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Douce France – À Travers leurs yeux d’enfants…

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Ce mois-ci, j’ai choisi le thème de notre rendez-vous À travers leurs yeux d’enfants… par rapport à notre propre expérience. Après 9 mois d’expatriation à Dubaï, nous sommes retournés en France pour la première fois et j’avais envie de connaître le regard que mes enfants portent sur leur pays d’origine. Voilà pourquoi le thème était “Douce France“.

Notre interprétation de Douce France

Colombe a avant tout remarqué les drapeaux français accrochés aux bâtiments officiels. Malheureusement, nous ne les avons pas pris en photo, n’ayant pas toujours le temps de nous arrêter, ou n’ayant pas l’appareil photo à portée de main.

Mais le séjour nous a donné l’occasion de faire quelques photos de détails qui ont marqués mes petits expat’ maintenant plus habitués à la vie dans le désert qu’à la vie dans la campagne normande ! Il y a eu :

Le salon de Grand-mère éclairé par une jolie lumière…

 

Nuages gris

Nuages gris au-dessus de Rouen

De gros nuages gris au-dessus de Rouen (mais pas de pluie !)…

 

coccinelle dans l'herbe

Des petites bêtes, de l’herbe bien verte et de jolies fleurs…

 

averse et ciel bleu

Une averse et un ciel bleu en même temps…

 

La tour des archives de Rouen… Colombe s’est longuement demandé si elle était aussi grande que la Burj Khalifa ! Mais finalement, non. Elle en est presque sûre !

 

les enfants jardinent
photo prise par Maman !

Et surtout pendant notre séjour en France, Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans) ont profité de la nature et du jardin ! Je leur ai acheté une combinaison anti-pluie et des bottes qui leur ont permis de sortir qu’importe la météo. Et ils étaient ravis ! Ils ont sauté dans les flaques, se sont roulés dans l’herbe et ont joué avec la terre. De longues heures de jeux qui leur ont permis de prendre un bon bol d’air !

Vos interprétations de “Douce France”

Chez Extraordinaire maman Pivert, Petit Poussin a eu une idée qui me séduit beaucoup !

Chez Mon joli petit Bureau, Emmy qui est une enfant expat aussi a choisi un joli symbole français !

Chez Rêves de Fripouille, les enfants nous emmènent dans faire de belles promenades et nous montre leur vision de la douceur de vivre à la française ! Et même maman s’est prêtée au jeu !

J’en profite pour m’excuser auprès de toutes les mamans qui ont eu la chanson “Douce France” dans la tête (et dont je fais partie) ce mois-ci. Mais finalement c’est plutôt une jolie chanson, non ?

 

Le prochain rendez-vous

Pour le rendez-vous du 20 mai, j’ai de nouveau demandé à un enfant de choisir ! Ce sont donc les enfants de Claire du blog Rêve de Fripouilles qui ont décidé du thème : les insectes ! Avec l’arrivée des beaux jours ils vont revenir, et j’espère que cela va inspirer nos photographes en herbe !

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Notre bac de manipulation autour de Pâques

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La fête de Pâques approche à grand pas, et nous en parlons beaucoup à la maison. Nous abordons le sujet en voyant les rayons remplis de chocolats dans les magasins bien-sûr, mais aussi à travers nos lectures et nos activités. J’ai proposé un bac de manipulation autour de Pâques à mes deux enfants, Colombe (5ans) et Petit O’ (3 ans) avec un peu de pâte à modeler et quelques jolis accessoires.

 

La préparation du bac

Pour préparer ce bac, j’ai fait simple :

  • des petits poussins
  • des pics en forme de lapins
  • des caissettes de papier pour cupcake
  • un morceau de pâte à modeler en forme d’œuf de pâques

Bac de manipulation autour de Pâques

 

Nos jeux de manipulation autour de Pâques

Pour que mes enfants manipulent en toute liberté, je leur ai proposé à chacun un bac avec les mêmes accessoires.

 

Bacs de manipulation autour de Pâques

J’ai présenté tout le matériel dans des petits bacs, mais chaque enfant avait un set de table sur lequel il pouvait étaler la pâte à modeler et manipuler à loisir.

Au moment de la présentation, je n’ai rien expliquer aux enfants et je n’avais aucune attente de leur part. Je les ai laissé observer le matériel et choisir leur propre jeu. Colombe a très vite trouvé quoi faire puisqu’en à peine 3 minutes, elle avait déjà installé ses petits poussins et ses lapins sur sa pâte à modeler.

Poussins et lapins sur de la pâte à modeler

Petit O’ a d’abord inventé une histoire (de bagarre) avec ses poussins et il a transpercé un poussin avec 2 pics lapins (je n’imaginais pas que l’activité serait si violente !) avant de s’intéresser enfin à la pâte à modeler.

Alors les 2 enfants ont joué à cacher un poussin dans une boule de pâte et d’en faire un petit œuf.

