Alimentation

Essayons de consommer sainement

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Dans mon article « Pourquoi je suis devenue écolo » je vous ai parlé de ce qui m’avait motivée à changer mon mode de consommation. Une grossesse qui ne venait pas et un besoin de revenir au naturel ont été les éléments déclencheurs. Puis, je suis tombée enceinte et j’ai continué à essayer de consommer sainement pour ma santé, mais aussi pour celle de mes enfants. Mon mode de consommation a bien évolué depuis les premiers changements, et c’est le résultat de plus de 4 ans de petits efforts faits l’un après l’autre. Alors ne prenez pas peur en me lisant aujourd’hui car si j’avais voulu changer radicalement je pense que je n’aurais pas tenu plus d’un mois. Chaque changement a demandé un effort d’adaptation, mais petit à petit ils sont tous devenus des habitudes et ont laissé la place à d’autres efforts. Et si j’ai appelé cet article « essayons de consommer sainement », c’est que je n’ai pas la prétention de vous présenter un mode de consommation parfait, mais plutôt mes astuces et réflexions pour faire au mieux. Car de toutes façons rien n’est immuable et il faut sans cesse être vigilant : les industriels ont leur profit comme première préoccupation et malheureusement c’est souvent au détriment de notre santé ou de l’environnement. Lorsqu’un ingrédient ou un composant est interdit pour sa dangerosité, il n’est pas toujours remplacé par un élément moins nocif, mais souvent par un élément qui n’a pas subit suffisamment de tests pour que l’on détermine son impact réel. Je sais que cela fait peur et mais c’est la triste vérité et le plus sain est d’en être conscient. Mais je vous rassure, à force de recherches, j’ai éliminé pas mal de produits industriels, mais j’en ai conservé certains car il existe une industrie respectueuse et responsable !

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Additifs, colorants, agents de texture et E en tous genres !

Dans mon premier article, je vous ai expliqué que mon changement de consommation a débuté par une règle simple : si l’on a besoin d’un doctorat en chimie pour comprendre la liste des ingrédients d’un produit, alors je ne l’achète pas ! J’avoue ne rien comprendre aux étiquettes, et à moins d’entamer de nouvelles études et de devenir chimiste, je crois que je n’y comprendrai jamais rien. Non seulement les termes sont compliqués et se ressemblent tous, mais les industriels inventent régulièrement de nouveaux procédés et utilisent de nouveaux ingrédients, il faut donc faire partie du milieu pour comprendre…

Mon principe d’élimination est donc radical, il exclut aussi des ingrédients sains, mais au moins je suis sûre qu’il ne laisse rien passer de mauvais. Et quand on sait ce qui a découler de ce changement de consommation (pour ceux qui n’ont pas lu mon premier article, la réponse est en conclusion !), on comprend que je respecte encore ce principe plus de 4 ans après l’avoir adopté.

J’avoue ne pas comprendre grand chose, mais en me renseignant, j’appris à éviter systématiquement quelques ingrédients :

  • arômes : dans nos listes d’ingrédients il s’agit d’un terme merveilleux qui peut regrouper le meilleur comme… le pire. Si les arômes utilisés étaient naturels, cela serait précisé, donc la mention « arômes » désigne généralement des arômes de synthèse. Certains sont peut être sans conséquence sur la santé et l’environnement, mais sans information complémentaire, je préfère les éviter.
  • édulcorants, aspartame : les études concernant ces substituts au sucre sont insuffisantes pour prouver leur innocuité. Pire, on les déconseille aux femmes enceintes, ce qui semble plutôt mauvais signe !
  • acide gras trans : on en a beaucoup entendu parler à une époque et les industriels les ont éliminés de leur recettes en le précisant en gros sur les paquets. Actuellement on en entend beaucoup moins parler, et j’ai l’impression de les voir réapparaître sur les étiquettes… Ils sont mauvais pour la santé (augmentent les risques cardiovasculaires).
  • Huile de palme : elle est mauvaise pour la santé si elle est consommée en excès, alors je l’évite. Mais le plus gros problème qu’elle pose est environnemental (déforestation et disparition d’espèces). Deux bonnes raisons de la fuir.
  • E 150d : ce colorant est présent dans de nombreux produits de couleur « caramel » notamment dans le Coca (facile à éliminer de l’alimentation quotidienne). Mais il est aussi présent dans la plupart des vinaigres balsamiques… Je vérifie donc systématiquement les étiquettes de ce vinaigre et pour en trouver un sain, je dois généralement me rabattre sur le vinaigre balsamique bio (et souvent bien plus cher).
  • La cochenille : voilà un colorant tout ce qu’il y a de plus naturel et pour lequel j’ai souvent dit « aucun risque, c’est un colorant naturel, on peut en consommer ». Et finalement j’ai appris que son mode d’extraction utilise des produits nocifs pour la santé qui subsistent en résidus dans le produit final… Bref, il faut se méfier de tout. La cochenille permet une jolie couleur rouge, je préfère maintenant l’éviter et manger des aliments aux couleurs plus fades.

Pour plus d’informations : voici un classement des additifs selon leur dangerosité, et sur le même site, vous pouvez retrouver cette liste classée par thème (colorant, conservateur…).

Les fruits, légumes et céréales

L’offre pour manger des fruits, légumes et des céréales sains et dans des conditions respectueuses de l’environnement est devenue très importante. Les épiceries bio et de vrac sont de plus en plus nombreuses, tout comme les AMAPs qui proposent chaque semaine un panier issu de l’agriculture locale qu’ils livrent parfois même sur notre lieu de travail. Après plusieurs essais, nous avons pris l’option du panier bio livré au travail. Chaque semaine je reçois un carton plein de fruits et de légumes variés (certaines AMAP ont tendance à livrer les mêmes fruits ou légumes pendant toute une saison, d’autres en élargissant le nombre d’agriculteurs partenaires parviennent à proposer plus de variété) et je ne me pose pas la question de ce que je vais devoir acheter. Ne consommer que des fruits et légumes frais suppose de cuisiner un peu plus, mais c’est compensé par le temps que nous gagnons en faisant nos courses.

Nous avons fait le choix des légumes frais par élimination. Tout d’abord, nous avons éliminés les aliments surgelés : en médecine traditionnelle chinoise, les aliments ont des propriétés chaudes ou froides qu’ils perdent s’ils ont été congelés (pour plus d’information sur les aliments en médecine chinoise je vous conseille Ces aliments qui nous soignent ). Ayant eu recours à cette médecine à plusieurs moment de notre vie, nous continuons à suivre certains principes et respectons donc cette éviction des aliments surgelés. Nous avons également éliminé les légumes en conserve : vous vous souvenez de l’éviction des BPA dans les biberons ? La loi a prévu une interdiction des BPA par palliers : s’ils ont été éliminés des objets destinés aux enfants (biberons, cuillères…), on pourra en trouver encore pendant quelque temps dans les objets destinés aux adultes, et notamment dans la pellicule de plastique qui entoure l’intérieur des boîtes de conserve… Dans quelques mois il n’y en aura plus, mais des études incriminent déjà les composants utilisés en remplacement des BPA. Il est donc très difficile de savoir ce qu’il y a dans le conditionnement de nos aliments, le plus simple et le plus sûr pour moi est donc d’éliminer ce conditionnement. Voilà pourquoi nous avons choisi de consommer des fruits et légumes frais.

Il y a certains aliments de cette catégorie que je ne consomme plus (ou alors très rarement) pour diverses raisons :

  • Les fruits exotiques : fruit de la passion, fruit du dragon, mais aussi banane ou avocat. Ce sont des fruits qui ne poussent pas dans nos régions, le bilan carbone de leur transport est donc très lourd, et je suppose que pour qu’ils supportent le voyage ils doivent être bourrés de pesticides et conservateurs…
  • Le maïs : la culture du maïs est très gourmande en eau, et si c’était un aliment destiné aux animaux au début du XXème siècle, sa production a largement augmenté quand les gens se sont mis à en manger. Un autre point me pose problème : en 2011 32% de la production de maïs était OGM (source). On peut penser que ça ne représente qu’un tiers des récoltes, mais sans connaître la dangerosité de ces cultures pour notre santé, un tiers me paraît déjà être beaucoup. Je ne mange donc pas de maïs en tant que légume, mais je ne consomme pas non plus de fécule de maïs ou d’amidon de maïs souvent présents dans les listes d’ingrédients.
  • Le soja : En 2011 c’est 75% de la production de soja qui était OGM ! Je n’achète donc pas de produit contenant du soja, bien que ça soit un aliment bien pratique (surtout quand on ne mange pas de viande). La seule exception est la sauce soja : j’aime la cuisine asiatique alors je fais parfois une petite entorse ! (il s’agit de faire au mieux, pas de se priver de tout non plus !)

La viande

Nous ne sommes pas végétariens, et pourtant nous ne mangeons quasiment pas de viande. Il est rare que j’en achète. Tout d’abord parce qu’il suffit de manger de la viande une à deux fois par semaine pour avoir tous les apports protéiniques nécessaires. Non, soyons honnête : en fait, les régimes végétariens sont tout à fait suffisants (j’en reparlerai très prochainement à l’occasion de la présentation d’un livre que je lis en ce moment), et quand on dit que manger de la viande 2 fois par semaine suffit, cela signifie que plus serait peut-être trop.

Pour réduire ma consommation de viande, j’ai commencé par ne plus en manger le soir et par la remplacer de plus en plus souvent par du poisson. Et finalement, constatant que le poisson était souvent pollué (notamment aux métaux lourds, nos mers en étant pleines), j’ai réduit également ma consommation de poisson (pas plus d’une fois par semaine) et je me suis penchées sur les recettes végétariennes. Mais même si je n’en ai pas envie tous les jours, j’aime trop mon morceau de steak ou mon petit poisson à la vapeur une fois de temps en temps pour devenir végétarienne. Je continue donc à en consommer, mais seulement de temps à autres, et de manière raisonnée.

