À Dada à dos de chameau

Al Ain Zoo

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Pendant les vacances de Noël, nous sommes partis passer quelques jours à Al Ain, une “petite ville” de l’émirat d’Abu Dhabi à la frontière avec le Sultanat d’Oman. Nous y avons visité la magnifique oasis classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et le zoo, célèbre dans tout le pays.

Le Zoo d’Al Ain et ses animaux

Le zoo d’Al Ain est assez grand et il faut prévoir une bonne journée pour avoir le temps de le visiter entièrement tranquillement.

Il y a 4000 animaux de 200 espèces différentes. Je sais que les zoo et l’enfermement des animaux est beaucoup critiqué, mais le zoo de Al Ain participe à des programmes de protection d’animaux et a notamment permis de réintroduire l’oryx dans le désert des Émirats Arabes Unis, alors qu’il en avait disparu.

La plupart des espèces sont adaptées à un climat chaud comme celui des Émirats Arabes Unis. On peut voir une galerie de fauves, des girafes que l’on peut nourrir, des hippopotames, des crocodiles…

Enfin, la volière présente des animaux de différentes parties du monde, mais qui semblent tous supporter de fortes températures.

C’est pourtant dans la volière que j’ai eu la seule “mauvaise” surprise du zoo. La dernière pièce est un espace de “vie” pour des manchots. Les pauvres n’ont pas accès à la lumière du jour et l’environnement dans lequel ils vivent n’est qu’un décor peint.

Les jardins du zoo d’Al Ain

La raison pour laquelle je pense qu’il faut une petite journée pour faire le zoo d’Al Ain tranquillement, est que ces jardins sont vraiment bien aménagés.

D’un côté, les jardins présentent de nombreuses espèces végétales typiques des climats des Émirats Arabes Unis (oui, “des climats” puisqu’une partie est désertique, l’autre montagneuse,les sols ne sont pas les mêmes et les températures non plus !).

A chaque fois, les plantes sont accompagnées de panneaux explicatifs ou de jeux sur le lieu d’origine des plantes mais aussi sur leurs bienfaits quand il s’agit de plantes comestibles ou utilisées en pharmacopée.

Une oasis à petite échelle a été reconstituée dans le zoo, évoquant la magnifique oasis d’Al Aïn. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de la visiter, cela peut être un bon aperçu, intéressant d’un point de vu pédagogique.

Dans cet espace sont surtout présenteés des palmiers et différentes espèces de dattes, le fruit le plus important dans le pays.

“Pour nous le dattier est et a toujours été l’arbre de vie”

De l’autre côté du zoo on trouve plusieurs espaces de jeux gratuits ou payants (châteaux gonflables) pour les enfants. Il y a beaucoup de parcs pour les enfants aux Émirats Arabes Unis. Même si l’on pourrait croire que dans un lieu où l’on marche autant que dans un zoo, les enfants n’ont pas forcément besoin de se défouler, en réalité, quelques minutes de jeu libre leur fait beaucoup de bien !

Sheikh Zayed Desert Learning Centre

Au cœur du zoo se trouve le “Sheikh Zayed Desert Learning Centre”, un centre de présentation de la vie dans le désert, qui tient son nom du fondateur du pays.

Sheikh Zayed Desert Learning Centre

Le bâtiment est magnifique. De l’extérieur, il présente des courbes assez jolies, mais de l’intérieur il est vraiment incroyable et donne parfois l’impression d’escalader les dunes du désert !

L’exposition est présentée sur plusieurs niveaux associés à un thème : la formation du lieu, la vie animale, la vie traditionnelle aux Émirats et enfin les défis écologiques à surmonter.

La vie dans le désert

Chaque espace met en scène le savoir avec des animaux empaillés, des présentations de roches, des vidéos, des jeux interactifs. L’espace est vraiment propice à l’apprentissage, et on pourrait y passer des heures (adulte ou enfant !) tant il y a à découvrir !

apprendre le mouvement des plaques techtoniques
Pour un avenir écoresponsable

Questions pratique et notre avis

J’ai vraiment beaucoup aimé cette visite du zoo d’Al Aïn. J’ai trouvé que tout était présenté de manière claire et pédagogique. Les explications sont claires et les petits jeux sont aussi intéressants pour les adultes que pour les enfants.

Le Sheikh Zayed Desert Learning Centre vaut le déplacement à lui tout seul tant il est riche en informations et en découvertes ! Et j’ai particulièrement aimé la dernière partie sur les actions à mettre en place pour l’avenir. Cette partie de l’exposition est faite avec grande honnêteté et avoue que le pays (et ses habitants) pollue beaucoup. Mais on y voit aussi les mesures qui sont mises en place (et croyez-moi, il y en a beaucoup ! Je vous ferai sans doute quelques articles là-dessus) et les gestes qui peuvent aider à réduire notre pollution individuellement.

Enfin, même si le zoo est très fréquenté, à aucun moment je n’ai eu l’impression d’être oppressée par la foule : les allées sont grandes et on a tout l’espace pour circuler.

Les options pour prendre son repas sont tout de même un peu limité. Il n’y a qu’une seule cafétéria servant de vrais repas, le restes n’étant que des petites échoppes vendant des sandwichs. Mais on peut aussi apporter son propre repas et faire un pique-nique dans l’un des jardins.

