je veux que cela se fasse dans le calme et la concentration. Il n’est pas toujours facile d’avoir la double casquette de maman et d’enseignante, alors je compte généralement sur des moments de transition pour que Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans) entre dans le travail calmement. Et jusque-là, la meilleure transition que j’ai trouvé, c’est le yoga. Et pour m’aider, j’ai une arme secrète, un joli livre de yoga pour les enfants : 100% Yoga des Petits des éditions Bayard Jeunesse !

 

100% Yoga des petits

100% Yoga des petits

Le livre 100% Yoga des petits proposent 45 postures de yoga expliquées et illustrées de manière à ce que les enfants puissent utiliser le livre seuls. Le livre s’adresse aux 3-7 ans, donc les visuels sont très explicites et la maîtrise de la lecture n’est clairement pas nécessaire. Les postures sont réparties en 7 chapitres ayant tous un but particulier :

  • Rituels du matin
  • Réveiller ses sens
  • S’assouplir et se muscler
  • Fortifier son dos
  • Équilibre, seul ou à deux
  • Calme et concentration
  • Au moment du coucher

On trouve en début de livre quelques mots à destination des adultes, pour bien accompagner son enfant dans cette activité, et en fin de livre quatre textes pour accompagner la relaxation de son petit.

 

100% Yoga des petits : Réveiller ses sens

100% Yoga des petits : Calme et concentration

Enfin, le livre est accompagné d’un DVD dans lequel des élèves d’une école présentent quelques postures de yoga, guidés par leur professeur.

100% Yoga des petits se présente sous la forme d’un chevalet et peu ainsi être posé face à l’enfant qui pourra étudier les dessins pendant qu’il réalisera chaque étape de la position choisie.

 

100% Yoga des petits : étudier une position de yoga

100% Yoga des petits : reproduire une position de yoga

Comment nous utilisons 100% Yoga des petits

J’aime utiliser ce livre afin d’apaiser l’ambiance avant nos temps de travail formel, mais finalement le livre nous accompagne parfois tout au long de la journée. Il m’arrive de proposer aux enfants un petit exercice des chapitres “Rituels du matin” ou “Réveiller ses sens” quand la préparation du matin est un peu trop agitée. J’utilise aussi des exercices des chapitres “S’assouplir et se muscler” ou “Fortifier son dos” en complément des exercices que les enfants ont appris en cours de gymnastique. Et bien-sûr, les exercices “Au moment du coucher” sont une bonne entrée dans la soirée.

100% Yoga des petits : Le flamand rose
Pa toujours facile de trouver l’équilibre, mais c’est un super entraînement !

Colombe et Petit O’ commencent à bien connaître le livre maintenant, et ils ont leurs préférences quant au choix des exercices. Ils prennent maintenant le livre spontanément et s’improvisent parfois de petites séances de Yoga seul ou tous les deux. Certains exercices leurs paraissent comme des jeux, tel que le “tableau magique” qu’ils aiment beaucoup. D’autres leur apportent l’apaisement dont ils ont parfois besoin.

100% Yoga des petits : le tableau magique
Le tableau magique : faire deviner des formes en les traçant dans le dos de l’autre. Un exercice de concentration que mes enfants adorent !

 

Mon avis sur 100% Yoga des Petits

Je trouve ce livre très bien fait. Les postures sont bien expliquées et surtout très bien illustrées. Ainsi les enfants comprennent vite ce qu’ils doivent faire, même s’il n’y a pas d’adulte pour les guider.

J’aime particulièrement le format en chevalet qui laisse les mains libres.

Les postures sont simples d’exécution et motivantes pour les enfants. Le livre est donc devenu mon allier pour le retour au calme, et par période, nous nous en servons quotidiennement. J’aime aussi l’utiliser comme support pour nos activités motrices. Cet été, alors que la chaleur de Dubaï nous empêchait de mettre le nez dehors, il m’a permis quelques séances de sport doux pour faire redescendre la tension de mes petits fauves en cage !

C’est donc un très beau cadeau à faire (et à se faire, car soyons honnête, le retour au calme, on en profite aussi !) et un beau livre pour accompagner son enfant dans la connaissance de son corps.

Enfin, et ça n’est pas négligeable, j’ai apprécié son prix. Moins de 17€ pour un joli livre, aussi complet et bien fait, je trouve cela très raisonnable. En tous cas chez nous, il a été largement rentabilisé !

