Grossesse

Le Rire des anges, des brassières toutes douces pour nouveaux nés

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Il y a quelques jours (bon, ok, ça se compte en semaines en fait…) j’ai eu la chance de gagner une des jolies brassières pour nouveau né de ma copinet’ Le Rire des Anges. Alors vous allez me dire : “Mais tes enfants ne sont pas un peu grands ?”. Effectivement, les brassières vont jusqu’au 6 mois, et même si mes enfants sont de petits gabarits, cela fait un moment qu’ils ont dépassé cette taille. Mais il y a dans mon entourage, un petit bébé prévu pour bientôt et à qui cela ira très bien ! Mais en attendant que ce joli bébé pointe sa frimousse, la brassière Le Rire des Anges a atterri chez moi et j’ai eu la chance de constaté de sa qualité.

Brassière Bébé Renard, Le Rire des Anges

Des brassières pour nouveaux nés toutes douces

La première chose qui m’a frappée en prenant ce petit gilet entre les mains est la douceur au touché. Ces brassières sont tricotées en pure laine, choisie avec soin pour être la plus douce possible afin de respecter les peaux fragiles des bébés. Elles sont toutes faites en laine car cette matière limite les déperditions de chaleur et aide les bébé à réguler leur température.

Détails de la brassière Bébé Renard, Le Rire des Anges

Des brassières de qualité

Les brassières Le Rire des Anges sont faites en France (en région Rhone-Alpes) mais vous l’aurez sans doute deviné ! Les points sont réguliers et exécutés avec une telle finesse qu’on ne peut que s’extasier devant ce travail.

Brassière Le Rire des Anges ouverte

Des modèles originaux

La créatrice fonctionne au coup de cœur. Lorsqu’elle voit un nouveau tissu qui lui plaît, elle imagine immédiatement son nouveau modèle. J’ai gagné le modèle “Bébé renard”, une brassière pouvant aller aussi bien à une petite fille qu’à un petit garçon. Mais il existe à ce jour 23 modèles disponibles sur la boutique (entre 39,90 € et 45,90 €). Des modèles mixtes, d’autres plus féminins et d’autres plus masculins. Certains sont assez classiques (le modèle encre), d’autres arborent quelques fantaisies : une petit lapin (et son petit pompon en guise de queue), un joli nuage ou quelques étoiles. Et celui que je trouve le plus original, le modèle cactus !
Bref, il y en a pour tous les goûts !

Brassières cactus le Rire des Anges

Le Rire des Anges c’est aussi

Le Rire des Anges fabrique également des mots au tricotin (entre 12,90 € et 26,90 € selon la taille) et des capes de bain (24,90 €). Mais Le Rire des Anges c’est aussi le blog d’une maman qui nous parle de ses bonheurs et de ses loisirs avec son petit garçon. Elle évoque également son long et douloureux parcours de PMA, et depuis peu elle nous raconte sa seconde grossesse ! Voilà comment je l’ai connue, depuis deux ans, date d’ouverture de nos deux blogs, nous échangeons régulièrement autour de nos expériences de maman ! Alors en plus de sa boutique, n’hésitez pas à aller lire les articles de cette maman au grand cœur et au dynamisme impressionnant !

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De mon côté je vais attendre patiemment la naissance du joli bébé qui portera la brassière toute douce qui lui est réservée !

Save

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Mon accouchement par voie basse après une césarienne

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Ah je vous ai tenues en haleine toute la semaine n’est-ce pas ? Allez, soyez gentilles, laissez moi croire que vous avez attendu cet article avec impatience ! La semaine dernière j’ai fait un petit bilan des prérequis pour accoucher par voie basse après une césarienne, alors cette semaine, comme promis c’est de ma propre expérience que je vais vous parler !

Convoquée à la maternité

Une grossesse, c’est long… et d’ailleurs parfois c’est plus long qu’on n’aurait pu croire ! Nous voilà le 26 décembre 2014, Bébé est toujours bien au chaud dans mon ventre et ne montre pas signe de vouloir sortir. Pourtant le terme est prévu 4 jours plus tard… Mais sa grande sœur a pointé le bout de son nez avec 5 jours de retard, alors je me fais une raison. Depuis un mois je suis tiraillée entre l’envie de laisser faire les choses naturellement afin d’accoucher par voie basse, et celle d’aller supplier qu’on me fasse une césarienne. Cette césarienne qu’il fallait bien que j’accepte puisqu’elle avait de grande chance d’arriver. Cette césarienne que je sentais se rapprocher alors que le terme arrivait et qu’aucun signe d’accouchement ne se manifestait. Finalement, elle aurait réglé le problème de l’accouchement trop long que j’ai vécu la première fois. Et une deuxième césarienne en aurait entraîné une 3ème pour un futur enfant, et elle m’aurait évité de revivre cette angoisse des derniers jours où on ne sait jamais quand la naissance va enfin avoir lieu.

Bref, nous sommes le 26 décembre 2014 et je suis convoquée en avance pour le dépassement de terme (l’équipe médicale avait convoqué les dépassements de terme plus tôt à cause de Noël et du week-end qui arrivaient). Papa À Dada ! et moi prévenons Colombe (22 mois à l’époque) que nous allions voir si le petit frère arrivait, et que pendant ce temps elle irait à la plage avec Grand-père et Grand-mère. Après une série d’examen et un monitoring montrant des contractions toutes les 15 minutes, j’ai eu le droit à un désespérant : “Vous êtes dilatée à 1, comme il y a un mois. Rentrez chez vous ça n’est pas pour maintenant”.

Nous sommes le 28 décembre 2014, jour du terme. Je suis de nouveau convoquée à la maternité. Papa À Dada ! et moi prévenons (encore) Colombe que nous allions voir si le petit frère arrivait, et que pendant ce temps elle irait à la plage avec Grand-père et Grand-mère. Après une série d’examen et un monitoring montrant des contractions toutes les 10 minutes, j’ai eu le droit à un encourageant : “Vous êtes toujours à 1, mais si vous voulez je peux essayer de décoller la membrane pour accélérer un peu les choses.”. Après un premier essais infructueux, la sage-femme me dit qu’elle préfère arrêter car elle voit que j’ai mal. Je lui réponds alors : “J’ai supporté 19h de contractions sans péridurale pour mon premier accouchement, c’est pas ça qui va m’arrêter !” (vous sentez mon air aimable là ?). La sage-femme essaye, encore, encore… Rien. “Rentrez chez vous ça n’est pas pour maintenant”.

Nous sommes le 30 décembre 2014 et je désespère… un peu… Je suis convoquée à la maternité. Papa À Dada ! et moi prévenons (encore, encore) Colombe que nous allions voir si le petit frère arrivait, et que pendant ce temps elle irait à la plage avec Grand-père et Grand-mère (oui, Grand-père et Grand-mère adorent la plage).  Encore un monitoring et cette fois les contractions se présentent toutes les 7 minutes. Si je les avais senties, elles auraient été le signe d’un accouchement qui commence. Mais voilà, je ne les sens pas… D’ailleurs, je ne sens plus rien et je n’y crois plus. Je me dis que je suis peut-être moitié éléphante et que mon temps de gestation est de 2 ans, qu’il faut que je me fasse une raison, que je n’accoucherai peut-être pas avant longtemps… La sage-femme m’examine : “Vous êtes à 2, votre accouchement sera un peu particulier du fait de votre première césarienne. Et comme ça n’a pas vraiment l’air de progresser pour l’instant, je vais appeler le médecin pour savoir ce qu’il en pense”.

Le médecin arrive, m’examine, regarde la sage-femme et lui dit : “Mais la dame est à 3 !”. La sage-femme me ré-examine : “La dame est à 3 !”. Je suis à 3. Je suis soulagée ! Mon accouchement a officiellement commencé, mais maintenant reste à savoir combien de temps cela durera ! Je vous rappelle que la dernière fois ça a duré 29h, alors oui le temps que ça prendra fait partie de mes préoccupations !

Dialogue et prise de décision

L’accouchement a donc commencé très timidement. La sage-femme, le médecin et moi commençons à parler de ce que nous envisageons pour que cet accouchement se passe mieux que le premier. Dans mon dossier se cachait mon projet de naissance. Je ne l’ai pas sorti, mais l’avoir rédigé m’avait aidée à avoir les idées claires. J’ai donc exposé ma vision des choses : “Je voudrais accoucher par voie passe si c’est possible, tout simplement parce que c’est ce qui est naturel. Mais je ne suis pas prête à tout pour ça. Quand on a sorti ma fille, il a fallu la réanimer et la transférer dans un autre hôpital. Je ne veux revivre ni la peur, ni la séparation pour cette naissance. Je veux essayer la voie basse, mais au moindre problème je veux qu’on sorte mon bébé avant que sa santé ne soit en danger.” Le médecin m’a alors exposé les deux possibilités :

  • rentrer chez moi et attendre que l’accouchement se mette réellement en route naturellement en courant le risque d’un accouchement de nuit. Pourquoi le risque ? Parce qu’en accouchant de nuit, dans l’éventualité d’une césarienne, les choses se feraient bien moins rapidement que de jour car il faudrait attendre que toute l’équipe médicale d’astreinte arrive à l’hôpital.
  • entrer en salle d’accouchement dès maintenant et recevoir une faible dose d’ocytocine qui pourrait accélérer un peu l’accouchement. Voir comment les choses évolue et faire une césarienne avant la fin du service de jour si on constate que l’accouchement traîne en longueur.

La sage-femme, le médecin et moi avons parlé un moment, mais ma décision n’a pas été difficile à prendre : il est midi je m’apprête à monter en salle d’accouchement et si le bébé n’est pas né à 19h, on me fera une césarienne. Je suis rassurée car je sais que l’équipe veut autant que moi que tout se passe bien. Personne ne cherche à jouer les héros ou à laisser faire la nature à tous prix.

En place !

Je passe un petit coup de fil à ma Colombe pour lui expliquer que le petit frère s’est enfin décidé et que d’ici ce soir il serait né. Puis je monte à l’étage de la maternité toute excitée, on y est ! Le moment qui a suscité tant d’interrogations pendant ces 9 derniers mois est enfin arrivé !