Le prix est vraiment très abordable :

30aed pour les adultes (environ 8€) et 10aed pour les enfants (2,50€)
Il y a aussi la possibilité de faire un mini-safari (pour environs 25€ par personne).
Pour toutes informations complémentaires je vous recommande la visite du site internet du zoo.

Les abris-bus climatisés de Dubaï

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Je vous ai déjà parlé du métro de Dubaï : un métro magnifique et toujours propre. Mais je ne vous ai pas encore parlé du bus ! Et pourtant, il y a tout de même une particularité qu’il faut noter et qui est bien dubaïote : les abris-bus climatisés !

Les abris-bus climatisés de Dubaï

Chaque reportage télévisé (ou presque) sur Dubaï vous en parlera comme d’une des nombreuses extravagances que s’offre la ville : les abris-bus de Dubaï sont climatisés !

Abri-bus climatisé à Dubaï

Ces abris-bus n’ont rien d’exceptionnels à part qu’ils sont fermés et qu’il y fait frais. Vous y entrez par une porte automatique, il y a une rampe d’accès pour fauteuils roulants et des sièges pour s’asseoir à l’intérieur.

L’abri-bus climatisé est-il vraiment une extravagance ?

A Dubaï, il fait soit chaud, soit très chaud, soit une chaleur insupportable. Nous sommes actuellement au mois de janvier et nous venons de vivre sans doute les deux journées les plus froides de l’année : il a fait 18 et 19°. Dès le mois d’avril les températures atteindrons facilement 35° pour atteindre près de 50° en journée en août (et 40° la nuit) et ne redescendre à 35° que vers fin septembre (oui, quand on vit à Dubaï on trouve que 35° est une température douce et tout à fait supportable).

Abri-bus climatisé à Dubaï

Dans ces conditions, les abris-bus climatisés sont plus que nécessaires. Et quand on y pense, ils ne font vraiment pas partie du “luxe” de Dubaï, mais sont bien là pour le confort de la population. Vous imaginez-bien que les riches habitants de Dubaï ne prennent pas le bus. Ils ont des voitures, et même bien souvent des chauffeurs pour les conduire. Même les habitants aux revenus moyen peuvent s’offrir une voiture ou se payer un taxi (ils sont très nombreux et pas cher à Dubaï). Non, les gens qui prennent le bus sont généralement plutôt des travailleurs qui ont des petits salaires.

Abri-bus climatisé à Dubaï

Les bus ne passent généralement pas aussi fréquemment que le métro à Dubaï. Certaines lignes ne passent que 2 fois dans l’heure et certains arrêts sont situés sur le bord de grandes routes, sans possibilité de se mettre à l’ombre. Imaginez-vous attendre au bord d’une route très passante (avec les gaz d’échappement que cela implique), en plein soleil, par 48°. Cela m’est arrivé une fois, et j’avoue qu’après 3 ou 4 minutes, j’ai commencé à m’inquiéter et je me suis dit que si je restais là je risquais de faire un malaise

Alors finalement, ce qui dans nos médias européens est souvent présenté comme un luxe extravagant, est en fait plutôt une attention pour rendre moins pénible la vie de gens qui travaillent déjà suffisamment dur !


Retrouver son enfant dans le plus grand centre commercial du monde

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La semaine dernière je vous ai parlé d’une astuce pour retrouver votre voiture dans le plus grand centre commercial du monde, mais il n’y a pas que notre voiture que l’on risque de perdre dans un espace si grand ! Nos enfants aussi peuvent vite nous échapper, et chercher un petit de moins d’un mètre dans les 800 000 m² de Dubai Mall revient à chercher une aiguille dans une botte de foin ! Mais heureusement, le centre commercial a une solution !

A chaque entrée du centre commercial se trouve une borne qui délivre des bracelets d’identification. Leur utilisation est simple : vous rentrez le prénom de l’enfant, le prénom de l’adulte responsable, et son numéro de téléphone.

Bracelet d'identification dubai mall

Un bracelet autocollant sort alors avec toutes ces informations inscrites, ainsi qu’un QR code.

Bracelet d'identification dubai mall

 

L’idée est plutôt simple, mais je la trouve sympa. S’il est vrai que lorsque je voyage mes enfants portent toujours une étiquette avec ces informations sur eux. Mais comme nous vivons à Dubaï, je ne leur mets plus d’étiquettes lorsqu’on s’y promène. Et pourtant je sais que si mon Petit O’ se perd, pris dans la panique il ne fera que hurler et ne sera pas capable de dire son propre prénom.

 

Et vous, vous faites porter des bracelets d’identification à vos enfants ? Que pensez-vous de cette initiative de Dubai Mall ?

Retrouver sa voiture sur le parking d’un centre commercial à Dubaï

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C’est bien connu, Dubaï aime le gigantisme ! Ses centres commerciaux sont si grands qu’ils comptent des centaines de magasins (plus d’un millier pour Dubai Mall, le plus grand centre commercial du monde), et Mall of the Emirates abrite même une piste de ski !

