Livres pour les parents

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans

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Il est là dans son berceau à observer attentivement son mobile qui tourne au-dessus de sa tête et on s’émerveille de sa concentration. Elle baragouine déjà une dizaine de mots et on la trouve incroyablement évoluée. Il n’est pas rare qu’à travers nos yeux de parents, le développement de l’enfant nous paraisse si spectaculaire qu’on se demande s’ils ne sont pas surdoués. Reconnaître le petit surdoué avant l’âge de 6 ans peut paraître précoce, et pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas, et c’est ce que nous expliquent Monique De Kermadec et Sophie Carquain dans leur livre Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans.

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans

Le titre du livre peu paraître un peu présomptueux, employant un terme qu’on utilise moins aujourd’hui, au profit “d’enfant précoce”, “haut potentiel” ou encore de “zèbre”… Mais les auteurs assument : “ce fantasme de toute-puissance, de performance, qui s’est emparé de toute une société, ne doit pas nous faire occulter la réalité : les surdoués existent” et il est parfois reconnaissable très jeune.

Monique de Kermadec est psyclologue clinicienne, psychanalyste et spécialiste de l’enfant surdoué. Sophie Carquain est auteure de littérature générale et jeunesse et journaliste spécialisée en psychologie. Ensemble, elles nous donnent des pistes pour reconnaître, mais aussi accompagné les enfants précoces.

Les signes de précocité

Le moyen le plus sûr d’évaluer le niveau de précocité, est sans doute le test de QI, et il en existe même pour de jeunes enfants. Mais les auteurs nous affirment qu’on peut repérer l’enfant surdoué par son attitude au quotidien et que bien souvent, l’intuition des parents à ce sujet est bonne.

bébé surdoué, enfant surdoué

L’enfant surdoué présente des signes de précocité depuis son plus jeune âge. Eh oui ! Son potentiel est là depuis le début alors il n’y a pas de raison qu’il ne s’exprime pas. Mais ce potentiel s’exprime parfois dans des domaines qu’on ne lie pas spontanément à l’intelligence : la motricité globale, la motricité fine. Voilà, si “Petit chéri” a marché à 9 mois et qu’il a fait du vélo sans roulettes à 3 ans, c’est peut-être un enfant surdoué !

Accompagner et orienter l’enfant surdoué

Maintenant qu’il est identifié, que fait-on avec notre enfant surdoué ? Le livre apporte de nombreuses idées d’activités et de jeux à mettre en place avec son enfant (et qui s’appliquent à tout enfant, même s’il ne montre pas de signe de précocité) afin de l’accompagner dans un développement sain.

Les auteurs traitent aussi de la question de l’école : pourquoi il est important de faire sauter une classe à certains, dans quelles conditions, et quand cela peut s’avérer être une mauvaise décision. Mais aussi comment aborder sa précocité avec l’enfant afin qu’il la vive bien et qu’il soit intégré.

Un livre complet pour aborder la sereinement la vie de l’enfant surdoué dès ses débuts

Lors de ma recherche de livres sur la précocité, je me suis rendue compte que beaucoup abordait le sujet pour des enfants déjà grands (entre 6 et 8 ans), scolarisés, et vivant cette particularité comme un handicap.

C’est donc avec plaisir que j’ai trouvé ce livre : il parle de l’enfant surdoué avec simplicité. Il aborde les soucis que cela peut engendrer (notamment sur l’hypersensibilité et la difficulté à gérer les émotions), mais il n’en fait pas une fatalité et montre que la précocité peut avoir plusieurs visages. Il oriente aussi les familles vers une vie quotidienne plus sereine. Pour une meilleure idée du contenu du livre, je vous mets la table des matières :

petit surdoué table des matières
petit surdoué table des matières
petit surdoué table des matières
petit surdoué table des matières

Pour qui est ce livre ?

Bien évidemment, ce livre s’adresse aux parents d’enfants de moins de 6 ans. Que l’enfant soit un surdoué avéré ou que les parents aient de simples doutes, ce livre peut être utile. Il ne posera pas de diagnostique sur l’enfant, mais il pourra confirmer ou infirmer les doutes. Et bien-sûr, il orientera les parents dans l’attitude à avoir pour accompagner leur enfant au mieux.

Monique de Kermadec, Sophie Carquain, Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans, livre de poche.
Prix : 7,40€

Bilan de mon défi de février : J’arrête de ramollir !