100% Yoga des Petits
Elisabeth Jouanne, Ilya Green
16,90€

Le Petit Chaperon Rouge, jeu de société pour les 4-7 ans

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Si vous me connaissez un peu, vous savez sans doute que j’ai une passion pour les jeux de société ! Mon mari et moi pouvons passer des week-end entiers à jouer avec des amis ou à arpenter les allées des plus grands festivals de jeux (et ici). Et cette passion, bien évidemment, nous voulons la transmettre à nos enfants ! Ces derniers mois, nous n’avons pas découvert beaucoup de nouveautés car la gamme de jeux de société pour enfant n’est pas très riche à Dubaï (et les jeux présents sont souvent sans intérêt…). Mais lors de notre récent séjour en France, nous avons acheté plusieurs boîtes de jeux qui s’annoncent vraiment sympas (Eh non ! nous n’avons pas encore eu le temps de jouer à tout ce que nous avons acheté !) et dont je vous parlerai régulièrement ! Je vais donc de nouveau pouvoir participer au rendez-vous 1.2.3 jouez ! organisé par ma copine du blog Maman et Pipelette et je commence avec un jeu qui me faisait envie depuis des mois : Le Petit Chaperon Rouge des éditions Smart Games.

 

Le Petit Chaperon Rouge : boîte de jeu

 

Le Petit Chaperon Rouge

Les Petit Chaperon Rouge est un jeu de réflexion et de logique qui s’adresse aux enfants de 4 à 7 ans.

Dans la boîte de jeu on trouve :

  • une plateau de jeu
  • 5 tuiles avec un segment de chemin
  • 2 figurines (le Petit Chaperon Rouge et le loup)
  • 3 sapins
  • 1 maison
  • 1 livret avec 48 défis
  • une bande dessinée

Contenu de la boîte

 

Comme dans l’histoire, le petit Chaperon Rouge doit rejoindre la maison de sa mère-grand. Le but du jeu est donc de déterminer le chemin qu’il prendra pour arriver. Il existe 2 modes de jeu :

  • un plus facile où le Petit Chaperon Rouge est seul
  • un plus difficile où l’on doit également trouver le chemin que prend le loup (qui doit être plus court que celui du Petit Chaperon Rouge)

C’est un jeu solitaire et une fois que l’enfant connaît bien les règles, il peut jouer en toute autonomie. Il découvre les niveaux sur le livret défis et ne peut accéder à la solution que s’il tourne la page.

Le Petit Chaperon Rouge : le livret défis

Notre avis sur le jeu

Le Petit Chaperon Rouge n’est pas le premier jeu Smart Games que nous avons puisque nous possédons également le magnifique “Jour et Nuit” que je vous ai présenté et dont nous ne nous sommes jamais lassés. Mais les défis de “Jour et Nuit” sont devenus un peu simple pour Colombe (5 ans) et je voulais lui proposer un nouveau jeu auquel elle pourrait jouer en autonomie.

 

Le Petit Chaperon Rouge et le loup !

Colombe prend plaisir à placer les pièces sur le plateau (en respectant bien la position de la cheminée de la maison, afin que toutes les portes soient au bon endroit !). Une fois les pièces en place, les défis lui donne matière à réfléchir, analyser, se projeter, afin de trouver la solution. Comme il n’existe qu’une seule solution par défi (donc aucune confusion possible), le jeu est auto-correctif.

J’apprécie cette possibilité d’autonomie. Comme vous le savez sans doute, j’instruis mes enfants à la maison, ce qui me demande beaucoup d’attention auprès de chaque enfant lorsqu’il aborde une toute nouvelle compétence. Et c’est généralement le moment où l’autre enfant vient me solliciter pour que je lui trouve une activité ! Alors ce genre de jeu de résolution de défi en autonomie me sauve la vie !

 

Petit O’ (3 ans) utilise aussi Le Petit Chaperon Rouge, bien qu’il n’ai pas encore les 4 ans conseillés sur la boîte. Pour le moment, il ne résout pas encore les défis, mais place les pièces sur le plateau en suivant le modèle. Cela développe déjà beaucoup de compétences visuelles et de repérage dans l’espace, et le prépare à jouer au jeu dans quelques mois.