La raison me pousse à consommer de la viande bio autant que faire se peut, mais son prix souvent élevé ne me le permet pas toujours. Il y a là encore des aliments que j’ai proscrit :

  • le porc et le poulet : j’exagère en disant que je les ai proscrits car s’ils sont certifiés bio ou qu’ils proviennent d’un élevage raisonné, je n’ai rien contre. Mais ce sont des viandes très consommés et qui ont donné lieu à des élevages intensifs, sans respect de l’animal et utilisant des méthodes nocives pour notre santé. Le porc par exemple est souvent bourré d’antibiotiques (qui évitent la prolifération de maladies propagée par le manque d’espace et les nombreuses blessures que les animaux peuvent se faire). Ces antibiotiques passent dans la viande, et nous les consommons donc à notre tour. Or, cette surconsommation d’antibiotiques, est non seulement absurde puisque nous ne sommes pas malade, mais elle peut nous faire développer une résistance qui rendrait les antibiotiques inefficaces lorsque nous en aurions besoin. Pour toutes les autres viandes, je reste vigilante quant à la provenance et je préfère les viandes issues de petites exploitations. Là encore, l’Amap est un bon moyen de trouver des produits sains, même si toutes ne proposent pas de viandes.
  • le saumon : la Norvège, premier producteur de saumon déconseille à ses femmes enceintes d’en consommer. Le saumon d’élevage vit souvent dans des conditions déplorables tant pour le respect de l’animal que pour la prolifération des maladies ! Les poissons vivent entassés et se blessent entre eux, et là encore on use des antibiotiques à outrance plutôt que de régler le problème à la source : offrir des conditions de vie digne de ce nom à l’animal… En ce qui concerne le saumon sauvage, celui-ci est très dur à trouver. Dans ma vie je n’en ai mangé que 2 fois, mais je m’en souviendrai longtemps car le goût du saumon sauvage n’a rien à voir avec le goût du saumon qu’on mange habituellement (et qui est souvent étiqueté comme saumon sauvage, alors qu’il n’est que « semi sauvage »). J’ai eu l’occasion d’en manger dans un restaurant scandinave et sur un marché scandinave, je n’ai donc aucune idée d’où l’on peut en acheter…

Mes aliments bios

Il y a certains aliments que je consomme toujours bio : les produits laitiers et les œufs. J’ai pris cette habitude très tôt car le livre Ces aliments qui nous soignent affirme qu’ils perdent leurs propriétés (selon la médecine traditionnelle chinoise) s’ils ne sont pas bio. J’ai vite constaté que leur goût était bien meilleur, alors l’effort n’a pas été difficile à faire.

Attention : les normes de l’agriculture biologique ne sont pas les mêmes partout ! Si vous achetez du bio espagnol, il sera moins cher que du bio français, mais il sera aussi moins bio… J’achète donc des produits français (et si possible locaux, et pour cela l’Amap m’est bien utile car c’est elle qui sélectionne les producteurs).

Le cas du sucre

Le sucre blanc n’a pas bonne réputation. Non seulement il excite beaucoup nos enfants, mais sa fabrication pose également des problèmes. J’avais entendu dans une émission que les produits utilisés pour fabriquer le sucre blanc étaient nocifs. Bien qu’on trouve seulement des résidus dans le produit fini, la surconsommation de sucre amène immanquablement à une surconsommation de ces résidus (qui au final deviennent des doses inacceptables). Dans la même émission, on expliquait que le sucre roux était plus mauvais encore car il s’agit d’un sucre blanchi auquel on a ensuite ajouter un arôme et une couleur.

En remplacement, la personne proposait des sucres naturels comme le miel ou le sirop d’agave, mais aussi le sucre intégral. À l’époque où j’ai vu cette émission, je n’avais pas trouvé ce sucre intégral, j’ai donc consommé beaucoup de sirop d’agave. Aujourd’hui, le sucre intégral (ou sucre complet) se trouve dans tous les hypermarchés et les magasins bio, et il est toujours proposé bio ou issu du commerce équitable. Il a donc remplacé le sucre blanc à la maison, même si j’ai encore parfois du mal à trouver le dosage exacte pour mes recettes. C’est un sucre qui a un petit goût de caramel, ou parfois de réglisse (oui, c’est un produit qui a été peu modifié, il est soumis aux saisons, au climat, et le goût peut changer), à la première ouverture du paquet une odeur très particulière se dégage, mais il ne faut surtout pas s’arrêter à ça.

Mes ustensiles de cuisine

Lorsque Colombe était bébé, on m’a plusieurs fois offert des assiettes et des bols en plastique pour son repas. Ils sont très jolis et colorés, mais un détail a éveillé mes soupçons : les emballages ne faisaient pas mention de « vaisselle pour bébé » mais de « dînette pour bébé ». Or, une dînette est un jouet ! Après renseignement, il s’est avéré qu’aucun de ces sets de couverts n’était adapté au repas et que les plastiques utilisés libérent de nombreux composants toxiques lorsqu’on les chauffent (ou qu’on les place au contact de la chaleur). Je me suis un peu renseignée sur les plastiques qu’on peut utiliser en cuisine, mais j’ai vite compris que même pour ceux qui sont de bonne qualité, l’usage alimentaire est à éviter. Comme à mon habitude, j’ai donc supprimer mes ustensiles en plastiques : les enfants mangent dans de petits bols en céramique ou dans les mêmes assiettes que nous. Il faut être très vigilant au départ car l’enfant risque de renverser et casser son bol, mais l’enfant prend vite l’habitude. Colombe a fait tombé un bol une fois, et cette aventure l’a tellement surprise qu’elle n’a plus jamais cherché à toucher à son bol ou son assiette sur la table ! (pour Petit O’ nous sommes en plein dans cette période d’apprentissage !)

J’utilise parfois du silicone, mais là encore il faut être vigilant ! Le silicone doit être de très bonne qualité pour être sain, il est donc hors de question d’acheter des moules pas chers dans une solderie ! Mais certaines marques très réputées sont tout à fait fiables.

En revanche, j’ai encore beaucoup d’effort à faire en ce qui concerne les poêles et casseroles. J’ai encore beaucoup de teflon, qui plus est, pas toujours dans un excellent état. Or, la moindre rayure est mauvaise pour la santé. Ma mission de l’été sera donc de remplacer mes ustensiles (probablement par de l’inox) !

Produits d’entretien

Voilà un domaine dans lequel il a été très facile de tout changer (ou presque) ! Je fabrique mes produits d’entretien moi-même et je les trouve très efficace (même s’il faut ajouter un peu d’huile de coude à chaque fois). Je pense que ce qui nous retient le plus de fabriquer nos produits d’entretien, c’est la peur qu’ils ne soient pas réellement efficace, et cette peur est entretenue par le fait qu’on ne peut pas savoir à l’œil nu, s’ils éliminent bien tous les germes. Par peur on en revient vite à des produits industriels pourtant bourrés de cochonneries (certains sont très allergisants) ou à notre bonne vieille eau de Javel pourtant mauvaise pour la santé…

Mes recettes :

  • Nettoyant multiusage : vinaigre blanc dans lequel j’ai fait macérer des écorces d’agrumes et auquel je rajoute une cuillère de bicarbonate de soude et quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé.
  • Nettoyant sols : eau (2L), quelques copeaux de savons de Marseille, 2 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé, et 2 gouttes d’une autre huile essentielle pour le parfum (lavande l’hiver, citronnelle contre les moustiques l’été).
  • Nettoyant toilettes : je commence par détartrer ma bouilloire avec du vinaigre blanc, je verse 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans les toilettes et je verse le vinaigre qui a servi à nettoyer la bouilloire (il n’y a pas de petites économies !).

Je ne suis pas encore passé au liquide vaisselle maison car j’ai un gros bidon à terminer. Quant à la lessive, j’utilise une lessive écologique (l’Arbre Vert) et je ne pense pas à changer car chaque changement a engendré des poussées d’eczéma chez ma fille. En revanche je n’utilise pas d’assouplissant, à la place je mets 2 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie.

Mes cosmétiques et mes produits d’hygiène

Je termine par mon point faible, car si les étiquettes des aliments sont parfois difficile à décrypter, celles des cosmétiques le sont encore plus ! Fidèle à mon habitude, j’ai éliminé tout ce qui était superflu ! Je ne me maquille plus (ou alors juste pour les grandes occasions !), je ne porte plus de vernis (ou juste du vernis pour enfant à base d’eau, même s’il s’écaille facilement), je n’utilise plus d’après-shampooing depuis plus de 4 ans, et depuis un an je n’utilise plus de shampooing non plus !

  • Le no-poo : on peut tout à fait laver ses cheveux sans shampooing et cela fait un an que je procède ainsi. Je n’ai pas de conseil à vous donner car j’ai encore du mal à trouver un équilibre et que de toutes manières cet équilibre est très personnel. Mais pour celles qui se disent qu’avec des cheveux courts, peut-être, mais avec des cheveux longs ça doit être une vraie galère, sachez que j’ai les cheveux très très longs (en bas du dos), ça n’est donc pas un problème. J’ai encore du mal à trouver une recette qui me convient, mais il y a quelques semaines après avoir lavé mes cheveux avec un shampooing du commerce, j’ai eu l’impression d’avoir passé ma tête au détergeant et ça n’était franchement pas agréable. L’équilibre est donc difficile à trouver, mais je ne reviendrai pas au shampooing classique. Si vous voulez débuter le no-poo, je vous laisse consulter le dossier de Antigone XXI sur le sujet.
  • Le savon : pour le corps, j’utilise ce qu’il y a de plus simple, un savon naturel et sans parfum (savon de Marseille, savon d’Alep…) et bien sûr en pain, et non en gel ! Et non, ça ne dessèche pas la peau !
  • Pour l’hydratation de la peau : une noix de beurre de karité pur et bio dans le bain. En fondant, elle laissera une pellicule sur la peau.
  • Pour l’hydratation des cheveux : de l’huile de coco bio. Ici elle hydrate les cheveux de toute la famille et elle est très efficace pour démêler les boucles pleines de nœuds de ma fille. Elle nous permet d’éviter les produits démêlants efficaces mais pleins de cochonneries.
  • Les protections féminines réutilisables : Depuis plus de 4 ans je suis passée à la cup. J’ai la chance d’en avoir trouvé une qui me convenait dès le premier essais et j’ai jamais ressenti d’inconfort. Pour compléter, j’utilise des protèges slips lavables. Il faut s’habituer au fait qu’il ne sont pas collés au sous-vêtement et qu’ils peuvent tourner, mais globalement ils tiennent bien. Et ça n’est qu’un petit soucis quand on pense à la pollution générée par la production des protections jetables (et de leur traitement une fois jetées), mais aussi au danger qu’elles représentent pour la santé (risque de choc toxique, ce risque est minime, mais il existe, une adolescente est d’ailleurs décédée il y a quelques mois…). Dernier point en faveur des protections lavables : leur prix. Une coupe menstruelle coûte une quinzaine d’Euros et peut être utilisée pendant 10 ans.
  • Les couches : ici les enfants sont en couches lavables, du moins la majeur partie du temps. Il m’arrive de leur faire porter des couches jetables, mais alors je choisi des couches écologiques, plus respectueuses de l’environnement et contenant moins de produits nocifs (oui, même dans les couches il se peut qu’il y en ait, mais ça vous ne le saurez pas, puisque les fabricants n’ont pas l’obligation d’afficher la composition de leur produit !). Je vous dit tout sur nos couches pour la journée ici, et sur celles de la nuit ici.