Une gentille sage-femme (que nous appellerons Cécile) se présente. Elle me demande d’aller me changer et d’enfiler une chemise d’hôpital sans forme et largement ouverte à l’arrière. Bon, Cécile est gentille, mais je sens qu’avec sa chemise, elle essaye de m’embarquer dans un mauvais plan. Et pour cause, une fois la chemise enfilée, laissant apparaître au grand jour mon dos et mes magnifiques sous-vêtement de grossesse 100% coton, Cécile me demande de traverser les couloirs de la maternité jusqu’à la salle d’accouchement la plus éloignée (Je crois sincèrement que faire marcher les patients avec leur derrière exposé de la sorte est une épreuve officielle d’une sorte d’olympiade du monde hospitalier !). Sur le chemin, nous croisons Papa À Dada ! qui a l’air perdu avec nos manteaux et son sac à la main. Cécile lui dit : “Je vous ai dit de tout poser dans un casier dans cette salle et d’enfiler une tenue pour nous rejoindre, ça n’est toujours pas fait ?” (faire croire aux papas qu’ils ne comprennent rien est sûrement une autre épreuve de ces Olympiades !). Finalement nous nous retrouvons tous dans la salle d’accouchement.

L’anesthésiste va arriver et je demande à Cécile si elle peut rester avec moi pendant qu’on me pose la péridurale. Immédiatement elle me demande : “Pourquoi, ça s’est mal passé la première fois ?”. Je lui réponds : “Au contraire, ça s’est très bien passé. La sage-femme était restée près de moi et m’a aidée à me détendre. J’aimerais que cela se passe de la même façon.”. Et j’ai senti que ça lui a fait plaisir à Cécile de comprendre que j’apprécierai son aide, car bien qu’elle était débordée, elle a tout fait pour que je sois accompagnée ! Et j’étais détendue pour cette péridurale. Tellement détendue que lorsque l’anesthésiste a échoué à la poser la première fois, je lui juste dit de recommencer. Et lorsqu’elle a échoué une deuxième fois, m’expliquant qu’elle pouvait essayer une fois mais pas plus, je lui ai dit : “Pas de problème”, sans vraiment réaliser que si elle n’y arrivait pas la 3ème fois, j’accoucherai sans péridurale ! Bref, j’étais sur mon petit nuage.

Me voilà prête. L’ocytocine devrait m’aider à accoucher et la péridurale est posée (eh oui, la 3ème fut la bonne !). Allongée sur la table d’accouchement je fais remarquer à l’infirmière anesthésiste que la vue est vraiment exceptionnelle pour accoucher ! Elle me lance un regard bizarre, se demandant si je ne suis pas en train de sombrer en plein délire. Je m’assoie et réalise que si lorsque j’étais allongée j’avais vue sur une colline avec un beau mas provençal entouré d’olivier, la fenêtre donne en fait sur le parking des urgences. Bref, je me rallonge et retourne à mon mas provençal !

Papa À Dada ! s’installe “confortablement” sur sa chaise de camping en plastique (oui, j’en ai parlé ici !), nous sortons l’intégrale de Kaamelott (tant qu’à attendre autant le faire en rigolant !) et nous attendons (et Papa À Dada ! me fait des massages des pieds parce qu’il est juste formidable !). Je sens déjà les premières vraies contractions !

Les choses sérieuses commencent

Je ne sais pas quelle heure il est, 16h, ou 17h… Je ne regarde pas vraiment la montre. Cécile vient de m’examiner, je ne suis qu’à 5. Ça progresse très doucement, mais c’est toujours plus rapide que pour mon premier accouchement. Elle me propose de changer de position pour essayer d’accélérer les choses. Je me retrouve donc allongée sur le côté, une jambe en l’air dans une position d’un glamour que je n’aurais jamais imaginé ! Entre ça et la chemise ouverte, je crois que Cécile marque beaucoup de points pour ses olympiades avec moi ! Voulant garder un peu de dignité, je demande à Papa À Dada ! d’aller chercher la valise dans le coffre de la voiture, et je lui propose d’aller manger un peu à la cafétéria. Il quitte la pièce et je commence à me reposer dans cette position naturelle et sexy !

Pas pour longtemps. Je sens toujours les contractions, mais cette fois elles me font mal, elle me font très mal ! En fait je ne sens plus la péridurale. J’appelle. On tarde à venir, alors j’appelle une nouvelle fois. Une gentille aide soignante un peu perdue arrive. Elle m’aide à me remettre dans une position un peu plus académique (et vlan Cécile, t’as perdu cette épreuve des olympiades !). Cécile ne peut pas venir car elle fait naître un bébé. On va appeler l’anesthésiste. J’attends, j’ai mal. Papa À Dada ! revient. Il voit que j’ai mal mais ne peut rien faire (oui parce que les massages des pieds, c’est bien mais ça ne fait pas de miracle non plus ! ). Cécile arrive presque en courant. Elle m’examine et ouvre de grands yeux : “Vous êtes passée de 5 à 8 !”. L’anesthésiste arrive, elle me remet une dose dans la péridurale (et je la bénie !) en m’assurant que cela ferait effet le temps qu’on s’installe. L’agitation retombe un peu, et Cécile se prépare.

Mon mari à mes côtés, mes pieds dans les étriers (encore une position sexy !), on me donne quelques consignes et je me mets à pousser. Je n’ai aucune notion du temps, j’essaye juste de me concentrer et de faire sortir mon bébé. Après quelques poussées Cécile me prend la main et me dit : “Touchez, c’est la tête de votre bébé.”. Je sens ses cheveux et je réalise que tout va bien se passer. Je verse une larme et Cécile sourit : “Ça c’est de la joie !”. Oui. Je continue de pousser. Je sens les contractions venir avant qu’on ne les voit sur le monitoring. Je les sens bien mais elle ne me font pas mal. Je préviens Cécile dès qu’une nouvelle arrive. Ça va de plus en plus vite, je suis fatiguée mais je donne tout. Et puis Cécile s’agite, me dit : “Arrêtez de pousser, laissez moi faire”, et enfin : “Venez, il est là attrapez le !”. Elle avait compris ce dont je n’avais osé parler à personne. Ce qui pour moi était impossible tant mon premier accouchement fut difficile. Je rêvais d’attraper moi-même mon bébé mais n’osais pas le demander.

Je prends mon bébé et le pose contre moi. Je le serre, et je ne le lâche plus du regard. Il est là, en bonne santé et ça a été facile. Grâce au dialogue avec l’équipe médicale qui a su me rassurer, j’ai vécu cet accouchement sereinement.

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Nous sommes le 30 décembre 2014, il est 19h passé et je viens de recevoir le plus merveilleux cadeau de fin d’année : mon Petit Olivier ! Hihi ! oui, Olivier, vous vous souvenez de la vue sur le mas provençal ?  😉

Accoucher par voie basse après une césarienne

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Je n’ai jamais parlé de mon deuxième accouchement ici. Pourtant j’avais déjà ce blog lorsque j’ai mis au monde mon Petit O’. Mais lorsqu’on a eu un premier accouchement difficile et traumatisant (que je vous ai raconté ici), il semble qu’il n’y ait rien à dire d’un accouchement qui se passe sans encombre. Et pourtant ce deuxième accouchement n’est pas complètement banal. Il s’est passé dans le calme et a été serein, mais il a nécessité une préparation et une organisation un peu spéciale car j’ai accouché par voie basse après une césarienne.

Projet de naissance

Ma césarienne

En février 2013, j’ai subit une césarienne en urgence pour détresse fœtale. J’ai toujours bien vécu cette césarienne qui pour moi a sauvé la vie de mon bébé, alors je ne la regrette pas. Mon seul regret est d’avoir attendu avant de la pratiquer, car la première fois que j’ai vu ma fille j’ai cru la perdre. Elle n’était qu’une masse violette qui ne respirait pas et qui me regardait de ses grands yeux noirs pleins de détresse. Après une réanimation et un court passage en service de néonatalogie, tout est revenu dans l’ordre et nous avons été rassurés. Mais j’ai juré de ne plus jamais vivre cette peur de la mort alors que je devais donner la vie !

Après cette naissance, je restais dans l’idée que je n’accoucherai plus que par césarienne. À une époque, les médecins n’autorisaient pas les femmes à accoucher par voie basse après une césarienne. L’utérus cicatriciel était trop fragile et on voulait évité tout risque de complication. On limitait aussi le nombre d’enfants qu’une femme pouvait mettre au monde par cette voie haute qui laissait des séquelles à chaque fois. C’est ce qu’avaient vécu des femmes de mon entourage et j’avais complètement accepté cette idée.

Mais lors d’un rendez-vous de contrôle, mon médecin m’apprît que les mesures avaient changé et qu’une femme césarisée pouvait maintenant accoucher par voie basse en respectant quelques précautions.

Dans quel cas accouche-t-on par voie basse après une césarienne ?

Un utérus cicatriciel est nécessairement plus fragile qu’un utérus intact. Il nécessite donc un suivit et des mesures de sécurité particulière pour un accouchement par voie basse.

Ne pas présenter d’impossibilité à accoucher par voie basse :

Cela va de soit, les médecins ne laissent pas un accouchement se faire par voie basse s’ils savent qu’il sera risqué. Ils prennent encore moins de risque si la femme a déjà eu une césarienne. Pour accoucher par voie basse quand on a déjà eu un césarienne, il faut donc présenter toutes les caractéristiques d’un accouchement sans complication (bassin assez large, pas de présentation par le siège…).

Attendre un an entre la césarienne et la conception du prochain enfant :

C’est le délais minimum pour une cicatrisation complète qui permet à l’utérus de supporter la pression des contractions répétées pendant les heures de travail ainsi que la pression de la poussée. Le risque est une rupture utérine qui pourrait mettre le bébé et la maman en danger. Finalement ce délais n’est pas très difficile à tenir car si vous calculez bien, cela donne un écart d’âge de 21 mois entre les enfants. On peut donc avoir des enfants rapprochés ! (d’ailleurs les miens ont 22 mois d’écart !)

Être accompagnée par des professionnels :

Toute grossesse est accompagnée par des professionnels, mais lorsqu’on représente un cas un peu particulier, il est bon de se faire bien accompagner par des personnes capables d’entendre les besoins de la patiente et de lui expliquer clairement ce qui va se passer. J’ai consulté une sage-femme avant la conception de mon Petit O’ : nous avons parlé de mon premier accouchement, de la manière dont je l’avais vécu et des séquelles qu’il avait laissé en moi car l’impact psychologique peut être important. Puis elle a vérifié la bonne cicatrisation externe, elle a vérifié mon état de santé général et m’a donné le feu vert pour la conception en m’assurant qu’une naissance par voie basse serait envisageable.