 

Le petit plus dans la boîte de jeu

La boîte de jeu contient une bande dessinée du Petit Chaperon Rouge. Il s’agit d’une bande dessinée sans texte. Ainsi l’enfant découvre l’histoire au fil des images, il peut “lire” l’histoire seul et la réinventer en fonction des détails qu’il percevra différemment à chaque fois.

J’ai adoré ce petit plus ! En achetant le jeu, je n’avais pas pensé que nous n’avions pas l’histoire du Petit Chaperon Rouge à la maison, et que de ce fait je ne l’avais jamais vraiment racontée à mes enfants. Trouver cette bande dessinée m’a donc permis de palier à ce manque ! Et l’absence de texte permet une étude bien plus libre et enrichissante. Après avoir raconté (ma version de) l’histoire aux enfants,  je les laisse maintenant me raconter la leur. L’exercice est idéal pour l’imagination, le langage et l’organisation de la pensée !

 

Les autres participations au rendez-vous 1,2,3… Jouez ce mois-ci

 

Le Petit Chaperon Rouge aux éditions Smart Games
jeu de 4 à 7 ans
1 joueur
48 défis
prix : 24,99€

 

Connaissez-vous les jeux Smart Games ? Lequel est votre préféré ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire car cela me fait toujours plaisir de vous lire !

Voyageons Ludique au Maghreb

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Le Maghreb, thème du rendez-vous Voyageons Ludique nous a beaucoup inspirés ce mois-ci. Après avoir dessiné de jolis tatouages au henné (ou presque), j’ai intégré ce thème à notre étude régulière dans le cadre de l’instruction en famille des mes 2 enfants Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans). Nous ne suivons pas de programme particulier, mais les apprentissages sont rythmés par des activités et des sujets d’étude récurrents. Parmi ces sujets il y a la découverte de nouveaux pays que nous consignons dans notre cahier des pays, et l’apprentissage régulier de poésies. Dans le courant du dernier mois, j’ai donc choisi le thème du Maghreb pour ces 2 sujets d’étude.

Le Maghreb sur notre cahier des pays

Notre cahier des pays est un objet vivant. Nous y mettons les pays des gens que nous connaissons et qui nous sont proches, et je ne veux pas surcharger les enfants d’informations. Même si nous appelons communément “Maghreb”, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, je n’ai choisi d’étudier que les Maroc. Comme à chaque fois, nous avons dessiné le drapeau du pays et recherché sa signification, noté la langue parlé, la capitale, la monnaie…

Cahier des pays : le Maroc

Colombe et Petit O’ ont d’ailleurs remarqué que comme aux Émirats Arabes Unis que nous avions déjà étudiés, on parle arabe au Maroc et on paye en Dirham !

 

Le Maghreb en poésie !

Afin d’entraîner notre mémoire (oui, oui, moi aussi j’entretiens ma mémoire, il paraît que c’est un exercice très sain) et d’enrichir notre culture, nous apprenons régulièrement des poésies. Chaque matin pour le petit déjeuner j’installe notre cahier de poésies sur le porte-livre et nous lisons et expliquons une poésie de façon à l’apprendre doucement. Généralement Colombe et Petit O’ mettent une à deux semaines pour apprendre une poésie, nous en apprenons donc souvent 2 par mois.

Au Maghreb (bon, j’avoue au Maghreb comme aux Émirats !) le dromadaire est un animal commun. J’ai donc choisi une poésie pour apprendre à distinguer les dromadaire et les chameaux ! L’auteur de la poésie ne figure pas sur la page parce que je ne l’ai pas trouvé, mais si vous savez qui a écrit cette poésie, dites le moi !

 

Poésie : Dromadaire ou Chameau

 

Comme à chaque fois que nous apprenons une poésie, je l’ai écrite sur notre cahier de poésie et les enfants l’ont illustrée. Petit O’ a colorier la page d’illustration en bleu et je l’ai aidé à dessiné un palmier. Colombe a découpé et collé un papier jaune pour faire le sable, puis à l’aide d’un tutoriel sur internet, elle a dessiné un chameau.

 

Comment nous vivons le unschooling et surtout comment nous y sommes arrivés !