Votre première préoccupation en entrant dans un centre commercial si grand sera sans doute de trouver un plan afin de ne pas vous perdre (après un an et demi à Dubai, je me perds encore dans Dubai Mall !). Mais vous avez aussi intérêt à bien vous souvenir de la place de parking sur laquelle vous avez garé votre voiture ! En effet, Dubai Mall comporte plus de 9000 places de parking (et bientôt 5000 de plus !) et Mall of the Emirates en compte 7200 ! Alors si vous ne vous rappelez pas où vous avez garé votre voiture, vous risquez fort de vous retrouver à airer pendant des heures dans la fournaise d’un parking dubaïote ! Je ne parle pas d’expérience ici, mais certains se reconnaîtront ! Car oui, l’été la température peut atteindre 50° (et baisse rarement sous les 20° l’hiver) et ajoutez à cela la chaleur des moteurs de voitures, vous obtenez une chaleur digne de l’enfer !

 

Park assist system mall of the Emirates
“Vous ne savez pas où est votre voiture ?”

Mais heureusement, Dubaï pense à tout !

Mall of the Emirates et Dubai Mall sont tous deux équipés du système “Park assist” pour vous aider à retrouver votre voiture.

 

Park assist sytem mall of the emirates
“Trouvez votre voiture, voyez exactement où vous l’avez garée”

Des écrans tactiles sont présents aux entrées des parkings. Il vous suffit d’entrer votre numéro de plaque d’immatriculation et en quelques secondes, l’ordinateur vous montrera votre voiture ! Vous aurez aussi la possibilité de la localiser sur un plan ET de localiser votre propre position pour déterminer votre itinéraire !

 

Entrer votre plaque d'immatriculation pour retrouver votre voiture

En quelques seconde le système vous montre votre voiture

Retrouver votre voiture sur le parking du mall

Je trouve ce système vraiment pratique. Même si j’ai pour habitude de prendre en photo le numéro de la place de parking lorsque nous arrivons au centre commercial, le “park assist” permet de tracer l’itinéraire à prendre, et surtout d’indiquer la porte la plus proche de la voiture ! Car quand il fait chaud, vous allez tout faire pour limiter vos déplacement en extérieur !

Alors n’oubliez pas votre numéro de plaque d’immatriculation ou notez-la quelque part, cela pourrait vous éviter des heures de marche la prochaine fois que vous oublierez où vous êtes garé !

Le Ramadan à Dubaï

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Je viens de vivre mon premier mois de Ramadan ici, et Dubaï étant en pays musulman, la vie quotidienne est grandement changée pendant ce mois. Je me suis donc dit que j’allais partager avec vous, ce qui change à Dubaï pendant ce mois si particulier.

Ce qu’il faut faire ou non pendant le mois de Ramadan

Le mois de Ramadan, est le mois béni pour les musulmans, qui à cette occasion jeûnent du lever des premières lueurs de l’aube (merci Extraodinaire Maman Pivert pour la précision !) au coucher du soleil. C’est aussi pour eux un mois de partage et de gratitude, et pour que tout se passe dans les meilleures conditions, une règle à respecter : ne pas manger ni boire en public. La règle est claire et tout contrevenant risque une amende ! D’ailleurs si vous achetez de la nourriture à emporter, il se peut qu’on vous l’emballe dans un sachet fermé par un autocollant rappelant la règle (mais cette pratique n’est pas généralisée).

 

Recommandations pendant le Ramadan à Dubaï

Les enfants, personnes âgées, malades ou femmes enceintes sont soumis à plus de souplesse. Même s’il est préférable que ces catégories de personnes mangent uniquement dans les lieux dédiés, elles peuvent boire en public, et éventuellement manger (assez discrètement tout de même) Une personne âgée pourra manger un morceau de fruit pour lutter contre l’hypoglycémie par exemple. Bref, il est interdit de boire ou manger en public, mais les gens font preuve de bon sens.

 

Et on fait comment pour manger la journée pendant le Ramadan à Dubaï ?

Je vous rassure, on trouve tout de même de quoi manger à Dubaï pendant le Ramadan. Pour les non-musulmans, certains restaurants restent ouverts et proposent leurs plats à emporter. D’autres permettent de manger sur place : ils cachent leur devanture par des paravents, des rideaux ou recouvrent leurs fenêtres d’autocollants qui obstruent la vue. Et le fait de proposer la restauration sur place est une vraie publicité pendant ce mois où l’offre est restreinte !

Café proposant de la restauration à emporter.

 

Restaurant caché pour des paravents la journée

 

Restaurant ouvert toute la journée et à l'abri de la vue

Dans la plupart des centres commerciaux, le food court (lieu regroupant de nombreux comptoirs de restaurants fast food et des tables pour s’installer) sont ouverts mais leur entrée est cachée par des paravents. Cela permet de manger normalement lorsqu’on passe la journée au centre commercial. Et comme les tables sont mises en commun et n’appartiennent à aucun restaurant particulièrement, on peut aussi apporter son propre repas fait à la maison !

 

Le mois de Ramadan est une période de partage à Dubaï

On parle beaucoup de la restriction de nourriture pendant le Ramadan, mais les moments où l’on mange prennent beaucoup d’importance. Ainsi, la plupart des restaurants organisent des buffets à volonté pour l’Iftar (repas du soir qui rompt le jeûne vers 19h) et pour le Suhour (dernier repas de la nuit avant le lever du soleil vers 3h du matin). C’est l’occasion de se réunir entre amis musulmans ou non (et en famille) pour partager un bon repas. Pour être honnête avec vous, j’avoue tout, j’ai testé quelques Iftar, mais je n’ai jamais eu le courage de me lever pour le Suhour !

