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Les plus belles histoires du Prince de Motordu

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Je ne participe plus très souvent à “Chut les enfants lisent” le rendez-vous littérature jeunesse organisé le mercredi par Devine qui vient bloguer? , mais il faut dire qu’à Dubaï, trouver des livres en français n’est pas toujours chose facile. Avant de m’installer ici, j’espérais pouvoir me faire envoyer des colis de livres par la poste, mais la poste ici… C’est une longue histoire. Et finalement il y a quelques jours, je suis allée chez Culture & Co, la librairie francophone de Dubaï (bon, en fait la seule librairie francophone de tous les Émirats Arabes Unis !) et j’y ai trouvé des trésors ! Et le plus beau des trésors est celui qui me replonge en enfance : Le Prince de Motordu !

Les plus belles histoires du prince de Motordu

Les plus belles histoires du prince de Motordu

Petite, j’adorais les fantaisies du prince de Motordu. J’avais bien-sûr “La Belle lisse poire du prince de Motordu“, mais aussi “Le livre de Nattes” et “Les belles lisses poires de France” que j’ai lus et relus. Alors quand j’ai découvert ce recueil, je me suis dit que c’était l’occasion de partager ce monument de la littérature enfantine française avec ma Colombe (6 ans) et mon Petit O’ (4 ans).

Le recueil contient 6 titres, et je dois vous l’avouer, je n’en connaissais qu’un !

  • Le Petit Motordu
  • La belle lisse poire du prince de Motordu
  • Motordu Papa
  • L’ami vert cerf du prince de Motordu
  • Le voyage en bras long de la famille Motordu
  • Motordu et Rikiki

C’est donc avec plaisir que j’ai relu “La belle lisse poire du prince de Motordu” et que j’ai découvert en même temps que mes enfants les 5 autres histoires !

Mais qui est le prince de Motordu ?

Alors pour ceux qui ne le connaissent pas le prince de Motordu mène la belle vie dans son Chapeau, il y fait des parties de tartes dans la salle à danger et va se promener sur sa toiture de course. Car le prince parle en mots tordus, et c’est bien là ce qui est drôle dans ses aventures.

La belle lisse poire du prince de Motordu

Le gentil prince fera la rencontre de la princesse Dézécolle, une charmante institutrice qui lui apprendra le français (mais pas trop tout de même puisque ses aventures et son parler tordu continuent !), qu’il épousera et avec qui il aura des petites billes et des petits glaçons !

Le prince de Motordu et la Princesse Dézécolle

Et le prince de Motordu a eu son petit succès à la maison !

Je me souvenais que j’adorais les aventures du prince de Motordu lorsque j’étais enfant, mais je ne me souvenais qu’elles étaient si bien écrites ! Le vocabulaire est recherché, les jeux de mots sont fins et drôle. Le parent prend autant de plaisir que l’enfant dans la lecture de ces histoires !

Parmi les découvertes que j’ai faites dans cet album, j’ai beaucoup aimé Motordu et Rikikie qui fait un lien entre le prince et d’autres héros de la littérature enfantine française. Un bel hommage qui m’a permis de trouver de nouvelles idées de lectures pour mes enfants !

Motordu et Rikikie

Colombe a beaucoup aimé ces histoires. Au point que nous les avons dévorées en moins de 2 jours ! Elles cherchent encore parfois à comprendre certains jeux de mots, mais cela enrichit son vocabulaire ! La famille du prince l’a beaucoup touchée, et elle apprécie particulièrement le Voyage en bras long où la famille parcours le monde !

Le voyage en bras long

Petit O’ a aimé aussi, mais à 4 ans, ces histoires lui sont moins accessibles. Il aime que je lui en lise une de temps en temps mais ne réclame pas le livre entier d’un seul coup comme sa sœur !

Je ne peux donc que vous conseiller ce recueil ou tout autre édition du prince de Motordu ! D’ailleurs j’ai commencé à faire la liste des prochains titres que je vais acheter !

PEF, Les plus belles histoires du prince de Motordu, Gallimard Jeunesse

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Maman Expat’ : Miettes de vie au Japon

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Chaque mois je vous présente je propose à une maman expat’ de se prêter au jeu de mes questions pour nous partager son expérience. Après la Chine et la Suisse, je vous emmène direction le Japon chez ma copine Johanna du blog Miettes de vie !

Miettes de vie
Crédit : Miettes de vie

1- Pour commencer, je te propose de te présenter !

Alors pour quelqu’un qui n’aime pas trop parler de soi, je vais me prêter au jeu 🙂 Chez Miettes de vie, on est 3 humains et 3 chats (oui oui, je tiens a y inclure les chats). Nous avons commencé à 3 et les chats n’ont pu venir qu’un an après (longue histoire avec les autorisations, vaccins etc …). Pour présenter un peu la famille, il y a mon mari (celui grâce à qui nous sommes au Japon) qui est engineering manager chez Indeed (vous savez la boite qui vous aide à trouver du boulot), mon fils Liam de 3 ans et demi maintenant, et moi, Johanna, qui suis au Japon, maman au foyer. En rencontrant mon mari, il y a 14 ans, je savais très bien qu’un jour nous serions amenés à vivre à l’étranger. Cela ne me posait pas de problème, bien au contraire j’avais envie (et j’ai toujours envie) de découvrir le monde. J’avais déjà quitté ma région toulousaine pour le retrouver à Paris alors pourquoi pas le suivre au bout du monde ! Après 7 ans de vie parisienne, nous sommes donc partis pour le Japon en toute vitesse (3 mois après l’annonce nous atterrissions au Japon) laissant notre appartement, mes jobs (assistante maternelle et community manager en freelance), la famille et nos chats.

Johanna et sa famille
Crédit photo : Miettes de vie

2- Qu’est-ce qui vous a amenés dans ce pays ?

Alors ce n’est pas comme on pourrait le croire, ce n’est pas du tout l’entreprise de mon mari qui nous a envoyé au Japon. Il cherchait depuis quelques temps des nouvelles offres d’emplois à l’étranger et plusieurs offres lui ont été faites. Nous ne sommes donc pas expatriés mais immigrés (nous n’avons plus rien avoir avec la France “en gros”). Plusieurs choix lui ont été faits mais seulement deux avaient retenus son attention : le Canada (Montréal) et le Japon (Tokyo) ! Autant vous dire que c’était l’opposition extrême 😀 Nous avions d’un côté un pays/ville qui ressemblait à ce que nous vivions déjà, c’est à dire des gens venant du monde entier, des gens qui parlaient notre langue, qui avaient les mêmes habitudes que nous … Et d’un autre côté, un pays que nous ne connaissions ABSOLUMENT pas (a part les 3 semaines que nous y avons passe pour notre lune de miel) et dont nous aurions TOUT à apprendre. Nous n’avons jamais été particulièrement attirés par le Japon. Nous ne connaissions que très peu leur culture, leurs coutumes, ni leur vie, nous n’étions pas des fans non plus de la cuisine japonaise… et je ne vous parle même pas de la langue xD Et pourtant croyez-le ou non, notre choix a été vite pris. Quitte à “s’expatrier” autant le faire dans un pays que nous ne connaissions pas ! Et puis pour moi, partir vivre à l’étranger, ce n’était pas de se retrouver dans un pays où les gens parlent ma langue !

Les démarches concernant nos visas etc … ont été faites par l’entreprise de mon mari, ce qui fait qu’en quasiment 3 mois (de notre réponse positive à notre emménagement sur Tokyo), nous avons dû arrêter nos emplois, laisser notre appartement, vendre presque toutes nos affaires et meubles, laisser les chats a mes parents, dire au revoir à tout le monde et embarquer pour notre nouvelle vie.

Alors ce n’est pas fifou, ça ne vend pas du rêve mais voilà comment nous nous sommes retrouvés dans la plus grande ville du monde et la plus peuplée : Tokyo.

Japon
Crédit photo : Miettes de vie

3- Décris-nous un peu ta vie ici.

Je pense que l’on ne peut pas trouver un pays dont la culture est aussi différente de la nôtre que le Japon (petit clin d’oeil à La famille Kangourou en Chine retrouvez son interview ici). La société japonaise n’est pas plus mirobolante qu’une autre, elle a ses avantages et ses inconvénients. Mais le choc entre la culture européenne et japonaise est bel et bien là.

Nous vivons dans le centre de Tokyo, dans une tour de 52 étages, dans un quartier très résidentiel et familial… et sur l’une des îles artificielles qui ont été créés. Il y a très peu de résidents étrangers et si l’on en trouve, ils sont plutôt en couple avec un local. Je n’y ai encore jamais croisé de français. Nous avons fait le choix de ne pas vivre à côté de la communauté francophone ou du quartier des expatriés étrangers, pour nous immerger dans la culture japonaise  à 100%.

Depuis notre arrivée en avril 2017, je suis devenue maman au foyer à temps complet. Un changement assez drastique étant donné que j’avais toujours travaillé même en devenant maman (moins qu’auparavant mais toujours un peu). Il a donc fallu que je m’habitue à ce changement en plus du changement de pays, de culture et d’habitudes. Ce qui fut, je dois l’avouer très difficile pour moi. J’ai mis quelques mois pour trouver ma place dans cette nouvelle vie.