Je me rends compte en écrivant ces lignes que j’ai déjà pas mal d’astuces, mais il y a des points faibles. Aucun produit naturel n’a su soulager l’eczéma de ma fille, j’utilise donc des produits achetés en parapharmacie (ici) qui me semblent de bonne qualité et qui sont de toute façon les seuls à soulager ma fille. Un autre point faible est le dentifrice : il paraît que certains sont pleins de mauvais ingrédients, mais je n’ai pas la capacité pour me rendre compte. Quant aux méthodes naturelles que j’ai testées, je les ai trouvées irritantes pour ma bouche…

Cet article est déjà bien assez long, même si je pourrais rajouter beaucoup de choses ou rentrer plus en détails pour d’autres. Je vous encourage à me donner vos astuces en commentaire ou à me solliciter si vous voulez que j’aborde un sujet plus en détail (à condition que vous soyez patients, car il me faudrait alors faire beaucoup de recherches, et de toutes façon, je n’écris jamais mes articles très rapidement).

Gardez à l’esprit que cet article n’est là que pour faire un état des lieux de ma manière de consommer. Je ne prétends donner de leçon à personne, chacun agit à sa manière, selon ses moyens, ses capacités (en temps, en argent, en énergie), et mon mode de consommation n’a rien d’immuable. Au gré de mes découvertes, il se peut que je devienne plus stricte sur certains points et plus souple sur d’autres. Comme je l’ai dit en introduction, les industriels changent souvent leurs procédés, il se peut donc qu’un produit qui était bon avant ne le soit plus, ou l’inverse. Le seul conseil que je peux éventuellement donner :

Si vous désirez changer pour un mode de vie plus sain, ne vous imposez aucun changement radical, mais procédez par étape. Commencez par ce qui vous semble le plus simple. Chaque étape est un effort et quand cet effort devient une habitude, on peut passer à l’étape suivante.

DIY : Blédina fête les Papas !

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La fête des pères approche et il n’y a rien de plus beau à offrir qu’un cadeau fait par les petites mains de son enfant. Alors quand Blédina m’a proposé de créer un cadeau pour la fête des pères avec mon Petit O’ (17 mois) en utilisant des emballages de leur gamme de produits Les Petits Explorateurs (de 10 mois à 3 ans), j’ai tout de suite sauté sur l’occasion ! Vous me connaissez, les loisirs créatifs, j’adore ça, et en plus quand on peut y allier revalorisation des emballages, je suis aux anges !

La Gamme de produits Les Petits Explorateurs

Entre 10 mois et 3 ans, nos enfants sont de véritables petits explorateurs. C’est le moment où ils apprennent à marcher, à grimper, où ils essayent de toucher à tout et testent ce qu’ils ont le droit de faire ou non ! Il n’y a qu’à voir comme Petit O’ aimerait tout faire comme un grand et surtout comme il voudrait tout faire seul !

Petit O', petit explorateur !

C’est aussi le moment où l’on commence à cerner le caractère de notre enfant et ici on sent déjà que Petit O’ sera un grand farceur au cœur tendre !

Mais même si l’on est bien loin du nourrisson qu’on a tenu tout contre soi, nos petits explorateurs sont encore des bébés, et en tant que tels, ils ont des besoins bien spécifiques et qui ne sont pas les mêmes que ceux de leurs grands frères et sœurs. Ils ont bien sûr besoin qu’on les accompagne dans leurs nouvelles acquisitions, en assurant leurs gestes, en les encourageant et en les guidant vers les activités qui correspondent à leur âge et qui éveilleront leur curiosité. Il en est exactement de même en matière de nutrition : il faut accompagner l’enfant dans sa découverte des nouvelles saveurs et des textures, tout en respectant des quantités et des apports nutritionnels adaptés. Saviez-vous par exemple que proportionnellement à son poids, un enfant de 12 mois a besoin de 3 fois plus de lipides, 2 fois moins de sel et 2,5 fois moins de sucre ajouté qu’un adulte ? Bref, bébé ne peut pas manger comme nous ! Mais il peut tout de même découvrir de nouvelles saveurs !

Blédina accompagne cette découverte avec des produits respectant les besoin des bébés et pratiques à utiliser, et j’ai eu la chance d’en recevoir à la maison !

Gamme de produits "Les Petits Explorateurs" de Blédina

  • Blédilait croissance, le bon lait qui contient les nutriments essentiels aux besoin de mon Petit O’, avec ses bouteilles rigolotes pour apprendre le nom des animaux !
  • La Blédine croissance pour un biberon plus savoureux encore, avec 2 fois mois de sucres que les poudres cacaotées (moyenne des poudres cacaotées céréalières pour le petit déjeuner consommées en France à partir de 12 mois)
  • Mon 1er Biscuit au chocolat : le petit gâteau que mon Petit O’ adore manger pour le goûter.
  • Blédichef : plus de 40 recettes inspirées de la cuisine des grands pour éveiller chaque jour ses papilles à de nouvelles saveurs !
  • Les mini lactées, riches en calcium et source de fer, le petit plaisir de mon garçon au dessert et pour le goûter.
  • Les gourdes fruits et lactées, idéales au goûter pour faire le plein de fruit avec leur 9 recettes dont certaines très originales et tellement bonnes qui j’en mangerai bien aussi ! (Nous venons de tester « Banane Pomme Mangue lait de coco » ainsi que « Douceur Pomme Carotte Mangue », c’était un délice ! Eh oui, j’ai goûté aussi, j’étais trop curieuse ! ).

Blédina fête les papas : un diorama Petit Explorateur dans la jungle !

Le matériel :

  • Une assiette Blédichef
  • Une boîte de blédine ou de « mon 1er biscuit »
  • De la peinture à doigts
  • Des ciseaux à bouts ronds
  • Quelques feuilles de papier épais
  • Des autocollants double-face
  • Une petite attache pour cadre
  • Du ruban adhésif

Matériel nécessaire à la réalisation du diorama

La réalisation :

Pour cette réalisation, j’ai voulu impliquer mon Petit O’ (17 mois) au maximum, alors j’ai essayer de simplifier les opérations le plus possible. Bien évidemment, il y a des parties de la réalisation qui ne lui sont pas accessibles, comme la découpe des morceaux de papier. C’est alors moi qui m’en suis chargée, mais on peut tout aussi bien demander l’aide des grands frères et sœurs !

Tout d’abord, nous avons fait de la peinture pour créer nos éléments représentant la jungle. J’ai proposé plusieurs techniques à Petit O’. Il a peint le fond avec un pinceau en utilisant de la peinture à doigts bleu et verte. Son geste a d’abord été hésitant, puis en prenant exemple sur ce que je lui montrais, il a vite pris plaisir et a rempli sa feuille. Pour les feuillages, je lui ai fait faire des empreintes de main sur une feuille avec sa peinture à doigts verte. Il a été très surpris que je recouvre la paume de sa main avec de la peinture ! J’ai alors collé puis décollé sa main sur une feuille blanche et j’ai vu qu’il aimait la sensation procurée, mais aussi qu’il était étonné du résultat ! Il a alors pris beaucoup de plaisir à recommencer et nous avons obtenu de nombreuses et belles empreintes ! Enfin, j’avais besoin d’une feuille peinte dans sa quasi intégralité en marron et vert, j’ai alors proposé à Petit O’ de la peindre à la main. C’est certainement la technique qui lui a le moins plu, alors je lui ai donné un petit coup de main !

Peindre avec un pinceau

Petite main pleine de peinture !

Réaliser des empreintes de main

Peindre avec le pinceau et avec les mains

Cet atelier peinture m’a permis d’avoir suffisamment de feuilles pour y découper les éléments nécessaires au décor : des empreintes de main vertes, une bande de 3,3 cm de large découpée sur la longueur de la feuille marron (soit 29,7cm), une petite partie découpée à la forme de l’assiette Blédichef dans la feuille marron et verte, et un cercle de 9 cm de diamètre dans la feuille bleue. J’ai également découpé Blédinou, le petit personnage qu’on trouve au dos de la boîte de « Mon 1er Biscuit » (ou de la boîte de blédine), et j’ai laissé une petite bande de carton pour lui faire un socle. Blédinou est déguisé en tigre, mais sur d’autres paquet (la blédine) il est déguisé en singe, à vous de choisir celui qui vous plaît le plus !

Nos feuilles peintes

Différents éléments découpés pour créer le diorama

Découper Blédinou au dos du paquet

On passe alors à l’assemblage ! J’ai choisi de fixer les morceaux de papiers avec de l’autocollant double-face pour éviter de faire gondoler le papier avec de la colle, mais aussi pour pouvoir proposer à mon Petit O’ de coller les doubles-faces. Finalement, le geste était encore un peu difficile pour lui, alors à part ceux qu’il a placés dans le fond de l’assiette, c’est moi qui les ai posés. Mais au moins il a essayé ! Voici donc en photos les différentes étapes : coller le cercle au fond de l’assiette, la bande de papier sur le bord intérieur de l’assiette puis coller Blédinou par dessus, coller la partie marron sur le dessus de l’assiette et enfin, disposer et coller les empreintes de mains de manière à ce qu’elle forme un feuillage touffu. Je vous conseille de trier les empreintes avant de les coller. Mettez les moins réussies en premier et coller les plus jolies sur le dessus afin de garder un beau souvenir des petites mains de Bébé !

Poser les autocollants double-faces

Coller le cercle bleu au fond de l'assiette et la bande marron sur le bord intérieur

Coller Blédinou sur le bord intérieur de l'assiette

Coller l'élément vert et marron sur le bas de l'assiette

Coller les empreintes de main autour de l'assiette

Enfin, la dernière étape consiste à fixer l’attache pour cadre avec du ruban adhésif au dos de l’assiette.