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“Comment, la famille À Dada ! a encore changé de mode de vie et les enfants usent leurs pantalons sur les bancs de l’école (ou plutôt dans la cours de récréation…) ?” Voilà sans doute ce que vous vous êtes demandés en lisant le titre de cet article. Je vous rassure (ou pas) nos enfants ne vont toujours pas à l’école et nous ne songeons pas à les y envoyer. Mais ça n’est pas pour autant que l’on fait l’école à la maison ! D’ailleurs si vous me lisez depuis un moment vous vous serez peut-être rendu compte que j’utilise très peu ce terme. Lorsque je parle de notre manière d’apprendre, je parle plutôt d’instruction en famille, le terme général aux enfants qui ne vont pas à l’école. Et lorsque je veux être plus précise, je vous parle de unschooling ou de “liberté d’apprendre”.

Qu’est-ce que le unschooling ?

Voilà une grande question qui suscite de nombreux débats ! Le unschooling est un concept vivant et même assez personnel, il est donc normal que chacun le vive différemment. Le grand principe du unschooling est la liberté d’apprendre et le respect des élans de curiosité de l’enfant. Cela signifie que l’enfant est maître de ses apprentissages et que les parents ne font que suivre et accompagner l’enfant. Les désaccords sur la définition de unschooling résident donc souvent sur la limite entre “accompagner” et “guider” son enfant. Les unschoolers n’utilisent généralement pas de programme (quoique ça n’est pas tout à fait vrai puisque certains l’utilisent comme ligne directrice pour atteindre un but comme l’obtention d’un diplôme) et certains parents unschoolers affirmeront même qu’utiliser du matériel pédagogique va à l’encontre de la liberté d’apprendre de l’enfant. Je pense que le unschooling va au-delà de ce genre de question. Il ne s’agit pas d’une religion avec ses dogmes, où il serait blasphématoire de faire telle ou telle chose. C’est plutôt une philosophie de vie : oui, selon moi le unschooling n’est pas qu’un système d’enseignement, mais bien un mode de vie car il impacte le quotidien de toute la famille (mais remarquez, vu comme l’école a fait de notre vie de famille un enfer, c’est sans doute aussi un mode de vie…). La définition est donc très large et de nombreuses familles s’y retrouvent. Il y a bien sûr le stéréotype de la famille qui vit pieds nus au fond des bois en communion avec la nature, mais aussi des familles qui vivent en ville dans un système plus traditionnel. L’essence du unschooling ne tient pas tant de la méthode que de l’initiateur du savoir : l’enfant !

Pour une définition plus détaillée du unschooling, je vous suggère cet article du blog Apprendre avec bonheur, ainsi que le visionnage du film de Clara Bellar Être et Devenir.

Le parent unschooler se la coule douce !

Puisque le unschooling, selon la manière dont je le définis, correspond à la liberté d’apprendre et que l’enfant est maître de ses apprentissages, alors il est bien naturel de penser que les parents n’ont absolument rien à faire, non ?

Dans la réalité, ça n’est pas si simple. Si l’enfant est libre d’apprendre ce qui l’intéresse, l’adulte est là pour l’accompagner et répondre à ses questions. Et ça n’est pas toujours une mince affaire ! Bien souvent, l’enfant se passionne pour un sujet que le parent ne maîtrise pas ou connaît très peu. Le parent va alors se documenter avec l’enfant et le guider dans ses recherches (en particulier avec des petits qui ne savent pas lire, cela est sans doute moins vrai lorsque l’enfant devient plus autonome). Le parent peut également préparer des activités et des expériences en rapport avec la passion du moment. Tout cela demande de la préparation, pas mal de travail, et c’est parfois source de frustration (pour le parent), car l’enfant ne va pas nécessairement s’enthousiasmer pour ce que l’on aura préparé ! Et en unschooling, si l’enfant ne trouve pas d’intérêt pour une activité, on ne la lui impose pas. Alors j’arrête tout de suite les mauvaises langues, il ne s’agit pas de faire des enfants capricieux qui ne vont faire que ce qu’ils veulent, mais de ne pas forcer un enfant dans une activité qu’il rejette. On peut alors la présenter différemment, demander à une autre personne de l’introduire, ou tout simplement la mettre de côté afin que l’enfant puisse s’y diriger de lui-même s’il en ressent l’envie. Car en unschooling, on considère que l’enfant a sans doute une bonne raison de ne pas s’intéresser à une chose, même si nous ne saisissons pas cette raison (et qu’il n’est d’ailleurs pas forcément utile de saisir cette raison). Si un jour l’enfant ressent le besoin d’y revenir, alors il le fera naturellement, et s’il n’y vient jamais c’est simplement que cette chose ne lui est pas utile. Il ne s’agit pas d’éveiller la curiosité des enfants en leur proposant une foule d’activités : la curiosité des enfants est naturellement présente, elle n’a pas à être éveillée mais simplement entretenue (et répondre à leur questions suffit pour ça).