Poussin caché dans de la pâte à modeler

Poussin caché dans de la pâte à modeler

Puis, Petit O’ a créé de petites scènes avec les poussins et la pâte à modeler. Il a posé chaque poussin sur un amas de pâte qu’il a appelé “volant” et qui était une espèce de soucoupe volante (si j’ai bien compris, mais l’esprit d’un enfant de 3 ans est parfois semblable à celui d’une personne imbibée d’alcool… difficile à suivre !).

Puis il a jouer à “Caché-trouvé” avec un poussin dans une des caissettes.

Pendant ce temps, Colombe construisait un soleil avec de la pâte à modeler et des lapins (le récit de cette activité ressemble de plus en plus au délire d’un type sous extasie, on se croirait dans une chanson des Beatles !).

Soleil en pâte à modeler

Soleil en pâte à modeler

Finalement après plus de 45 minutes de manipulation, j’ai proposé aux enfants de fabriquer des petites boules et des boudins avec leur pâte à modeler. Un exercice que mes enfants devraient effectuer s’ils allaient à l’école !

boules de pâte à modeler

Après avoir transformé tout notre stock de pâte à modeler en boudins et en petites boules, les enfants ont eu envie d’arrêter. Il faut dire qu’ils ont joué à la pâte à modeler pendant au moins une bonne heure !

Si vous souhaitez en voir plus (et entendre les explications de Petit O’ sur ses délires créatifs !) vous pouvez retrouver cette activité en vidéo dans mes stories permanentes sur Instagram !

Que pensez-vous de cette activité ? Chez vous aussi, les enfants adorent la pâte à modeler ? Mettez moi un petit mot en commentaire car j’adore vous lire !

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Voyageons Ludique au Maghreb

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Le Maghreb, thème du rendez-vous Voyageons Ludique nous a beaucoup inspirés ce mois-ci. Après avoir dessiné de jolis tatouages au henné (ou presque), j’ai intégré ce thème à notre étude régulière dans le cadre de l’instruction en famille des mes 2 enfants Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans). Nous ne suivons pas de programme particulier, mais les apprentissages sont rythmés par des activités et des sujets d’étude récurrents. Parmi ces sujets il y a la découverte de nouveaux pays que nous consignons dans notre cahier des pays, et l’apprentissage régulier de poésies. Dans le courant du dernier mois, j’ai donc choisi le thème du Maghreb pour ces 2 sujets d’étude.

Le Maghreb sur notre cahier des pays

Notre cahier des pays est un objet vivant. Nous y mettons les pays des gens que nous connaissons et qui nous sont proches, et je ne veux pas surcharger les enfants d’informations. Même si nous appelons communément “Maghreb”, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, je n’ai choisi d’étudier que les Maroc. Comme à chaque fois, nous avons dessiné le drapeau du pays et recherché sa signification, noté la langue parlé, la capitale, la monnaie…

Cahier des pays : le Maroc

Colombe et Petit O’ ont d’ailleurs remarqué que comme aux Émirats Arabes Unis que nous avions déjà étudiés, on parle arabe au Maroc et on paye en Dirham !

 

Le Maghreb en poésie !

Afin d’entraîner notre mémoire (oui, oui, moi aussi j’entretiens ma mémoire, il paraît que c’est un exercice très sain) et d’enrichir notre culture, nous apprenons régulièrement des poésies. Chaque matin pour le petit déjeuner j’installe notre cahier de poésies sur le porte-livre et nous lisons et expliquons une poésie de façon à l’apprendre doucement. Généralement Colombe et Petit O’ mettent une à deux semaines pour apprendre une poésie, nous en apprenons donc souvent 2 par mois.

Au Maghreb (bon, j’avoue au Maghreb comme aux Émirats !) le dromadaire est un animal commun. J’ai donc choisi une poésie pour apprendre à distinguer les dromadaire et les chameaux ! L’auteur de la poésie ne figure pas sur la page parce que je ne l’ai pas trouvé, mais si vous savez qui a écrit cette poésie, dites le moi !

 

Poésie : Dromadaire ou Chameau

 

Comme à chaque fois que nous apprenons une poésie, je l’ai écrite sur notre cahier de poésie et les enfants l’ont illustrée. Petit O’ a colorier la page d’illustration en bleu et je l’ai aidé à dessiné un palmier. Colombe a découpé et collé un papier jaune pour faire le sable, puis à l’aide d’un tutoriel sur internet, elle a dessiné un chameau.

 

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Les Fleurs – À Travers leurs yeux d’enfants…

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Bien que cela n’y paraît pas en France, le printemps est arrivé ! Le thème de notre rendez-vous À Travers leurs yeux d’enfants…, choisi par Emmy (6 ans) du blog Mon Joli Petit Bureau, est tout à fait approprié à la saison puisqu’elle a choisi : “Les Fleurs” !

À Travers leurs yeux d'enfants

Notre interprétation du thème : “Les Fleurs”

Petit O’ n’a pas souhaité participer ce mois-ci. Il faut dire qu’à Dubaï, il y a assez peu de fleurs (en tous cas peu de variétés), et il a été peu inspiré.