Certaines associations de quartier et certaines mosquées organisent aussi des repas d’Iftar : chacun, musulman ou non, vient avec un plat et partage son repas avec les autres.

Pour les personnes qui ne veulent pas sortir ni cuisiner pour l’Iftar, on trouve des “Iftar Box” dans les supermarchés. Elles sont composées d’un repas complet avec dessert, ainsi que des dattes pour rompre le jeûne. Et leur prix est très raisonnable : moins de 5 € pour celles de la photo ci-dessous.

Mais il y a a Dubaï de nombreux travailleurs pauvres, et afin que tous les musulmans puissent rompre le jeûne comme il se doit, des frigos sont installés directement dans les rues de Dubaï. On les trouve à des points clés : près des mosquées ou aux abords des chantiers de constructions. N’importe qui, musulman ou non, y apporte de la nourriture, et c’est à ces frigos qu’on voit que la générosité n’est pas une question de culture ou de religion : elle est universelle. Les élèves des écoles et des crèches vont les remplir à tour de rôle, et lorsqu’un frigo semble vide, il suffit que quelqu’un le signal sur les réseaux sociaux et des âmes charitables le remplissent de nouveau.

De même les collectes de dons fleurissent : les points de dons des associations se multiplient dans les centres commerciaux. On peut y faire des dons d’argent, de vêtements ou de jouets.

Le mois de Ramadan est une période festive à Dubaï

Bien entendu, le mois du Ramadan est festif à Dubaï qui se pare de jolies décorations. Les centres commerciaux s’illuminent de lunes et d’étoiles brillantes.

Décoration de Mall of The Emirates pour le Ramadan.

Les enseignes affichent de jolis posters souhaitant un joyeux Ramadan (Ramadan Kareem). Certaines étaient très classiques, mais j’en ai repéré quelques unes qui m’ont fait sourire !

 

Ramadan Kareem par Hello Kitty

Ramadan Kareem par Lego

Une tempête de sable à Dubaï – À Dada à dos de chameau !

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Je vous ai déjà parlé de la poussière envahissante à Dubaï, mais je n’ai jamais parlé des tempêtes de sables ! Parce que si nous avons tant de poussière dans nos appartement et nos balcons, c’est qu’elle vient bien de quelque part. Et lorsque le vent souffle vraiment, il emporte avec lui le désert entier pour le déverser dans la ville !

Une tempête de sable à Dubaï

Une tempête de sable se reconnaît par un brouillard tellement épais qu’on ne distingue pas les grattes ciels à 500 m !

Dubaï sous la tempête de sable

 

Le sol (et les murs, les balcons, les voitures, et tout ce qui se trouve dehors) est recouvert de sable. S’il s’agit généralement d’une fine couche de poussière qui est sans cesse balayée par le vent. Mais par endroit, on trouve des amoncellements de sable. Et bien évidemment, on déplace ce sable avec nous dans tous les lieux dans lesquels nous rentrons. Pour tout dire, même les couloirs du métro de Dubaï, habituellement d’une propreté irréprochable, se retrouve recouvert d’une fine couche de poussière.

Et on fait quoi pendant une tempête de sable ?

L’idéal est de rester chez soi. Mais voilà, quand le brouillard dure plusieurs jours, on ne peut pas s’arrêter de vivre !

Avec les enfants, je limite les déplacements à l’essentiel, et j’annule toute activité qui nécessite d’être dehors. Et pour l’habillement, nous nous adaptons aux allures de film post-apocalyptique qui règnent dehors, en arborant masques antiparticules et lunettes de soleil.

sortir pendant une tempête de sable

Malgré les protections, de fines particules de sable parviennent à nous atteindre. On a l’impression d’en avoir partout : dans le nez, les oreilles, la gorge, les yeux… On finit par avoir le cuir chevelu gratte et la peau qui tiraille. Bref, sortir par vent de sable est une vraie joie !

Voyageons Ludique au Maghreb

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Le Maghreb, thème du rendez-vous Voyageons Ludique nous a beaucoup inspirés ce mois-ci. Après avoir dessiné de jolis tatouages au henné (ou presque), j’ai intégré ce thème à notre étude régulière dans le cadre de l’instruction en famille des mes 2 enfants Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans). Nous ne suivons pas de programme particulier, mais les apprentissages sont rythmés par des activités et des sujets d’étude récurrents. Parmi ces sujets il y a la découverte de nouveaux pays que nous consignons dans notre cahier des pays, et l’apprentissage régulier de poésies. Dans le courant du dernier mois, j’ai donc choisi le thème du Maghreb pour ces 2 sujets d’étude.

Le Maghreb sur notre cahier des pays

Notre cahier des pays est un objet vivant. Nous y mettons les pays des gens que nous connaissons et qui nous sont proches, et je ne veux pas surcharger les enfants d’informations. Même si nous appelons communément “Maghreb”, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, je n’ai choisi d’étudier que les Maroc. Comme à chaque fois, nous avons dessiné le drapeau du pays et recherché sa signification, noté la langue parlé, la capitale, la monnaie…

Cahier des pays : le Maroc

Colombe et Petit O’ ont d’ailleurs remarqué que comme aux Émirats Arabes Unis que nous avions déjà étudiés, on parle arabe au Maroc et on paye en Dirham !