Mais le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute un travail de lâcher-prise. La plupart des parents unschooler ont sans doute reçu leur instruction à l’école. Nous avons appris à rester calme, assis sur une chaise et à écouter des cours magistraux qui tentaient de nous enseigner des concepts bien éloignés de notre quotidien. Nous avons été conditionnés à croire que les apprentissages ne pouvaient se faire que par la transmission du maître à l’élève, nous avons rarement appris par l’expérience, et plus que tout, nous avons appris que ne pas savoir était un échec. Ainsi, face à nos enfants nous sommes souvent confrontés à cette peur de l’échec par laquelle nous sommes conditionnés : mon enfant va-t-il apprendre à lire si je ne le force pas à s’exercer chaque jour ? Va-t-il avoir un jour l’envie d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues si je ne l’y contrains pas ? Toutes ces questions sont légitimes, car nous avons souvent davantage appris par contrainte de réussite à l’examen que pour notre enrichissement personnel. Mais si nos enfants ont réellement besoin de ces apprentissages, ils s’y dirigeront naturellement et trouveront la motivation nécessaire pour travailler sans qu’on ne les y pousse. Nos enfants apprendront sans doute à lire, même si leur intérêt naît tardivement. En revanche, certains ne trouveront jamais l’intérêt d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues, mais finalement, vous souvenez-vous comment on fait ? Cela vous a-t-il déjà été utile ? Bref, le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute de se rappeler que l’élan doit venir de l’enfant, que l’on peut avoir confiance en nos enfants pour apprendre tout ce dont ils auront besoin pour leurs projets futurs. Ce lâcher-prise et cette confiance ne sont pas faciles à acquérir, mais on y travaille.

Pourquoi le unschooling ?

Lorsque j’ai annoncé que mes enfants allaient être déscolarisés, je me souviens que quelques personnes m’avaient dit : “Chouette, je te vois bien en unschooling !”. Sur le moment, et alors que je n’y avais pas encore totalement réfléchi, je me demandais si j’allais réussir à laisser toute cette liberté à mes enfants (quand je vous parle de lâcher-prise, je sais de quoi je parle). Finalement, les 2 premiers mois d’instruction en famille se sont faits chez mes parents lorsque nous attendions nos visas pour venir à Dubaï, et nous les avons vécus comme de grandes vacances. Nous avons fait de très nombreuses sorties et les enfants ont beaucoup appris. Notre rythme de vie était celui de la maison, et si nous avions des routines, nous n’avions pas vraiment de contraintes horaires.

À notre arrivée à Dubaï, les enfants ont eu besoin de temps pour s’habituer aux coutumes locales (comme je l’explique en détails dans cet article). Il a également fallu qu’ils apprennent l’anglais qui est la langue majoritairement parlée ici. À 3 et 5 ans, je ne me voyais pas du tout le leur enseigner par des cours magistraux, alors j’ai dû créer des situations pour les confronter à la langue. Au final, il me restait peu de temps pour penser et préparer des “cours” ou activités correspondant à leur niveau scolaire, alors je ne l’ai pas fait. Mais cela ne m’a pas empêchée de constater qu’ils étoffaient leurs acquis. Nous discutons et lisons beaucoup, nous faisons de nombreux jeux de société, nous faisons également énormément de rencontres au quotidien, et sans qu’on ne fasse d’effort, toutes ces actions participent largement à la stimulation intellectuelle de nos enfants. Alors que j’avais encore dans l’idée de préparer du travail régulier mais que je n’en trouvais pas le temps, j’ai constaté tous les progrès de mes enfants et me suis rendu compte qu’ils apprenaient très bien seuls et à travers le monde ! C’est ainsi que tout naturellement nous avions débuté le unschooling.