Malgré le peu de fleurs que l’on trouve ici, Colombe (5 ans) en trouve toujours quelques-unes à ramasser. Déjà petite, elle avait pris l’habitude de rentrer de l’école en ramassant des trésors de la nature, alors malgré le peu de végétation ici, elle ne change pas ses habitudes. Une fois rentrée à la maison, elle observe ses fleurs avec notre boîte lumineuse ou s’amuse à créer des figures avec. Je lui ai donc proposé de prendre en photo une de ses observations ou une de ses créations.

Papillon en fleur

Il y a quelques semaines nous avons visité le “Dubai Butterfly Garden“, un magnifique jardin de papillons. Dans les premières pièces, nous avons admiré des tableaux fabriqués avec des ailes de papillons. Colombe a voulu rappeler ce thème des papillons dans sa photo !

 

Vos interprétations du thème : “les fleurs”

Chez Mon Joli Petit Bureau, Emmy a patiemment attendu l’arrivée du printemps.

Chez Extraordinaire maman Pivert, Petit Poussin nous montre sa table des saisons.

Chez Rêves de Fripouilles, les enfants nous font voyager en nous montrant de magnifiques fleurs exotiques.

 

Le prochain rendez-vous

Pour le prochain rendez-vous, c’est moi qui ai choisi le thème. Nous allons passer quelques semaines en France, alors je suis curieuse de voir ce qui représente ce pays pour mes petits expatriés. Le thème sera donc : “Douce France” ! J’ai hâte de voir ce que nos photographes en herbe nous feront découvrir !

 

 

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Nos mains tatouées au henné

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Je ne suis pas très régulière dans mes participations au rendez-vous Voyageons Ludique organisé par mes amis du blog Pa’man c’est une longue histoire, mais ce mois-ci, je suis très motivée ! À l’annonce du thème, “Le Maghreb“, j’ai eu plein d’idées, alors j’ai décidé d’en faire le thème d’étude général de notre mois. Et mon premier article concerne une petite activité proposée à Colombe (5 ans) et à Petit O’ (3 ans) afin de se familiariser avec une jolie tradition du Maghreb : le tatouage au henné. Nous avons déjà eu l’occasion de faire embellir nos mains, mais cette fois, j’ai proposé aux enfants de s’entraîner à reproduire des mains tatouées au henné sur une feuille de papier. L’activité est tellement simple que mes 2 enfants peuvent maintenant la préparer en toute autonomie !

Nos mains tatouées au henné : le matériel

Pour faire nos mains tatouées au henné il faut :

  • des feuilles blanche ou couleur chaire
  • un crayon ou feutre fin marron
  • une paire de ciseaux
  • des feuilles de couleurs (si vous voulez en faire une carte à offrir ou une affiche)
  • de la colle

La réalisation

Je vous l’ai dit, cette activité est tellement simple que les enfants peuvent la réaliser seuls (ou presque pour Petit O’ qui a encore besoin d’un peu d’aide). On commence par tracer le contours de sa main sur une feuille.

Tracer le contour de ses mains.

Puis on dessine des fleurs, des lignes, des petits points et autres jolis motifs qui composent traditionnellement les tatouages au henné. Cette partie est un bon exercice de graphisme, de concentration et de patience ! (d’ailleurs on voit bien au résultat final que la patience manque encore à Colombe pour ne pas bâcler son travail !)

 

graphisme tatouage henné

Une fois les motifs terminé, il suffit de découper l’empreinte de la main (encore un bon exercice de motricité fine !) et de la coller sur une feuille pour en faire une affiche ou une carte à offrir !

 

Nos mains tatouées au henné : le résultat

Collées sur une feuille de couleur, nos mains font une jolie carte ou une affiche à accrocher où à offrir.

Dessin de main tatouée au henné

Dessin de main tatouée au henné

Dessin de main tatouée au henné

Comme je l’ai dit plus tôt, l’activité est vraiment facile à faire, et une fois qu’on l’a présentée, les enfants peuvent la faire en toute autonomie. C’est donc une activité idéale pour occuper les enfants pendant les longs repas de famille, les mariages, anniversaires, ou tout simplement à la maison lorsqu’ils s’ennuient !

Et présentée avec quelques décors dorés et des verres de bons thé à la menthe, on se croirait presque au Maroc, non ?

Avez-vous aimé cette activité ? Est-ce qu’elle vous inspire ? Dites-le moi en commentaire, cela me fait toujours plaisir de vous lire ! Et si vous proposez cette activité à vos enfants, vous pouvez aussi m’envoyer des photos, ici ou sur mes réseaux sociaux Facebook et Instagram !