Accrocher l'attache pour cadre au dos de l'assiette

Et voilà notre diorama Petit Explorateur de la jungle terminé ! Dimanche, Papa À Dada ! sera bien gâté !

Diorama Petit Explorateur de la jungle pour Blédina fête les papas

La petite astuce pour plus de personnalisation : vous pouvez découper le visage de Blédinou et y mettre une petite photo de votre bout de chou à la place !

Alors qu’en pensez-vous ? Notre Petit Explorateur vous plaît ? Vous pensez que cela va plaire à Papa À Dada ? Ici on a hâte d’être à dimanche pour lui offrir !!!

La tasse d’apprentissage miracle et le verre paille Munchkin – Test produit

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Apprendre à boire proprement, ne pas renverser d’eau partout, pouvoir laisser un verre d’eau à la portée des enfants quand il fait chaud l’été sans craindre la casse, ou encore pouvoir donner à boire aux enfants en voiture… Je ne sais pas vous, mais ici ce sont des préoccupations de mon quotidien (je vous rassure je dors quand même la nuit). Je pourrais me contenter de faire boire les enfants dans un biberon, mais à 3 ans, je pense que Colombe a largement passé l’âge, quant à Petit O’ qui a 17 mois, je préfère lui donner l’habitude de boire au verre dans la journée. Les verres Munchkin sont alors tombés à pic ! La tasse d’apprentissage miracle pour Petit O’ et le verre paille pour Colombe.

Le verre paille et la tasse d'apprentissage miracle Munchkin

La tasse d’apprentissage miracle Munchkin

La tasse d'apprentissage miracle Munchkin

Miracle ? Le terme est un peu fort, mais on s’en approche ! Avec un jeune enfant, on préfère souvent utiliser un verre fermer afin de ne pas transformer sa salle à manger en piscine à chaque fois que l’enfant boit. Mais si l’on choisi souvent de des tasses à bec, celles-ci peuvent déformer les dents de l’enfant, et elle ne leur apprennent pas à placer leur bouche pour boire correctement au verre. La tasse d’apprentissage Munchkin, comme son nom l’indique a bien cette fonction de transition entre le biberon et le verre. Entièrement fermé, elle évite les éclaboussures, et l’enfant doit poser sa bouche et faire pression sur la valve pour laisser passer l’eau. L’enfant peut placer sa bouche partout sur le bord de la tasse, comme avec un verre normal.

Dessus de la tasse d'apprentissage Munchkin

La tasse miracle 360 entièrement démontable et prête à être lavée

J’apprécie particulièrement le fait que cette tasse est entièrement démontable. Je me suis débarrassée de toutes les tasses à bec des enfants car elles étaient souvent impossible à nettoyer correctement. La tasse d’apprentissage Munchkin n’a pas ce problème puisque toutes les parties se retirent (facilement pour un adulte, mais c’est impossible pour un enfant) et passent au lave vaisselle.

Aujourd’hui, nous ne passerions plus de cette tasse : Petit O’ boit avec à chaque repas, nous la plaçons également près de son lit afin qu’il puisse boire la nuit, et enfin elle est notre alliée en voiture ! Il a appris à bien placer sa bouche pour boire, et le personnel de la crèche a même été impressionné par sa capacité à boire dans un verre quand il était encore tout petit.

Boire en voiture avec la tasse d'apprentissage Munchkin

Le seul point négatif que je relèverai concerne le transport. Si le verre tombe dans le sac et qu’il n’a plus la tête en haut, il va doucement se vider et mouiller toutes les affaires.

Le verre paille Munchkin

À 3 ans, Colombe sait bien boire au verre et n’a plus besoin d’une tasse d’apprentissage. Mais j’ai encore un peu peur de laisser un verre à sa disposition la journée ou la nuit, alors en dehors des repas, je la laisse boire avec le verre paille Munchkin.

Le verre paille Munchkin

Comme nous vivons dans le Sud et qu’il fait très chaud l’été, je préfère laisser l’eau à portée des enfants afin qu’ils s’hydratent correctement. Comme ce verre est en plastique, je ne crains pas que Colombe le casse, et avec son système de paille, là encore je ne risque pas les éclaboussures quand l’enfant prend le verre !

Le verre se démonte aussi entièrement, ce qui permet un nettoyage efficace.

munchkin_verre_paille_demonte

Si Colombe ne boit pas avec à table (parce qu’elle boit dans un vrai verre), ce verre paille l’accompagne la journée, mais aussi la nuit !

Comme la tasse d’apprentissage, le seul bémol est pour le transport : il faut transporter le verre bien droit sinon, il se videra et inondera le sac…

Voilà donc les deux alliés avec lesquels nous nous préparons à affronter les grosses chaleurs et qui m’évitent de nombreux réveils nocturnes !

Merci à Munchkin pour l’envoi de ces produits (le verre paille m’a été envoyé en test et la tasse d’apprentissage m’a été offerte au spot des E-fluent Mums 4)

Si vous voulez découvrir d’autres produits Munchkin, je vous avais parlé de la Chenille de bain !

Pourquoi je suis devenue écolo

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Cet article pourrait s’appeler « Comment je suis devenue parano », parce qu’en fait d’écologie, c’est plus à notre santé que je pense. Mais comme nous semblons être un peu liés à la planète sur laquelle nous vivons (tiens donc ?) ma méfiance semble avoir des effets positifs pour l’environnement (bon, je ne vais pas changer le monde toute seule, hein on est d’accord) ! Au fil des ans, mon mode de consommation est devenu de plus en plus sain et respectueux de la nature, alors aujourd’hui je vous raconte pourquoi je suis devenue écolo !

Il y a quelques années de cela, Papa à Dada ! et moi voulions un enfant. Mais la nature ne semblait pas d’accord avec ce choix et mon ventre restait désespérément vide…
Bien entendu, nous avons consulté des médecins, fait toute une batterie de tests, mais aucun problème n’a pu être identifié. Pour reprendre les mots d’un médecin qui commentait l’absurdité de la situation : « Tout va bien, rien ne fonctionne ! »

On nous a donc proposé de suivre un traitement médical.
Nous avons refusé.

Les médecins ne cessaient de répéter que tout allait bien, mais voulaient nous soigner quand même. Comme ils ne savaient pas ce qui clochait, ils n’avaient rien à réparer, alors ils nous proposaient simplement une (sur-)stimulation.
J’avais l’impression de me retrouver dans l’univers des Shadoks tellement je trouvais absurde de soigner quelqu’un à qui l’on affirme qu’il va bien ! Je voyais ces petits médecins qui pompaient, pompaient… et j’ai refusé de pomper avec eux.
Et étonnamment, les médecins ont eu l’air plutôt contents de notre choix. En tous cas, ils l’ont complètement respecté.
De mon côté ce choix a été très difficile à faire et à assumer. J’ai entendu des critiques qui m’accusaient de ne rien faire pour « régler » la situation. Si je refusais les traitements c’est que je ne désirais pas vraiment avoir un enfant ! En moi-même je mourais. Ce désir d’enfant me tuait. Ces accusations me tuaient. Et ce choix que je devais assumer sans pour autant savoir quelle direction prendre me tuait !
Mais dans mon entourage j’ai vu des femmes souffrir de graves problèmes de santé suite à des stimulations hormonales dans le but d’avoir un enfant. Je ne critiquerai jamais leur choix car elles ont fait ce quelles ont pu en leur âme et conscience, mais après avoir vu les dégâts que cela avait causé chez elles, je ne pouvais pas foncer tête baissée.
Je gardais une petite porte ouverte au traitement médical. Mais ça n’était pas le moment. Il fallait absolument que j’essaye autre chose avant. Je restais persuadée que je n’avais pas tout essayé et que si la nature s’opposait à cette maternité, c’est qu’elle avait ses raisons. Mais ces raisons étaient tellement difficiles à comprendre…

Quelques mois se sont encore écoulés… Parfois nous n’y pensions (presque) plus, parfois nous y pensions (« trop » comme auraient dit certains… Ah comme les gens aiment vous faire culpabiliser dans ces moments-là !).

Et un jour, sur un coup de tête j’ai exposé une théorie à Papa à Dada ! (bon, d’accord il n’était pas encore papa, mais qu’importe !) :
On nous parle souvent de perturbateurs endocriniens qui se trouvent dans notre alimentation et dans les produits que nous utilisons au quotidien. Dans les média on découvrait régulièrement la dangerosité de certains additifs utilisés pendant des années par l’industrie agroalimentaire. Et lorsque ces additifs étaient retirés, on entendait de nouvelles critiques par rapport aux produits qui les remplaçaient qui étaient parfois suspectés d’être plus dangereux encore… On nous parlait beaucoup de produits cancérigènes, mais également de produits provoquant l’infertilité…
Et si c’était ça notre réponse ? Et si notre dernière chance se trouvait dans la lutte contre tous ces produits dont on nous gavait jour après jour ?

Nous avons donc décidé de lire attentivement toutes les étiquettes des produits que nous allions acheter et de laisser de côté tous les produits contenant des ingrédients « suspects ». Et qu’entendions-nous par suspect ? Faute de connaissances suffisantes en chimie, nous avons tout simplement décidé d’éliminer tout ingrédient commençant par E- suivi d’un chiffre. Ces ingrédients sont les principaux incriminés, même si certains ingrédients naturels ont également une dénomination E-. Nous étions conscient de nous priver d’aliments sains par excès de zèle, mais nous préférions être méfiants. Nous décidions également d’éliminer tous les ingrédients aux noms qui faisaient plus penser à un laboratoire de chimie qu’à une cuisine.
Nous avons également éliminé certains aliments dont la production est trop gourmandes en eau (maïs – et là quand même la motivation n’était qu’écologique, comme quoi je ne pense pas qu’à moi !) ou bien trop souvent liées aux OGM (maïs, soja).
Nous n’avons pourtant pas commencé à manger bio car à l’époque l’offre était moins importante qu’aujourd’hui, et nous avions du mal à en trouver là où nous habitions. Les seules boutiques qui en commercialisaient étaient hors de prix et nous ne pouvions pas nous le permettre. Nous avons tout de même fait une exception pour le lait et les œufs, ayant lu dans l’excellent livre Ces aliments qui nous soignent qu’ils perdaient leurs propriétés (du moins celles que leur reconnaît la médecine traditionnelle chinoise) lorsqu’ils n’étaient pas bio. En ce qui concerne les fruits et légumes, nous nous sommes attachés à respecter les saisons et à acheter local, car nous pensions qu’un légume cultivé hors saison et venu de loin devait avoir été nourri de pesticides, d’engrais et de conservateurs. Dans tous les cas, nous avons cessé d’acheter des fruits ou légumes venant d’Espagne. Ils sont très présents sur le marché et ne sont pas chers, mais leur production est un carnage écologique et le pays s’assèche pour répondre aux ambitions démesurées de son agriculture. De plus, les normes espagnoles sont bien différentes des nôtres alors même si le bio espagnol est moins cher, il est aussi… moins bio !
Nous avons également réduit notre consommation de produits contenant du gluten. J’ai d’abord essayé d’éliminer le gluten de notre alimentation. Ayant lu dans Soigner l’infertilité par les médecines douces que la maladie cœliaque était souvent cause d’infertilité, je voulais explorer cette possibilité. Mais avec tous les changements que nous opérions, cela s’est avéré bien difficile. Nous avons tout de même beaucoup diminué notre consommation.