Bien préparer son accouchement :

J’ai parlé de l’importance que j’accordais au projet de naissance. Je pense n’avoir pas bien exprimé mes attentes lors de mon premier accouchement, et les sages-femmes qui m’accompagnaient ont sans doute cru bon de tout tenter pour que j’accouche par voie basse. Alors pour mon deuxième accouchement, j’ai couché mes pensées sur un papier que j’ai glissé dans mon dossier. Le personnel l’a-t-il vu ? Je ne sais pas. Mais ma réflexion m’a permis de savoir ce que je voulais et de l’exprimer clairement au début de l’accouchement.

Un accouchement sans déclenchement :

L’une des conditions médicales à l’accouchement par voie basse après une césarienne est la spontanéité du travail. Pendant toute ma grossesse on m’a répété que je ne pourrai accoucher par voie basse que si l’accouchement se déclenchait spontanément. Mais voilà, j’avais déjà dépassé le terme une fois, et plus les jours passaient, plus je guettais les signes de début de travail. Et ces signes ne venaient pas. Encore une fois j’ai dépassé le terme et j’ai dû me présenter à la maternité pour des contrôles plusieurs fois… Au dernier rendez-vous on m’a rassuré : le travail commençait timidement. Les médecins ont alors sorti un joker dont ils s’étaient bien gardés de me parler avant : l’ocytocine à faible dose ! Si le déclenchement par tampon n’est pas recommandé dans ce cas, on peut tout de même avoir recours à l’ocytocine en perfusion. Les médecins ne déclenchent pas l’accouchement à proprement parler, mais ils peuvent utiliser de faibles doses pour accélérer un peu un accouchement qui débute très timidement comme c’était mon cas. Ce fut pour moi un soulagement, car les 29h de mon premier accouchement me hantaient encore ! (Et ce deuxième accouchement n’a duré que 7h, pour certaines c’est beaucoup mais comme on dit tout est relatif !)

Ce que vous allez entendre

Par rapport à la césarienne

Vous croiserez forcément des gens qui ont une opinion bien tranchée sur la césarienne. Entre les : “tu n’as pas réussi à accoucher” et les “de toutes façons de nos jours on fait une césarienne pour un oui ou pour un nom”, vous entendrez (ou avez déjà entendu) tout un florilège de réflexion complètement connes (pardon pour la grossièreté, mais ces remarques ont fini par avoir raison de ma gentillesse !), sans intérêt et blessante. Je l’expliquais dans mon article “ma césarienne“, j’ai vécu les deux types d’accouchement et j’estime n’avoir rien fait de plus ou de mieux la deuxième fois. La nature a juste été plus clémente. Alors ne culpabilisez pas car il y a une part de chance dans la manière dont se passent les choses. Et surtout fuyez ces bonnes femmes qui voudraient se donner un intérêt en exprimant leur avis !

Par rapport à votre accouchement

Il faut que je vous prévienne par avance, l’équipe médicale n’arrêtera pas de vous dire que c’est un premier accouchement ! C’est surprenant et un peu vexant d’entendre ça quand on pense au petit bout qui nous attend à la maison. Mais si vous n’avez pas eu d’autre enfant avant votre césarienne, ça sera effectivement votre premier accouchement par voie basse. J’ai bien tenté de faire comprendre à l’équipe que j’avais déjà accouché une fois mais pas de cette manière, mais ça n’a pas eu grand effet. Les sages-femmes et les médecins parlent avec des termes qui leurs sont propres et qu’ils utilisent tous les jours. Autant j’ai réussi à convaincre certains membres de mon entourage que ma césarienne en urgence après 28h de travail m’a demandé autant voir plus de force qu’un accouchement “normal” et que par conséquent elle méritait d’être considéré comme un accouchement à part entière, autant je pense que le personnel médical n’est pas prêt à sortir de sa bulle…

Et c’est quoi le mieux ?

Pour un prochain accouchement, je ferai de nouveau tout pour accoucher par voie basse. Parce que c’est ce qui est naturel. Parce que c’est ce qui me permettra de prendre mon enfant dans les bras dès ses premiers instants. Parce que je pourrai me lever et donner son premier bain à mon bébé. Mais pour être honnête, si les conséquences de la césarienne sont douloureuses juste après (bon, une épisiotomie ou une déchirure ça n’est pas très agréable non plus sur le moment), j’ai eu l’impression d’avoir moins de séquelles. Outre ma cicatrice que personne ne voit (même en maillot de bain !), lorsque j’éternue j’ai parfois l’impression que mon ventre va s’ouvrir et laisser sortir mes entrailles (je sais, ça fait rêver !). J’ai beaucoup plus souffert de ma cicatrice de déchirure que de celle de ma césarienne (il faut dire que ça n’est pas un endroit très agréable pour les petits bobos). Mon périnée a bien morflé aussi comparé à la césarienne, et depuis j’expérimente les infections urinaires que j’avais eu la chance de ne jamais connaître. Et globalement j’ai retrouvé un confort de vie plus rapidement après la césarienne. Mais malgré tout j’espère ne plus vivre de césarienne. Si j’ai vécu des moments magiques à la naissance de ma fille, il a fallu passer outre toutes les complications et faire fi de l’impossibilité de m’occuper seule de mon bébé.

Et mon accouchement par voie basse alors ?

Vous êtes curieuses, n’est-ce pas ? Eh bien il va falloir attendre encore un peu car je vous raconterai ça une prochaine fois !

à suivre…

Croquijoux, le bijoux de maman pour occuper les petites mains de bébé

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Il y a quelques semaines (bon ok, c’était il y a quelques mois !) j’ai eu la chance de découvrir les colliers Croquijoux, grâce à un concours organisé par le blog pétillant Les astuces de Bubus.

Les Croquijoux sont ce qu’on appelle des colliers de portage/allaitement, c’est à dire des colliers très solides et dans des matériaux ne présentant aucun danger si l’enfant met à la bouche (ni risque d’étouffement, ni composition bizarre). Quand le bébé est dans les bras ou en train de téter il peut jouer avec le collier.

Croquijoux : Perles Roses

Un soucis d’hygiène et de sécurité

Les colliers de portage sont souvent en bois ou en tissus, mais il est alors difficile de les laver. Le Croquijoux est en composé de perles en silicone, et il peut être lavé au lave-vaisselle ! Ç’en est donc fini du collier qui est tout joli quand on le sort de son emballage et qui devient tout cracra après quelques rencontres avec les mains de Bébé ! Une fois lavé, le Croquijoux est comme neuf (et c’est sans compter qu’après un coup de lave vaisselle, il n’est plus vecteur des méchants microbes qui aiment se loger dans les colliers en bois et tissus). Voilà pour le côté pratique et hygiénique !

Croquijoux est une marque très attentive à la sécurité puisque c’est cette motivation qui est à l’origine de ces bijoux. Chaque perle est isolé de ses voisines par un petit nœud. Ainsi, s’il arrivait quand même que le collier se casse, une seule perle tomberait et on n’aurait pas la crainte d’oublier de ramasser une perle que Bébé pourrait avaler. Le fermoir a été choisi spécialement pour s’ouvrir s’il subit une trop grand pression. Ainsi, si Bébé joue de manière trop brusque, il ne risque pas d’étrangler l’adulte qui le porte.

Tous les Croquijoux sont fabriqués en France. Leurs matériaux ont été soigneusement choisi pour respecter la santé du bébé qui le mâchouillera. Ainsi, non seulement les perles sont faites dans un silicone ne contenant aucun produit nocif, mais les couleurs ont également été testées une à une afin de s’assurer de leur innocuité. Mais ça, c’est Croquijoux qui en parle le mieux !

De jolis colliers pour Maman… et pour Papa !

Il ne faut cependant pas oublier que les Croquijoux sont avant tout des bijoux et qu’ils se doivent d’être jolis ! La marque propose plusieurs modèles : des sautoirs, des colliers plus courts. Tous sont déclinés dans une gamme de couleurs qui s’agrandit au fur et à mesure que la marque grandit ! Je suis ravie de mon sautoir qui se marie avec la plupart de mes tenues et que j’aime porter même lorsque je ne suis pas avec les enfants ! C’est un bijou original sur lequel on me complimente souvent ! Et lorsque j’explique le principe de ce collier, les gens sont souvent très étonnés !

Croquijoux : collier de portage et d'allaitement

Et le petit plus de Croquijoux que je n’ai vu chez aucune autre marque de collier de portage ? Il existe des modèles unisexe que les papas peuvent porter ! En effet, dans les familles où les enfants sont porté, il est bien rare que seule la maman revête l’écharpe de portage. Alors si Papa peut porter Bébé, pourquoi n’aurait-il pas droit lui aussi à un collier ? Croquijoux a décidé de respecter la parité en lançant un modèle noir à l’allure tribale qui va aussi bien à une femme qu’à un homme ! Cela vous intrigues ? Venez découvrir ce modèle ici !

Des colliers que les enfants adorent !

Les enfants adorent jouer avec les colliers, on le sait bien et c’est pour cela que les colliers de portage existent. Mais je dois avouer que mes enfants aiment jouer avec ce collier plus qu’avec les autres ! C’est bien simple, dès que je le porte, Colombe et Petit O’ se précipitent sur moi pour le toucher et le mordiller. Je me suis alors demandé pourquoi ils aimaient tant le mettre à la bouche, et j’ai essayé. J’ai découvert que mâchouiller ces petites perles procurait un effet assez relaxant ! Mais j’évite de le faire quand il y a du monde autour car ça ne me donne pas l’air bien malin !

enfants_jouent_croquijoux

bebe_mord_croquijoux

À voir comme les enfants se précipitent sur mon collier et comme Petit O’ le mâchouille, vous comprenez son succès à la maison ! Alors filez vite découvrir les Croquijoux ! C’est un cadeau idéal à se faire ou à faire à une jeune maman, pourquoi pas en cadeau de naissance car après même avec de jeunes enfants on a toutes le droit d’être coquettes !

Pourquoi je suis devenue écolo

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Cet article pourrait s’appeler “Comment je suis devenue parano”, parce qu’en fait d’écologie, c’est plus à notre santé que je pense. Mais comme nous semblons être un peu liés à la planète sur laquelle nous vivons (tiens donc ?) ma méfiance semble avoir des effets positifs pour l’environnement (bon, je ne vais pas changer le monde toute seule, hein on est d’accord) ! Au fil des ans, mon mode de consommation est devenu de plus en plus sain et respectueux de la nature, alors aujourd’hui je vous raconte pourquoi je suis devenue écolo !