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Invitation à créer : si j’étais un moyen de locomotion

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Voilà bien longtemps que je n’ai pas présenté d’activités manuelles faites avec les enfants sur ce blog. Nous avons été très productifs cet été, alors qu’il faisait très chaud à Dubaï, mais avec le redoux (arrivé tardivement vers fin octobre !), nous avons beaucoup profité de sorties en extérieur. Et Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans) ont également développé leur autonomie en matière de création. Je laisse le matériel à leur disposition et ils créent quand ils veulent et ce qu’ils veulent. Les activités guidées deviennent alors plus pénibles. Mais voilà un moment que j’ai envie de leur proposer une “invitation à créer” inspirée de la pédagogie Reggio. Mais comme mes enfants créer sans cesse librement, j’avais envie de leur imposer un thème pour une fois. Chaque mois, le blog Mes Humeurs créatives nous propose d’imaginer des activités manuelles avec le enfants à travers de son défi “Si j’étais…”. Et pour le mois de février (oui, je sais, je suis en retard !), le thème est : “Si j’étais un moyen de locomotion”

Invitation à créer : le matériel

Dans une invitation à créer, on met du matériel à la disposition de l’enfant sans lui dire à quoi il sert. L’enfant étudie alors les objets à sa disposition et il détermine lui-même leur usage, sans être “pollué” par les idées préconçues des adultes.

Le type de matériel utilisé n’est pas spécialement important. On peut proposer ce genre d’invitations avec quelques éléments que l’on a sous la main. Pour être plus proche de la pédagogie Reggio, j’aurais sans doute dû proposer des éléments de la nature, mais la jungle urbaine dans laquelle j’évolue rend plus facile l’utilisation de matériel de loisirs créatifs.

Le matériel de notre invitation à créer

Dans un grand plat compartimenté j’ai proposé aux enfants :

  • un rouleau de papier toilette chaque comme base
  • des pompons de couleurs
  • du fil chenille
  • des bandes de papiers colorés
  • des sequins
  • des yeux mobiles
  • des cœurs et étoiles en mousse
  • de petites planches d’autocollants
  • du washi tape
  • de la colle, des ciseaux…

J’ai volontairement proposé beaucoup de matériel car je voulais voir vers quoi les enfants allaient se tourner. Mais je pense leur en proposer beaucoup moins les prochaines fois, et surtout leur proposer le matériel qui ne les a pas inspirés !

Le matériel de notre invitation à créer

Le matériel de notre invitation à créer

Si j’étais un moyen de locomotion : nos créations !

Eh oui : “Nos créations”. Pour cet exercice, je me suis assise avec les enfants et j’ai créé avec eux. Cela a sans doute influencé leur manière de faire et leur utilisation du matériel, mais j’ai bien sentie que si je ne me mettais pas à créer avec eux, Petit O’ se serait arrêté très vite.

Voici donc ma création : un bus pompons aux passagers “ours arc-en-ciel”.

La création de Petit O’ : un avion pour détruire les déchets.

Un avion pour détruire les déchets

Création de Colombe : “un avion-fusée qui peut se transformer en taxi”

 

La création de Colombe a sans doute un peu débordé… Mais je l’ai vu prendre beaucoup de plaisir à manipuler la colle liquide et les fils chenilles.

 

Pour un premier essais je suis plutôt convaincue. Les enfants ont passé un bon moment et moi aussi. Je me rends mieux compte du matériel qui ne les inspire pas et du matériel qu’ils maîtrisent bien. Bref, cette petite expérience m’a donnée plein de pistes pour la suite !

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Comment s’habiller quand on est une femme à Dubaï

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Voici une question que l’on m’a souvent posée et que je me suis posée moi-même avant de venir vivre aux Émirats Arabes Unis : comment s’habiller quand on est une femme à Dubaï ? L’idée que l’on se fait depuis l’Occident est souvent embrouillée entre l’image d’une ville de tous les excès et d’un islam strict. D’un côté, on voit des images de femmes très légèrement vêtues, posant devant les symboles de l’architecture moderne, et d’un autre côté, on nous présente des femmes voilées et on nous parle de règles strictes. Alors quelle version croire et qu’est-ce qu’on met dans sa valise quand on prépare ses vacances à Dubaï ?

Le port du voile à Dubaï

L’habit traditionnel des femmes des Émirats Arabes Unis, est la abaya, une longue robe noire qu’elles portent par dessus leurs vêtements. Elles couvrent leur tête et leurs cheveux avec le sheila, un voile noir, souvent légèrement transparent. Même s’il n’est pas obligatoire de porter la abaya et le sheila, la plupart des femmes émiratis les portent. Elles rivalisent d’ailleurs d’élégance dans les détails avec quelques strass ou perles pour agrémenter leur tenue (tout est toujours fait de manière subtile, cela rend la tenue très élégante et jamais “bling-bling”).

 

habit traditionnel des femmes aux Emirats Arabes Unis
Habit traditionnel des femmes aux Emirats Arabes Unis.

 

Certaines femmes cachent leur visage par d’un voile noir qui couvre leur nez et leur bouche, ne laissant apparaître que leurs yeux. L’un des plus anciens accessoires de la tenue traditionnelle est une sorte de masque en cuir doré couvrant le front, le nez et la bouche et qui est appelé burqa. À l’origine, ce masque servait à protéger le visage du soleil et du sable du désert. De nos jours, il n’est plus porté que par les femmes âgées.