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Cette année, j’ai décidé de prendre ma vie en main et de la rendre plus harmonieuse. Pour cela, je me suis fixé un défi par mois : en janvier, je m’occupais de notre alimentation et en février, j’ai décidé de me bouger un peu. Point de vue alimentation, nous sommes sur la bonne voie, mais point de vue sport ? Nous sommes en plein mois de mars et je vous propose de vous faire un bilan de mon défi “J’arrête de ramollir !”

J'arrête de ramollir

J’arrête de ramollir !

J’arrête de ramollir ! est une livre de Barbara Meyer qui propose un programme de 21 jours pour bouger son corps et se motiver à réaliser des projets.

Le programme est simple : chaque jour on se réveille une minute plus tôt et on intègre un nouvel exercice physique pour réveiller son corps pendant qu’on trace les lignes directrices de nos projets.

Le programme dure 21 jours, puisque selon des études, c’est le temps qu’il faut pour intégrer des habitudes de vie. Et ces 21 jours sont décomposés en 3 semaines :

  • une semaine pour réveiller son corps
  • une semaine pour déployer sa force et ses projets
  • une semaine pour se lancer et s’encourager
J'arrête de ramollir : quatrième de couverture

Mon avis sur J’arrête de ramollir !

Le livre est simple et facile d’utilisation. Il contient un mini poster de tous les exercices physiques à faire, ce qui est plutôt pratique !

Le programme est bien fait, mais il ne fera pas de miracle : il faut vraiment avoir envie de se bouger pour y arriver. Si on commence le programme sans grande conviction, on n’y parviendra pas. Cependant, lorsque l’envie est là, les mots de l’auteur sont encourageants et aide à maintenir le cap.

J'arrête de ramollir : plan d'action

Et mon bilan alors ?

Mon bilan personnel est plutôt négatif ! Je n’ai pas réussi à suivre le programme jusqu’au bout et me suis arrêtée au jour 14… La motivation était là, l’envie aussi, et physiquement après seulement 14 jours, je commençait déjà à voir des changements. Mais…

Au mois de février nous avons déménagé (cela n’était pas prévu, sinon je n’aurais pas programmer ce défi-là à ce moment-là), puis toute la famille est tombée malade. J’ai essayé de continuer le défi le plus longtemps possible, mais avec les nez bouché, la gorge en feu et des maux de crâne pas possibles, j’ai dû me résoudre à arrêter.

Cependant je pense vraiment que le programme n’a pas été vain. Depuis que toute la famille va mieux, nous sortons beaucoup plus. J’ai l’impression de trouver l’énergie plus facilement, et j’ai même recommencé à faire un peu de sport !

Le bilan est donc mitigé, mais je suis sur la bonne voie. Et vous savez quoi ? J’ai décidé de m’y remettre !

Comment les eskimos gardent les bébés au chaud

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S’il y a bien une chose que j’ai pu remarquer en vivant dans un lieu aussi multiculturel que Dubaï, c’est que les astuces et les méthodes éducatives sont nombreuses et parfois opposées. Mais lorsqu’on les explique, elles prennent toutes leur sens dans un mode de vie ou dans l’adaptation au climat. Alors lorsque j’ai vu le titre de ce livre : “Comment les eskimos gardent les bébés au chaud, et autres aventures éducatives du monde entier” j’ai tout de suite été interpelée !

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud
L’exemplaire du livre que j’ai est en anglais, mais il a été traduit en français. Détails à la fin de l’article.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud

Mei-Ling Hopgood, l’auteur de Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud vit au milieu de différentes cultures. Née en Chine, elle a été adoptée et élevée aux États-Unis. Adulte, elle part vivre quelques années en Argentine avec son mari. C’est là qu’elle devient maman et s’étonne que les enfants de Buenos Aire sortent jusque tard dans la nuit avec leurs parents. Elle mène alors l’enquête sur les pratiques éducatives qui peuvent surprendre à travers le monde, donnant des explications sur leur existence, plutôt que des jugements.

Mei-Ling Hopgood
Mei-Ling Hopgood

Les aventures éducatives du monde entier

“Comment les Pygmés sont-ils les meilleurs père du monde ” nous révèle que les Pygmés créent un attachement fort à leur enfant dès leur plus jeune âge et que cela tient tout simplement à la structure de leur société (et à une question de taille !).

“Comment les Chinois enseignent la propreté très jeune” explique comment une liberté de l’enfant et une responsabilité de toutes les personnes qui l’entoure peut l’aider à prendre conscience de son corps.

“Comment les Japonais laissent leurs enfants se battre” montre comment dans une société où le groupe est très important, on apprend aux enfants à maintenir l’équilibre de groupe en gérant les déviances des individus.