Grâce au visa de mon mari, j’ai la possibilité, en plus du visa épouse, d’accéder à un visa travail de 28h/semaine. Mais que je n’utilise pas du tout d’une part car mon diplôme en communication Community Manager n’est pas reconnu au Japon et d’autre part car mon second métier d’assistante maternelle n’est pas bien vu ici. Il faut savoir qu’au Japon, une femme qui a des enfants, 90% du temps arrête son métier (très souvent on la pousse a partir de l’entreprise … ici, une femme ne peut pas s’occuper de sa famille et travailler) et s’occupe entièrement de sa famille. Mais il y a aussi la barrière de la langue. A moins de trouver une entreprise française ou anglophone, il est très difficile d’obtenir un entretien car ce dernier se fera automatiquement en japonais (même les cv a remplir sont très différents des nôtres). Il y a la possibilité aussi de monter son entreprise ou de se mettre en freelance, c’est tout un tas de démarches a faire (en japonais bien-sûr) mais dont je n’ai pas encore sauté le pas.

Rue de Tokyo
Crédit photo : Miettes de vie

4- Quel est le changement culturel qui t’a donné le plus de mal pour t’adapter à ta nouvelle vie ?

Énormément de choses … Il faut dire que de passer de la  vie “européenne” à la vie “japonaise” n’est pas une mince affaire.

Tout d’abord la langue. Le japonais est une langue très ancienne qui a évolué au fil du temps, qui intègre la grammaire et les verbes. Elle se compose de trois “alphabets” :

  • Les kanjis = Écriture qui résulte d’une adaptation de l’écriture chinoise. Elle ne représente pas des sons mais des images. Il en existe plus de 2000.
  • Les katakanas : Au nombre de 46, ils sont plus utilisés pour transcrire les mots, japonais, chinois ou encore anglophone.
  • les hiraganas : Écriture créé à partir des kanjis, souvent utilisé par les enfants.

Enfin vous l’aurez compris, pour quelqu’un qui n’a jamais fait de japonais, cela est très compliqué ! Si vous voulez en apprendre plus (et en détails), je vous laisse le lien Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Japonais. Mais il faut aussi savoir que le japonais peut se lire de droite à gauche, comme de gauche à droite et de haut en bas xD

Le trop de politesse. La politesse et le respect sont des valeurs fondamentales au Japon et ils l’apprennent dès leur plus jeune âge. Alors oui, on trouve ça plaisant au début. On se demande même pourquoi ce n’est pas comme cela chez nous. Il existe, sans mentir, des dizaines d’expressions de politesse et de respect qui varient suivant le contexte ou la nature d’un interlocuteur (âge, profession …) et cela en devient, à mon sens ridicule. C’est tellement automatique que l’on se demande presque si elle a un sens et si elle est véritablement sincère. Alors oui, la politesse n’a jamais tué personne (encore heureux) mais à la longue je peux vous dire que ça use.

La culture de l’excuse, ne jamais dire non, ne pas dire ce que l’on pense. Cela rejoint un peu le point de l’hyper-politesse. Le respect d’autrui en public étant primordial, il est très important d’éviter l’embarrassement ou le sentiment de honte au maximum. Si un japonais ne dit pas non ou s’excuse à longueur de temps pour un oui ou pour un non, c’est pour ne pas vexer son interlocuteur. (Exemple avec mon groupe de mamans japonaises : un jour on se retrouve toutes devant l’immeuble de la crèche et là, je demande à quelques unes de se retrouver au parc pour manger avec les enfants. On me répond “Oui Oui”. Donc on va se préparer chacune chez soi. Et là, je reçois un message sur LINE d’une des mamans qui me dit que finalement elle ne pourra pas car elle ne se sentait pas très bien et qu’elle resterait à la maison. OK c’est pas grave. Je rejoins donc les autres. Et en rejoignant le parc, je surprends cette même maman au salon de coiffure/manucure… Et quand j’en ai parlé aux autres, elles ont trouvé ça normal, que la maman ne voulait pas me vexer en me disant non). En tant qu’occidentale, je n’ai pas l’habitude de ces manières, si je n’ai pas envie ou que je ne veux pas, je le dis clairement. Cela n’a pas pour but de “vexer” mais quand on est indisponible je préfère le dire pour ne pas faire espérer ou attendre pour rien.

Il y a aussi le fait de ne pas vraiment dire ce que l’on pense. Que ce soit en politique, ou sur un sujet d’actualité… les Japonais préfèrent garder pour eux leurs pensées. Alors des fois les conversations ne vont pas bien loin.

Le “Complexe du Gaijin”. En gros cela s’explique par : “un sentiment d’inconfort et d’embarras qu’un Japonais peut ressentir lorsqu’il est confronté à un étranger”. Et pour ma part, ce fut ce point-là qui m’a le plus posé de problèmes et surtout d’incompréhensions. Je vais m’expliquer avec des exemples concrets qui me sont arrivés de manières quotidiennes. La première expérience fut dans une crèche “gratuite”. J’ai demandé des informations en anglais ET japonais. Blanc total. Aucune réponse. On m’ignore. Mais par contre, on répond à la japonaise derrière moi arrivée après moi. Alors soit, je me dis que c’est moi qui m’y suis mal prise ou je ne sais pas. Je laisse passer. Je vais donc voir dans une autre et là, tout se passe bien. Enfin du moins pendant la première semaine. Je me rends compte que quand j’arrive avec MiniDino, certaines mamans qui sont arrivées à peine 5 mn avant moi, repartent. Certains enfants viennent vers Liam, pour jouer avec lui ou juste être avec lui. Je laisse faire, c’est le but aussi pour lui de se faire de nouveaux copains. Mais au bout de 10-15 mn, je vois les mamans reprendre leurs enfants et les obliger à jouer avec les autres enfants japonais. J’avouerai que sur le coup je n’ai rien dit, lui ne se rendant pas compte de la chose mais se retrouvant seul au final, mais mon cœur de maman s’est brisé en voyant cette scène. C’est devenu assez récurrent par la suite, dans d’autres crèches, parcs, lieux public pas tous les jours heureusement mais au moins 3-4 fois par semaine (sachant que l’on va le matin et l’aprem au parc ou crèche). Par contre, quand je suis avec le mari, ou lui avec le petit, nous n’avions plus ces comportements. Il y a eu aussi le moment d’aller se renseigner sur les crèches. Il y en a au moins une dizaine dans notre quartier (publiques ou privées). Je savais que ça allait être dur de trouver une place mais je ne m’attendais pas du tout au genre de discours que l’on m’a tenu … J’ai eu droit : “Vous n’êtes pas japonaise” “Vous travaillez en freelance ? Alors vous pouvez garder votre enfant” “Vous avez les grand-parents pour le garder” “il faut que ce soit votre mari qui vienne“… Et certaines me voyant arriver me faisaient simplement “non” de loin avec les mains… Je vous avoue que là, je riais “jaune”. Puis un beau jour, j’ai eu une belle rage de dents … Et j’ai reçu à ce moment là, une grande claque dans la figure. Pendant 5 jours, j’ai fait les dentistes du coin. Une dizaine par jour à peu près (sachant qu’au Japon tous les 500 mètres, vous trouverez un dentiste) avec un MiniDino super compréhensif, qui ne s’est pas plaint une seule fois d’attendre ou d’être trimbalé à droite et à gauche. J’ai demandé (en japonais et pas en anglais) si je pouvais prendre rendez-vous maintenant ou dans les jours qui venaient. La seule réponse que j’ai eu ce fût “Vous n’êtes pas japonaises donc on ne peut pas“. Incompréhension totale. J’ai eu beau leur montrer ma carte de résident ainsi que ma carte d’assurée et autres papiers prouvant que j’avais droit à des soins comme n’importe qui résidant au Japon, que je pouvais même payer s’il le fallait. Pendant ces 5 jours, plus je cherchais et plus les portes se fermaient devant moi. J’étais vraiment à bout de nerfs et la rage de dents empirait. J’ai fini par trouver un dentiste anglais/japonais qui m’a prise en rendez-vous dans les 10 mn. Je lui ai expliqué tout ce qui s’était passé dans les autres cabinets dentaires… Et il a fini par me dire qu’ici c’était “normal” ce genre de comportement envers les étrangers. Que 90% de sa clientèle était “étrangère” à cause de ça. J’ai eu l’expérience du métro bondé. Une place libre à côté de moi, personne s’y assoit, reste debout. Jusqu’à ce qu’une place libre se libère un peu plus loin. Mais toujours personne à côté de moi. Il y a aussi eu la fois ou j’ai du aller à la mairie aussi et la j’ai eu droit au tirage à la courte paille devant moi, pour savoir qui allait s’occuper de moi…

Cela arrive encore, quelque fois mais je n’y prête plus attention. Mais il faut dire que quand vous débarquez et que cela vous arrive, vous restez totalement sur le cul.

5- Et l’aspect culturel que tu adores dans ton pays d’adoption ?

Heureusement, après ces quelques points négatifs, il y a aussi les bons côtés !

L’accès à la culture pour tous est de loin ce qui me plaît le plus ici. Que l’on ait de l’argent ou pas, tout le monde peut accéder aux musées, temples, jardins, zoo, aquariums… généralement pour les enfants de – de 12 ans c’est gratuit ou alors en tarifs réduits (je n’ai encore jamais payé pour Liam que ce soit pour un musée ou zoo par exemple) et pour les adultes cela dépasse rarement les 600 yens (5 euros à peu près). Voilà pourquoi, nous faisons  souvent des sorties culturelles le weekend. Je me rappelle que sur Paris, juste pour aller au zoo (Liam avait un an et demi), à trois cela nous a coûté 55 euros… Alors faire des sorties tous les weekend n’était même pas envisageable. Et ce n’est pas tout, tout ces endroits sont toujours accessibles aux plus petits, très interactifs tout en restant ludiques. Ils prennent très au sérieux le fait de s’instruire dès le plus jeune âge tout en s’amusant. Je ne parle même pas des musées gratuits, il y en à la pelle. Rien qu’autour de notre quartier nous devons en avoir une dizaine.