 

Le Maghreb en poésie !

Afin d’entraîner notre mémoire (oui, oui, moi aussi j’entretiens ma mémoire, il paraît que c’est un exercice très sain) et d’enrichir notre culture, nous apprenons régulièrement des poésies. Chaque matin pour le petit déjeuner j’installe notre cahier de poésies sur le porte-livre et nous lisons et expliquons une poésie de façon à l’apprendre doucement. Généralement Colombe et Petit O’ mettent une à deux semaines pour apprendre une poésie, nous en apprenons donc souvent 2 par mois.

Au Maghreb (bon, j’avoue au Maghreb comme aux Émirats !) le dromadaire est un animal commun. J’ai donc choisi une poésie pour apprendre à distinguer les dromadaire et les chameaux ! L’auteur de la poésie ne figure pas sur la page parce que je ne l’ai pas trouvé, mais si vous savez qui a écrit cette poésie, dites le moi !

 

Poésie : Dromadaire ou Chameau

 

Comme à chaque fois que nous apprenons une poésie, je l’ai écrite sur notre cahier de poésie et les enfants l’ont illustrée. Petit O’ a colorier la page d’illustration en bleu et je l’ai aidé à dessiné un palmier. Colombe a découpé et collé un papier jaune pour faire le sable, puis à l’aide d’un tutoriel sur internet, elle a dessiné un chameau.

 

Comment s’habiller quand on est une femme à Dubaï

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Voici une question que l’on m’a souvent posée et que je me suis posée moi-même avant de venir vivre aux Émirats Arabes Unis : comment s’habiller quand on est une femme à Dubaï ? L’idée que l’on se fait depuis l’Occident est souvent embrouillée entre l’image d’une ville de tous les excès et d’un islam strict. D’un côté, on voit des images de femmes très légèrement vêtues, posant devant les symboles de l’architecture moderne, et d’un autre côté, on nous présente des femmes voilées et on nous parle de règles strictes. Alors quelle version croire et qu’est-ce qu’on met dans sa valise quand on prépare ses vacances à Dubaï ?

Le port du voile à Dubaï

L’habit traditionnel des femmes des Émirats Arabes Unis, est la abaya, une longue robe noire qu’elles portent par dessus leurs vêtements. Elles couvrent leur tête et leurs cheveux avec le sheila, un voile noir, souvent légèrement transparent. Même s’il n’est pas obligatoire de porter la abaya et le sheila, la plupart des femmes émiratis les portent. Elles rivalisent d’ailleurs d’élégance dans les détails avec quelques strass ou perles pour agrémenter leur tenue (tout est toujours fait de manière subtile, cela rend la tenue très élégante et jamais “bling-bling”).

 

habit traditionnel des femmes aux Emirats Arabes Unis
Habit traditionnel des femmes aux Emirats Arabes Unis.

 

Certaines femmes cachent leur visage par d’un voile noir qui couvre leur nez et leur bouche, ne laissant apparaître que leurs yeux. L’un des plus anciens accessoires de la tenue traditionnelle est une sorte de masque en cuir doré couvrant le front, le nez et la bouche et qui est appelé burqa. À l’origine, ce masque servait à protéger le visage du soleil et du sable du désert. De nos jours, il n’est plus porté que par les femmes âgées.

 

Burqa aux Emirats Arabes Unis
La burqa des Emirats Arabes Unis est un masque de cuir doré qui protège le visage des vents de sable.

Mais le voile n’est pas obligatoire aux Émirats Arabes Unis et aucune tenue particulière n’est imposée aux femmes. Ainsi, on croise des femmes musulmanes voilées de toutes les manières possibles, mais aussi des femmes en mini short et en débardeur !

La tenue la plus appropriée à Dubaï

On entend beaucoup de choses sur la manière dont les femmes doivent s’habiller à Dubaï, et tout n’est pas bon à prendre. Je vous conseille de vous méfier des visions un peu extrême, d’un côté comme de l’autre. Ceux qui diront que les femmes doivent sortir couvertes de la tête aux pieds n’ont vraisemblablement pas mis le nez dehors ! Et ceux qui vous assurent que vous pouvez porter n’importe quoi vous exposerons peut-être à quelques complications. En réalité, la manière dont vous pouvez vous vêtir dépend surtout de l’endroit où vous vous trouvez dans la ville.

À la plage, bikini, mini short et crop top sont largement admis, et il en est de même dans les quartiers très touristiques.

Les centres commerciaux affichent à l’entrée leur politique en matière d’habillement : épaules et genoux couverts. Mais on peut voir sur l’affichage que la tenue vestimentaire n’est pas mise du côté des règles, et qu’elle est juste suggérée. D’ailleurs les termes sont clairs : “We advise avoiding showing your shoulders and knees” (Nous vous recommandons d’éviter de montrer vos épaules et genoux). Plus qu’une règle, il s’agit d’une recommandation pour ne pas choquer Émiratis et autres personnes originaires du golfe. Et dans les faits cette politique n’est pas stricte : je vois de nombreuses femmes se promener en tenue légère dans les grands centres commerciaux sans jamais avoir de souci. Tant que leur comportement n’est pas provoquant, il n’y a pas de problème. Attention, si se tenir la main entre homme et femme est admis ici, s’embrasser en public est déjà considéré comme une provocation. Enfin, je vous recommande de ne pas vous habiller trop légèrement dans les centres commerciaux pour une raison toute simple : il y fait assez froid à cause de la climatisation !