 

abra dans le vieux Dubaï

 

Cet article est bien assez long comme ça, alors je vous ferai grâce du détail de notre organisation (car oui on peut pratiquer le unschooling et être organisé !), mais soyez rassurés (ou pas…) cela fera l’objet d’un prochain article ! Mais pour conclure, j’ai surtout l’impression que le unschooling s’est imposé à nous naturellement. Bien que je n’ai pas réussi à lâcher prise totalement, et même si je ne suis pas certaine de continuer en unschooling dans les années à venir (parce que qui peut dire où nous serons et ce que nous ferons dans le futur ? ), c’est pour le moment le mode d’instruction qui nous convient le mieux et qui correspond le mieux à notre envie de ralentir !

Mais dites-moi tout : y a-t-il parmi vous des personnes qui pratiquent le unschooling ? Des personnes que cela intéresse ? Ou au contraire est-ce que vous préférez les méthodes d’enseignement plus classiques et plus dirigées ? J’adore vous lire alors racontez-moi vos expériences, vos interrogations, vos envies…

Calendrier de Noël fabriqué par ma 4 ans

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Voilà un peu plus de 6 mois que mes enfants sont instruits à la maison. Nous ne suivons pas vraiment de programme, mais j’aime leur proposer de fabriquer leurs propres jouets et objets utiles à leur quotidien et liés aux saisons. À chaque fois, les enfants sont très impliqués dans la réalisation, ils prennent soin des objets qu’ils ont fabriqué eux-même, et c’est souvent l’occasion d’apprendre ! C’est pourquoi cette année, j’ai voulu que Colombe fabrique elle-même le calendrier de l’Avent. Ici, le calendrier n’est qu’un décompte des jours car c’est l’elfe de Noël ou “lutin farceur” qui apporte des petites friandises chaque jour.

Le matériel nécessaire pour ce calendrier de l’Avent

Ce calendrier est très rapide à fabriquer et nécessite un matériel assez simple, de sorte que Colombe (4 ans 1/2) a pu le fabriquer en toute autonomie. Il faut donc :

  • un long ruban
  • 24 petites étiquettes de Noël autocollantes
  • une jolie étoile
  • un stylo

La réalisation du calendrier de l’Avent

Colombe a tout simplement collé les étiquettes sur le ruban en y inscrivant les chiffres un par un. Les premiers chiffres ont été plutôt facile à inscrire, puis la difficulté augmentant, je lui ai proposé un modèle. Le but étant qu’elle s’entraîne au graphisme et qu’elle revoit l’ordre croissant des chiffres, je ne voulais rien lui imposer de trop compliqué.

fabriquer son calendrier de l'avent

fabriquer son calendrier de l'Avent

Je pensais que l’activité serait un peu trop longue pour Colombe et qu’elle s’y reprendrait à 2 fois. Mais finalement, entre l’intérêt intellectuel et la satisfaction de fabriquer son calendrier entièrement seule, elle a tout fait d’une traite en une demi-heure. Et le résultat est vraiment sympa !

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Les chiffres ne sont pas tous très bien réussis, mais l’important est que Colombe s’est appliqué et qu’elle a tout fait seule.

 

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Nous avons accroché le calendrier sur le mur dès qu’il a été terminé et dès demain, il nous servira au décompte des jours jusqu’à Noël. Ce sera encore l’occasion d’apprendre et de travailler sur les chiffres !

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Dites-moi tout, est-ce que le calendrier de l’Avent est prêt chez vous ? L’avez-vous fait vous-même, l’avez-vous acheté, ou est-ce que comme ici ce sont les enfants qui se sont chargé de sa réalisation ?

Les dinosaures aux éditions Fleurus – Chut les enfants lisent

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Depuis quelques temps, notre Petit O’ (presque 3 ans) s’est découvert une nouvelle passion. Il rugit, grogne, montre les gros et marche d’un pas lourd. Bref, il est devenu un dinosaure ! Il est très encouragé par la culture anglo-saxone présente ici, dans laquelle on trouve beaucoup d’histoire ou de chanson mettant en scène ces “monstres” préhistoriques ! J’ai profité de son intérêt pour sortir un livre reçu il y a quelques mois (oui, j’ai un peu de retard dans mes publications et il me reste pas mal d’articles à écrire sur des produits reçus quand j’étais en France, oui, je suis ce qu’on appelle une blogueuse en carton…) : Les dinosaures, aux éditions Fleurus.