 

Burqa aux Emirats Arabes Unis
La burqa des Emirats Arabes Unis est un masque de cuir doré qui protège le visage des vents de sable.

Mais le voile n’est pas obligatoire aux Émirats Arabes Unis et aucune tenue particulière n’est imposée aux femmes. Ainsi, on croise des femmes musulmanes voilées de toutes les manières possibles, mais aussi des femmes en mini short et en débardeur !

La tenue la plus appropriée à Dubaï

On entend beaucoup de choses sur la manière dont les femmes doivent s’habiller à Dubaï, et tout n’est pas bon à prendre. Je vous conseille de vous méfier des visions un peu extrême, d’un côté comme de l’autre. Ceux qui diront que les femmes doivent sortir couvertes de la tête aux pieds n’ont vraisemblablement pas mis le nez dehors ! Et ceux qui vous assurent que vous pouvez porter n’importe quoi vous exposerons peut-être à quelques complications. En réalité, la manière dont vous pouvez vous vêtir dépend surtout de l’endroit où vous vous trouvez dans la ville.

À la plage, bikini, mini short et crop top sont largement admis, et il en est de même dans les quartiers très touristiques.

Les centres commerciaux affichent à l’entrée leur politique en matière d’habillement : épaules et genoux couverts. Mais on peut voir sur l’affichage que la tenue vestimentaire n’est pas mise du côté des règles, et qu’elle est juste suggérée. D’ailleurs les termes sont clairs : “We advise avoiding showing your shoulders and knees” (Nous vous recommandons d’éviter de montrer vos épaules et genoux). Plus qu’une règle, il s’agit d’une recommandation pour ne pas choquer Émiratis et autres personnes originaires du golfe. Et dans les faits cette politique n’est pas stricte : je vois de nombreuses femmes se promener en tenue légère dans les grands centres commerciaux sans jamais avoir de souci. Tant que leur comportement n’est pas provoquant, il n’y a pas de problème. Attention, si se tenir la main entre homme et femme est admis ici, s’embrasser en public est déjà considéré comme une provocation. Enfin, je vous recommande de ne pas vous habiller trop légèrement dans les centres commerciaux pour une raison toute simple : il y fait assez froid à cause de la climatisation !

 

Politique d'habillement des centres commerciaux à Dubaï
Panneau énonçant les règles de comportement dans un centre commercial de Dubaï (Mall of the Emirates, celui avec la piste de ski). Notez que la tenue vestimentaire n’est que suggérée (et qu’il n’est pas fait mention d’homme ou de femme, la suggestion s’adresse à tous)

 

Les centres administratifs et lieux institutionnels sont plus pointilleux sur la manière de s’habiller des femmes (et des hommes !).  La règle est d’avoir les épaules et les genoux couverts (pour les femmes comme pour les hommes !). Et les agents de sécurité veillent au grain ! Mais les premières mises en garde sont toujours faites avec gentillesse, après si vous souhaitez vous opposer et expliquer à l’agent de sécurité que vous trouvez idiot de se couvrir, vous vous exposez sans nul doute à de gros problème…

Enfin, la visite des mosquées impose une tenue plus stricte, avec bras, jambes et tête couvertes. Et cette fois, on ne s’arrête pas aux bras et aux épaules : lors de ma visite de la mosquée Cheikh Sayed d’Abu Dhabi, j’avais choisi une tenue qui me semblait aconvenir, mais finalement, mon pantalon laissant apparaître mes chevilles, on m’a demandé d’enfiler une abaya. Si comme moi, vous n’avez pas la tenue adéquate, pas de soucis, les mosquées ouvertes aux visites mettent des abaya à la disposition de ses visiteuses.

 

tenue vestimentaire pour les femmes dans une mosquée des Emirats Arabes Unis
S’il faut être couverte lors des visites de mosquées, toutes les originalités sont permises. Ainsi, lors de la visite de la grande moquées Cheikh Sayed d’Abu Dhabi, j’ai égayé la abaya que l’on m’a prêtée avec mon foulard à pompons arc-en-ciel.

Alors, comment s’habiller quand on est une femme à Dubaï ?

J’ai bien envie de vous dire que vous vous habillez comme vous voulez, mais qu’il faut adapter votre tenue à l’occupation du jour. Si vous êtes touriste, pas besoin d’attention particulière. Dans mon quotidien de femme résidant à Dubaï, j’ai rangé les mini-shorts et jupes courtes que je portais en France, non parce que j’y suis contrainte, mais parce que je ne me sens plus à l’aise dedans. Personnellement, je préfère les tenues un peu plus longues (près du genou) qui me permettent d’être en accord avec les recommandations des centres commerciaux (dans lesquels on passe beaucoup de temps dès qu’il fait un peu chaud, c’est à dire 9 mois de l’année !). Mais je croise de nombreuses femmes, mères de famille ou non, portant des tenues très courtes sans que cela ne choque personne. Quant au fait de couvrir ses épaules, je ne le fais pas par contrainte mais par confort : la climatisation est souvent forte dans les lieux clos et la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur est généralement grande. Même si je porte des débardeurs dans la rue, j’ai toujours avec un moi un petit gilet à enfiler rapidement lorsque j’entre dans le métro ou dans un centre commercial afin de supporter le froid !