 

Politique d'habillement des centres commerciaux à Dubaï
Panneau énonçant les règles de comportement dans un centre commercial de Dubaï (Mall of the Emirates, celui avec la piste de ski). Notez que la tenue vestimentaire n’est que suggérée (et qu’il n’est pas fait mention d’homme ou de femme, la suggestion s’adresse à tous)

 

Les centres administratifs et lieux institutionnels sont plus pointilleux sur la manière de s’habiller des femmes (et des hommes !).  La règle est d’avoir les épaules et les genoux couverts (pour les femmes comme pour les hommes !). Et les agents de sécurité veillent au grain ! Mais les premières mises en garde sont toujours faites avec gentillesse, après si vous souhaitez vous opposer et expliquer à l’agent de sécurité que vous trouvez idiot de se couvrir, vous vous exposez sans nul doute à de gros problème…

Enfin, la visite des mosquées impose une tenue plus stricte, avec bras, jambes et tête couvertes. Et cette fois, on ne s’arrête pas aux bras et aux épaules : lors de ma visite de la mosquée Cheikh Sayed d’Abu Dhabi, j’avais choisi une tenue qui me semblait aconvenir, mais finalement, mon pantalon laissant apparaître mes chevilles, on m’a demandé d’enfiler une abaya. Si comme moi, vous n’avez pas la tenue adéquate, pas de soucis, les mosquées ouvertes aux visites mettent des abaya à la disposition de ses visiteuses.

 

tenue vestimentaire pour les femmes dans une mosquée des Emirats Arabes Unis
S’il faut être couverte lors des visites de mosquées, toutes les originalités sont permises. Ainsi, lors de la visite de la grande moquées Cheikh Sayed d’Abu Dhabi, j’ai égayé la abaya que l’on m’a prêtée avec mon foulard à pompons arc-en-ciel.

Alors, comment s’habiller quand on est une femme à Dubaï ?

J’ai bien envie de vous dire que vous vous habillez comme vous voulez, mais qu’il faut adapter votre tenue à l’occupation du jour. Si vous êtes touriste, pas besoin d’attention particulière. Dans mon quotidien de femme résidant à Dubaï, j’ai rangé les mini-shorts et jupes courtes que je portais en France, non parce que j’y suis contrainte, mais parce que je ne me sens plus à l’aise dedans. Personnellement, je préfère les tenues un peu plus longues (près du genou) qui me permettent d’être en accord avec les recommandations des centres commerciaux (dans lesquels on passe beaucoup de temps dès qu’il fait un peu chaud, c’est à dire 9 mois de l’année !). Mais je croise de nombreuses femmes, mères de famille ou non, portant des tenues très courtes sans que cela ne choque personne. Quant au fait de couvrir ses épaules, je ne le fais pas par contrainte mais par confort : la climatisation est souvent forte dans les lieux clos et la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur est généralement grande. Même si je porte des débardeurs dans la rue, j’ai toujours avec un moi un petit gilet à enfiler rapidement lorsque j’entre dans le métro ou dans un centre commercial afin de supporter le froid !

tenue vestimentaire d'une femme à Dubaï
Voici une tenue que je porte facilement ici. La photo a été prise pendant les quelques jours de fraîcheur que nous avons ici, d’où le fait que je porte une veste. Je porte une chemise légère mais à manche longue : cela me permet de ne pas avoir trop froid à l’intérieur (car la clim est souvent forte) et de ne pas trop m’exposer au soleil. Ce genre de jupe est assez courant ici : on joue beaucoup avec les différences de longueurs dans les tenues vestimentaires féminines. Cela ne se voit pas sur la photo, mais cette jupe est composée d’une minijupe et d’un voile légèrement transparent par dessus : le jeu des transparences est très commun aussi.

 

Robe longue Dubaï
Je vous conseille d’avoir robes longues dans votre garde-robe (si vous aimez porter des robes, bien-sûr). Même si elles sont moins pratique pour la maman que je suis, elles sont idéales pour être acceptée dans n’importe quel lieu (je pense surtout aux mosquées et aux services administratifs qui exigent une tenue plus stricte).

 

Porter un voile à Dubaï pour se protéger du soleil
Le port du voile n’est pas obligatoire à Dubaï, mais je garde toujours un foulard sur moi. Il me sert généralement à me couvrir le cou lorsque la climatisation est trop forte. Mais dans le désert, lorsque j’oublie de prendre un chapeau, il est très pratique pour me protéger du soleil !

 

Si cet article vous a plu, si vous avez des questions, n’hésitez pas à réagir ! Je répondrai à vos questions et qui sait, cela me donnera peut-être des idées pour de prochains articles !

Les escalators à Dubaï, recommandations particulières

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Il n’y a rien de plus banal qu’un escalator dans une centre commercial, et à priori il n’y a aucune raison pour que les escalators soient différents d’un pays à l’autre. D’ailleurs les escalators de Dubaï n’ont strictement rien de particulier. Fin de l’article.

Non, en fait il y a un peu plus à dire. Certes, les escalators à Dubaï sont à peu près les mêmes qu’en France : pas d’originalité particulière, pas de démesure, rien d’exceptionnel. Mais à l’entrée des escalators il y ces recommandations, liées à la vie culturelle du pays, et qui me font toujours sourire !