Ce que j’aime aussi c’est leur ponctualité ! Alors qu’en France, les transports ne sont la plupart du temps jamais à l’heure, ici en 2 ans, je n’ai jamais vu un bus ou train être en retard même quand il y a eu les tremblements de terre ou typhon. Ils ont toujours un coup d’avance et sont parés à toutes éventualités. Même quand ce genre de catastrophes arrivent vous pouvez être certains que les gens seront à l’heure au travail. Quand vous allez chez le médecin, si vous avez rendez vous à 10h, vous serez pris en charge à la bonne heure ! Et pas besoin de prendre rendez-vous des mois à l’avance pour un spécialiste, vous y allez et vous passez !

Le sens du service et le respect des autres. En France, on dit souvent que le client est roi… mais ce n’est jamais le cas. Ici, cette phrase prend tout son sens. Quand vous faites des courses, vous avez une personne qui va automatiquement mettre vos achats dans les sacs. Quand il y a des travaux dans la rue, vous avez automatiquement quelqu’un pour assurer votre sécurité. Si vous êtes perdu, vous pouvez être sûr que la personne à qui vous aurez demandé de l’aide fera tout pour vous aider (et vous accompagnera pour être sûre que vous arrivez bien à destination). Quand vous allez au restaurant, on vous apporte automatiquement de l’eau (et durant le repas vous n’aurez pas à en redemander on vous servira), vous serez servi très rapidement (fini les 20mn d’attente xD), si vous avez des enfants, ils vous apportent (sans avoir a le demander) des couverts et sièges enfants, et il y a toujours de quoi ranger vos affaires. Dans le métro, bus, trains, restaurants… les gens font toujours la queue. Vous ne verrez jamais un japonais passer devant les autres.

La propreté. Au japon, vous ne trouverez pas de poubelles et pourtant les rues sont supers supers propres. Pas de détritus ou même d’excréments de chiens… Les gens sont respectueux de leur environnement et de celui des autres. Ils ont toujours un sac pour mettre leurs déchets et ils le mettent à la poubelle chez eux. Et quand on parle de propreté, on pense souvent aux toilettes… ça ne déroge pas à la règle. Toujours propres et qui sentent bon (certains s’en fichent mais personnellement c’est vraiment un soulagement). Vous en trouverez PARTOUT. 90% du temps elles sont entièrement équipées pour les plus jeunes et pour les bébés. Mais aussi pour les femmes souhaitant allaiter. Pour le métro/train/bus, c’est la même chose, super propre. Il y a des fois où je me fais la remarque que l’on pourrait même manger par terre 🙂 Il y a encore de nombreux exemples mais la liste serait trooop longues ! Mais cette propreté s’applique partout, que ce soit un lieu privé ou public.

La sécurité. On peut s’y promener la nuit sans avoir peur, ce qui n’était pas le cas à Paris, je vous l’avoue. On peut laisser ses affaires dans la rue (sac avec portefeuille, iphone etc …) et être sûr de les trouver comme on les a laissé. Il m’arrive souvent d’aller en plein centre de Tokyo pour faire mes courses, en vélo, et de laisser ce dernier pas attaché et/ou mon sac a main dedans le temps de faire mes courses, et je n’ai jamais eu de problèmes.

Il m’est arrivée aussi de perdre mon portefeuille avec tous mes papiers dedans et beaucoup de liquide. Et vous savez quoi ? Je l’ai toujours retrouvé avec tout ce qu’il contenait dedans. En France, ce ne fut pas le cas …

Il nous arrive de temps en temps avec Liam de prendre sa trottinette, et quand il n’a plus envie d’en faire, on la laisse à un endroit et on vient la récupérer le soir. Alors que par exemple, dans le village de mes parents en France (600 habitants), on est parti se promener dans les champs avec son mini tracteur et le temps d’aller voir les chevaux 15mn, on nous avait volé le mini tracteur… En campagne, dans les champs quoi !

Crédit photo : Miettes de vie

6- Quelle est la place de la mère et de l’enfant dans le pays dans lequel tu vis ?

De ce que j’ai pu constater, l’enfant tient un grand rôle dans une famille. Il est souvent privilégié à tout autre membre de la famille. Ce qui n’est pas souvent le cas de la mère, même si cette dernière fait “marcher” toute la petite vie de famille (c’est elle qui s’occupe des enfants, de la cuisine, du ménage, du budget…). L’enfant est roi et cela se voit.

Dès sa naissance, la mère et l’enfant vont partager le même futon (tout en laissant dormir le mari dans une autre chambre) jusqu’à ce que ce dernier décide qu’il ne veut plus dormir avec sa mère. Imaginez la surprise de mes amies japonaises quand je leur dit que Liam dort dans sa propre chambre depuis sa naissance et que moi je dors avec mon mari xD

Généralement quand les femmes attendent leur premier enfant, elles “arrêtent” de travailler. Je met entre parenthèses car le plus souvent cela ne vient pas d’elles mêmes mais plutôt de leur entreprise qui les “poussent” gentiment dehors. Être maman et travailler au japon n’est pas encore rentré dans les mœurs… La place de la femme est le plus souvent à la maison. Mais bon, outre cet aspect que je trouve très archaïque, la mère au Japon est souvent le pilier de la famille. Elle prend toutes les décisions concernant l’éducation des enfants, ou des décisions concernant la famille, et c’est elle qui gère le budget de TOUT. C’est a dire que l’homme ne s’en préoccupe pas et reçoit en quelque sorte de l’argent de poche pour le mois xD

Au japon, j’ai vraiment compris ce que c’était qu’être mère au foyer ! Et encore je ne gère pas tout toute seule, mon mari m’aide beaucoup ! Ici, même mariées, les femmes s’occupent de tout. Le mari n’étant là que pour travailler (ce n’est pas partout je vous rassure).

Mais je ne connais pas encore assez bien le système japonais pour en parler concrètement.

Parc de jeux au Japon
Crédit photo : Miettes de vie

7- Comment se passe la scolarité de tes enfants ?

Il faut savoir qu’ici tous les enfants de moins de 3 ans restent avec leurs mamans ou vont dans des crèches (si les parents ont les moyens de les y mettre bien-sûr). A partir de 3 ans, obligatoirement, les enfants entrent en école maternelle.

A notre arrivée, Liam n’avait que 18 mois et nous avons attendu d’être sur place pour trouver une école/crèche. Nous avons voulu le mettre en école locale (comprendre japonaise donc) pour qu’il puisse s’imprégner au maximum de cette culture et apprendre une nouvelle langue. Mais je dois vous dire que ça a été le parcours du combattant. Durant 3 mois, j’ai fait à peu près toutes les écoles du coin (il doit y en avoir une trentaine a peu près), et à chaque fois nous avons essuyé des refus, avec des excuses un peu bidons

  • Nous ne sommes pas japonais.
  • Je ne travaille pas donc je peux m’en occuper.
  • On aimerait que ce soit votre mari qui vienne.
  • On ne parle pas japonais.
  • Et j’en passe …

Alors face à ce gros échec, nous nous sommes tournés vers une école internationale américaine privée. Qui était plus que contente d’accueillir Liam, vu que c’était le seul non japonais 😀

L’école est donc payante mais reste beaucoup moins chère que par exemple le lycée français de Tokyo, où il faut compter 15 000 euros l’année (pour 8 mois d’école à peu près vu qu’ils se calent sur l’année scolaire française) + le transport de 400 euros par mois, vu que cette école se trouve à 3/4h de la maison. Nous payons à peu près 1100 euros par mois, et nous n’avons pas de transport vu que l’école se trouve à 5mn de la maison en vélo. Et c’est un réel plaisir de l’amener moi-même tous les matins.

Concernant le rythme scolaire, il faut savoir qu’ici la rentrée se fait en avril et se termine en avril avec 32 jours de vacances répartis dans l’année et quelques jours, qui sont considérés comme un camps de vacances. Il existe aussi des jours fériés pour les fêtes japonaises mais généralement l’école est ouverte et peut donc accueillir les enfants. Et quand les enfants en France sont en vacances pour deux mois l’été, le mien est à ecole. Dans les écoles japonaises, les plus petits ont généralement 1 mois de vacances l’été, mais ils ne partent pas en vacances et restent plutôt chez eux à vaquer à d’autres occupations (toujours dans un but scolaire).

Du lundi au mercredi, il a école de 10h a 14h30 et le jeudi/vendredi de 10h à 16h30. C’est une école de typeMontessori (même si ici ils ne connaissent pas le terme), et c’est assez libre dans leur enseignement. La classe ressemble plus à une salle de jeux qu’une classe avec petits bureaux etc … Le midi, chacun a sa lunchbox et ils mangent tous avec leur “sensei“. Ils apprennent à mettre, la table, à manger seul pour ceux qui ne savent pas, à partager, à nettoyer leur table ainsi que leur chaise (dans l’enseignement japonais il faut savoir que ce sont toujours les élèves qui s’occupent de la propreté de leur classe). Ils les rendent très autonomes dès le plus jeune âge. A chaque fin de journée, le professeur vient voir les parents qui attendent et nous fais un résumé complet de ce qu’ils ont pu faire dans la journée, puis ensuite, ils prennent le temps de voir chaque parents (enfin maman xD) pour nous dire ce que notre enfant a fait, si il était plutôt content ou fatigué, si il est allé aux toilettes, et les affinités avec les copains… Ils nous donnent aussi une feuille de “devoirs” à faire avec notre enfant chaque soir (oui a 3 ans) mais il n’y a aucune obligation.