Il y a quelques années de cela, Papa à Dada ! et moi voulions un enfant. Mais la nature ne semblait pas d’accord avec ce choix et mon ventre restait désespérément vide…
Bien entendu, nous avons consulté des médecins, fait toute une batterie de tests, mais aucun problème n’a pu être identifié. Pour reprendre les mots d’un médecin qui commentait l’absurdité de la situation : “Tout va bien, rien ne fonctionne !”

On nous a donc proposé de suivre un traitement médical.
Nous avons refusé.

Les médecins ne cessaient de répéter que tout allait bien, mais voulaient nous soigner quand même. Comme ils ne savaient pas ce qui clochait, ils n’avaient rien à réparer, alors ils nous proposaient simplement une (sur-)stimulation.
J’avais l’impression de me retrouver dans l’univers des Shadoks tellement je trouvais absurde de soigner quelqu’un à qui l’on affirme qu’il va bien ! Je voyais ces petits médecins qui pompaient, pompaient… et j’ai refusé de pomper avec eux.
Et étonnamment, les médecins ont eu l’air plutôt contents de notre choix. En tous cas, ils l’ont complètement respecté.
De mon côté ce choix a été très difficile à faire et à assumer. J’ai entendu des critiques qui m’accusaient de ne rien faire pour “régler” la situation. Si je refusais les traitements c’est que je ne désirais pas vraiment avoir un enfant ! En moi-même je mourais. Ce désir d’enfant me tuait. Ces accusations me tuaient. Et ce choix que je devais assumer sans pour autant savoir quelle direction prendre me tuait !
Mais dans mon entourage j’ai vu des femmes souffrir de graves problèmes de santé suite à des stimulations hormonales dans le but d’avoir un enfant. Je ne critiquerai jamais leur choix car elles ont fait ce quelles ont pu en leur âme et conscience, mais après avoir vu les dégâts que cela avait causé chez elles, je ne pouvais pas foncer tête baissée.
Je gardais une petite porte ouverte au traitement médical. Mais ça n’était pas le moment. Il fallait absolument que j’essaye autre chose avant. Je restais persuadée que je n’avais pas tout essayé et que si la nature s’opposait à cette maternité, c’est qu’elle avait ses raisons. Mais ces raisons étaient tellement difficiles à comprendre…

Quelques mois se sont encore écoulés… Parfois nous n’y pensions (presque) plus, parfois nous y pensions (“trop” comme auraient dit certains… Ah comme les gens aiment vous faire culpabiliser dans ces moments-là !).

Et un jour, sur un coup de tête j’ai exposé une théorie à Papa à Dada ! (bon, d’accord il n’était pas encore papa, mais qu’importe !) :
On nous parle souvent de perturbateurs endocriniens qui se trouvent dans notre alimentation et dans les produits que nous utilisons au quotidien. Dans les média on découvrait régulièrement la dangerosité de certains additifs utilisés pendant des années par l’industrie agroalimentaire. Et lorsque ces additifs étaient retirés, on entendait de nouvelles critiques par rapport aux produits qui les remplaçaient qui étaient parfois suspectés d’être plus dangereux encore… On nous parlait beaucoup de produits cancérigènes, mais également de produits provoquant l’infertilité…
Et si c’était ça notre réponse ? Et si notre dernière chance se trouvait dans la lutte contre tous ces produits dont on nous gavait jour après jour ?

Nous avons donc décidé de lire attentivement toutes les étiquettes des produits que nous allions acheter et de laisser de côté tous les produits contenant des ingrédients “suspects”. Et qu’entendions-nous par suspect ? Faute de connaissances suffisantes en chimie, nous avons tout simplement décidé d’éliminer tout ingrédient commençant par E- suivi d’un chiffre. Ces ingrédients sont les principaux incriminés, même si certains ingrédients naturels ont également une dénomination E-. Nous étions conscient de nous priver d’aliments sains par excès de zèle, mais nous préférions être méfiants. Nous décidions également d’éliminer tous les ingrédients aux noms qui faisaient plus penser à un laboratoire de chimie qu’à une cuisine.
Nous avons également éliminé certains aliments dont la production est trop gourmandes en eau (maïs – et là quand même la motivation n’était qu’écologique, comme quoi je ne pense pas qu’à moi !) ou bien trop souvent liées aux OGM (maïs, soja).
Nous n’avons pourtant pas commencé à manger bio car à l’époque l’offre était moins importante qu’aujourd’hui, et nous avions du mal à en trouver là où nous habitions. Les seules boutiques qui en commercialisaient étaient hors de prix et nous ne pouvions pas nous le permettre. Nous avons tout de même fait une exception pour le lait et les œufs, ayant lu dans l’excellent livre Ces aliments qui nous soignent qu’ils perdaient leurs propriétés (du moins celles que leur reconnaît la médecine traditionnelle chinoise) lorsqu’ils n’étaient pas bio. En ce qui concerne les fruits et légumes, nous nous sommes attachés à respecter les saisons et à acheter local, car nous pensions qu’un légume cultivé hors saison et venu de loin devait avoir été nourri de pesticides, d’engrais et de conservateurs. Dans tous les cas, nous avons cessé d’acheter des fruits ou légumes venant d’Espagne. Ils sont très présents sur le marché et ne sont pas chers, mais leur production est un carnage écologique et le pays s’assèche pour répondre aux ambitions démesurées de son agriculture. De plus, les normes espagnoles sont bien différentes des nôtres alors même si le bio espagnol est moins cher, il est aussi… moins bio !
Nous avons également réduit notre consommation de produits contenant du gluten. J’ai d’abord essayé d’éliminer le gluten de notre alimentation. Ayant lu dans Soigner l’infertilité par les médecines douces que la maladie cœliaque était souvent cause d’infertilité, je voulais explorer cette possibilité. Mais avec tous les changements que nous opérions, cela s’est avéré bien difficile. Nous avons tout de même beaucoup diminué notre consommation.

Nous n’oublierons jamais notre premier passage au supermarché après avoir pris cette décision. Nous avons passé presque 20 minutes au rayon boulangerie avant de trouver un pain de mie ne contenant aucun autre ingrédient que de la farine, de l’eau, de la levure et du sel ! Mais on a trouvé ! Et après avoir passé 2 fois plus de temps qu’à notre habitude au supermarché, notre caddie était environ 4 fois moins rempli ! Ce changement de mode de vie a immédiatement entraîné une baisse des dépenses ! Mais on se demandait quand même ce qu’on allait manger… Heureusement, nous avions un super primeur chez qui nous avons fait le plein de fruits et de légumes !

Côté beauté, il fallait également opérer un changement car on sait à quel point les produits cosmétiques sont parfois remplis de cochonneries ! Mais là j’étais complètement perdue. Autant pour l’alimentation, il suffisait de consommer le moins de produits industriels possible et de faire soi-même le plus de choses, autant je ne me sentais pas les compétences pour faire moi-même mes cosmétiques, et je ne me voyais pas arrêter de me laver (ça vous rassure, hein ! Mon histoire ne se termine pas dans une yourte sans eau courante au fond d’un bois) ! J’ai tout de même décidé de me passer de ce qui ne m’était pas indispensable : je ne me maquillais plus que lorsque cela était vraiment nécessaire (certaines circonstances au travail, ou aux mariages…), j’ai jeté tous mes vernis à ongle (et je me suis retrouvé bien embêtée à chaque fois que j’ai filé mes collants après !), j’ai arrêté l’après-shampoing (un shampoing ça suffit non ?), j’ai remplacé mon déodorant par une pierre d’alun naturelle (et les gens ne m’ont pas fuient pour autant !) et j’ai commencé à me laver avec un savon en pain au lieu d’un gel douche (ayant la réputation de contenir plus de cochonneries). Mais de ce point de vue, je n’avais que très peu de connaissances (bon, ok, c’est encore le cas) alors je faisais au mieux.

Environ 4 mois se sont écoulés. 4 mois durant lesquels j’ai perdu quelques kilos alors que pourtant je me faisais plaisir en mangeant des gâteaux ou du chocolat. 4 mois durant lesquels j’ai eu l’impression d’avoir une énergie dingue ! Et à la fin de ces 4 mois, j’ai eu “du retard”… Je n’avais pas du tout envie de faire de test de grossesse. J’en avais fait tellement qui m’avaient rendue malheureuse. Et je n’avais pas envie d’y croire non plus, parce que je n’avais pas envie d’être déçue. Et de toutes façons j’allais être déçue alors il ne fallait pas que je fasse ce test. Mais les jours passaient et il a bien fallu que je le fasse. Et… Je n’ai pas été déçue. Surprise, émue, incrédule, heureuse, oui, mais pas déçue !

Si aujourd’hui je vous explique pourquoi je suis devenue écolo, ça n’est pas parce que je pense détenir la solution miracle pour tomber enceinte. Non, il n’existe pas de solution miracle. Il existe des problèmes différents, et certains n’ont pas de solution malheureusement. Je ne cherche pas non plus à culpabiliser les personnes qui ne seraient pas sensibles à la composition de ce qu’ils consomment ou ceux qui aimeraient changer de mode de consommation, mais qui n’y parviennent pas. Chacun fait comme il peut avec ses moyens, du mieux qu’il peut et en son âme et conscience.
Si j’écris cet article c’est parce qu’on ma demandé d’expliquer mon mode de consommation actuel, mais je ne m’imaginais pas le faire sans avoir expliqué mes motivations. Alors voilà mes motivations. Certains pourront bien dire que mon infertilité n’étaient que psychologique et que mon truc de pseudo bobo-écolo n’a pas pu avoir d’effet sur mon corps mais qu’il m’a juste fait prendre confiance en moi… Ils diront bien ce qu’ils voudront, mais je parie très cher qu’ils n’ont jamais vécu personnellement ce problème d’infertilité (hein, parce que le “c’est psychologique” qu’on te balance en pleine tronche pour te faire culpabiliser encore plus, je pourrai faire tout un article dessus !) ! Je reste persuadé que ces quelques changement dans mon mode de consommation on opéré un changement dans mon corps et dans celui de mon mari qui nous a permis de devenir parents, et cela sans passer par des traitements douloureux et difficiles à vivre.

Est-ce que cela marchera avec tout le monde ? Je suis persuadée que non, puisque chaque infertilité a ses propres causes. Mais est-ce que cela vaut le coup d’essayer ? Certainement. Au moins parce que faire attention à ce que l’on consomme ne peut être que bénéfique pour la santé en général.