Comme partout, il est indiqué de tenir la main des enfants, de ne pas entrer avec une poussette, de tenir la rampe…

Mais voilà il est aussi indiqué de faire attention à ne pas laisser sa abaya, l’habit traditionnel des femmes aux Émirats Arabes Unis, se coincer dans les rouages de l’escalator ! Imaginez donc le malaise pour la pauvre femme dont le vêtement se déchirerait en montant les marches…

Et l’interdiction de porter des crocs dans les escalators dubaïotes ? Je ne vous mets pas de lien ici, mais vous n’avez qu’à taper “crocs escalator accident) sur Youtube. Ces chaussures en plastique (portées par la majorité des enfants ici) se coincent facilement dans les marches des escalators, et si le pied reste coincé avec, l’accident devient dramatique.

 

Comment nous vivons le unschooling et surtout comment nous y sommes arrivés !

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“Comment, la famille À Dada ! a encore changé de mode de vie et les enfants usent leurs pantalons sur les bancs de l’école (ou plutôt dans la cours de récréation…) ?” Voilà sans doute ce que vous vous êtes demandés en lisant le titre de cet article. Je vous rassure (ou pas) nos enfants ne vont toujours pas à l’école et nous ne songeons pas à les y envoyer. Mais ça n’est pas pour autant que l’on fait l’école à la maison ! D’ailleurs si vous me lisez depuis un moment vous vous serez peut-être rendu compte que j’utilise très peu ce terme. Lorsque je parle de notre manière d’apprendre, je parle plutôt d’instruction en famille, le terme général aux enfants qui ne vont pas à l’école. Et lorsque je veux être plus précise, je vous parle de unschooling ou de “liberté d’apprendre”.

Qu’est-ce que le unschooling ?

Voilà une grande question qui suscite de nombreux débats ! Le unschooling est un concept vivant et même assez personnel, il est donc normal que chacun le vive différemment. Le grand principe du unschooling est la liberté d’apprendre et le respect des élans de curiosité de l’enfant. Cela signifie que l’enfant est maître de ses apprentissages et que les parents ne font que suivre et accompagner l’enfant. Les désaccords sur la définition de unschooling résident donc souvent sur la limite entre “accompagner” et “guider” son enfant. Les unschoolers n’utilisent généralement pas de programme (quoique ça n’est pas tout à fait vrai puisque certains l’utilisent comme ligne directrice pour atteindre un but comme l’obtention d’un diplôme) et certains parents unschoolers affirmeront même qu’utiliser du matériel pédagogique va à l’encontre de la liberté d’apprendre de l’enfant. Je pense que le unschooling va au-delà de ce genre de question. Il ne s’agit pas d’une religion avec ses dogmes, où il serait blasphématoire de faire telle ou telle chose. C’est plutôt une philosophie de vie : oui, selon moi le unschooling n’est pas qu’un système d’enseignement, mais bien un mode de vie car il impacte le quotidien de toute la famille (mais remarquez, vu comme l’école a fait de notre vie de famille un enfer, c’est sans doute aussi un mode de vie…). La définition est donc très large et de nombreuses familles s’y retrouvent. Il y a bien sûr le stéréotype de la famille qui vit pieds nus au fond des bois en communion avec la nature, mais aussi des familles qui vivent en ville dans un système plus traditionnel. L’essence du unschooling ne tient pas tant de la méthode que de l’initiateur du savoir : l’enfant !

Pour une définition plus détaillée du unschooling, je vous suggère cet article du blog Apprendre avec bonheur, ainsi que le visionnage du film de Clara Bellar Être et Devenir.

Le parent unschooler se la coule douce !

Puisque le unschooling, selon la manière dont je le définis, correspond à la liberté d’apprendre et que l’enfant est maître de ses apprentissages, alors il est bien naturel de penser que les parents n’ont absolument rien à faire, non ?

Dans la réalité, ça n’est pas si simple. Si l’enfant est libre d’apprendre ce qui l’intéresse, l’adulte est là pour l’accompagner et répondre à ses questions. Et ça n’est pas toujours une mince affaire ! Bien souvent, l’enfant se passionne pour un sujet que le parent ne maîtrise pas ou connaît très peu. Le parent va alors se documenter avec l’enfant et le guider dans ses recherches (en particulier avec des petits qui ne savent pas lire, cela est sans doute moins vrai lorsque l’enfant devient plus autonome). Le parent peut également préparer des activités et des expériences en rapport avec la passion du moment. Tout cela demande de la préparation, pas mal de travail, et c’est parfois source de frustration (pour le parent), car l’enfant ne va pas nécessairement s’enthousiasmer pour ce que l’on aura préparé ! Et en unschooling, si l’enfant ne trouve pas d’intérêt pour une activité, on ne la lui impose pas. Alors j’arrête tout de suite les mauvaises langues, il ne s’agit pas de faire des enfants capricieux qui ne vont faire que ce qu’ils veulent, mais de ne pas forcer un enfant dans une activité qu’il rejette. On peut alors la présenter différemment, demander à une autre personne de l’introduire, ou tout simplement la mettre de côté afin que l’enfant puisse s’y diriger de lui-même s’il en ressent l’envie. Car en unschooling, on considère que l’enfant a sans doute une bonne raison de ne pas s’intéresser à une chose, même si nous ne saisissons pas cette raison (et qu’il n’est d’ailleurs pas forcément utile de saisir cette raison). Si un jour l’enfant ressent le besoin d’y revenir, alors il le fera naturellement, et s’il n’y vient jamais c’est simplement que cette chose ne lui est pas utile. Il ne s’agit pas d’éveiller la curiosité des enfants en leur proposant une foule d’activités : la curiosité des enfants est naturellement présente, elle n’a pas à être éveillée mais simplement entretenue (et répondre à leur questions suffit pour ça).