Les dinosaures, éditions Fleurus

 

Une histoire chronologique des dinosaures

Le livre nous emmène à la découverte des dinosaures. Il commence à notre époque dans un musée d’histoire naturel, puis il nous plonge à l’époque des dinosaures.

Les dinosaures sont présentés de manière chronologique, ce qui d’un point de vue pédagogique me paraît vraiment intéressant. En effet, on a tous des espèces de dinosaures en tête et on les imagine vivant tous ensemble dans un monde sauvage très lointain, mais finalement, ils ont parfois vécu à des époques très différentes !

Les dinosaures, éditions Fleurus

Les dinosaures, éditions Fleurus

Des personnages attachants

Les découvertes et les explications sont menées par de mignons petits personnages : des petits enfants auxquels le lecteur peut s’identifier facilement. À la manière d’une bande dessinée ces petits enfants se promènent dans les pages et posent des questions, font des remarques qui invitent le lecteur à en découvrir plus sur le sujet.

Les dinosaures, éditions Fleurus

D’ailleurs, Petit O’ a rapidement eu envie de faire comme ces petits personnages et d’aller découvrir des dinosaures par lui-même. Nous sommes donc allés au Dubaï Mall (l’un des plus grand mall du monde) pour observer le véritable squelette de dinosaure de 155 M d’années exposé !

Dinosaure de Dubai Mall

Une collection à l’excellent rapport qualité-prix

Cette collection compte plusieurs titres différents : La Terre, Les Animaux, Le corps, L’Espace… Chaque livre coûte 5,95 €, ce qui pour des livres aussi complets est vraiment très raisonnable !

Cet article est ma participation au rendez-vous “Chut les enfants lisent” su blog Devine qui vient bloguer ?

 

The Key to Dubai

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Il y a 4 mois que nous vivons à Dubaï et nous avons encore énormément à découvrir ! Des lieux, mais aussi des pans entiers de la culture émiratie ! Cette culture est d’ailleurs très difficile à saisir car l’immersion est loin d’être totale. En effet, ici, les Émiratis ne composent que 10 ou 15% de la population. Nous sommes donc plus souvent confrontés à la culture indienne ou philippine, deux cultures très représentées ici. Alors pour tenter de mieux connaître la culture locale, dès nos premiers jours ici, j’ai acheté ce livre The Key to Dubai, unlocking the story of a city and its culture de Liliane van der Hoeven. Ce livre est très populaire ici, au point qu’on le trouve non seulement dans toutes les librairies, mais aussi dans les supermarchés et dans les boutiques de souvenirs !

The key to Dubai

The Key to Dubai

En français, le livre s’appellerait “Les clés de Dubaï, découvrir l’histoire d’une ville et sa culture”. Le projet est vaste et le livre y répond vraiment bien car il est très complet !

Une première partie présente Dubaï au sein des Émirats Arabes Unis : il y a 7 émirats, chacun portant le nom de sa plus grande ville (nous sommes donc ici dans l’émirat de Dubaï, celui d’à côté, le principal, étant celui d’Abu Dhabi). Le pays est jeune, il a été créée en 1971 et a énormément évolué depuis sa création. La religion officielle est l’Islam, la langue officielle est l’arabe (mais c’est l’anglais qui est parlé majoritairement), et la monnaie est le Dirham.

The key to Dubai : United Arab Emirates

Habit traditionnel de Dubaï

Cette partie continue avec une présentation de l’évolution de la ville de Dubaï, ses constructions et sa ligne d’horizon impressionnante ainsi que les nombreux points d’intérêts tous plus exceptionnels les uns que les autres !

Dubai, la burj khalifa

Ensuite viennent des parties sur le désert qui compose tout l’arrière pays, sur la faune et la flore, la culture agricole et la vie des populations nomades.

La vie dans le désert à Dubaï

Enfin, une partie est consacrée à la vie du vieux Dubaï, dans la creek qui a vu naitre la ville. Car avant d’être la mégalopole cosmopolite que l’on connaît, Dubaï était une petite cité de pêcheurs, notamment de pêcheurs de perles !