Après l’école, généralement nous passons 2h-2h30 au parc (ou dans une aire de jeux intérieure si il fait trop froid ou trop chaud) et nous rentrons à la maison. Mon fils ne fait plus de sieste depuis son arrivée au Japon, alors il faut tout le temps l’occuper (ou pas hein). Il mange vers 18h30 et se couche a 20h pour ne se réveiller qu’à 8h le lendemain.

Salle de classe de maternelle au Japon
Crédit photo : Miettes de vie

8 – En quoi cette expérience a-t-elle été enrichissante pour ta famille ? Et pour toi ?

Elle nous a permis de nous rapprocher encore plus et de passer beaucoup plus de temps en famille (ce qui n’était pas possible à Paris avec nos horaires), et surtout du temps qualitatif !

Elle nous a appris à vivre d’une autre façon, avec une culture très différente de la nôtre. Mais aussi à découvrir un pays que nous ne connaissions pas ! On se retrouve dans quelques années et je pourrai te faire un résumé plus détaillé, l’aventure n’est pas encore finie.

Crédit photo: Miettes de vie

9- Si je viens passer quelques jours chez toi, qu’est-ce que tu m’emmènes visiter ?

Je t’emmènerai au sommet de la mairie de Tokyo à Shinjuku où tu pourras découvrir l’immensité de cette ville qu’est Tokyo et apprécier la vue du Mont Fuji. C’est à couper le souffle ! Puis en restant dans les alentours, on visitera le jardin impérial de Shinjuku Gyoen park magnifique en pleine période des sakuras et des chrysanthèmes. Puis bon, après une journée comme celle-ci à gambader, rien de mieux qu’un bon repas ! Tu auras le choix entre un bon Ramen ou un Yakiniku (faire cuire de la viande et légumes sur une plaque au milieu de la table) ou Oden (pot-au-feu japonais) !

Ensuite, il faudra absolument aller sur Shibuya et voir son fameux “crossing” mais du haut du magasin 109 Men. Puis il faudra bien sûr se rendre a Yoyogi Park et au célèbre sanctuaire shintoïste Meiji-Jingu. On finira la journée dans le quartier très jeune et branché d’Harajuku et Omotesando, pour y manger et découvrir toutes sortes de choses insolites (pas mal de gens habillés en cosplay).

Vue sur Tokyo
Crédit photo : Miettes de vie

Il faudra aussi aller voir le parc du palais imperial, pas loin de chez moi. Je te ferai aussi découvrir l’ancienne place du plus grand marché au poisson au monde a Tsukiji et quitte à y être, aller voir le nouveau à Toyosu ! Et se diriger par la suite sur la grande ile artificielle d’Odaiba pour y voir les magnifiques coucher de soleil sur le Rainbow Bridge et Tokyo Bay et bien sur son Gundam géant !

Et si c’est la période des cerisiers, je t’emmènerai au parc de Ueno pour admirer une centaines de cerisiers en passant dessous.  Mais je pourrai aussi t’emmener dans les quartiers électriques d’Akihabara, aller voir encore des temples, des jardins, des musées …

Il y a tellement de choses a voir sur Tokyo… Juste quelques jours ce n’est pas possible xD Le mieux pour visiter Tokyo, c’est de s’y perdre !

Vue sur Tokyo
Crédit photo : Miettes de vie

10- Et après ? Vous restez ? Vous rentrez dans votre pays d’origine ? Vous partez ailleurs ? Quelles sont vos souhaits pour l’avenir ?

On va y rester encore 3 ans. Jusqu’à ce que Liam rentre a l’école primaire. Étant donné qu’il parle déjà couramment l’anglais et que cela devient sa langue première, nous souhaitons aller dans un pays anglophone comme l’Angleterre, le Canada ou encore les États-Unis. Il pourra pratiquer l’anglais au quotidien, à la maison, dans la rue… Pas juste quelques heures par jour. Enfin dans tous les cas, même si j’ai appris à aimer vivre au Japon, je ne me vois pas y vivre plus longtemps. Il y a des pays qui sont fait pour nous, d’autres non. Le Japon restera quand même une de mes plus belles expériences de vie !

Je ne pense pas que nous retournerons un jour en France, nous n’en ressentons pas le besoin. Et à vrai dire, je n’ai pas envie d’y revenir ! Une fois que l’on commence à découvrir d’autres cultures et d’autres pays, on ne veut plus s’arrêter !

Jeu au parc japonais
Crédit photo : Miettes de vie

Merci beaucoup Johanna pour ce voyage dépaysant ! Vous pouvez retrouver ses aventures au Japon sur son blog Miettes de vie ou sur son compte Instagram !

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Bilan de mon défi de février : J’arrête de ramollir !

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Cette année, j’ai décidé de prendre ma vie en main et de la rendre plus harmonieuse. Pour cela, je me suis fixé un défi par mois : en janvier, je m’occupais de notre alimentation et en février, j’ai décidé de me bouger un peu. Point de vue alimentation, nous sommes sur la bonne voie, mais point de vue sport ? Nous sommes en plein mois de mars et je vous propose de vous faire un bilan de mon défi “J’arrête de ramollir !”

J'arrête de ramollir

J’arrête de ramollir !

J’arrête de ramollir ! est une livre de Barbara Meyer qui propose un programme de 21 jours pour bouger son corps et se motiver à réaliser des projets.

Le programme est simple : chaque jour on se réveille une minute plus tôt et on intègre un nouvel exercice physique pour réveiller son corps pendant qu’on trace les lignes directrices de nos projets.

Le programme dure 21 jours, puisque selon des études, c’est le temps qu’il faut pour intégrer des habitudes de vie. Et ces 21 jours sont décomposés en 3 semaines :

  • une semaine pour réveiller son corps
  • une semaine pour déployer sa force et ses projets
  • une semaine pour se lancer et s’encourager
J'arrête de ramollir : quatrième de couverture

Mon avis sur J’arrête de ramollir !

Le livre est simple et facile d’utilisation. Il contient un mini poster de tous les exercices physiques à faire, ce qui est plutôt pratique !

Le programme est bien fait, mais il ne fera pas de miracle : il faut vraiment avoir envie de se bouger pour y arriver. Si on commence le programme sans grande conviction, on n’y parviendra pas. Cependant, lorsque l’envie est là, les mots de l’auteur sont encourageants et aide à maintenir le cap.

J'arrête de ramollir : plan d'action

Et mon bilan alors ?

Mon bilan personnel est plutôt négatif ! Je n’ai pas réussi à suivre le programme jusqu’au bout et me suis arrêtée au jour 14… La motivation était là, l’envie aussi, et physiquement après seulement 14 jours, je commençait déjà à voir des changements. Mais…

Au mois de février nous avons déménagé (cela n’était pas prévu, sinon je n’aurais pas programmer ce défi-là à ce moment-là), puis toute la famille est tombée malade. J’ai essayé de continuer le défi le plus longtemps possible, mais avec les nez bouché, la gorge en feu et des maux de crâne pas possibles, j’ai dû me résoudre à arrêter.

Cependant je pense vraiment que le programme n’a pas été vain. Depuis que toute la famille va mieux, nous sortons beaucoup plus. J’ai l’impression de trouver l’énergie plus facilement, et j’ai même recommencé à faire un peu de sport !

Le bilan est donc mitigé, mais je suis sur la bonne voie. Et vous savez quoi ? J’ai décidé de m’y remettre !

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Des horloges pour se repérer dans le rythme de la journée

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sSe repérer dans le temps n’est pas toujours facile pour les enfants. Il arrive souvent que Petit O’ (4 ans) me demande s’il est l’heure de prendre le déjeuner alors qu’il n’est que 10h14 (oui, ce petit aime manger) ou si on peut aller au parc à 21h37 (oui mes enfants se couchent tard). Alors pour ne pas devenir folle à leur expliquer les notions de temps 14576 fois par jour pour les aider à comprendre les notions de temps, j’ai décoré deux horloges Stomma de chez Ikea afin qu’elles représenteent le matin et l’après-midi

Matériel nécessaire

Je me suis servie de l’horloge Stomma de chez ikea car elle conçue pour être personnalisée. Elle est toute blanche, et le revêtement de son cadran est fait pour accrocher le crayon ou le feutre. Et en plus elle coûte moins de 2€ !

Source : Ikea

Matériel nécessaire :

  • deux horloges Stomma de chez Ikea (ou deux horloges blanches)
  • des crayons de couleurs ou des feutres
deux horloges, des crayons de couleurs et des feutres

Nos horloges pour se repérer dans le rythme de la journée

Tout d’abord, si j’ai choisi de fabriquer 2 horloges classiques (de 12h) plutôt que de prendre une seule horloge représentant 24h, c’est que ma Colombe (6 ans) vient d’apprendre à lire l’heure. Je ne veux pas embrouiller son esprit, et je veux profiter de ces horloges pour qu’elle continue à s’entraîner.

L’autre raison qui m’a poussée à faire deux horloges, c’est que même si Petit O’ est parfois encore un peu confus, Colombe a bien saisi la différence entre matin, après-midi, soir… Le but de ces horloges n’est pas tant de leur faire apprendre les grands moments de la journée, que de leur indiquer ce qu’ils est temps de faire. Comme mes enfants sont instruits à la maison, j’avais besoin de précision pour bien séparer les heures de la journée. L’horloge 24h ne me permettait pas tant de précision (mes dessins sur les tranches d’une heure auraient été trop petits).