Aujourd’hui mon mode de consommation a évolué et il fera l’objet d’un autre article, mais il est devenu plus stricte encore (et plus sain !). Cela peut paraître beaucoup, ou faire peur, mais en réalité il a changé petit à petit. Au fur et à mesure, un effort devenait une habitude et rendait possible un nouvel effort. Ma motivation est ma santé et celle de ma famille, et si je ne faiblis pas c’est que j’ai toujours une pensée en tête : sans une consommation saine, je ne serai peut-être pas devenue mère *!

Enfant soufflant sur un pissenlit

*et ce blog n’aurait jamais vu le jour ! On peut finir sur une note d’humour quand même !

Lettre à toi qui accoucheras pendant les fêtes

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bonnet_noel_tetine

Chère amie,

Ta DPA (Date Prévue d’Accouchement pour les non initiés) approche et tu as hâte de rencontrer enfin ton bébé. Mais en même temps que ton terme, les fêtes approchent à grand pas, et la menace de les passer à la maternité se fait de plus en plus pesante ! Ne t’en fais pas, pour toi j’ai testé le réveillon de nouvel an sous les néons de l’hôpital, et ma sœur y a fêté Noël ! Ensemble on va tout t’expliquer et te faire part de quelques astuces pour que tu passes un moment inoubliable !

Peut-être que, comme c’était mon cas, tu as une DPA située entre Noël et Nouvel An et vu qu’on est déjà le 21 décembre, et que Bébé n’a pas daigné pointer le bout de son nez, n’espère plus rien : tu es sûr de passer au moins un réveillon à l’hosto ! La prochaine fois tu prendras un calendrier avant la conception, tu te reporteras 9 mois plus tard et si tu tombes sur Noël, tu attendras un mois avant de te mettre au travail !

Mais peut-être que ta DPA est dans 15 ou 20 jours. Tu sais que ça n’est pas pour tout de suite, mais tu as quand même un peu la pression, tu as peur de rater la fête… En plus cette année toute la famille a trouvé plus simple de fêter Noël chez toi, comme ça tu n’as pas à bouger de la maison ! Alors un conseil, évite les supermarchés bondés le 23 décembre sous prétexte que tu dois acheter un chapon, parce que même en passant par la caisse prioritaire tu te réserves une fatigue qui pourrait bien déclencher le travail ! Remarque, ça tombe bien, vous vouliez un prénom original pour le bébé et vous n’êtes pas encore bien décidé : Jésus c’est pas courant !
Assure-toi aussi d’avoir parmi tes invités, une gentille personne qui se chargera de faire à manger et d’accueillir tout le monde chez toi (une charmante petite sœur par exemple… mais je dis ça au hasard !) pendant que toi tu seras tranquillement installée en salle d’accouchement !

Maintenant que tu sais que tu vas passer les fêtes à la maternité, il est temps de te préparer ! Ta valise est faite ? (Non ?!!! Mais à quoi tu penses ? Tiens, je t’aide ici en te disant ce que tu dois y mettre !) Si elle est dans le coffre de la voiture, va vite la chercher (enfin non, ne cours pas… Surtout si tu dois accoucher début janvier, ça pourrait déclencher le travail alors qu’il te reste une chance de réveillonner chez toi ! Voilà, rassieds-toi dans le canapé et dis au papa d’aller la chercher !) et ajoutes-y quelques petites choses :

  • Une boîte de chocolat. Non, pas pour toi ! Enfin si ça te fait plaisir mets-en aussi une pour toi ! Pour l’équipe médicale. Tu t’apprêtes à vivre un moment merveilleux (je parle de la rencontre avec ton bébé, pas de l’accouchement, hein, parce que je ne vais pas te mentir, tu vas morfler !), et quand tu tiendras ton petit dans les bras tu ne te souviendras même plus que dehors les gens font la fête. Par contre l’équipe médicale s’en souvient, elle. Et au lieu de passer les fêtes avec sa famille, elle les passe à t’aider à agrandir la tienne ! Alors une petite boîte de chocolat, crois-moi ça leur fera plaisir !
  • Un pyjama Père Noël. Pour Bébé bien sûr (réserve ta nuisette Mère Noël pour l’année prochaine avec Monsieur !). Si ton bébé naît le 24 ou le 25, veille à ce que ça soit sa toute première tenue ! Comme ça en plus d’avoir un anniversaire pourri, il se prendra aussi une bonne honte à la vue de ses photos de naissance ! Et chaque puéricultrice, pédiatre, sage-femme qui entrera dans ta chambre s’exclamera : “Oh ! Un petit Père Noël comme c’est original !” (c’est du vécu, mais je n’ai jamais réussi à savoir si c’était ironique).
  • Des flûtes à champagne ! Si tu n’allaites pas, tu peux même prendre une bouteille ! Et si tu allaites, prends une bouteille de jus de pomme, ça sera un peu plus festif parce que Noël ou pas à la maternité on te servira de l’eau dans un verre Arcoroc !
  • Si tu es une inconditionnelle de Noël, prends ton sapin et tes décorations de Noël car la réception de la maternité arborera une jolie guirlande, mais ta chambre sera encore plus pâle que toi après 25h de travail !

Mais je suis certaine que ce qui t’intéresse vraiment c’est le déroulement des fêtes à l’hôpital ! Ne t’en fais pas, tu vas voir, le personnel de la maternité sait s’amuser et il te fera vivre un Noël/Nouvel An inoubliable ! Tout d’abord, dans les maternités les plus décalées, ton obstétricien portera un joli calot avec des rennes dessus et les aides-soignantes auront un bonnet de Père Noël ! Bref, une ambiance de foufou !

Avec un peu de “chance” Bébé fera une petite jaunisse et participera à la fête ! Avec ses petits copains tout jaunes on l’emmènera en boîte où ils s’éclateront sous la lumière bleue ! Et pour l’ambiance, je suis sûre qu’une auxiliaire de puériculture qui viendra leur chanter tout son répertoire de Noël (pour une fois qu’elle peut sortir un peu de ses berceuses habituelles, elle profite !).

Pour le réveillon, le programme est bien établi. À 18h, alors que tu étais censée beurrer les toasts pour les petits fours, chanceuse tu ne te préoccuperas plus de rien ! On frappera doucement à ta porte et t’apportera ton repas sur un plateau ! Eh oui, à l’hôpital on te traite comme une princesse et ça, c’est toute l’année ! D’ailleurs j’en parlais ici. Sur ton beau plateau en plastique rose saumon tu trouveras plusieurs petites barquettes en plastique contenant entrée, fromage et dessert, ainsi qu’une charmante assiette blanche (Arcoroc ?) recouverte d’une cloche en argent en plastique ! Comment ça, ce plateau ne reflète pas du tout l’esprit des fêtes de fin d’année ? Mais si regarde ! Là dans le coin : deux clémentines et une papillote ! Alors déjà la clémentine ça fait Noël, faut l’avouer. Et en plus tu en as deux ! Quant à la papillote, non seulement tu vas te régaler avec mais la devinette qui est à l’intérieur va t’occuper toute la soirée !
En général le menu sera assez recherché et selon la qualité de la nourriture proposée habituellement dans ta maternité il se peut même que cela soit bon. Laisse-moi te donner l’eau à la bouche :

Fois gras sur tranche de pain d’épices

Dinde en sauce et Pommes Duchesses

Bûche trois chocolats

Et si tu as de la chance, on t’aura imprimé ce menu sur un joli papier cartonné que tu t’empresseras de mettre dans la boîte à souvenir de ton bébé avec la pince qui clampe le cordon et sa première couche !

À 18h45, repue, tu rendras ton plateau à une gentille aide-soignante portant un serre-tête bois de renne et tu te diras que tu as vraiment loupé des infos quant au dress code ! Ta soirée va maintenant commencer ! Si tu as payé pour avoir la télé, tu vas passer plusieurs heures à rire devant le plus grand bêtisier de tout les temps et de l’univers, ou pleurer devant une émission spéciale des plus beaux films de Noël de ces 50 dernières années. Si tu n’as pas prévu la télé, tu passeras une soirée calme en tête à tête avec ton bébé, et ça n’est pas plus mal.
Enfin, en tête à tête… C’est sans compter les allées et venues de la sage-femme au serre-tête sapins qui clignotent qui vient s’assurer que Bébé tète comme il faut, de l’infirmière au chapeau “Vive 2016” qui vient prendre ta tension, et de l’aide-soignante au bonnet de Père Noël qui t’apporte tes médicaments pour la nuit ! Tu t’endormiras alors paisiblement à 21h15, et Bébé et toi serez réveillés par des SMS te souhaitant “Joyeux Noël/ Bonne Année” auxquels tu ne pourras t’empêcher de répondre en envoyant la photo de ta petite merveille avec pour légende “T’inquiète, l’année finit/commence bien pour moi !”

Au petit matin (c’est à dire peu avant 6h) quelqu’un entrera doucement dans ta chambre… Chouette ! Tu t’imagines déjà que pour la première fois de ta vie tu vas choper le Père Noël en train de déposer des cadeaux dans tes souliers. D’ailleurs c’est bien son bonnet, non ? Ah… non, c’est une aide soignante qui vient prendre ta tension. Suivra ton petit déjeuner et une matinée tout à fait normale, exception faite des couvre-chefs du personnel !

À 12h00 tu découvriras un nouveau plateau repas de fête ! Je ne t’en fais pas le détail, il ressemblera à peu de choses près à celui que tu as dégusté la veille au soir.

Enfin, arrive 14h, l’heure des visites ! Et l’avantage des jours de fête c’est que tous les membres de ton entourage ont un jour de congé et ils vont tous venir s’agglutiner dans ta chambre de 13 m2. Comme des gosses qui découvrent leurs cadeaux de Noël, ils se bousculeront pour observer le tout-petit et savoir s’il ressemble plus à papa, à maman, à Tonton Gaston ou à Mamie Paulette ! Multiplie le nombre de personnes dans ta chambre par le nombre de chambres à ton étage et tu auras une idée de l’agitation qui règne dans une maternité un jour férié. Et par conséquent tu auras aussi une petite idée du niveau de stress des bébés le soir venu.
Mais ces visites peuvent avoir des avantages. Par exemple si une gentille personne (par exemple ta petite sœur !) t’apporte quelques douceurs qu’elle a mises de côté pour toi pendant le repas en famille. Une part de gâteau, quelques chocolats, tes proches sauront te faire plaisir et pas de doute en cette journée ils ne t’oublieront pas ! Et là, je vais te donner un conseil : si jamais une adorable personne t’apporte les crevettes grises dont tu raffoles et dont tu as dû te priver pendant 9 mois, mange-les rapidement et sans trop te faire remarquer par le personnel. Ces gens aux chapeaux bizarres ont peu d’humour quand il s’agit de rupture de la chaîne du froid !