Nous n’oublierons jamais notre premier passage au supermarché après avoir pris cette décision. Nous avons passé presque 20 minutes au rayon boulangerie avant de trouver un pain de mie ne contenant aucun autre ingrédient que de la farine, de l’eau, de la levure et du sel ! Mais on a trouvé ! Et après avoir passé 2 fois plus de temps qu’à notre habitude au supermarché, notre caddie était environ 4 fois moins rempli ! Ce changement de mode de vie a immédiatement entraîné une baisse des dépenses ! Mais on se demandait quand même ce qu’on allait manger… Heureusement, nous avions un super primeur chez qui nous avons fait le plein de fruits et de légumes !

Côté beauté, il fallait également opérer un changement car on sait à quel point les produits cosmétiques sont parfois remplis de cochonneries ! Mais là j’étais complètement perdue. Autant pour l’alimentation, il suffisait de consommer le moins de produits industriels possible et de faire soi-même le plus de choses, autant je ne me sentais pas les compétences pour faire moi-même mes cosmétiques, et je ne me voyais pas arrêter de me laver (ça vous rassure, hein ! Mon histoire ne se termine pas dans une yourte sans eau courante au fond d’un bois) ! J’ai tout de même décidé de me passer de ce qui ne m’était pas indispensable : je ne me maquillais plus que lorsque cela était vraiment nécessaire (certaines circonstances au travail, ou aux mariages…), j’ai jeté tous mes vernis à ongle (et je me suis retrouvé bien embêtée à chaque fois que j’ai filé mes collants après !), j’ai arrêté l’après-shampoing (un shampoing ça suffit non ?), j’ai remplacé mon déodorant par une pierre d’alun naturelle (et les gens ne m’ont pas fuient pour autant !) et j’ai commencé à me laver avec un savon en pain au lieu d’un gel douche (ayant la réputation de contenir plus de cochonneries). Mais de ce point de vue, je n’avais que très peu de connaissances (bon, ok, c’est encore le cas) alors je faisais au mieux.

Environ 4 mois se sont écoulés. 4 mois durant lesquels j’ai perdu quelques kilos alors que pourtant je me faisais plaisir en mangeant des gâteaux ou du chocolat. 4 mois durant lesquels j’ai eu l’impression d’avoir une énergie dingue ! Et à la fin de ces 4 mois, j’ai eu « du retard »… Je n’avais pas du tout envie de faire de test de grossesse. J’en avais fait tellement qui m’avaient rendue malheureuse. Et je n’avais pas envie d’y croire non plus, parce que je n’avais pas envie d’être déçue. Et de toutes façons j’allais être déçue alors il ne fallait pas que je fasse ce test. Mais les jours passaient et il a bien fallu que je le fasse. Et… Je n’ai pas été déçue. Surprise, émue, incrédule, heureuse, oui, mais pas déçue !

Si aujourd’hui je vous explique pourquoi je suis devenue écolo, ça n’est pas parce que je pense détenir la solution miracle pour tomber enceinte. Non, il n’existe pas de solution miracle. Il existe des problèmes différents, et certains n’ont pas de solution malheureusement. Je ne cherche pas non plus à culpabiliser les personnes qui ne seraient pas sensibles à la composition de ce qu’ils consomment ou ceux qui aimeraient changer de mode de consommation, mais qui n’y parviennent pas. Chacun fait comme il peut avec ses moyens, du mieux qu’il peut et en son âme et conscience.
Si j’écris cet article c’est parce qu’on ma demandé d’expliquer mon mode de consommation actuel, mais je ne m’imaginais pas le faire sans avoir expliqué mes motivations. Alors voilà mes motivations. Certains pourront bien dire que mon infertilité n’étaient que psychologique et que mon truc de pseudo bobo-écolo n’a pas pu avoir d’effet sur mon corps mais qu’il m’a juste fait prendre confiance en moi… Ils diront bien ce qu’ils voudront, mais je parie très cher qu’ils n’ont jamais vécu personnellement ce problème d’infertilité (hein, parce que le « c’est psychologique » qu’on te balance en pleine tronche pour te faire culpabiliser encore plus, je pourrai faire tout un article dessus !) ! Je reste persuadé que ces quelques changement dans mon mode de consommation on opéré un changement dans mon corps et dans celui de mon mari qui nous a permis de devenir parents, et cela sans passer par des traitements douloureux et difficiles à vivre.

Est-ce que cela marchera avec tout le monde ? Je suis persuadée que non, puisque chaque infertilité a ses propres causes. Mais est-ce que cela vaut le coup d’essayer ? Certainement. Au moins parce que faire attention à ce que l’on consomme ne peut être que bénéfique pour la santé en général.

Aujourd’hui mon mode de consommation a évolué et il fera l’objet d’un autre article, mais il est devenu plus stricte encore (et plus sain !). Cela peut paraître beaucoup, ou faire peur, mais en réalité il a changé petit à petit. Au fur et à mesure, un effort devenait une habitude et rendait possible un nouvel effort. Ma motivation est ma santé et celle de ma famille, et si je ne faiblis pas c’est que j’ai toujours une pensée en tête : sans une consommation saine, je ne serai peut-être pas devenue mère *!

Enfant soufflant sur un pissenlit

*et ce blog n’aurait jamais vu le jour ! On peut finir sur une note d’humour quand même !

Les 10 trucs les plus n’importenawac qu’on fait pour faire manger Bébé !

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Il y a quelques semaines, je vous ai présenté un gentil article sur les 9 choses que j’aurais aimé connaître avant de commencer la diversification.

Faire manger bébé c’est bien, mais parfois c’est pas du gâteau ! Et si comme moi vous vous dites qu’un bébé qui termine sa purée c’est un bébé qui ne vous réveillera pas à 4h du mat’ pour manger, alors vous développez parfois des techniques hors du commun pour arriver à vos fins ! Alors voici un top 10 des techniques les plus absurdes (mais qui fonctionnent souvent, alors on les utilise quand même) dont on use dans la famille À Dada !