L’horloge du matin

Les enfants savent que l’horloge du matin commence à minuit, lorsqu’ils dorment profondément. Et voici comment j’ai découpé nos journées :

  • De minuit à 8h : on dort. Cette période est représentée par la nuit et les étoiles.
  • De 8h à 9h : on prend le petit déjeuner, on s’habille, on lit un livre. Cette période est représentée par une tasse fumante, un livre et un T-shirt.
  • De 9h à 11h : c’est le temps du travail formel représenté par un livre et des crayons.
  • De 11h à 12h : on joue dehors. Cette période est représentée par des fleurs et un vélo.
L’horloge de l’après-midi

Arrivé à 12h, on passe à l’horloge de l’après-midi

  • De 12h à 13h : on déjeune. Cette période est représentée par une assiette et des couverts.
  • De 13h à 14h : on fait une activité calme. Cette période est représentée par un enfant qui dort parce que je suis pleine d’espoir même si mes enfants ne font plus de sieste depuis 2 ans, et par un livre.
  • De 14h à 15h : on cuisine pour préparer les prochains repas et goûters. Cette période est représentée par une cuillère en bois, une toque et un tablier.
  • De 15h à 18h : on joue, on va jouer dehors, on crée… Cette période est représentée par des fleurs, un vélo, des cubes, un livre.
  • De 18h à 19h : on se lave et on se met en pyjama. Cette période est représentée par une douche et un pyjama.
  • De 19h à 20h : on mange. Cette période est représentée par une assiette et des couverts.
  • De 20h à 21h : on fait une activité calme dans sa chambre. Cette période est représentée par un livre et la fabrique à histoires de Lunii.
  • De 21h à minuit : on dort. Cette période est représentée par la nuit, la lune et les étoiles.

Utilisation et autres exemples d’horloges

Voilà ! En prime vous connaissez même notre rythme quotidien. Je ne suis pas très stricte sur ce rythme, mais cela nous fait déjà un repère. Les enfants comprennent qu’on ne va pas aller au parc si l’on est en toute fin de journée ou qu’il est l’heure de faire un temps calme après le déjeuner. Et ce rythme s’applique surtout aux jours de semaines, puisque le week-end, nous profitons pour sortir et ne travaillons presque pas.

Je l’ai expliqué en début d’article, j’ai choisi deux horloges de 12h. Mais plusieurs copines blogueuses ont choisi des horloges 24h pour représenter le cycle de la journée. Je vous mets ici quelques liens en exemple :

Avec ça, je pense que vous avez de quoi faire de belles horloges et aider vos petits à se repérer dans le temps !

Et chez vous, comment ça se passe ? Quelles sont vos astuces pour que les enfants se repèrent dans le temps et qu’ils sachent ce qu’il est temps de faire ? J’adore vous lire et échanger avec vous, alors venez partager votre expérience en commentaire !

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Al Ain Zoo

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Pendant les vacances de Noël, nous sommes partis passer quelques jours à Al Ain, une “petite ville” de l’émirat d’Abu Dhabi à la frontière avec le Sultanat d’Oman. Nous y avons visité la magnifique oasis classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et le zoo, célèbre dans tout le pays.

Le Zoo d’Al Ain et ses animaux

Le zoo d’Al Ain est assez grand et il faut prévoir une bonne journée pour avoir le temps de le visiter entièrement tranquillement.

Il y a 4000 animaux de 200 espèces différentes. Je sais que les zoo et l’enfermement des animaux est beaucoup critiqué, mais le zoo de Al Ain participe à des programmes de protection d’animaux et a notamment permis de réintroduire l’oryx dans le désert des Émirats Arabes Unis, alors qu’il en avait disparu.

La plupart des espèces sont adaptées à un climat chaud comme celui des Émirats Arabes Unis. On peut voir une galerie de fauves, des girafes que l’on peut nourrir, des hippopotames, des crocodiles…

Enfin, la volière présente des animaux de différentes parties du monde, mais qui semblent tous supporter de fortes températures.

C’est pourtant dans la volière que j’ai eu la seule “mauvaise” surprise du zoo. La dernière pièce est un espace de “vie” pour des manchots. Les pauvres n’ont pas accès à la lumière du jour et l’environnement dans lequel ils vivent n’est qu’un décor peint.

Les jardins du zoo d’Al Ain

La raison pour laquelle je pense qu’il faut une petite journée pour faire le zoo d’Al Ain tranquillement, est que ces jardins sont vraiment bien aménagés.

D’un côté, les jardins présentent de nombreuses espèces végétales typiques des climats des Émirats Arabes Unis (oui, “des climats” puisqu’une partie est désertique, l’autre montagneuse,les sols ne sont pas les mêmes et les températures non plus !).

A chaque fois, les plantes sont accompagnées de panneaux explicatifs ou de jeux sur le lieu d’origine des plantes mais aussi sur leurs bienfaits quand il s’agit de plantes comestibles ou utilisées en pharmacopée.

Une oasis à petite échelle a été reconstituée dans le zoo, évoquant la magnifique oasis d’Al Aïn. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de la visiter, cela peut être un bon aperçu, intéressant d’un point de vu pédagogique.

Dans cet espace sont surtout présenteés des palmiers et différentes espèces de dattes, le fruit le plus important dans le pays.

“Pour nous le dattier est et a toujours été l’arbre de vie”

De l’autre côté du zoo on trouve plusieurs espaces de jeux gratuits ou payants (châteaux gonflables) pour les enfants. Il y a beaucoup de parcs pour les enfants aux Émirats Arabes Unis. Même si l’on pourrait croire que dans un lieu où l’on marche autant que dans un zoo, les enfants n’ont pas forcément besoin de se défouler, en réalité, quelques minutes de jeu libre leur fait beaucoup de bien !

Sheikh Zayed Desert Learning Centre

Au cœur du zoo se trouve le “Sheikh Zayed Desert Learning Centre”, un centre de présentation de la vie dans le désert, qui tient son nom du fondateur du pays.

Sheikh Zayed Desert Learning Centre

Le bâtiment est magnifique. De l’extérieur, il présente des courbes assez jolies, mais de l’intérieur il est vraiment incroyable et donne parfois l’impression d’escalader les dunes du désert !

L’exposition est présentée sur plusieurs niveaux associés à un thème : la formation du lieu, la vie animale, la vie traditionnelle aux Émirats et enfin les défis écologiques à surmonter.

La vie dans le désert

Chaque espace met en scène le savoir avec des animaux empaillés, des présentations de roches, des vidéos, des jeux interactifs. L’espace est vraiment propice à l’apprentissage, et on pourrait y passer des heures (adulte ou enfant !) tant il y a à découvrir !

apprendre le mouvement des plaques techtoniques
Pour un avenir écoresponsable

Questions pratique et notre avis

J’ai vraiment beaucoup aimé cette visite du zoo d’Al Aïn. J’ai trouvé que tout était présenté de manière claire et pédagogique. Les explications sont claires et les petits jeux sont aussi intéressants pour les adultes que pour les enfants.

Le Sheikh Zayed Desert Learning Centre vaut le déplacement à lui tout seul tant il est riche en informations et en découvertes ! Et j’ai particulièrement aimé la dernière partie sur les actions à mettre en place pour l’avenir. Cette partie de l’exposition est faite avec grande honnêteté et avoue que le pays (et ses habitants) pollue beaucoup. Mais on y voit aussi les mesures qui sont mises en place (et croyez-moi, il y en a beaucoup ! Je vous ferai sans doute quelques articles là-dessus) et les gestes qui peuvent aider à réduire notre pollution individuellement.

Enfin, même si le zoo est très fréquenté, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être oppressée par la foule : les allées sont grandes et on a tout l’espace pour circuler.

Les options pour prendre son repas sont tout de même un peu limité. Il n’y a qu’une seule cafétéria servant de vrais repas, le restes n’étant que des petites échoppes vendant des sandwichs. Mais on peut aussi apporter son propre repas et faire un pique-nique dans l’un des jardins.

Le prix est vraiment très abordable :

30aed pour les adultes (environ 8€) et 10aed pour les enfants (2,50€)
Il y a aussi la possibilité de faire un mini-safari (pour environs 25€ par personne).
Pour toutes informations complémentaires je vous recommande la visite du site internet du zoo.

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Comment les eskimos gardent les bébés au chaud

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S’il y a bien une chose que j’ai pu remarquer en vivant dans un lieu aussi multiculturel que Dubaï, c’est que les astuces et les méthodes éducatives sont nombreuses et parfois opposées. Mais lorsqu’on les explique, elles prennent toutes leur sens dans un mode de vie ou dans l’adaptation au climat. Alors lorsque j’ai vu le titre de ce livre : “Comment les eskimos gardent les bébés au chaud, et autres aventures éducatives du monde entier” j’ai tout de suite été interpelée !

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud
L’exemplaire du livre que j’ai est en anglais, mais il a été traduit en français. Détails à la fin de l’article.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud

Mei-Ling Hopgood, l’auteur de Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud vit au milieu de différentes cultures. Née en Chine, elle a été adoptée et élevée aux États-Unis. Adulte, elle part vivre quelques années en Argentine avec son mari. C’est là qu’elle devient maman et s’étonne que les enfants de Buenos Aire sortent jusque tard dans la nuit avec leurs parents. Elle mène alors l’enquête sur les pratiques éducatives qui peuvent surprendre à travers le monde, donnant des explications sur leur existence, plutôt que des jugements.