Voilà, il est 17h et chacun rentre chez lui. Il te reste encore un jour ou deux à passer à la maternité, le temps que Bébé reprenne du poids, le temps que tu te reposes. Les couvre-chefs sont rangés et le personnel a repris une allure normale. Mais tu as passé les fêtes à l’hôpital et ça tout le monde t’en plaindra pour le restant de ta vie ! Et quand ça arrivera tu plaisanteras en disant que ce bébé n’avait pas envie que tu fasses la fête, mais au fond de toi tu garderas le souvenir d’un réveillon magique passé en tête à tête avec le plus grand des trésors ! (Oui, je parle de ton petit Jésus !)

Le jour où ils deviennent pères

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Comme toutes les mamans, j’ai passé mes grossesses à lire, apprendre et chercher plus d’informations sur ce qui devait être le plus beau jour de ma vie : la naissance de mes enfants.

Mais si ce jour doit être le plus beau de la vie d’une femme (quoi que c’est tout à fait discutable), qu’en est-il pour les hommes ?

Tout d’abord, le jour J, nous nous rendons à la “maternité” où nous rencontrerons des “sages-femmes”. Voilà, le décor est posé ! Nous entrons dans un univers de femmes, de mères. Et Monsieur est prié de bien vouloir rester en retrait et de porter les valises !En salle d’examen, Monsieur aura le choix : poser les valises, les manteaux ainsi que les habits de Madame sur la petite chaise mise à disposition, ou s’asseoir sur ladite chaise et disparaître sous la pile d’affaires ! Parions qu’il restera debout jusqu’à ce qu’il trouve l’examen trop long !

Puis on nous conduira en salle d’accouchement. Alors la sage-femme dira à Monsieur : “Allez vous mettre en tenue dans la pièce au fond du couloir à gauche et laissez-y vos affaires dans un des casiers. Retrouvez-nous ensuite !”

“Retrouvez-nous ensuite !” et voilà que notre charmante sage-femme est déjà partie en nous tirant par la main (de l’autre main nous tenterons tant bien que mal de fermer la blouse de l’hôpital qui s’ouvre largement à l’arrière, je croyais que ça n’était que des les films, mais cette blouse existe !!!), laissant Monsieur se débrouiller pour savoir où se trouve la salle d’accouchement.

Plus d’un quart d’heure après (et après avoir passé la tête par la porte de 3 salles différentes “Ah non, vous n’êtes pas ma femme… pardon…”), Monsieur arrive à nos côtés et notre “toujours aussi charmante” sage-femme s’exclame : “Ah bah vous voilà Monsieur ! On dit que les femmes mettent du temps à se préparer, mais quand je vois le temps que mettent les papas à chaque fois j’me dis que les hommes ne sont pas mieux !” (Moi j’ai peut-être une explication…)

C’est à ce moment que Monsieur découvre la place qui lui est réservée pour cet accouchement dont la durée est indéterminée : une chaise de jardin en plastique ! (non je ne plaisante pas, c’est du vécu !) Comment retenir Monsieur auprès de nous dans ces conditions ? Entre l’inconfort et le fait de nous voir souffrir, Monsieur s’éclipsera le plus souvent possible vers la machine à café ! Je n’ai jamais vu la machine à café aux abords des salles d’accouchement, mais je l’imagine bien entourée de papas aux regards blasés…

Revenons sur notre souffrance. Le jour de l’accouchement, il s’agit beaucoup de NOUS, Mesdames, et cela se justifie par la souffrance que nous allons ressentir. Et pourtant, Monsieur est beau, grand et fort, prêt à en découdre avec les forces du mal, mais comme Superman affaibli par la Kryptonite, il ne supporte pas de voir souffrir ceux qu’il aime. Notre souffrance, il la voit, la vit et doit la supporter sans trop savoir quoi faire. Alors parfois il fuit un peu… vers la machine à café !

Mais parfois il reste ! Et c’est à ce moment-là que la charmante sage-femme déclare d’un air de victoire (victoire pour nous Mesdames !) : “Bon, ça y est on va vous poser la péridurale ! Allez Monsieur, dehors !”

Neuf mois à nous entendre dire : “Tu seras là, hein ? Avec moi à chaque instant, hein ?” pour se faire jeter comme un malpropre ! Et bien-sûr nous, Mesdames, ne prenons pas sa défense ! Au contraire nous en rajoutons en lui disant : “Bon, tu attends quoi pour sortir ?!”. Monsieur n’y comprend plus rien, et il y a de quoi !

Le travail continue, Monsieur est de nouveau à nos côtés, supportant notre mauvaise humeur, notre angoisse, notre excitation. Bref, Monsieur savoure un dernier instant nos sautes d’humeurs de femmes enceintes (Malheureux, il ne sait pas encore que la délivrance ne sera que pour nous et qu’il subira ces humeurs encore quelques temps !!!).

Puis enfin, le soulagement, le bébé va arriver ! Une armée de personnel soignant entre en scène (enfin une armée de 1 à 5 personnes, mais équipée comme un bataillon d’infanterie !). On prépare le terrain, on dispose les armes : “Allez-y, poussez !”

“Non pas vous Monsieur !”

Monsieur va alors voir des choses qu’il aurait préféré ignorer. Nous allons lui broyer la main, le couvrir d’injures et lui dire que tout est de sa faute et que plus jamais il n’aura la permission de nous toucher ! S’il a le malheur de poser une petite question, la charmante sage-femme s’énervera et lui criera : “Quelle question idiote ! Laissez nous faire, Monsieur ! Nous connaissons parfaitement notre travail !”

Bref, Monsieur est devenu un punching ball humain !!!

Et finalement, on pose le bébé sur notre ventre… Monsieur a un air béat, un peu idiot mais tellement craquant… Et même notre charmante sage-femme se radoucit : “Vous voulez couper le cordon Monsieur ?”. Après un long moment, l’auxiliaire de puériculture va voir Monsieur : “Prenez le bébé Monsieur, nous allons le peser et l’habiller ensemble.”

Tout est redevenu calme, les gens sont gentils ensemble… Nous avons enfin atterri au pays des Bisounours et nous contemplons Monsieur sur son petit nuage, un ange dans les bras…

Monsieur est devenu Papa !

En ce jour de fête des pères, je voulais aborder la place qu’ils ont pour la naissance de leur enfant car il me semble qu’on leur demande de prendre beaucoup sur eux et qu’on ne fait pas grand chose pour les mettre à l’aise. Certains détails de cet article sont le fruit de mon imagination, d’autres sont vécus (la chaise en plastique c’est du vécu !! Je n’aurais jamais osé inventer ça !) ou des événements racontés par des amis. Les maternités dans lesquelles cela s’est passé ne sont pas de mauvaises maternités, elles sont mêmes souvent très réputées. Certaines offrent une qualité de soin incroyable pour les mamans, mais elles oublient beaucoup les papas qui ne sont souvent considérés que comme des béquilles !

Alors aux mamans, mais surtout au personnel soignant : cela serait bien d’aider les papas à trouver leur place pendant l’accouchement. Et s’ils n’ont rien à faire là, vous le dites, ils dégagent et on appelle notre mère ! Mais je sais que vous aimez quand les papas s’investissent ! Rappelez-vous que dans la vraie vie ils ne sont pas toujours aussi patauds. C’est un moment tout aussi pénible pour eux que pour nous et pour dissiper leur malaise, il suffit peut-être de leur montrer comment nous soulager et de leur parler un peu plus gentiment !

Alors à tous les Papas et tous les futurs Papas :

Bonne Fête !

Et merci 😉

Ma césarienne

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Pendant ma première grossesse, je ne voulais pas de césarienne. Comme la plupart des femmes je suppose…

Et puis rien ne présageait que j’en aurai une, alors finalement je n’y avais même pas vraiment pensé en fait !

Et puis l’accouchement…

J’ai perdu les eaux quelques jours après le terme. J’ai eu des contractions dans la demi-heure mais le travail n’avançait pas…

Après 19h passées à l’hôpital j’étais dilatée à 3, on m’a enfin posé la péridurale ! Le soulagement !

Et puis ça a été encore assez long…

Encore 9h après on commençait à me préparer pour une césarienne en me disant qu’on allait essayer la voie basse, mais qu’on se préparait à l’urgence… Moi, je n’en pouvais plus. La péridurale ne faisait plus d’effet, on attendait que l’anesthésiste refasse “une dose”. J’étais à bout de forces. J’ai répondu “allez-y, préparez”.

Une heure après, j’avais de la fièvre. Mon bébé était en souffrance. Je rentrais au bloc.

On a sorti mon bébé, on me l’a montré, on l’a transféré en réanimation dans un autre hôpital. Mais quelques heures après on a su que notre fille allait bien et qu’on l’aurait auprès de nous dès le lendemain.

Je me sentais seule sans mon bébé, mais la peur était derrière nous alors tout irait bien.

Je n’ai pas du tout mal vécu cette césarienne.

Certainement parce que l’équipe médicale a été formidable. Les sages-femmes, les auxiliaires de puériculture, le médecin, l’équipe de la salle de réveil… tous ont fait leur maximum pour m’expliquer les choses, me rassurer et me soutenir malgré l’absence de Papa à Dada qui lui est resté bien seul en salle d’attente.

Aussi parce que la séparation d’avec mon bébé avait été très difficile et l’intervention chirurgicale me paraissait être un détail à côté. Ou plutôt, c’était ce qui avait sauvé mon bébé. Finalement cette césarienne, elle était salvatrice ! Je la voyais comme une chance. J’avais l’impression d’avoir tout fait pour mon bébé : j’avais donné toutes mes forces, j’avais suivi tous les conseils, et j’avais mis mon accouchement rêvé de côté. Mon bébé était dans mes bras et j’étais heureuse.

Mais le temps passait et en parlant avec d’autres femmes j’ai commencé à entendre des réflexions surprenantes…

“Ah moi, jamais je n’aurais accepté de césarienne !”

Alors dans l’urgence on accepte pas une césarienne, on nous la fait et on sort le bébé le plus vite possible !
Et quand elle est programmée c’est souvent parce qu’un accouchement par voie basse serait risqué. Alors non, on ne met pas son bébé en danger, c’est notre première responsabilité de parent !

“Oh ! on pratique trop de césarienne, c’est de la complaisance pour le médecin qui veut rentrer chez lui plus tôt”

Je ne connais personnellement aucune femme ayant eu une césarienne de complaisance, alors je ne sais pas si cela se fait si souvent que ça. Par contre ma césarienne a eu lieu vers 6h du matin. On a fait venir à l’hôpital tout le personnel d’astreinte qui dormait tranquillement chez lui. Non, ça n’était pas de la complaisance !