 

Une mine d’informations !

Ce livre est une véritable mine d’informations ! Grâce à lui, les enfants et moi avons déjà appris beaucoup sur la ville et sa culture ! Mais il est tellement riche que nous n’en avons pas encore fait le tour ! Je le laisse donc presque toujours à disposition sur notre table des saisons à côté de notre dromadaire et du drapeau du pays !

The key to Dubai : découvrir les Emirats Arabes Unis

Ce livre ne semble pas avoir été traduit en français, en tous cas je ne l’ai pas trouvé. Mais il est trouvable facilement sur internet, vous n’aurez donc aucun problème à vous le faire livre en France ! Et si vous le souhaitez, une édition “The Key to Abu Dhabi” existe aussi. Je ne l’ai pas achetée car la plupart des pages sont exactement les mêmes que celle de l’édition de Dubaï.

 

Liliane Van der Hoeven, The Key to Dubai, Explorer, 2015

 

Cet article est notre participation au rendez-vous Voyageons Ludique sur le thème “Fais-nous visiter ta région” nos autres participations sont ici et ici.

Notre cahier des pays – Les Émirats Arabes Unis et la France

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Il y a quelques mois, deux gros changements ont eu lieu dans notre vie de famille. Nous avons quitté la France, notre pays d’origine, pour nous installer à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, et nous avons déscolarisé nos enfants, prenant la décision de faire leur instruction en famille. Mon projet pédagogique pour Colombe (4 ans et demi) et Petit O’ (2 ans 1/2) est donc naturellement impacté par notre quotidien de famille expatriée (surtout dans une ville cosmopolite comme Dubaï). Ainsi je pense qu’il est normal que mes enfants soient sensibilisés très tôt à la géographie. Car finalement, leur famille vit en France, et eux vivent aux Émirats entourés de petits copains originaires de tous les pays du monde ! La connaissance du monde fait partie de leur quotidien.

C’est en lisant l’excellent Grand Guide des pédagogies alternatives, j’ai été attirée par l’idée issue de la pédagogie Freinet de tenir un cahier ou journal en famille. J’ai donc décidé de commencer un cahier des pays dans lequel nous allons consacrer une double page à chaque pays dans lequel nous avons vécu, ou que nous avons visité, mais aussi aux pays d’où sont originaires nos bons amis. L’utilisation de ce cahier des pays est complété par le grand planisphère que nous avons accroché dans le salon à la hauteur des enfants. Ainsi, Colombe et Petit O’ sont capables de placer tous les pays qui se trouvent dans ce cahier.

C’est donc tout naturellement que nous avons réalisé les pages des Émirats Arabes Unis et de la France !

Cahier de géographie, présentation des Emirats Arabes Unis

Cahier de géographie, présentation de la France

Pour chaque pays : nous dessinons son drapeau et cherchons la signification du choix des couleurs. Nous collons une petite carte (décalquée sur notre planisphère, ainsi les proportions sont les mêmes. N’ayant pas acheté de papier calque lorsque j’en ai trouvé, j’ai fini par décalqué les pays avec du papiers cuisson !). Nous indiquons la langue du pays, sa capitale, la monnaie utilisée et ce qui nous y rattache.

Attention, ce cahier des pays n’a pas pour but à terme de référencer tous les pays du monde ! Nous y ajouterons les pays que nous aurons visités, ou dont nous aurons fréquenté des ressortissants suffisamment pour qu’ils nous familiarisent un peu avec leur culture. Nous y mettrons les pays d’origine des gens qui nous sont importants. Et lorsque les enfants grandiront, s’ils se passionnent pour la culture d’un pays, il rentrera également dans le cahier. Mais le but de ce cahier est vraiment de faire naître la curiosité de mes enfants pour les autres, les autres pays, les autres cultures. De les amener à se demander d’où viennent les gens qui les entourent, et de se rendre compte que nous avons tous un ou même plusieurs pays, langues, monnaies, drapeaux qui symbolisent notre appartenance à un groupe !

Cet article est ma participation au rendez-vous Voyageons Ludique sur le thème “Fais-nous découvrir ta région”. Nous vous avons donc naturellement fait découvrir les Émirats Arabes Unis et la France, les 2 pays (ou région du monde !) auxquels Colombe et Petit O’ peuvent se rattacher !