Mei-Ling Hopgood
Mei-Ling Hopgood

Les aventures éducatives du monde entier

“Comment les Pygmés sont-ils les meilleurs père du monde ” nous révèle que les Pygmés créent un attachement fort à leur enfant dès leur plus jeune âge et que cela tient tout simplement à la structure de leur société (et à une question de taille !).

“Comment les Chinois enseignent la propreté très jeune” explique comment une liberté de l’enfant et une responsabilité de toutes les personnes qui l’entoure peut l’aider à prendre conscience de son corps.

“Comment les Japonais laissent leurs enfants se battre” montre comment dans une société où le groupe est très important, on apprend aux enfants à maintenir l’équilibre de groupe en gérant les déviances des individus.

Les sujets sont toujours traités sans jugements négatifs, et si parfois l’auteur peut avoir été choquées par certaines pratiques, elle cherche plus à expliquer leur origine et à expliquer pourquoi cela fonctionne dans cette culture donnée, plutôt qu’à critiquer. Elle ne prétend pas que nous devons tous nous inspirer les uns des autres, mais que l’on peut toujours regarder comment fait le voisin pour éventuellement en tirer quelques astuces.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud

Comment les Français donnent à leurs enfants le goût des bonnes choses

Eh oui ! Figurez-vous qu’un chapitre entier nous est consacré ! Et s’il y a un domaine dans lequel les Français sont réputés, c’est bien la cuisine ! Et à l’instar de Kiri, il paraît que nous éduquons des “gastronomes en culottes courtes” !

Mei-Ling Hopgood cite la bonne cantine d’une école de campagne où les enfants participent à l’élaboration des repas et à la production des légumes dans leur jardin. La situation présentée est un peu idéalisée, et je sais bien que ça n’est malheureusement pas comme cela partout (l’auteur le sait sans doute aussi, mais au moins nous avons ce genre d’initiatives dans notre pays), mais j’ai apprécié ce chapitre que j’ai lu à la lumière de ce que je constate à Dubaï. Les parents ici donnent à manger à leurs enfants sans réelle structure d’horaire et s’étonnent ensuite que leurs enfants mangent peu à table (et peu de variété).

Comment les Français donnent à leurs enfants le goût des bonnes choses

Alors je dois rejoindre l’auteur sur ce point ! Même si tous les enfants français ne sont pas gourmets, nous avons tout de même une culture de la table qui offre une bonne structure à notre progéniture (et un taux d’obésité assez bas pour le monde occidental !).

Mon Avis

J’ai beaucoup apprécié ce livre. On y découvre de nombreuses pratiques éducatives, et pas uniquement celles des 11 chapitres du livres, car chaque fois l’auteur enrichit son propos en opposant les pratiques (sans les juger, mais pour montrer à quel point nos pratiques éducatives dépendent de notre mode de vie) ou en notant des spécificités.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud nous invite à revoir notre manière d’être parent en s’enrichissant de ce qui se fait ailleurs. L’éducation est un sujet sensible et sur lequel on peut vite devenir susceptible. Mais ce livre nous rappelle qu’il n’existe pas une vérité, mais des manières de faire modelées par ce que nous vivons.

C’est un livre qui me ramène à ma propre expérience de maman expat’ puisque bien souvent, je sens que ma façon de faire n’est pas la même que celle des mamans autour de moi (et que parfois cela peut-être en opposition !). Et s’il peut nous arriver de prendre les autres de haut, le livre nous rappelle que chaque pratique est là pour une bonne raison.

Mei-Ling Hopgood, Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud
Mon exemplaire en anglais vient des éditions PanMacmillan, mais on le trouve en français aux éditions JC Lattès.

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Maman Expat’ : From Paris to Zürich

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On continue notre voyage avec les mamans expat’ autour du monde, et aujourd’hui c’est ma copine Éloïse du blog From Paris to Zürich qui nous emmène en Suisse !

From Paris to Zurich
Crédit photo : From Paris to Zürich

1- Pour commencer, je te propose de te présenter, de nous présenter ta
famille, le pays d’où vous venez, et celui où vous vivez maintenant !

Alors tout d’abord merci à toi pour ce nouveau rendez-vous “bloguesque” et surtout merci de m’avoir proposé de participer ! Nous sommes une famille de 4, le papa, la maman (moi!), Emmy (bientôt 7 ans) et Ethan (4ans). Mon mari et moi sommes originaires du nord Isère / Sud-Est lyonnais où nous avons grandit et fait une partie de nos études puis nous avons vécu à Paris. Les enfants sont nés à Paris. En 2016 gros changement, nous partons dans un pays proche “géographiquement” (et je pensais aussi “culturellement”), la Suisse mais la Suisse alémanique (allemande), à Zürich exactement ! 

LoliPumpkin
Éloïse et sa famille dessinée par Loli Pumpkin

2- Qu’est-ce qui vous a amenés dans ce pays ?

Un peu le hasard, mon mari a été “débauché” par une entreprise. Nous avions dans un coin de la tête de tenter l’expatriation pour la richesse que cela apporte, mais c’était plutôt une envie encore floue et plutôt tournée vers un pays anglophone… Au 1er coup de fil de l’entreprise mon mari à juste répondu ” à Zurich? non merci”. Au 2eme coup de fil (ils ont insisté) mon mari m’a dit “tu sais pas la meilleure, ça fait deux fois qu’on m’appelle pour me vendre un poste en Suisse!” “En Suisse allemande? haha, très drôle”. Mais l’idée a fait son chemin et les Suisses ont continué d’insister. On a donc saisi la chance qui s’offrait à nous, “presque” toute prête. 

Crédit photo : From Paris to Zürich

3- Décris-nous un peu ta vie ici

Étant enseignante dans l’éducation nationale en France, je n’ai pas pu retrouver mon boulot ici (d’autant plus que je suis prof d’histoire-géographie à la base, matière pas vraiment “expatriable”!!). Nous avons fait le choix de mettre nos enfants dans le systeme scolaire suisse. Ici l’école commence tard : selon la date de naissance. Mais du coup Ethan ne rentrera à l’école que l’année prochaine de ses 5 ans (question de dates butoirs, il est né 11 jours trop tard pour faire sa rentrée cette année…). Donc il est en crèche et comme les crèches coûtent un bras ici, il n’y va que 3 jours par semaine. Je suis donc devenue maman au foyer/ prof de français pour les enfants 3h par semaine / prof de français à domicile. Je ne désespère pas avoir un jour un poste au lycée français de Zurich, il faut juste qu’un des profs d’hist-géo déjà en poste pense à rentrer à France, l’année prochaine si possible 😉 ! Je n’ai évidemment aucune aide ici car nous sommes quand même à 5h de voiture ou de train de Lyon donc cela reste compliqué pour la famille de venir juste pour un week-end par exemple. Mais cela ne change pas trop par rapport à Paris, je n’ai jamais connu la chance d’avoir de la famille près de moi pour me relayer dès que besoin.

Vache suisse
Crédit photo : From Paris to Zürich

L’autre grand changement c’est la langue… ou plutôt LES langues. En Suisse alémanique, les “vrais” suisses parlent un dialecte, le suisse-allemand, propre à chaque micro-région (un peu comme un patois). Et ce dialecte est obligatoire à l’école maternelle (Kindergarten). Mes enfants ont donc appris le suisse-alemand et nos l’entendons régulièrement dans la rue. Ensuite la langue administrative et la langue des études dès la primaire est le “pur allemand” (Hoch Deutsch). Emmy commence donc l’allemand (elle est en 1ère primaire) et je prends moi aussi des cours… Mais rien n’est aussi simple car finalement l’allemand est très peu utilisé dans la rue. On entend parler suisse allemand (et c’est vraiment différent) et anglais car il y une importante population expatriée en Suisse.Donc j’ai beaucoup progressé en anglais aussi et c’est la langue que j’utilise finalement le plus avec nos connaissances.

4- Quel est le changement culturel qui t’a donné le plus de mal pour
d’adapter à ta nouvelle vie ?

J’ai le droit de répondre la nourriture? 😉 Entre le coût de la nourriture ici, l’absence de variété (des produits suisses, encore des produits suisses, toujours des produits suisses) et l’absence de bons resto… je trouve que cet aspect montre tous les cotés énervants de la Suisse : le fait d’être un pays fermé et centré sur lui-même (et des personnes assez fermées aussi…), l’absence de goût (😂), les prix élevés….

Crédit photo : From Paris to Zürich

5- Et l’aspect culturel que tu adores dans ton pays d’adoption ?

La place de l’enfant (même si elle est à nuancer voir question 6), la place de la nature, la droiture des Suisses (qui est agréable mais parfois aussi agaçante), le sentiment de sécurité du pays, la propreté et l’importance des traditions autour d’un “plaisir de vivre ensemble” très important… bref tout ce que nous n’avions pas/plus à Paris. Entre la pollution, les militaires postés devant la maternelle d’Emmy depuis les attentats, les bouchons et les parcs bétonnés, nous avons complètement changé d’environnement et j’en suis plus qu’heureuse pour mes enfants (et nous bien sûr!).

Jardin
Crédit photo : From Paris to Zürich

6- Quelle est la place de la mère et de l’enfant dans le pays dans
lequel tu vis ?