La pire : “Ah ! Tu n’as pas réussi à mettre ton bébé au monde seule !”

Dans la liste des choses que j’ai réussies : j’ai eu mon bac du premier coup, j’ai appris à parler deux langues étrangères, et même, un jour j’ai réussi à faire un soufflé qui n’est pas aussitôt retombé lamentablement. Par contre, mettre un bébé au monde par voie basse… Ça ne compte pas comme réussite ça, mesdames. C’est de la chance en fait. Parfois la nature fait son travail, parfois non.

Une naissance qui se passe bien et naturellement n’est pas que le fruit d’une bonne préparation : la chance y est pour beaucoup. Il faut que le col se dilate correctement, que le bébé s’engage bien, qu’aucune infection ne survienne pendant l’accouchement… et beaucoup d’autres paramètres… J’ai mis mon deuxième enfant au monde par voie basse. Ce que j’en pense ? La nature a été clémente avec nous pour ce deuxième accouchement qui m’a demandé beaucoup moins d’énergie que le premier. Pousser pendant 20 minutes demande moins de ressources que de supporter des contractions pendant 20 heures…

J’ai vite arrêté de parler avec ces femmes nocives. Certaines mères se mettent en compétition pour n’importe quel prétexte… qu’elles restent entre elles si ça les amuse !

Mais maintenant je comprends que des mères vivent mal leur césarienne, si on leur bourre le crâne avec des idioties ! Et puis il y a l’équipe médicale qui est parfois maladroite… À la naissance de Petit Olivier on m’a dit : “Ça pourra être un peu long car c’est un premier accouchement !” PAR VOIE BASSE !!!! Vous avez oublié une partie de la phrase !!! Parce que non ça n’était pas mon premier accouchement !!! Je savais bien ce que voulait dire la sage-femme à ce moment-là : le corps a une mémoire et s’il a déjà vécu un accouchement par voie basse, il se souviendra comment faire et mettra certainement moins de temps. C’est pour cela qu’on constate souvent qu’un deuxième accouchement est moins long que le premier. Dans mon cas, le corps n’était jamais allé jusqu’au bout, il allait donc être confronté à la nouveauté.

C’est ce genre de réflexions qui contribuent à empêcher certaines femmes de bien vivre leur césarienne. Et c’est à ces femmes que je veux m’adresser aujourd’hui en racontant mon expérience. Bien entendu, toutes les césariennes ne se font pas dans l’urgence, toutes ne sont pas faites parce que la vie du bébé est en danger ! Et vous savez quoi ? C’est tant mieux ! Je ne regrette qu’une chose par rapport à ma césarienne : qu’on ne l’ai pas faite plus tôt ! On aurait alors sorti un bébé tout rose un peu secoué et on me l’aurait posé sur la poitrine pour l’accueillir dans notre monde ! À la place on a sorti ma fille, violette, ne respirant pas, on l’a allongée sur une table froide et on lui a enfoncé des tuyaux dans la bouche ! Tu parles d’un accueil ! Ne laissez pas les gens vous faire culpabiliser. Ça n’est pas une honte de mettre au monde par césarienne.

Et contrairement à ce que beaucoup de gens croient (et j’étais la première à croire ça, je ne sais pas d’où vient cette légende), on peut accoucher par voie basse après une césarienne. Il faut réunir certaines conditions : une bonne cicatrisation (un an minimum entre la naissance du premier enfant et la conception du deuxième, ce qui fait moins de deux ans d’écart entre les enfants, on se classe donc encore dans la catégorie des “enfants rapprochés”), un bébé qui se “présente bien” (pas de bébé en siège) et un accouchement déclenché naturellement (ce que je ne savais pas avant la naissance après terme de Petit O’ c’est qu’on pouvait quand même donner un petit coup de pouce pour que l’accouchement ne traine pas en longueur !)

N’hésitez pas à réfléchir à votre projet de naissance et à en parler avec l’équipe pour que tout soit bien clair. Juste avant d’entrer en salle de naissance pour Petit Olivier, je me souviens avoir tout récapitulé avec le médecin : on allait tenter la voie basse, mais si les choses trainaient en longueur, on n’attendrait pas de détresse fœtale pour sortir le bébé !

J’avais commencé la rédaction de cet article alors que j’attendais encore Petit Olivier, au moment où je revivais cette attente du dépassement de terme. Ce moment où pesait sur moi le spectre de mon premier accouchement et où finalement je commençais à souhaiter une césarienne programmée afin d’éviter tous les tracas d’une naissance dans l’urgence. Finalement, tout s’est bien passé et j’ai laissé cet article dans mes brouillons car avec mon nouveau statut de maman de deux enfants rapprochés, la césarienne ne faisait plus partie de mes préoccupations quotidiennes.

Et puis il y a eu cet article : Trois vérités sur les femmes qui accouchent par césarienne. Ça m’a fait du bien de le lire et je me suis dit que mon expérience pouvait toucher d’autres femmes !

L’article de Maman Raconte “Ma césarienne et moi !” est aussi un article que j’avais apprécié. Elle a une autre vision des choses puisque sa césarienne avait été programmée, mais elle aborde aussi des aspects dont je ne parle pas ici comme la douleur après l’opération (franchement on s’en remet !) ou l’allaitement (oui c’est possible ! j’ai allaité Colombe pendant 13 mois, mais vous n’êtes pas obligé d’en faire autant ^^). Alors n’hésitez pas à aller lire son article !À toutes celles qui ont peur d’une césarienne imminente et à celles qui culpabilisent d’avoir mis leur bébé au monde de cette manière j’ai envie de dire ce que je me suis répétée entre le bloc opératoire et la salle de réveil :

Ça n’est pas l’histoire dont j’ai rêvé, mais maintenant c’est notre histoire et c’est ce qui la rend précieuse !

Et si on rédigeait un projet de naissance positif ?

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Pour mon premier accouchement je n’avais pas rédigé de projet de naissance.
J’en avais entendu parler, j’avais même trouvé des exemples sur internet mais ils ne me correspondaient pas.
Tout ce que j’avais pu lire en cherchant “projet de naissance” sur les moteurs de recherche, c’était des listes énumérant ce que leurs auteurs refusaient au cours de leur accouchement. Les exemples proposés avaient souvent été rédigés par des futures parents qui désiraient un accouchement des plus naturels (pas de péridurale, pas de position imposée, ne pas couper le cordon…), et leur projet de naissance me donnait l’impression d’être là pour mettre à distance le personnel médical.
Je ne savais pas quoi mettre dans cette lettre. Bien-sûr je ne désirais pas un accouchement tellement médicalisé que je ne le vivrais pas, mais je ne voyais pas non plus l’intérêt de trop souffrir et voulais donc une péridurale. Je ne voulais qu’on laisse l’accouchement se dérouler le plus “naturellement” possible, mais tout est relatif car par cela j’entendais : “Mais si ça se passe mal, vous intervenez vite, hein ?”.
Alors je n’ai pas rédigé de projet de naissance.
Pendant ma deuxième grossesse, j’ai lu un article qui incitait les couples à rédiger un projet de naissance positif.
Au lieu de faire un inventaire de ce que l’on refuse, pourquoi ne pas évoquer plutôt ce que l’on désire pour cet accouchement à venir ?
L’idée m’inspirait bien plus !
Je me suis alors penchée sur mes souvenirs de mon premier accouchement et me suis demandée ce que j’aurais aimé y changer, mais aussi ce que je voulais revivre de la même manière (pensée positive !) et j’ai couché cela sur le papier.
Ce petit papier était dans mon dossier médical, mais je ne l’ai pas brandi à la sage-femme à mon arrivée dans la salle d’accouchement comme s’il s’agissait d’un contrat dont elle allait devoir respecter toutes les closes ! En fait je ne l’ai même pas sorti… Je savais qu’il était à sa portée, au tout début de mon dossier, et qu’elle pouvait le lire si elle le voulait.
Je ne sais pas si elle l’a lu, mais qu’importe, car coucher mes idées sur le papier m’avait aidé à les organiser… et à m’en souvenir le jour J ! Oui parce qu’on n’est pas toujours au mieux de sa forme à ce moment-là. En arrivant en salle d’accouchement, j’ai donc posé LA question qui me taraudait : la sage-femme allait-elle rester avec moi pendant la pose de la péridurale ?J’ai vu son air surpris lorsqu’elle m’a demandé si la pose de la péridurale s’était mal passée la première fois. Je lui ai donc répondu : “Non, au contraire ça s’est extrêmement bien passé. Une sage-femme m’avait aidée à me concentrer sur ma respiration et je n’ai absolument rien senti. J’aimerais revivre les choses de la même manière.” Là j’ai bien senti qu’elle n’était pas habituée à ce qu’une patiente soit contente ! J’ai eu l’impression qu’elle appréciait que je lui demande de l’aide (peut-être que beaucoup de femmes préfèrent que leur mari soit là, moi je préfère être entourée de professionnels qui ont l’habitude) et je la remercie d’avoir fait en sorte que je sois bien accompagnée (par elle et par une infirmière) même si le service était débordé à ce moment-là !
Rédiger ce projet de naissance m’a donc permis d’être au clair avec moi-même et de pouvoir mieux prendre les décisions avec l’équipe médicale. Mais ça a été aussi l’occasion de reparler du premier accouchement avec le Papa et de lui demander comment il l’avait vécu. Mettre les choses sur le papier m’a encouragé à communiquer avec toutes les personnes qui m’entouraient, et finalement c’est certainement ce qui m’avait manqué la première fois, je n’avais pas toujours osé poser les questions ou dire au papa ce que j’attendais de lui.Pour les “primi”, ça n’est pas simple d’avoir le recul, mais ça peut être l’occasion d’échanger avec les copines et de les pousser à parler de ce qu’elles ont apprécié lors de leurs accouchements (parce qu’on a tendance à beaucoup parler de la douleur et des quacks !).

Mes conseils pour rédiger son projet de naissance :

  • Mentionner les actes que l’on refuse s’il y en a, mais ne pas se limiter à ça.
  • Définir la place du personnel médical. On peut très bien vouloir beaucoup d’intimité pour ce moment et décider que l’on ne veut pas que le personnel vienne trop souvent. Au contraire, on peut avoir besoin d’un soutien de la part des professionnels qui vivent des accouchements tous les jours, et vouloir les avoir auprès de soi souvent de manière à tirer profit de leur expérience.
  • Définir la place du papa avec lui. S’il n’a pas envie de couper le cordon, autant le savoir. Et autant qu’il sache si vous voulez qu’il soit là tout le temps ou au contraire si vous avez besoin “d’un peu d’air”.