  1. Faire l’avion : c’est LA technique vieille comme le Monde. Ou plutôt vieille comme l’avion (bah oui, logique !), ce qui signifie qu’elle date de 1863 (date choisie un peu arbitrairement d’après ce que j’ai pu lire de l’article « avion » de Wikipédia, ce choix est discutable, mais ça n’est pas notre propos ici). Du coup elle a eu le temps de faire ses preuves ! Face à l’enfant, l’adulte agite la cuillère en imitant le vrombissement d’un avion, jusqu’à ce que l’enfant ébahi ouvre grand la bouche. Alors, lâchement, l’adulte enfourne la cuillère dans la bouche du petit, lui collant ainsi la purée dans le gosier. Vous pouvez utiliser une cuillère standard comme une cuillère joliment déguisée en avion (accessoire indispensable ici), mettre en scène un avion en péril ou faire revivre le Concorde (ou les deux). La variante la plus courante reste la voiture qui entre au garage. Je terminerai donc par cette question : comment faisaient nos ancêtres avant l’invention de la voiture et de l’avion ?
  2. Lui donner un jouet : il n’est pas rare que lorsqu’on donne à manger à Bébé, il tente d’attraper la cuillère, la nourriture, de mettre la main à la bouche et j’en passe. Dans mon article sur la diversification, j’avais bien expliqué que laisser Petit O’ toucher la nourriture avait été très efficace dans nos essais à le faire manger. On le laisse donc manipuler une cuillère, un morceau de pain, des petits morceaux de nourriture… Mais les bébés se lassent vite ! C’est ainsi que nous nous retrouvons avec un panier de jouets pour le repas comprenant cubes, couvercles de petit pot, hochets et notre très célèbre Sophie la Girafe ! Eh oui, notre pauvre Sophie a été mangée à toutes les sauces ! Pour une diversification complète, après avoir testé la girafe, introduisez une portion d’Al Thir le dromadaire !
  3. Chacun son tour : et si on mangeait avec Bébé ? Et si Bébé nous donnait à manger d’ailleurs ? Maman donne une cuillère à Bébé, puis Bébé donne une cuillère à Maman. Le côté absurde de la méthode ? Si Bébé n’est pas capable de manger seul, il ne sera pas davantage capable de vous donner à manger. Cette méthode vous garantit des murs repeints et des chemisiers reteints ! À moins que vous ne trouviez un bavoir à manches longues à votre taille, dites adieu aux vêtements que vous portez pendant le repas. Mais réjouissez-vous, les tâches de carottes sur votre petit haut seront du dernier chic, puisqu’il parait que le orange c’est tendance (ceux qui sont accros aux séries télé comprendront). Variante de la méthode : les plus grands font manger les plus petits, et c’est comme ça qu’il y a deux jours, Petit O’ s’est retrouvé avec du yaourt dans les yeux… Va falloir que j’apprenne à Colombe à viser.
  4. Varier les outils : parce que la cuillère c’est complètement has been ! C’est une amie qui m’en a soufflé l’idée. L’autre jour, alors qu’elle installait sa fille pour le goûter, je l’ai vue sortir le petit pot, le bavoir, la cuillère et la pipette de Doliprane. Hein ?! La pipette de Doliprane ?! Mais pourquoi ? Mon amie m’a alors expliqué que si sa fille mangeait volontiers le début de sa compote, elle boudait vite la cuillère. C’est alors que la pipette entrait en jeu. Il ne s’agit bien sûr pas de gavage et de toute manière si Bébé ne veut plus manger, il saura bien vous recracher la purée à la figure ! J’ai alors testé sur Petit O’ et c’est vrai qu »il est parfois content de changer de manière de manger. Lors de certains repas, nous alternons d’ailleurs plusieurs fois les outils : cuillère, pipette, fourchette, mains… tout est bon si ça lui plaît. Variante de la méthode : mettre la soupe dans le biberon, alterner cuillère en plastique/métal, donner à même les doigts (ses propres doigts, pas ceux du bébé).
  5. Féliciter Bébé : j’ai lu récemment qu’il ne fallait surtout pas féliciter Bébé lorsqu’il mangeait. Cela induirait qu’il mange pour faire plaisir à ses parents alors qu’il doit manger parce que c’est vital. Sur le papier, je suis d’accord (enfin… je comprends la logique de ce raisonnement). Mais en pratique, si je n’avais pas félicité ma Colombe pour chaque cuillère avalée quand elle avait une dizaine de mois, je pense qu’elle n’en aurait jamais mangé une seule ! Et aujourd’hui ? Elle mange avec plaisir ! Ni trop, ni trop peu. Alors oui, je fais partie de ces mamans qui crient de grands « Bravos » à son bébé après chaque bouchée. Inconvénient de la méthode : Bébé risque de se mettre à faire Bravo avec les mains et le parcours pour mener la cuillère jusqu’à sa bouche risque de devenir aussi périlleux qu’un parcours de Total Wipeout ! Et Paf ! Un coup de main dans la cuillère ! Et Splash ! Sur le beau mur blanc !
  6. Faire le spectacle de marionnette : à première vue, rien de bien absurde dans cette méthode pour faire manger bébé. Sauf que faire les marionnettes demande d’utiliser ses deux mains… Dur dur alors de manipuler la cuillère de bébé. Deux options s’offrent à vous. Dans la première, vous agitez une main alors que de l’autre vous essayez de viser la bouche de votre bambin. Attention à ne pas vous laisser emporter par la musique ou vous risqueriez de repeindre vos murs (quoiqu’une éclaboussure de purée de carotte irait super bien avec la tâche de soupe 7 légumes que Bébé a crachée hier !). Dans la deuxième option, vous faites les marionnettes à deux mains et attrapez et enfournez la cuillère le plus vite possible quand Bébé ouvre la bouche. La chorégraphie doit être bien maîtrisée et le tempo doit être parfait, au risque de renverser la purée, mettre la cuillère dans l’œil de Bébé ou prendre la cuillère comme une marionnette et finir, là encore, par repeindre les murs… Variante de la méthode : Tourne petit moulin, frappent petites mains…
  7. Faire une petite danse : la première condition pour faire manger Bébé c’est de réussir à lui faire ouvrir la bouche ! Que ce soit par étonnement, incrédulité ou amusement importe peu du moment qu’il ouvre la bouche. Là encore, il faut bien maîtriser le rythme de sa danse afin d’attraper la cuillère au bon moment et de parvenir à la mettre dans la bouche de Bébé sans le blesser. Les avantages de la méthode ? Avec cette séance de sport 3 à 4 fois pas jour, vous allez vite perdre les derniers kilos de grossesse, et à vous les bikinis pour la séance de bébé nageur ! Et en plus vous allez distraire les plus grands qui seront ravis de vous voir faire votre petit spectacle à chaque fois. Variante de la méthode : faire danser les grands pour distraire Bébé ; ça les occupera pendant ce temps et vous risquez moins d’en mettre plein les murs, par contre vous ne serez plus dispensées de salle de sport…
  8. Pousser la chansonnette : Devant un bébé que l’on veut faire manger, on se retrouve souvent à ouvrir soi-même la bouche et à faire « Aaaaaaah « .  Et bien que cette méthode ne soit pas très convaincante, elle nous conduit souvent Papa à Dada ! et moi à entamer une petite chanson commençant par « Aaaaaaah ». Par exemple ici nous traversons une période Disco, Petit O’ ne résiste pas à m’entendre entonner un « AAAAAAAh Freak Out ! Le freak c’est Chic ! » (imaginez, allez-y régalez-vous ! Et je devance les éventuelles demandes, non, vous n’aurez pas de vidéo !). Petit O’ est tellement amusé de ma performance vocale qu’il oublie complètement qu’il avait refusé sa purée une minute avant et il accepte gentiment la cuillère. On peut aussi varier les chansons, et c’est ainsi qu’avec mon interprêtation de « Staying Alive » je réinvente le concept de dîner-spectacle ! (Non, vraiment vous n’aurez pas de vidéo !) Mise en garde : choisissez bien la chanson que vous allez entonner, si vos envolées lyriques vous portent vers un Hallelujah de Leonard Cohen, Bébé risque d’être bien moins motivé par cet air beaucoup plus solennel !
  9. Allumer la télé : oui, je sais, c’est mal. On ne mange pas devant la télé, on ne fait pas manger un enfant devant la télé… Mais vous savez quoi ? Parfois on ferait juste n’importe quoi pour que Bébé mange. Quand j’ai tout essayé, lorsque les marionnettes ou mes petites danses n’amusent plus du tout Petit O’, il m’arrive de baisser les bras et d’allumer la télévision. Petit O’ est alors comme hypnotisé et il ouvre la bouche sans réfléchir lorsque je présente la cuillère devant lui. J’avais parfois fait pareil pour Colombe mais elle n’a pas du tout pris de mauvaises habitudes pour autant. Bien entendu c’est resté une pratique exceptionnelle, réservée aux jours où elle ne mangeait vraiment rien et où je ne me sentais plus la force de lui donner le sein une vingtième fois. J’ai pu lui mettre quelques cuillères de purée bien consistantes dans le ventre, et parfois même lui donner l’envie de manger. Il nous arrivait même d’éteindre la télévision entre deux cuillères car Colombe manifestait un soudain intérêt pour son assiette (mais alors là c’est que le repas était vraiment super bon). Puis j’ai de moins en moins utilisé cette méthode, et vers 15 mois je ne l’ai plus utilisée du tout. Le risque de cette méthode : que les enfants plus grands qui mangent en même temps que Bébé soient hypnotisés par la télé et n’avalent plus rien…
  10. Dire des phrases rigolotes : mais attention, il faut y mettre le ton car c’est ce qui fera rire Bébé (Bébé qui rit… Bébé qui ouvre la bouche !). C’est ainsi que mes enfants sont devenus incollables en répliques de films. Ils ne résistent pas à m’entendre clamer « Fort en Pommes ! » ou « Arthur ! Cuillère ! » . J’essaye de les motiver avec des « Humm, c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim » ou « ça serait pas des fois d’la betterave ? ». Les enfants ne saisissent pas la référence, mais les mimiques que je fais pour accompagner ces répliques les font bien rire. Et pour être honnête, si toutes les astuces dont je vous ai parlé visaient à rendre le repas plus attractif pour Bébé, celles-ci auraient plutôt tendance à rendre le moment du repas moins pénible et long pour les parents ! Eh oui, ça peut être un long moment pour nous aussi !

Voilà, comme vous le constatez, les repas sont plutôt joyeux et animés chez les À Dada ! Je ne vous recommande aucune de ces astuces en particulier : elles ne sont pas des solutions idéales, elles ont beaucoup d’inconvénients et risquent d’exciter les enfants. Elles ne font que détourner l’attention de l’enfant au lieu de lui apprendre que « c’est bien de manger, ça aide à bien grandir ! ». Mais parfois on est fatigué, on n’en peut plus, on baisse les bras le temps d’un repas… Et ça n’est pas si grave ! On se rattrapera la prochaine fois ! (ou pas ^^)

Lettre à toi qui accoucheras pendant les fêtes

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Chère amie,

Ta DPA (Date Prévue d’Accouchement pour les non initiés) approche et tu as hâte de rencontrer enfin ton bébé. Mais en même temps que ton terme, les fêtes approchent à grand pas, et la menace de les passer à la maternité se fait de plus en plus pesante ! Ne t’en fais pas, pour toi j’ai testé le réveillon de nouvel an sous les néons de l’hôpital, et ma sœur y a fêté Noël ! Ensemble on va tout t’expliquer et te faire part de quelques astuces pour que tu passes un moment inoubliable !

Peut-être que, comme c’était mon cas, tu as une DPA située entre Noël et Nouvel An et vu qu’on est déjà le 21 décembre, et que Bébé n’a pas daigné pointer le bout de son nez, n’espère plus rien : tu es sûr de passer au moins un réveillon à l’hosto ! La prochaine fois tu prendras un calendrier avant la conception, tu te reporteras 9 mois plus tard et si tu tombes sur Noël, tu attendras un mois avant de te mettre au travail !

Mais peut-être que ta DPA est dans 15 ou 20 jours. Tu sais que ça n’est pas pour tout de suite, mais tu as quand même un peu la pression, tu as peur de rater la fête… En plus cette année toute la famille a trouvé plus simple de fêter Noël chez toi, comme ça tu n’as pas à bouger de la maison ! Alors un conseil, évite les supermarchés bondés le 23 décembre sous prétexte que tu dois acheter un chapon, parce que même en passant par la caisse prioritaire tu te réserves une fatigue qui pourrait bien déclencher le travail ! Remarque, ça tombe bien, vous vouliez un prénom original pour le bébé et vous n’êtes pas encore bien décidé : Jésus c’est pas courant !
Assure-toi aussi d’avoir parmi tes invités, une gentille personne qui se chargera de faire à manger et d’accueillir tout le monde chez toi (une charmante petite sœur par exemple… mais je dis ça au hasard !) pendant que toi tu seras tranquillement installée en salle d’accouchement !