tenue vestimentaire d'une femme à Dubaï
Voici une tenue que je porte facilement ici. La photo a été prise pendant les quelques jours de fraîcheur que nous avons ici, d’où le fait que je porte une veste. Je porte une chemise légère mais à manche longue : cela me permet de ne pas avoir trop froid à l’intérieur (car la clim est souvent forte) et de ne pas trop m’exposer au soleil. Ce genre de jupe est assez courant ici : on joue beaucoup avec les différences de longueurs dans les tenues vestimentaires féminines. Cela ne se voit pas sur la photo, mais cette jupe est composée d’une minijupe et d’un voile légèrement transparent par dessus : le jeu des transparences est très commun aussi.

 

Robe longue Dubaï
Je vous conseille d’avoir robes longues dans votre garde-robe (si vous aimez porter des robes, bien-sûr). Même si elles sont moins pratique pour la maman que je suis, elles sont idéales pour être acceptée dans n’importe quel lieu (je pense surtout aux mosquées et aux services administratifs qui exigent une tenue plus stricte).

 

Porter un voile à Dubaï pour se protéger du soleil
Le port du voile n’est pas obligatoire à Dubaï, mais je garde toujours un foulard sur moi. Il me sert généralement à me couvrir le cou lorsque la climatisation est trop forte. Mais dans le désert, lorsque j’oublie de prendre un chapeau, il est très pratique pour me protéger du soleil !

 

Si cet article vous a plu, si vous avez des questions, n’hésitez pas à réagir ! Je répondrai à vos questions et qui sait, cela me donnera peut-être des idées pour de prochains articles !

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Avoir une peur bleue – À travers leurs yeux d’enfants…

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Le thème du rendez-vous À Travers leurs yeux d’enfants… ce mois-ci était “Avoir une peur bleue “. C’est Petit Poussin, le fils d’Extraordinaire Maman Pivert qui a choisi ce thème qui nous a un peu sortis de notre zone de confort ! En effet, ici, la peur on l’évite plus qu’on ne l’affronte ! Je suis incapable de regarder le moindre film qui touche de près ou de loin au paranormal, et Colombe du haut de ses 5 ans refuse souvent de lire des histoires sous prétexte qu’il y a un méchant dedans.

 

À travers leurs yeux d'enfants

Notre interprétation d’avoir une peur bleue

Vous vous en doutez, nous n’avons pas beaucoup exploré le sujet, en grande courageuses que nous sommes ! Et Petit O’ ne nous a pas aidé puisqu’il n’avait pas envie de participer cette fois ! Mais heureusement notre livre préféré en ce moment, La Couleur des Émotions comporte une page sur la peur !

La couleur des émotions, la peur

Colombe a choisi une mise en scène assez simple, mais elle a tout de même tenu à fermer les rideaux pour que la photo face plus peur !

Votre interprétation d’avoir une peur bleue

Chez Mon Joli Petit Bureau, Emmy a pris une photo à toute vitesse, mais je trouve que cela lui donne un côté encore plus effrayant !

Chez Extraordinaire Maman Pivert, Petit Poussin a fait ce qui me semble être sa plus belle mise en scène depuis le début de ce rendez-vous ! Je vous assure, allez voir, ça vaut le détour !

Le prochain Rendez-vous

Pour le prochain rendez-vous, j’ai demandé à Emmy (6 ans) du blog Mon Joli Petit Bureau de choisir le thème.  Ce sera donc “Les fleurs” qui pourront inspirer nos photographes en herbe !

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Les escalators à Dubaï, recommandations particulières

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Il n’y a rien de plus banal qu’un escalator dans une centre commercial, et à priori il n’y a aucune raison pour que les escalators soient différents d’un pays à l’autre. D’ailleurs les escalators de Dubaï n’ont strictement rien de particulier. Fin de l’article.

Non, en fait il y a un peu plus à dire. Certes, les escalators à Dubaï sont à peu près les mêmes qu’en France : pas d’originalité particulière, pas de démesure, rien d’exceptionnel. Mais à l’entrée des escalators il y ces recommandations, liées à la vie culturelle du pays, et qui me font toujours sourire !

Comme partout, il est indiqué de tenir la main des enfants, de ne pas entrer avec une poussette, de tenir la rampe…

Mais voilà il est aussi indiqué de faire attention à ne pas laisser sa abaya, l’habit traditionnel des femmes aux Émirats Arabes Unis, se coincer dans les rouages de l’escalator ! Imaginez donc le malaise pour la pauvre femme dont le vêtement se déchirerait en montant les marches…

Et l’interdiction de porter des crocs dans les escalators dubaïotes ? Je ne vous mets pas de lien ici, mais vous n’avez qu’à taper “crocs escalator accident) sur Youtube. Ces chaussures en plastique (portées par la majorité des enfants ici) se coincent facilement dans les marches des escalators, et si le pied reste coincé avec, l’accident devient dramatique.