Les sujets sont toujours traités sans jugements négatifs, et si parfois l’auteur peut avoir été choquées par certaines pratiques, elle cherche plus à expliquer leur origine et à expliquer pourquoi cela fonctionne dans cette culture donnée, plutôt qu’à critiquer. Elle ne prétend pas que nous devons tous nous inspirer les uns des autres, mais que l’on peut toujours regarder comment fait le voisin pour éventuellement en tirer quelques astuces.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud

Comment les Français donnent à leurs enfants le goût des bonnes choses

Eh oui ! Figurez-vous qu’un chapitre entier nous est consacré ! Et s’il y a un domaine dans lequel les Français sont réputés, c’est bien la cuisine ! Et à l’instar de Kiri, il paraît que nous éduquons des “gastronomes en culottes courtes” !

Mei-Ling Hopgood cite la bonne cantine d’une école de campagne où les enfants participent à l’élaboration des repas et à la production des légumes dans leur jardin. La situation présentée est un peu idéalisée, et je sais bien que ça n’est malheureusement pas comme cela partout (l’auteur le sait sans doute aussi, mais au moins nous avons ce genre d’initiatives dans notre pays), mais j’ai apprécié ce chapitre que j’ai lu à la lumière de ce que je constate à Dubaï. Les parents ici donnent à manger à leurs enfants sans réelle structure d’horaire et s’étonnent ensuite que leurs enfants mangent peu à table (et peu de variété).

Comment les Français donnent à leurs enfants le goût des bonnes choses

Alors je dois rejoindre l’auteur sur ce point ! Même si tous les enfants français ne sont pas gourmets, nous avons tout de même une culture de la table qui offre une bonne structure à notre progéniture (et un taux d’obésité assez bas pour le monde occidental !).

Mon Avis

J’ai beaucoup apprécié ce livre. On y découvre de nombreuses pratiques éducatives, et pas uniquement celles des 11 chapitres du livres, car chaque fois l’auteur enrichit son propos en opposant les pratiques (sans les juger, mais pour montrer à quel point nos pratiques éducatives dépendent de notre mode de vie) ou en notant des spécificités.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud nous invite à revoir notre manière d’être parent en s’enrichissant de ce qui se fait ailleurs. L’éducation est un sujet sensible et sur lequel on peut vite devenir susceptible. Mais ce livre nous rappelle qu’il n’existe pas une vérité, mais des manières de faire modelées par ce que nous vivons.

C’est un livre qui me ramène à ma propre expérience de maman expat’ puisque bien souvent, je sens que ma façon de faire n’est pas la même que celle des mamans autour de moi (et que parfois cela peut-être en opposition !). Et s’il peut nous arriver de prendre les autres de haut, le livre nous rappelle que chaque pratique est là pour une bonne raison.

Mei-Ling Hopgood, Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud
Mon exemplaire en anglais vient des éditions PanMacmillan, mais on le trouve en français aux éditions JC Lattès.

Le grand guide des pédagogies alternatives

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Au printemps dernier, Anne-Cécile Pigache, l’auteur de l’excellent blog Activités à la Maison a publié un livre en collaboration avec Madeleine Deny (auteur de nombreux livres sur l’éducation par le jeu) : Le grand guide des pédagogies alternatives. À travers son blog, j’avais déjà pu apprécier le sérieux avec lequel Anne-Cécile aborde l’instruction de ses 5 enfants. J’avais donc très envie de découvrir son livre ! Mais à ce moment-là j’étais en plein déménagement et n’avais pas vraiment de temps à consacrer au sujet. Le livre a tout de même trouvé une petite place dans nos bagages, et à notre arrivée à Dubaï, j’ai enfin commencé sa lecture ! Ce moment marquant le début de notre instruction en famille, c’était la lecture idéale !

Le grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives est divisé en 11 chapitres consacrés à chaque auteur/chef de file d’un mouvement pédagogique. Chaque chapitre s’ouvre sur une double page de biographie du pédagogue abordé, expliquant ses influences, son cheminement, ses grands principes et son impact.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Puis, chaque double page suivante présente une carte mentale dédiée à un grand principe pédagogique soutenu par le théoricien en question. En encart est consacré à un point particulier ou à des idées d’activités, et dans une colonne appelée “Cinq enfants et mon expérience“, Anne-Cécile Pigache nous livre une anecdote ou une mise en action de la pédagogie dans sa famille.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Une partie de chaque chapitre est ensuite consacrée au matériel et aux activités à proposer aux enfants.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Enfin, la dernière partie est un dialogue entre Madeleine Deny et Anne-Cécile Pigache abordant la pédogogie d’un œil d’expert et de maman. On y trouve également un rappel des points à retenir, ainsi que des références bibliographiques et internet pour en apprendre plus sur la pédagogie abordée.