Maintenant que tu sais que tu vas passer les fêtes à la maternité, il est temps de te préparer ! Ta valise est faite ? (Non ?!!! Mais à quoi tu penses ? Tiens, je t’aide ici en te disant ce que tu dois y mettre !) Si elle est dans le coffre de la voiture, va vite la chercher (enfin non, ne cours pas… Surtout si tu dois accoucher début janvier, ça pourrait déclencher le travail alors qu’il te reste une chance de réveillonner chez toi ! Voilà, rassieds-toi dans le canapé et dis au papa d’aller la chercher !) et ajoutes-y quelques petites choses :

  • Une boîte de chocolat. Non, pas pour toi ! Enfin si ça te fait plaisir mets-en aussi une pour toi ! Pour l’équipe médicale. Tu t’apprêtes à vivre un moment merveilleux (je parle de la rencontre avec ton bébé, pas de l’accouchement, hein, parce que je ne vais pas te mentir, tu vas morfler !), et quand tu tiendras ton petit dans les bras tu ne te souviendras même plus que dehors les gens font la fête. Par contre l’équipe médicale s’en souvient, elle. Et au lieu de passer les fêtes avec sa famille, elle les passe à t’aider à agrandir la tienne ! Alors une petite boîte de chocolat, crois-moi ça leur fera plaisir !
  • Un pyjama Père Noël. Pour Bébé bien sûr (réserve ta nuisette Mère Noël pour l’année prochaine avec Monsieur !). Si ton bébé naît le 24 ou le 25, veille à ce que ça soit sa toute première tenue ! Comme ça en plus d’avoir un anniversaire pourri, il se prendra aussi une bonne honte à la vue de ses photos de naissance ! Et chaque puéricultrice, pédiatre, sage-femme qui entrera dans ta chambre s’exclamera : « Oh ! Un petit Père Noël comme c’est original ! » (c’est du vécu, mais je n’ai jamais réussi à savoir si c’était ironique).
  • Des flûtes à champagne ! Si tu n’allaites pas, tu peux même prendre une bouteille ! Et si tu allaites, prends une bouteille de jus de pomme, ça sera un peu plus festif parce que Noël ou pas à la maternité on te servira de l’eau dans un verre Arcoroc !
  • Si tu es une inconditionnelle de Noël, prends ton sapin et tes décorations de Noël car la réception de la maternité arborera une jolie guirlande, mais ta chambre sera encore plus pâle que toi après 25h de travail !

Mais je suis certaine que ce qui t’intéresse vraiment c’est le déroulement des fêtes à l’hôpital ! Ne t’en fais pas, tu vas voir, le personnel de la maternité sait s’amuser et il te fera vivre un Noël/Nouvel An inoubliable ! Tout d’abord, dans les maternités les plus décalées, ton obstétricien portera un joli calot avec des rennes dessus et les aides-soignantes auront un bonnet de Père Noël ! Bref, une ambiance de foufou !

Avec un peu de « chance » Bébé fera une petite jaunisse et participera à la fête ! Avec ses petits copains tout jaunes on l’emmènera en boîte où ils s’éclateront sous la lumière bleue ! Et pour l’ambiance, je suis sûre qu’une auxiliaire de puériculture qui viendra leur chanter tout son répertoire de Noël (pour une fois qu’elle peut sortir un peu de ses berceuses habituelles, elle profite !).

Pour le réveillon, le programme est bien établi. À 18h, alors que tu étais censée beurrer les toasts pour les petits fours, chanceuse tu ne te préoccuperas plus de rien ! On frappera doucement à ta porte et t’apportera ton repas sur un plateau ! Eh oui, à l’hôpital on te traite comme une princesse et ça, c’est toute l’année ! D’ailleurs j’en parlais ici. Sur ton beau plateau en plastique rose saumon tu trouveras plusieurs petites barquettes en plastique contenant entrée, fromage et dessert, ainsi qu’une charmante assiette blanche (Arcoroc ?) recouverte d’une cloche en argent en plastique ! Comment ça, ce plateau ne reflète pas du tout l’esprit des fêtes de fin d’année ? Mais si regarde ! Là dans le coin : deux clémentines et une papillote ! Alors déjà la clémentine ça fait Noël, faut l’avouer. Et en plus tu en as deux ! Quant à la papillote, non seulement tu vas te régaler avec mais la devinette qui est à l’intérieur va t’occuper toute la soirée !
En général le menu sera assez recherché et selon la qualité de la nourriture proposée habituellement dans ta maternité il se peut même que cela soit bon. Laisse-moi te donner l’eau à la bouche :

Fois gras sur tranche de pain d’épices

Dinde en sauce et Pommes Duchesses

Bûche trois chocolats

Et si tu as de la chance, on t’aura imprimé ce menu sur un joli papier cartonné que tu t’empresseras de mettre dans la boîte à souvenir de ton bébé avec la pince qui clampe le cordon et sa première couche !

À 18h45, repue, tu rendras ton plateau à une gentille aide-soignante portant un serre-tête bois de renne et tu te diras que tu as vraiment loupé des infos quant au dress code ! Ta soirée va maintenant commencer ! Si tu as payé pour avoir la télé, tu vas passer plusieurs heures à rire devant le plus grand bêtisier de tout les temps et de l’univers, ou pleurer devant une émission spéciale des plus beaux films de Noël de ces 50 dernières années. Si tu n’as pas prévu la télé, tu passeras une soirée calme en tête à tête avec ton bébé, et ça n’est pas plus mal.
Enfin, en tête à tête… C’est sans compter les allées et venues de la sage-femme au serre-tête sapins qui clignotent qui vient s’assurer que Bébé tète comme il faut, de l’infirmière au chapeau « Vive 2016 » qui vient prendre ta tension, et de l’aide-soignante au bonnet de Père Noël qui t’apporte tes médicaments pour la nuit ! Tu t’endormiras alors paisiblement à 21h15, et Bébé et toi serez réveillés par des SMS te souhaitant « Joyeux Noël/ Bonne Année » auxquels tu ne pourras t’empêcher de répondre en envoyant la photo de ta petite merveille avec pour légende « T’inquiète, l’année finit/commence bien pour moi ! »

Au petit matin (c’est à dire peu avant 6h) quelqu’un entrera doucement dans ta chambre… Chouette ! Tu t’imagines déjà que pour la première fois de ta vie tu vas choper le Père Noël en train de déposer des cadeaux dans tes souliers. D’ailleurs c’est bien son bonnet, non ? Ah… non, c’est une aide soignante qui vient prendre ta tension. Suivra ton petit déjeuner et une matinée tout à fait normale, exception faite des couvre-chefs du personnel !

À 12h00 tu découvriras un nouveau plateau repas de fête ! Je ne t’en fais pas le détail, il ressemblera à peu de choses près à celui que tu as dégusté la veille au soir.

Enfin, arrive 14h, l’heure des visites ! Et l’avantage des jours de fête c’est que tous les membres de ton entourage ont un jour de congé et ils vont tous venir s’agglutiner dans ta chambre de 13 m2. Comme des gosses qui découvrent leurs cadeaux de Noël, ils se bousculeront pour observer le tout-petit et savoir s’il ressemble plus à papa, à maman, à Tonton Gaston ou à Mamie Paulette ! Multiplie le nombre de personnes dans ta chambre par le nombre de chambres à ton étage et tu auras une idée de l’agitation qui règne dans une maternité un jour férié. Et par conséquent tu auras aussi une petite idée du niveau de stress des bébés le soir venu.
Mais ces visites peuvent avoir des avantages. Par exemple si une gentille personne (par exemple ta petite sœur !) t’apporte quelques douceurs qu’elle a mises de côté pour toi pendant le repas en famille. Une part de gâteau, quelques chocolats, tes proches sauront te faire plaisir et pas de doute en cette journée ils ne t’oublieront pas ! Et là, je vais te donner un conseil : si jamais une adorable personne t’apporte les crevettes grises dont tu raffoles et dont tu as dû te priver pendant 9 mois, mange-les rapidement et sans trop te faire remarquer par le personnel. Ces gens aux chapeaux bizarres ont peu d’humour quand il s’agit de rupture de la chaîne du froid !

Voilà, il est 17h et chacun rentre chez lui. Il te reste encore un jour ou deux à passer à la maternité, le temps que Bébé reprenne du poids, le temps que tu te reposes. Les couvre-chefs sont rangés et le personnel a repris une allure normale. Mais tu as passé les fêtes à l’hôpital et ça tout le monde t’en plaindra pour le restant de ta vie ! Et quand ça arrivera tu plaisanteras en disant que ce bébé n’avait pas envie que tu fasses la fête, mais au fond de toi tu garderas le souvenir d’un réveillon magique passé en tête à tête avec le plus grand des trésors ! (Oui, je parle de ton petit Jésus !)

9 choses que j’aurais aimé connaître avant de commencer la diversification

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diversification

Il y a un peu plus de 2 ans, Colombe commençait la diversification alimentaire.

Il y a un peu plus de 2 mois, Olivier commençait la diversification alimentaire.

Il y a 2 ans, j’abordais cette nouvelle étape un peu à l’aveugle. En tant que primipare j’avais beaucoup lu, mais il me manquait l’expérience !

Il y a 2 mois, j’étais beaucoup plus sereine, forte de ma maigre expérience que je partage avec vous aujourd’hui !