 

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Comment nous vivons le unschooling et surtout comment nous y sommes arrivés !

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“Comment, la famille À Dada ! a encore changé de mode de vie et les enfants usent leurs pantalons sur les bancs de l’école (ou plutôt dans la cours de récréation…) ?” Voilà sans doute ce que vous vous êtes demandés en lisant le titre de cet article. Je vous rassure (ou pas) nos enfants ne vont toujours pas à l’école et nous ne songeons pas à les y envoyer. Mais ça n’est pas pour autant que l’on fait l’école à la maison ! D’ailleurs si vous me lisez depuis un moment vous vous serez peut-être rendu compte que j’utilise très peu ce terme. Lorsque je parle de notre manière d’apprendre, je parle plutôt d’instruction en famille, le terme général aux enfants qui ne vont pas à l’école. Et lorsque je veux être plus précise, je vous parle de unschooling ou de “liberté d’apprendre”.

Qu’est-ce que le unschooling ?

Voilà une grande question qui suscite de nombreux débats ! Le unschooling est un concept vivant et même assez personnel, il est donc normal que chacun le vive différemment. Le grand principe du unschooling est la liberté d’apprendre et le respect des élans de curiosité de l’enfant. Cela signifie que l’enfant est maître de ses apprentissages et que les parents ne font que suivre et accompagner l’enfant. Les désaccords sur la définition de unschooling résident donc souvent sur la limite entre “accompagner” et “guider” son enfant. Les unschoolers n’utilisent généralement pas de programme (quoique ça n’est pas tout à fait vrai puisque certains l’utilisent comme ligne directrice pour atteindre un but comme l’obtention d’un diplôme) et certains parents unschoolers affirmeront même qu’utiliser du matériel pédagogique va à l’encontre de la liberté d’apprendre de l’enfant. Je pense que le unschooling va au-delà de ce genre de question. Il ne s’agit pas d’une religion avec ses dogmes, où il serait blasphématoire de faire telle ou telle chose. C’est plutôt une philosophie de vie : oui, selon moi le unschooling n’est pas qu’un système d’enseignement, mais bien un mode de vie car il impacte le quotidien de toute la famille (mais remarquez, vu comme l’école a fait de notre vie de famille un enfer, c’est sans doute aussi un mode de vie…). La définition est donc très large et de nombreuses familles s’y retrouvent. Il y a bien sûr le stéréotype de la famille qui vit pieds nus au fond des bois en communion avec la nature, mais aussi des familles qui vivent en ville dans un système plus traditionnel. L’essence du unschooling ne tient pas tant de la méthode que de l’initiateur du savoir : l’enfant !

Pour une définition plus détaillée du unschooling, je vous suggère cet article du blog Apprendre avec bonheur, ainsi que le visionnage du film de Clara Bellar Être et Devenir.

Le parent unschooler se la coule douce !

Puisque le unschooling, selon la manière dont je le définis, correspond à la liberté d’apprendre et que l’enfant est maître de ses apprentissages, alors il est bien naturel de penser que les parents n’ont absolument rien à faire, non ?

Dans la réalité, ça n’est pas si simple. Si l’enfant est libre d’apprendre ce qui l’intéresse, l’adulte est là pour l’accompagner et répondre à ses questions. Et ça n’est pas toujours une mince affaire ! Bien souvent, l’enfant se passionne pour un sujet que le parent ne maîtrise pas ou connaît très peu. Le parent va alors se documenter avec l’enfant et le guider dans ses recherches (en particulier avec des petits qui ne savent pas lire, cela est sans doute moins vrai lorsque l’enfant devient plus autonome). Le parent peut également préparer des activités et des expériences en rapport avec la passion du moment. Tout cela demande de la préparation, pas mal de travail, et c’est parfois source de frustration (pour le parent), car l’enfant ne va pas nécessairement s’enthousiasmer pour ce que l’on aura préparé ! Et en unschooling, si l’enfant ne trouve pas d’intérêt pour une activité, on ne la lui impose pas. Alors j’arrête tout de suite les mauvaises langues, il ne s’agit pas de faire des enfants capricieux qui ne vont faire que ce qu’ils veulent, mais de ne pas forcer un enfant dans une activité qu’il rejette. On peut alors la présenter différemment, demander à une autre personne de l’introduire, ou tout simplement la mettre de côté afin que l’enfant puisse s’y diriger de lui-même s’il en ressent l’envie. Car en unschooling, on considère que l’enfant a sans doute une bonne raison de ne pas s’intéresser à une chose, même si nous ne saisissons pas cette raison (et qu’il n’est d’ailleurs pas forcément utile de saisir cette raison). Si un jour l’enfant ressent le besoin d’y revenir, alors il le fera naturellement, et s’il n’y vient jamais c’est simplement que cette chose ne lui est pas utile. Il ne s’agit pas d’éveiller la curiosité des enfants en leur proposant une foule d’activités : la curiosité des enfants est naturellement présente, elle n’a pas à être éveillée mais simplement entretenue (et répondre à leur questions suffit pour ça).