Bien-sûr, rien n’est définitif. On peut très bien changer d’avis en cours de route, en fonction de qui se passe pendant l’accouchement. Par exemple on a tout à fait le droit de ne pas vouloir de péridurale et finalement changer d’avis face à la douleur (enfin à condition de ne pas avoir zappé le rendez-vous avec l’anesthésiste !). On peut aussi avoir dit à Chéri qu’on voulait une ambiance feutrée, avec une petite musique douce et des mots d’amour, et finir le travail en lui broyant la main tout en lui balançant des insultes (La main de Papa à Dada va très bien, merci pour lui !).
Finalement c’est au cours de l’accouchement que les choses se définiront, et tout dépendra des personnes présentent, mais aussi beaucoup de la nature !



Et vous, vous avez rédigé un projet de naissance ? Plutôt positif ? Qu’est-ce que ça vous a apporté ?

 

Le séjour à la maternité : la vie de princesse !

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Lorsque j’ai présenté ma valise pour la maternité, je vous avais parler de mon intention de passer mon séjour de princesse !
Plus de 2 mois après, je trouve enfin le temps de revenir sur cette vie de princesse que j’ai pu mener pendant quelques jours. Voici mon vécu, et mes petits conseils pour un séjour royal !

  1. Une princesse n’accepte pas n’importe qui en son royaume ! Bon, c’est une question de choix, mais limiter les visites semble quand même une bonne idée.
    D’abord parce qu’on est souvent un peu fatiguée entre l’accouchement et les nuits un peu courtes, du coup, on n’est pas toujours en super forme pour recevoir le voisin de la cousine de notre grand-mère. Personnellement j’ai restreint la liste aux grands-parents, oncles et tantes, et  quelques amis très proches. Les autres sont venus nous voir alors que nous étions rentrés à la maison, ou alors c’est nous qui sommes allés les voir quand nous étions prêts.
    Si j’ai limité les visites, c’était aussi pour respecter le calme dont mes bébés avaient besoin. Pas facile pour un tout-petit de se retrouver dans un berceau au milieu d’un hall de gare… J’ai pu vérifier cela lors de mon dernier séjour à la maternité. La femme qui occupait la chambre à côté de la mienne (nous l’appellerons Sidonie) recevait de la visite tous les jours. Toutes les nuits, son bébé était très agité et pleurait beaucoup. Mais le 1er janvier, toute la famille de Sidonie, ainsi que ses voisins, ses amis et sa boulangère, semblent s’être succédés dans sa chambre. Petit Olivier et moi avons bien profité du brouhaha créé par les allers et venus, puisque les deux chambres n’étaient séparées que par une fine porte de bois. Et immanquablement, la nuit suivante, Petit Olivier a fait écho au bébé de Sidonie, en se mettant à pleurer, lui qui était pourtant si sage les autres nuits (Ah ! Oui, parce que je ne vous ai pas dit, mais il est merveilleux mon fils !)
  2. Une princesse ne laisse pas ses plus beaux joyaux entre les mains de n’importe qui ! Votre plus beau trésor, c’est bien sûr votre bébé. Ce petit être tout rose, tout fragile, vient de vivre un moment fatiguant et certainement très angoissant (imaginez vous tranquille dans un bon bain à la température parfaite, sans prévenir quelqu’un vide l’eau du bain et vous tombez avec dans les tuyaux, ça ne vous ferait pas un choc à vous ?). Après ça, ce dont votre bébé a besoin, c’est de l’odeur et de la chaleur de sa maman, pas d’être passé de bras en bras. Je connais certaines femmes qui ont été très strictes là-dessus et n’ont laissé personne à part leur mari prendre leur bébé. D’après leurs dires, elles étaient très contentes de leur choix et ont constaté que leur bébé était très calme et détendu.
    Pour ma part, je n’ai pas été aussi stricte, mais j’ai là aussi limité le nombre de personnes autorisés à prendre mes petits dans les bras. Je ne me voyais tout de même pas refuser aux mamies le droit de prendre leur nouveau petit fils pour lui faire quelques bisous !
  3. Une princesse dirige son royaume d’un ton affirmé ! N’allez pas croire que j’ai été un tyran avec le personnel. Loin de là ! Je n’ai aucune compétence médicale et n’ai absolument pas la prétention de donner des conseils sur comment prendre une température ou comment faire une prise de sang à un nouveau né. En revanche, ce nouveau né c’est le mien et je sais ce qui est bon pour lui et comment le rassurer. C’est ainsi que pendant un examen durant lequel Olivier pleurait, je me suis fait une petite place près du pédiatre et ai commencé à caresser la tête de mon bébé tout en lui parlant, ce qui l’a calmé aussitôt (bon, ce geste, je ne l’ai pas inventé, j’avais vu mon médecin traitant le faire avec Colombe).
    Lorsque Colombe est née, je n’ai parfois pas su m’affirmer suffisamment et je le regrette. Notamment pour le bain. On me demandait de savonner ma fille avant de la mettre dans l’eau, mais cela la faisait pleurer car elle avait froid. Pour mon fils, j’ai pris les devants. Alors que la puéricultrice était venue pour le premier bain, je n’ai savonné Olivier qu’une fois que je l’avais mis dans l’eau, avec pour toute explication un simple : “J’ai l’habitude de faire comme ça.” (c’est sûr que cette explication passe mieux quand on est déjà maman !)
  4. Une princesse ne laisse pas passer la critique ! Ce séjour à la maternité signifie que vous êtes devenue maman, et vous le verrez quand on est maman on se fait beaucoup critiquer (ah bon, toi tu lui donnes un bain à 37° ? Moi je le donne à 36,6°, c’est la seule température qui lui permettra d’avoir un bon développement et de trouver un emploi plus tard !). Mais la critique, vous aurez tout le temps de l’expérimenter plus tard. Là, c’est votre moment, à vous, à votre bébé (et au papa aussi ^^), alors on coupe court à toute discussion si c’est pour se faire critiquer. Et si c’est vraiment trop dur, on demande au papa d’intervenir.
    Alors que je venais d’accoucher de Colombe, une infirmière et une aide soignante (que nous appellerons Anastasie et Javotte) ont fait ce charmant commentaire devant la porte de ma chambre : “Non mais la 105 c’est n’importe quoi, je ne sais pas comment elle va s’en sortir quand elle sera seule chez elle !”. Donc voilà, la 105 (moi) en larme, parce que ce jour-là j’étais épuisée, mon bébé avait beaucoup pleuré pendant le bain (le fameux savon avant de rentrer dans l’eau !), et d’abord j’allais pas être seule en rentrant chez moi ! Et je n’ai osé rien dire… Pourtant j’aurais dû car le travail du personnel d’une maternité consiste aussi à soutenir les jeunes mamans ! Mais je vous rassure, à part ces deux-là, tout le reste du personnel a été formidable.
    Petit message pour Anastasie et Javotte : Je m’en suis très bien sortie avec Colombe en rentrant “seule” chez moi. Merci !
  5. Une princesse s’entoure des meilleurs conseillers ! Que ce soit votre premier bébé ou non, il y aura des choses nouvelles, des choses que vous aviez oubliées, des choses qui fonctionnaient pourtant tellement bien avec le grand ! Tout simplement parce que c’est un autre bébé, ce sont d’autres questions qui se poseront à vous. Alors n’hésitez pas à demander de l’aide et des conseils. Poser la même question à toutes les personnes qui passent le pas de votre porte n’est pas ridicule, puisqu’à coup sûr vous obtiendrez presque à chaque fois une réponse différente ! Non, je ne plaisante pas !C’est ainsi qu’un matin, au bord du désespoir, mais toujours déterminée à donner le sein à ma fille qui ne parvenait pas à le prendre, une aide soignante (que nous appellerons Constance) m’a conseillé une position dont personne ne m’avait parlé. On semblait avoir tout essayé, les infirmières s’étaient succédées auprès de moi, mais rien n’y avait fait. Et puis, il y a eu Constance qui me voyait pour la première fois, qui n’avait pas entendu parlé de moi pendant la semaine puisqu’elle ne travaillait que le week-end. Avec son regard nouveau, Constance m’a aidé à mettre l’allaitement en place !
    Et la sage-femme (que nous appellerons Candice) qui était là le dernier jour de mon séjour pour Olivier. Pendant tout le séjour, on m’a laissée me débrouiller pour l’allaitement, car on voyait que je maitrisais la chose (j’ai réalisé à ce moment là que cela ne faisait que 9 mois que j’avais arrêté). Mais le dernier jour, je n’arrivais pas à soulager ma poitrine incroyablement tendue. J’ai appelé cette sage-femme et elle m’a donné plein de conseils, plein de “remèdes de grand-mère” qui me sont encore utiles aujourd’hui (promis j’en ferai un petit article ^^)
    N’ayant pas peur de demander, vous ne passerez pas pour une idiote, juste pour une maman qui fait de son mieux. Et gardez bien en tête que lorsque vous serez rentrée chez vous, vous n’aurez pas tout ce monde pour vous conseiller, alors le séjour est le moment où jamais de poser ses questions !
  6. Une princesse est bien entourée ! Car finalement ce séjour de princesse, c’est le moment de poser les bases d’une nouvelle histoire à 3, 4, 5… Alors on profite pleinement du papa, on apprend à devenir parent avec lui. On savoure la première rencontre des ainés avec le nouveau venu et on grave leur regard à jamais dans notre mémoire. On n’hésite pas à faire venir les personnes dont on a besoin (Anastasie et  Javotte avait viré ma maman de la chambre un matin sous prétexte que ça n’était pas encore l’heure des visites ! Mais bon sang Anastasie et Javotte, un peu de cœur, j’avais besoin de ma mère auprès de moi ce matin là !). On se repose et on apprécie cette chance d’avoir une bulle, un cocon pour nous protéger encore quelques jours avant de laisser son bébé venir dans le “vrai” monde.

Il ne s’agit là que de quelques conseils, et libre à chacun de faire à sa manière. Car selon nos besoins et celui de notre bébé, mais aussi selon la maternité et le personnel affecté à notre chambre, le séjour sera très différent.
Alors bon séjour !

Et si vous avez quelques conseils pour passer un bon séjour à la maternité, n’hésitez pas à les partager en commentaire !