  1. Il n’existe pas de méthode universelle. Voilà c’est dit, maintenant chacune se débrouille avec son bébé ? Non, car on peut toujours accepter les conseils et les avis de chacun. Si vous abordez le sujet de la diversification avec votre mère, votre belle-sœur ou la boulangère, elles vous révèleront LA méthode infaillible pour que bébé mange sa purée à heure fixe et qu’il aime tout autant la compote de pomme que le foie de veau ! Oui parce que leur bébé était merveilleux (enfin quand votre mère vous dit ça elle a sûrement raison 😉 ). Vous remarquerez très vite que chacune vous propose une méthode infaillible différente, ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille. Bref, les enfants sont livrés sans leur mode d’emploi et chacun a un fonctionnement différent.  Quand on vous explique comment faire avec le vôtre, pas la peine de vous imaginer que tout va enfin aller comme sur des roulettes et que bébé ne vous recrachera plus jamais la purée à la figure, mais ça n’est pas la peine non plus de vous braquer au moindre conseil.
  2. Pas la peine de tout dire notre pédiatre ! J’aime beaucoup ma pédiatre, elle est très efficace et nous prend toujours en consultation même en urgence. Mais ma pédiatre a beaucoup de principes quant à l’éducation des enfants et l’alimentation ne fait pas exception. Alors que Colombe avait 6 mois et que je sautais de joie les jours où elle acceptait de manger 30g de purée, ma pédiatre criait au scandale car la petite aurait dû manger au moins 130g ! Qu’importe que Colombe soit allaitée (et donc nourrie suffisamment en dehors des cuillères qu’elle refusait), qu’importe que sa courbe de croissance soit correcte et qu’elle suive un développement normal, les quantités devaient être respectées ! Alors très vite j’ai arrêté de parler « quantité » avec la pédiatre. À ses questions je reste évasive. J’introduis les aliments quand la pédiatre me dit de le faire. Si mon bébé refuse, je ressaye parfois le lendemain, parfois une voire quelques semaines plus tard. Je ne me « prends plus la tête » à essayer de mettre mes bébés dans les normes et les laisse aller à leur rythme ! Et c’est comme ça que Colombe mange aujourd’hui absolument de tout, mais qu’elle a fait trainer sa diversification jusqu’à ses 18 mois ! (pas moyen de lui faire manger des fruits crus avant !)
  3. Le pédiatre de la voisine ne sait pas mieux que le notre. L’autre jour je discutais diversification avec deux autres mamans. Chacune récitait religieusement les consignes données par son pédiatre et elles se sont vite rendues compte que ces conseils ne coïncidaient pas du tout. Un des bébés mangeait beaucoup de solide et un seul biberon par jour, l’autre bébé avait droit à un peu de solide et un biberon après chaque repas…Les deux mamans se sont alors tournées vers moi pour avoir l’avis de ma pédiatre (parce que je suis son porte-parole vous savez !) et ma réponse les a plutôt surprises : « Ben… euh… j’ai plus les quantités en tête… et puis chaque bébé a des besoins différents, alors on adapte en fonction de ce que bébé accepte ! ». Le médecin nous donne les recommandations qu’il pense juste pour notre enfant. Et si c’est un excellent médecin, il ne se contente pas d’imprimer une feuille type selon l’âge de l’enfant, mais il évalue ses besoins réels. Un enfant allaité n’aura pas les mêmes besoins qu’un enfant au biberon puisque le lait de sa maman s’adaptera naturellement. Une de mes amies médecin a l’honnêteté d’avouer à ses patients que ses recommandations ne sont fondées que sur des statistiques (on a constaté que les enfants qui ont commencé la diversification à tel âge avaient moins d’allergies…etc…). Elle leur explique que sa méthode n’est autre que celle qu’elle a appliquée pour ses enfants, mais que si ces parents ne s’accordent pas avec elle, elle accepte de discuter et de les aider à choisir ce qui leur conviendra le mieux tout en respectant les besoins de l’enfant. Alors avant de ruer dans les brancards, on parle avec son médecin !
  4. Les petits pots c’est très sain ! Lorsque Colombe a commencé à manger de la purée, je voulais lui donner tout ce qu’il y avait de meilleur et dans ma tête cela ne pouvait être QUE de la purée maison. Alors j’ai commencé à faire ma petite purée tous les matins, et tous les midis Colombe recrachait ce que je lui mettait dans la bouche. Cela a duré plusieurs semaines. Jusqu’à ce qu’un jour alors que nous partions en pique-nique, j’ai acheté un petit pot de purée toute faite me disant que de toute façon Colombe ne mangeait rien, je n’allais pas me fatiguer à trimbaler une purée maison qu’il allait falloir maintenir à bonne température… Et vous savez quoi ? C’est la première fois que Colombe a mangé du solide ! Et à partir de là, pendant plusieurs mois elle n’a accepté de manger que des petits pots (malgré toute la bonne volonté du monde, je ne pouvais pas faire de purée aussi lisse que celle du commerce). Je me suis donc renseignée sur leur qualité, et n’en déplaise à l’ego des mamans, ils sont bien souvent plus sains que ce que nous proposons à nos petits ! La quantité de pesticide autorisée est très faible (on est quasiment sur du bio), les ingrédients sont dosés au gramme près selon les besoins de chaque âge (alors que nous avons souvent la main lourde sur le sel et sur les protéines !), et la conservation se fait dans un environnement stérilisé (alors que nos cuisines sont des nids à bactéries qui risquent de se retrouver dans les purées de nos bambins…). Alors j’ai laissé mon ego de côté et j’ai donné à Colombe ses petits pots puisque c’est ce qu’elle aimait. Après quelques mois d’alimentation solide, j’ai recommencé à lui proposer des aliments faits maison. Cela m’a permis de lui faire découvrir de nouveaux goûts qu’on ne trouve pas en petits pots, et de soulager notre porte-feuille au passage !
  5. On délègue ! Car dans les rapports parents/enfant il y a un rapport de force et dans quel autre domaine un enfant peut-il exercer son pouvoir sur ses parents ? Comment ça dans le sommeil, les pleurs, la propreté..? Mais quand il mange pardi ! Ou plutôt quand il ne mange pas, car c’est ça la vraie angoisse des parents à l’heure du repas. Je le crie haut et fort, il ne faut pas faire toute une histoire d’un enfant qui n’avale rien, il ne faut pas s’énerver, il ne faut pas angoisser. Mais passé un certain stade, ces choses-là sont incontrôlables. Quand votre petit refuse d’avaler sa purée ce soir, mais qu’il l’a bien mangée hier et qu’il la mangera bien demain, c’est facile de garder son calme. Mais quand il n’a JAMAIS voulu de sa purée, que les médecins, la belle-mère et toutes les autres mamans de la Terre crient au scandale et à la maltraitance (comment peux-tu laisser ce petit mourrir de faim ?) c’est impossible de ne pas faire ressentir son angoisse à son enfant. Et si l’enfant ressent cette angoisse, le repas devient un moment de peur, il se méfie encore plus de ce qu’il y a dans sa cuillère (bah quoi maman elle a peur, pourquoi pas moi ?) et il ouvre encore moins la bouche. Bref, on se trouve dans un cercle vicieux. Alors on n’hésite pas à déléguer : au papa s’il ressent moins d’angoisse à ce sujet, à la belle-mère qui arrive à faire manger du foie de veau à n’importe quel enfant, à la voisine qui s’en contrefiche que notre bébé ne mange pas et qui pour le coup n’a pas une once de stress. Chez nous, c’est la référente de Colombe à la crèche qui l’a aidée à aimer manger. Les premiers morceaux, les premiers fromages, les fruits crus, elle a toujours été la première à réussir l’introduction d’un aliment. Elle n’était pas stressée et ne s’est jamais découragée car son implication émotionnelle était bien moindre que la mienne. Ai-je eu l’impression de râter des premières fois ? À vrai dire j’étais tellement soulagée que ma fille mange que l’idée ne m’a même pas effleuré l’esprit.
  6. Le repas est un moment familiale. Les enfants apprennent beaucoup par l’exemple, alors s’ils nous voient manger, ils mangeront eux aussi, non ? Colombe a commencé à prendre ses repas avec nous aux alentours de 18 mois, soit au moment où elle a été capable de manger proprement sans notre aide. Avant cela, elle mangeait juste avant nous et restait dans sa chaise pendant que nous prenions notre repas. Je lui donnais alors des petits morceaux de pomme de terre, des grains de riz soufflés, n’importe quoi qu’elle pouvait manger seule. Nous avons gardé la même organisation avec Petit Olivier. Ainsi, bébé partage un moment en famille, et accessoirement, il développe sa motricité fine !
  7. C’est le moment de laisser bébé faire ses propres découvertes. Je ne vais pas vous le cacher, je suis plutôt une adepte de la propreté pendant les repas. Très jeune on m’a appris à bien me tenir à table et à manger avec mes couverts (je sais même décortiquer mes crevettes avec un couteau et une fourchette, donc y’a un vrai level !). Je ne supporte pas de me mettre de la nourriture sur les mains et j’ai bien du mal à voir les mains et la bouche de mes petits pleines de purée… Et pourtant il a fallu que je prenne un peu sur moi. Quand j’ai laissé mon Petit O’ jouer avec la goutte de soupe tombée sur la tablette, plutôt que de l’essuyer tout de suite, les choses ont été beaucoup plus simples. Aujourd’hui s’il n’a pas envie de manger, je renverse volontairement un peu de son repas sur la tablette afin qu’il découvre son repas tout seul. Et généralement après avoir touché, gratté, tripoté, mis à la bouche, c’est tout naturellement qu’il accepte la cuillère. D’ailleurs si on y pense, quand on présente un jouet à un enfant, on le laisse l’explorer et on ne lui fait pas une lecture du mode d’emploi, si ? Alors on fait de même pendant le repas !
  8. Ça suffit de grignoter ! Vous l’avez compris, ma Colombe a longtemps mangé des quantités ridiculement petites pendant les repas. Et pourtant elle grandissait normalement. C’est qu’en fait, je l’ai allaité longtemps, et longtemps à la demande. Du coup, ma petite n’avait pas tellement faim arrivée à l’heure du repas si elle avait pris le sein une demi heure avant. Sur le principe cela ne me dérange pas (puisque de toutes façon je fais exactement de même avec Petit Olivier). Mais il arrive un moment où on aimerait que l’allaitement devienne un complément à l’alimentation solide et non l’inverse. Je me suis alors fixé une règle : rien entre les repas et même si bébé a faim, le repas pourra être servi 30 minutes avant l’heure habituelle, mais pas plus. Il y a eu des pleurs, de la fatigue et de l’énervement, mais en quelques jours Colombe a pris un vrai rythme et elle a compris l’intérêt de finir son assiette (elle avait dans les 12 mois). Il en va de même pour les petits gâteaux et les morceaux de pain que certaines donnent aux petits pour tenir : ça n’est pas ça qui les aidera à manger (je parle bien sûr du cas d’un enfant qui ne mange pas à table, si l’enfant a bon appétit d’habitude, cela ne va pas poser problème de lui donner un petit quelque chose une fois de temps à autre).
  9. Si ça fonctionne, alors pourquoi se priver ? Eh oui parfois il y a des méthodes étonnantes qui permettent de faire manger bébé ! Pour exemple : Colombe a commencé à prendre des repas complets quand je lui ai présenté le dessert en premier. Explication : j’ai mis au monde le seul enfant qui n’aime pas le sucre, la sus-nommée Colombe. Une fois sa purée terminée, elle n’avait plus assez faim pour manger un laitage. Mon astuce a donc été de commencer par le yaourt qu’elle mangeait par faim. Elle mangeait ensuite sa purée de légume avec envie parce que oui son plaisir à elle c’est le chou-fleur et les brocolis ! Des astuces comme ça il en existe des tas, mais je vous les réserve pour un prochain article ^^ Eh oui, il va falloir un peu de patience !

 

 

Et vous, comment s’est passé la diversification chez vous ? Plutôt appétit de moineau ou gros mangeur ? Et si c’était à refaire, qu’est-ce que vous aimeriez savoir avant de commencer ?