Mais le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute un travail de lâcher-prise. La plupart des parents unschooler ont sans doute reçu leur instruction à l’école. Nous avons appris à rester calme, assis sur une chaise et à écouter des cours magistraux qui tentaient de nous enseigner des concepts bien éloignés de notre quotidien. Nous avons été conditionnés à croire que les apprentissages ne pouvaient se faire que par la transmission du maître à l’élève, nous avons rarement appris par l’expérience, et plus que tout, nous avons appris que ne pas savoir était un échec. Ainsi, face à nos enfants nous sommes souvent confrontés à cette peur de l’échec par laquelle nous sommes conditionnés : mon enfant va-t-il apprendre à lire si je ne le force pas à s’exercer chaque jour ? Va-t-il avoir un jour l’envie d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues si je ne l’y contrains pas ? Toutes ces questions sont légitimes, car nous avons souvent davantage appris par contrainte de réussite à l’examen que pour notre enrichissement personnel. Mais si nos enfants ont réellement besoin de ces apprentissages, ils s’y dirigeront naturellement et trouveront la motivation nécessaire pour travailler sans qu’on ne les y pousse. Nos enfants apprendront sans doute à lire, même si leur intérêt naît tardivement. En revanche, certains ne trouveront jamais l’intérêt d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues, mais finalement, vous souvenez-vous comment on fait ? Cela vous a-t-il déjà été utile ? Bref, le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute de se rappeler que l’élan doit venir de l’enfant, que l’on peut avoir confiance en nos enfants pour apprendre tout ce dont ils auront besoin pour leurs projets futurs. Ce lâcher-prise et cette confiance ne sont pas faciles à acquérir, mais on y travaille.

Pourquoi le unschooling ?

Lorsque j’ai annoncé que mes enfants allaient être déscolarisés, je me souviens que quelques personnes m’avaient dit : “Chouette, je te vois bien en unschooling !”. Sur le moment, et alors que je n’y avais pas encore totalement réfléchi, je me demandais si j’allais réussir à laisser toute cette liberté à mes enfants (quand je vous parle de lâcher-prise, je sais de quoi je parle). Finalement, les 2 premiers mois d’instruction en famille se sont faits chez mes parents lorsque nous attendions nos visas pour venir à Dubaï, et nous les avons vécus comme de grandes vacances. Nous avons fait de très nombreuses sorties et les enfants ont beaucoup appris. Notre rythme de vie était celui de la maison, et si nous avions des routines, nous n’avions pas vraiment de contraintes horaires.

À notre arrivée à Dubaï, les enfants ont eu besoin de temps pour s’habituer aux coutumes locales (comme je l’explique en détails dans cet article). Il a également fallu qu’ils apprennent l’anglais qui est la langue majoritairement parlée ici. À 3 et 5 ans, je ne me voyais pas du tout le leur enseigner par des cours magistraux, alors j’ai dû créer des situations pour les confronter à la langue. Au final, il me restait peu de temps pour penser et préparer des “cours” ou activités correspondant à leur niveau scolaire, alors je ne l’ai pas fait. Mais cela ne m’a pas empêchée de constater qu’ils étoffaient leurs acquis. Nous discutons et lisons beaucoup, nous faisons de nombreux jeux de société, nous faisons également énormément de rencontres au quotidien, et sans qu’on ne fasse d’effort, toutes ces actions participent largement à la stimulation intellectuelle de nos enfants. Alors que j’avais encore dans l’idée de préparer du travail régulier mais que je n’en trouvais pas le temps, j’ai constaté tous les progrès de mes enfants et me suis rendu compte qu’ils apprenaient très bien seuls et à travers le monde ! C’est ainsi que tout naturellement nous avions débuté le unschooling.

 

abra dans le vieux Dubaï

 

Cet article est bien assez long comme ça, alors je vous ferai grâce du détail de notre organisation (car oui on peut pratiquer le unschooling et être organisé !), mais soyez rassurés (ou pas…) cela fera l’objet d’un prochain article ! Mais pour conclure, j’ai surtout l’impression que le unschooling s’est imposé à nous naturellement. Bien que je n’ai pas réussi à lâcher prise totalement, et même si je ne suis pas certaine de continuer en unschooling dans les années à venir (parce que qui peut dire où nous serons et ce que nous ferons dans le futur ? ), c’est pour le moment le mode d’instruction qui nous convient le mieux et qui correspond le mieux à notre envie de ralentir !

Mais dites-moi tout : y a-t-il parmi vous des personnes qui pratiquent le unschooling ? Des personnes que cela intéresse ? Ou au contraire est-ce que vous préférez les méthodes d’enseignement plus classiques et plus dirigées ? J’adore vous lire alors racontez-moi vos expériences, vos interrogations, vos envies…

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