Mais le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute un travail de lâcher-prise. La plupart des parents unschooler ont sans doute reçu leur instruction à l’école. Nous avons appris à rester calme, assis sur une chaise et à écouter des cours magistraux qui tentaient de nous enseigner des concepts bien éloignés de notre quotidien. Nous avons été conditionnés à croire que les apprentissages ne pouvaient se faire que par la transmission du maître à l’élève, nous avons rarement appris par l’expérience, et plus que tout, nous avons appris que ne pas savoir était un échec. Ainsi, face à nos enfants nous sommes souvent confrontés à cette peur de l’échec par laquelle nous sommes conditionnés : mon enfant va-t-il apprendre à lire si je ne le force pas à s’exercer chaque jour ? Va-t-il avoir un jour l’envie d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues si je ne l’y contrains pas ? Toutes ces questions sont légitimes, car nous avons souvent davantage appris par contrainte de réussite à l’examen que pour notre enrichissement personnel. Mais si nos enfants ont réellement besoin de ces apprentissages, ils s’y dirigeront naturellement et trouveront la motivation nécessaire pour travailler sans qu’on ne les y pousse. Nos enfants apprendront sans doute à lire, même si leur intérêt naît tardivement. En revanche, certains ne trouveront jamais l’intérêt d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues, mais finalement, vous souvenez-vous comment on fait ? Cela vous a-t-il déjà été utile ? Bref, le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute de se rappeler que l’élan doit venir de l’enfant, que l’on peut avoir confiance en nos enfants pour apprendre tout ce dont ils auront besoin pour leurs projets futurs. Ce lâcher-prise et cette confiance ne sont pas faciles à acquérir, mais on y travaille.

Pourquoi le unschooling ?

Lorsque j’ai annoncé que mes enfants allaient être déscolarisés, je me souviens que quelques personnes m’avaient dit : “Chouette, je te vois bien en unschooling !”. Sur le moment, et alors que je n’y avais pas encore totalement réfléchi, je me demandais si j’allais réussir à laisser toute cette liberté à mes enfants (quand je vous parle de lâcher-prise, je sais de quoi je parle). Finalement, les 2 premiers mois d’instruction en famille se sont faits chez mes parents lorsque nous attendions nos visas pour venir à Dubaï, et nous les avons vécus comme de grandes vacances. Nous avons fait de très nombreuses sorties et les enfants ont beaucoup appris. Notre rythme de vie était celui de la maison, et si nous avions des routines, nous n’avions pas vraiment de contraintes horaires.

À notre arrivée à Dubaï, les enfants ont eu besoin de temps pour s’habituer aux coutumes locales (comme je l’explique en détails dans cet article). Il a également fallu qu’ils apprennent l’anglais qui est la langue majoritairement parlée ici. À 3 et 5 ans, je ne me voyais pas du tout le leur enseigner par des cours magistraux, alors j’ai dû créer des situations pour les confronter à la langue. Au final, il me restait peu de temps pour penser et préparer des “cours” ou activités correspondant à leur niveau scolaire, alors je ne l’ai pas fait. Mais cela ne m’a pas empêchée de constater qu’ils étoffaient leurs acquis. Nous discutons et lisons beaucoup, nous faisons de nombreux jeux de société, nous faisons également énormément de rencontres au quotidien, et sans qu’on ne fasse d’effort, toutes ces actions participent largement à la stimulation intellectuelle de nos enfants. Alors que j’avais encore dans l’idée de préparer du travail régulier mais que je n’en trouvais pas le temps, j’ai constaté tous les progrès de mes enfants et me suis rendu compte qu’ils apprenaient très bien seuls et à travers le monde ! C’est ainsi que tout naturellement nous avions débuté le unschooling.

 

abra dans le vieux Dubaï

 

Cet article est bien assez long comme ça, alors je vous ferai grâce du détail de notre organisation (car oui on peut pratiquer le unschooling et être organisé !), mais soyez rassurés (ou pas…) cela fera l’objet d’un prochain article ! Mais pour conclure, j’ai surtout l’impression que le unschooling s’est imposé à nous naturellement. Bien que je n’ai pas réussi à lâcher prise totalement, et même si je ne suis pas certaine de continuer en unschooling dans les années à venir (parce que qui peut dire où nous serons et ce que nous ferons dans le futur ? ), c’est pour le moment le mode d’instruction qui nous convient le mieux et qui correspond le mieux à notre envie de ralentir !

Mais dites-moi tout : y a-t-il parmi vous des personnes qui pratiquent le unschooling ? Des personnes que cela intéresse ? Ou au contraire est-ce que vous préférez les méthodes d’enseignement plus classiques et plus dirigées ? J’adore vous lire alors racontez-moi vos expériences, vos interrogations, vos envies…