Voilà un des nombreux paradoxes suisses. La place de l’enfant est très importante… du moment qu’il reste à la place qu’on leur délimite. Ainsi il y a partout des aires de jeux absolument canonissimes, en ville mais aussi en pleine montagne, beaucoup de choses sont consacrées et pensées pour les enfants : des chemins de rando avec carte aux trésors, beaucoup de chemins sensoriels (par exemple ici) des espaces enfants dans chaque animation/festival/expo (par exemple pour la course de Formule E (formule 1 électrique), tout un espace était consacré aux enfants qui avaient leur propre circuit avec des voitures à pédales ! ). Les enfants sont choyés, on pense tout le temps à eux dans l’agencement/le mobilier urbain, on cherche partout à les étonner, les intéresser, les faire rêver. Cependant j’ai aussi vécu des situations assez inédites avec des personnes âgées qui criaient “chut” à mes enfants qui se chamaillaient dans la rue en pleine journée ou des Suisses qui râlent et font des réflexions dans le train car une maman a eu l’outrecuidance de prendre le train avec sa poussette en heure de pointe… Mais on est là en plein dans ce que j’appellerais « le paradoxe suisse-allemand » !

Train Globi
Crédit photo : From Paris to Zürich

7- Comment se passe la scolarité de tes enfants ?

Emmy est à l’école locale suisse depuis que nous sommes arrivés. Elle a donc fait 1 an et demi de Kindergarten (école martenelle) et elle vient de rentrer en Erste Klasse (Première Primaire, équivalent CP). L’école est gratuite mais tout ce qu’il y a à coté (cantine, garderie) est payant, au tarif suisse donc plutôt cher. Le repas avec 2h de garde (11h50 a 13h45) coûte par exemple 18 euros pour nous. Mais les prix sont axés sur le salaire et surtout le repas et la garde se font dans une ludothèque/atelier créatif qui ferait rêver n’importe qui : Lego, énormes boîtes de Playmobil, Kapla et autres jeux à disposition, toutes les matières premières pour le bricolage accessible et des idées de bricolages sont proposées, tissage, salle de bibliothèque… Concernant l’école en elle même, Emmy a classe de 8h20 à 11h50 du lundi au vendredi et les après-midi de 13h45 à 15h30 sauf le mercredi et le vendredi. Les élèves sont priés d’aller à l’école à pieds. Oui oui, je parle de cette particularité ici). Le vendredi après-midi, n’étant pas de langue maternelle allemande, elle bénéficie de cours d’allemand mis en place par le canton, gratuit, en extra petit groupe (ils sont trois) et elle a quelques autres heures aussi dans la semaine.Elle a également des cours de bricolage, de couture, de musique, de piscine, de découverte du monde, de maths et d’allemand bien sûr… Toute l’école est pensée (je trouve) autour de 2 mots clefs : autonomie et créativité. Les recherches sur les intelligences multiples sont bien assimilées ici et on apprend les maths par exemple de toutes les façons possibles, en bougeant, en chantant et en bricolant même! Beaucoup de cours ont lieu en demi-groupe alors que la classe ne comprend déjà que 17 élèves…Les élèves ne découvrent les lettres, le graphisme, les sons et les chiffres que lors de leur entrée en primaire. le Kindergarten est centré sur le jeu et le développement de compétences sociales. Enfin le matériel a disposition des élèves est très important et de grande qualité… Bref, vous l’avez compris, cette école me fait rêver. Je ne suis pas sure que l’on puisse généraliser à toute la Suisse allemande. 
L’éducation primaire est financée par les communes et nous sommes dans une commune très riche, qui finance beaucoup son école. Pour plus de renseignements sur le système scolaire suisse : ici.

Cadeau de bienvenue aux élèves de première année, par les élèves de 3ème année
Cadeau de bienvenue aux élèves de première année, par les élèves de 3ème année

Crédit photo : From Paris to Zürich

8- En quoi cette expérience a-t-elle été enrichissante pour ta famille
? Et pour toi ?

Définitivement pour les langues et l’environnement dans lequel on vit maintenant. Nous avons changé de monde, d’air et l’on profite d’une ouverture culturelle énorme : 70% de la population de notre ville est étrangère, du monde entier : dans la résidence nous avons des voisins belges, iraniens, égyptiens, allemands, sud-africains, anglais, japonais, polonais… et je dois en oublier ! Je suis très heureuse aussi de permettre à Emmy et Ethan de vivre dans une atmosphère beaucoup plus apaisante, tranquille, sereine avec un accès à la nature beaucoup plus direct : nous sommes à 2 minutes à pied du lac de Zürich, à coté des montagnes. 

Montagne Suisse
Crédit photo : From Paris to Zürich

9- Si je viens passer quelques jours chez toi, qu’est-ce que tu
m’emmènes visiter ?

Dure question… cela dépends aussi de la saison : en été tour dans la ville de Zurich le matin avec arrêt pour un chocolat chaud/ dégustation de chocolat. Midi repas dans un resto décalé au bord du lac.Après-midi évidemment, baignade au Badi (j’en parle ici). En hiver l’après-midi serait consacré aux thermes de Zurich ou au ski selon ton envie ou encore au super zoo de Zurich si tu viens avec tes enfants ! On terminerait évidemment par une raclette ou encore mieux par une fondue!

Crédit photo : From Paris to Zürich

10- Et après ? Vous restez ? Vous rentrez dans votre pays d’origine ?
Vous partez ailleurs ? Quelles sont vos souhaits pour l’avenir ?

Aucune idée. N’ayant pas un statut d’expatrié avec un contrat limité dans le temps, on va rester le temps que l’on se plaît. L’apprentissage de la langue demande à toute la famille beaucoup d’efforts donc le but n’est évidemment pas de rentrer dans l’immédiat. Mon principal souhait pour l’instant c’est de réussir à enseigner l’écriture et la lecture du français à mes enfants ;-). 

Crédit photo : From Paris to Zürich

Merci beaucoup, encore une fois, pour ce questionnaire que j’ai pris plaisir à remplir. Je suis curieuse d’avoir aussi ta version de l’interview, avec tes propres réponses 😉

Merci Éloïse pour tes réponses ! Je me prêterai peut-être au questionnaire un de ces jours !

Retrouvez les aventures d’Éloïse en Suisse sur son blog : From Paris to Zurich et sur son compte Instagram ou sur son blog de loisirs créatifs avec les enfants : Mon Joli Petit Bureau !


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Bilan de mon défi de janvier : l’alimentation

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En 2019, j’ai décidé de mettre de l’harmonie, et l’énergie et du plaisir dans notre vie de famille. Pour y arriver, j’ai établi tout un plan d’action avec un thème chaque mois. En janvier, j’ai travaillé sur notre alimentation pour la rendre plus saine, plus équilibrée et aussi plus facile à gérer pour moi. Le mois se termine et il est temps pour moi de vous faire un bilan de ce que je retiens pour la suite !

Mes lectures pour une alimentation saine

Cela fait longtemps que Papa A Dada ! et moi sommes préoccupés par notre alimentation. Et lorsque nous vivions encore en France, nous avions une alimentation plutôt saine. Mais voilà, l’expatriation a tout chamboulé : les produits ne sont pas les mêmes, les normes sont différentes, le bio est beaucoup plus cher et le local à Dubaï tourne autour de la datte et du concombre (c’est bon, mais on s’en lasse vite !)… Bref, la qualité de notre alimentation n’est plus celle que nous pouvions avoir en France, et nous en avons ressenti les effets ! Et le pire de tous a été l’impact sur le comportement de nos enfants. Depuis notre arrivée ici ils sont plus agités qu’avant (parfois même insupportables). Et l’autre jour alors que nous étions allés manger un pizza pour leur faire plaisir, l’attitude de nos enfants a radicalement changé à la fin du repas : les deux gentils petits qui s’étaient installés à table avec nous s’étaient transformés en petits singes intenables ! Alors que nous avions longtemps cru que leur agitation était la conséquence du chamboulement émotionnel de l’expatriation, cette fois c’était clair : il y avait quelque chose dans la nourriture !

Certains additifs (notamment des colorants) sont cause d’hyperactivité chez le jeune enfant. En France ces additifs ne sont pas interdits, mais ils sont généralement signalés comme possible perturbateurs sur les paquets de bonbons et de gâteaux. Ici, rien n’est indiqué (en tous cas je n’ai rien vu). Nous avons été beaucoup moins vigilants sur le choix des produits qu’on achetait ici, parce que j’ai l’impression qu’il est beaucoup plus difficile de trouver des produits sans aucun additifs ici. Finalement, notre manque de vigilance nous a rattrapé…

En ce mois de janvier, j’avais donc pour mission d’améliorer la qualité et l’équilibre de notre alimentation. Et pour cela, il fallait que je cuisine plus ! (je n’ai jamais cessé de cuisiné, mais ici je me suis un peu plus souvent laissée aller à la facilité des produits industriels) J’avais depuis quelques mois dans ma bibliothèque le livre Les clés de l’alimentation anti-cancer” du Dr Jean-Christophe Charrié.

Les clés de l'alimentation anti-cancer

Les clés de l’alimentation anti-cancer a été écrit par le Dr Charrié en collaboration avec sa patiente Maryse Souffland-Groussard. Le Dr Charrié a élaboré un régime alimentaire qui a permis aux signes du cancer de Maryse-Groussard reculer, et cette dernière a élaboré de succulentes recettes. Le livre explique les principes de ce régime qui aide à repousser les signes du cancer, de maladies inflammatoires, infectieuses ou auto-immunes, et pourquoi il peut être bon d’intégrer ces principes mêmes si l’on n’est pas atteint directement par ces maladies.

J’ai apprécié la clarté du livre qui est très facile à comprendre même si l’on n’a pas de notions de médecine ou de nutrition. Je teste les recettes petit à petit et pour le moment je ne suis pas déçue.

Les clés de l'alimentation anti-cancer

Ce mois-ci, j’ai sorti mes livres de cuisine un peu plus souvent que d’habitude pour essayer de trouver de nouvelles inspirations. Je me suis notamment aidée du livre Assiettes Veggie” aux éditions Marabout.

Assiettes veggie

Ce livre est très graphique et donne envie de manger ! Il propose des recettes originales de plats végétariens, ce qui nous convient parfaitement puisque nous consommons peu de viande.

Les recettes sont faciles à faire et elle sont classées par catégories : énergétiques, légères, réconfortantes, protéinées, les sauces et bouchées énergétiques.

Assiettes veggie

Enfin, le dernier livre que j’ai compulsé régulièrement ce mois-ci est un livre très complet sur la cuisine orientale (de l’Inde au Japon en passant par la Chine ou les Philippines…) : World of the east, vegetarian cooking de Madhur Jaffrey.

Worl of the East, vegetarian cooking

Ce livre, qui ne semble pas avoir été traduit en français, est pourtant une mine d’information sur la cuisine d’Orient ! Il contient plus de 400 recettes de nombreuses origines différentes, et même si les recette ne sont pas illustrées, les gestes techniques sont souvent repris en images.

Worl of the East, vegetarian cooking

Nos bonnes habitudes

Eh oui, si je veux pouvoir manger équilibrer et me passer au maximum de la nourriture industrielle pleine d’additifs douteux, il va falloir prendre de bonnes habitudes ! La plus évidente et qui selon ce que j’ai pu voir sur les réseau sociaux est celle que les mamans préfèrent, c’est la préparation de goûters maison. Seulement voilà, à part mon gâteau au chocolat (excellent, pas trop sucré, mais plutôt gras (le beurre, c’est la vie, je suis Normande !)) mes enfants n’aiment pas les goûters que nous préparons ensemble. Je continue à tester de nouvelles recettes de temps en temps, et sinon, je leur achète des gâteaux secs sans additifs, et je privilégie les fruits.

Faire son pain

En revanche, il y a une habitude que j’ai reprise ce mois-ci : faire mon pain. En France, je faisais mon pain moi-même car j’avais une machine à pain. Ici, j’ai fait le choix de ne pas en racheter mais je me suis rendue compte que mes enfants aiment pétrir la pâte ! C’est toujours un plaisir pour eux lorsque je leur annonce que nous allons faire du pain, alors une fois ou deux par semaine nous nous mettons à l’œuvre et ils adorent ça !

Et l’organisation dans tout ça ?

Si une alimentation saine peut nous assurer plus d’énergie, pour l’harmonie et l’équilibre de notre famille, il ne faut pas que je passe mes journées en cuisine ! Alors pour cela, j’ai repensé notre organisation !

Sur mon frigo

Je faisais déjà mes menus hebdomadaires depuis un an environ. La tâche n’est jamais très agréable, mais j’avoue qu’en y consacrant une petite demi-heure un jour par semaine, j’y gagne un temps précieux les autres jours. Car si je ne fais pas mes menus, je ne fais pas les courses correctement, je passe du temps chaque jour à chercher ce que l’on va manger et encore plus de temps à faire les courses parce qu’il me manque toujours quelques choses ! Alors j’ai cherché un moyen pour que l’élaboration des menus soit moins une corvée. Et l’idée a considérablement réduit le casse-tête a été d’attribuer un type de plat par jour ! Si je sais que le dimanche nous mangeons un plat en sauce, je n’ai qu’à piocher dans ma liste de plats en sauce (liste que j’avais prévue de faire et que je n’ai pas encore faite…) et le tour est joué !

Ma semaine s’articule donc ainsi (oui, le dimanche est le premier jour de la semaine à Dubaï) :

  • Dimanche : plat en sauce
  • Lundi : gratin
  • Mardi : les enfants choisissent (et cuisinent !)
  • Mercredi : poisson
  • Jeudi : quiche
  • Vendredi : viande
  • Samedi : soupe / salade

Je fais donc maintenant ma liste de courses en même temps que mes menus, en fonction des légumes que je reçois et de ce qui me reste dans les placards et dans le frigo. Et pour éviter le gâchis, je note maintenant tous les restes qui se trouvent dans le frigo : si nous n’avons pas fini un plat, je le note sur la porte du frigo. Ainsi, je sais exactement ce que nous avons encore à manger avant de cuisiner un autre plat !

Les restes

Avec ces quelques astuces simples, j’ai vraiment réussi à gagner du temps et à limiter les pertes ! Je me suis aussi redonné l’envie de cuisiner et cela ne pourra être que bénéfique pour notre santé ! Défi réussi !

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A Dubaï, les voitures sont toujours propres !

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Voici un détail qui frappe souvent les touristes qui arrivent à Dubaï : ici les voitures sont toujours propres !

Et pourtant, Dubaï a été construite sur le désert et le sable et la poussière sont très présents. Je vous avais d’ailleurs parlé de cette poussière qui revient sans cesse sur nos balcons nous obligeant à les nettoyer tous les jours, ainsi que des tempêtes de sable qui reviennent régulièrement. Alors comment fait-on pour avoir des voitures si propres ?

Pourquoi les voitures sont-elles toujours propres à Dubaï ?

Plusieurs fois, alors que des amis découvraient Dubaï, ils m’ont fait remarquer que l’on ne rencontrait pas beaucoup de stations de lavage de voitures, alors que toutes les voitures sont très propres. Ils m’ont alors demandé comment nous lavions nos voitures.

Dans les parkings des immeubles à Dubaï, il y a généralement une personne préposée au lavage des voitures. Contre une petite somme par mois, cette personne s’occupe de votre voiture et veille à ce qu’elle soit toujours propre.

Faire laver sa voiture dans le parking des centres commerciaux

Qu’on aime fait du shopping ou non, le centre commercial est un peu comme une deuxième maison pour les dubaïotes (ne cherchez pas, on n’y coupe pas !). Il est donc normal que comme à la maison, on trouve des personnes qui vont nous proposer de laver notre voiture !

station de lavage

Vous croiserez ce genre de petits charriots dans tous les parkings des centres commerciaux ici. Dedans se trouve tout le matériel pour laver et faire briller les carrosseries de voitures. Et lorsque vous cherchez une place, les laveurs de voitures vous indiquerons souvent par où aller dans le but de vous faire venir dans leur secteur et de pouvoir laver votre voiture en échange d’un vingtaine de Dirhams (5€).

Et les voitures sales alors ?

Oui, il y a des voitures sales à Dubaï. Généralement des voitures très, très sales qui restent stationnées des semaines durant sur des parking.

voiture abandonnée

Ce sont tout simplement des voitures abandonnées (sans doute par des gens qui ont quitté le pays précipitamment). Elles finissent vite recouvertes de poussière et certains passant en profite pour y faire de jolis dessins (ou laisser de charmants messages, ou leur numéro de téléphone!). Il n’y a pas un seul graffiti dans la ville de Dubaï, mais les voitures abandonnées offrent un espace d’expressions aux plus grands “artistes” !

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Notre sous-main de l’espace – L’art est un jeu d’enfant !

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L’art est un jeu d’enfant est LE rendez-vous artistique des enfants organisé par l’excellent blog créatif Le Pays des Merveilles. Le thème de ce mois de février était “L’espace”, et il a bien entendu beaucoup inspirer mes explorateurs en herbe qui se sont fabriqué de jolis sous-mains pour leur bureau

Peindre le fond du sous-main

peindre à l'éponge

Pour peindre le fond de leur sous-main, j’ai donné aux enfants de la peinture bleue à mélanger avec de la colle pailletée et à peindre à l’éponge.

peindre à l'éponge
peindre à l'éponge

Je pense que c’est la partie que les enfants ont préférée ! J’ai remarqué qu’ils apprécient énormément lorsqu’on leur propose de peindre avec un ustensile auquel ils ne sont pas forcément habitués.

Représenter l’espace

J’ai ensuite demandé aux enfants de représenter l’espace. Colombe (presque 6 ans) n’était pas très inspirée par le thème et n’a pas voulu aller au-delà de notre atmosphère. Elle a donc dessiné un belle arc-en-ciel (parce que les arcs-en-ciel, c’est la vie) et une fée noire (j’insiste sur ce point car cela a été l’occasion de questions de sa part : elle se demandait si les fées pouvaient être noire et s’il y avait des fées de toutes les origines ethniques comme les humains).

fée et arc-en-ciel

Alors que je pensais que Petit O’ (4 ans) voudrait dessiné une fusée, il a décidé de représenter le système solaire. J’ai donc sorti notre “coffret Montessori astronomie” et lui ai proposé les cartes de nomenclature des planètes du système solaire comme modèle.

dessiner les planètes

Une fois toutes les planètes dessinées et découpées, Petit O’ les a collées sur le fond qu’il avait préparé.

sous-main système solaire

J’ai ensuite plastifié les deux feuilles sur lesquelles les enfants avaient collé leurs dessins. Placées sur leur bureau, elles leur servent maintenant de sous-main pour protégés des éventuels coups de crayons maladroits !

sous-main fée et arc-en-ciel
sous-main système solaire
sous-mains sur des bureaux d'enfants

Les enfants et moi sommes ravis de ces jolis sous-mains qui apportent beaucoup de couleur à leur table de travail !

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