À la fin du livre, on retrouve une chronologie de 2500 ans de pédagogie, et un tableau des activités par thème.

L’utilisation du grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives peut être lu d’un bout à l’autre, mais ça n’est pas son but. C’est ainsi que je l’ai abordé au départ. Je commençait l’instruction en famille avec mes enfants, et j’avais envie d’une vision d’ensemble des différentes pédagogies existantes afin de trouver le plus d’inspiration possible. Le guide étant passionnant, je n’ai pas eu de mal à le lire d’une traite.

Mais comme son nom l’indique, il s’agit d’un guide. Il est donc plutôt destiné à être abordé par thème (donc par pédagogie) afin d’y trouver des références et des idées d’activités. Maintenant que je l’ai lu entièrement, c’est ainsi que je m’en sers. J’approfondis ma connaissance d’une pédagogie donnée, ou alors je me réfère au tableau des activités par thème pour trouver des idées d’activités.

Grand guide des pédagogies alternatives

Mon avis

J’aime beaucoup l’idée d’avoir abordé le sujet selon 2 angles différents : celui de la spécialiste en éducation (Madeleine Deny) et celui de la mère de famille (Anne-Cécile Pigache, bien qu’en fait, étant enseignante, elle a également un œil expert sur la pédagogie !). Cette approche permet à la fois une démarche formelle, et une certaine proximité avec le lecteur et une grande authenticité. On sent que les auteurs maîtrise la théorie, mais qu’elles ont également mis ces théories en pratique. Il est évident qu’elles ont mis en pratique certaines pédagogie plus que d’autres, mais elles signalent toujours lorsqu’elles sont moins au fait de certaines pratique.

Ce guide est vraiment dense et il propose de très nombreuses idées d’approches de l’enseignement, mais aussi d’activités à proposer aux enfants. Tout y est toujours très bien expliqué et illustré et on n’a aucun mal à se projeter.

Personnellement j’ai approfondit mes connaissances sur des pédagogies qui me plaisent beaucoup (Steiner, Reggio, Freinet…). J’ai enfin compris pourquoi je n’accroche pas du tout à la pédagogie Montessori (trop strict, trop carré, moi j’aime la créativité, l’originalité et les détournements !). Et j’ai découvert de belles pédagogies que dont j’aimerais approfondir l’étude (Mason, Decroly…).

Notre table des saisons
Notre table des saisons inspirée de la pédagogie Steiner et que j’ai mis en place depuis la lecture du guide des pédagogies alternatives.

Ce guide est devenu et restera certainement longtemps un de mes essentiels dans mon approche de l’instruction de mes enfants. J’en conseille la lecture à tous les parents qui comme moi instruisent leurs enfants à la maison, ou qui sont tout simplement intéressés par le sujet. Et l’un des points positifs non négligeable du livre est son prix : 20€. Cela ne semble pas particulièrement bon marché pour un livre, mais il est si complet et a été écrit avec tant de rigueur et de sérieux qu’il est largement mérité !

Madeleine Deny, Anne-Cécile Pigache, Le grand guide des pédagogies alternatives, Eyrolles, 2017

Et si vous vous intéressez aux activités pour les enfants, je ne peux que vous conseiller la lecture du blog d’Anne-Cécile Pigache Activités à la Maison, qui présente les activités de ses 5 enfants âgés actuellement de 3 à 16 ans.

L’éveil musical d’après la pédagogie Montessori

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La musique a une place très importante dans notre famille : Papa À Dada ! et moi l’avons tous deux étudiée lorsque nous étions enfants et nous souhaitons que nos enfants fassent de même. Colombe a eu la chance d’assister à un éveil musical chaque semaine depuis ses 2 ans et demi, et elle a beaucoup aimé. Mais notre déménagement a chamboulé notre rythme et nous n’avons pas ici les mêmes opportunités de cours que nous avions en France. Tout comme j’ai pris en main l’instruction générale de mes enfants, j’ai décidé de prendre en main leur instruction musicale (du moins pour le moment !). Le livre L’éveil Musical d’après la pédagogie Montessori dès la naissance me sert de base pour diriger nos activités.

L'éveil musical d'après la pédagogie Montessori

L’éveil Musical d’après la pédagogie Montessori

Le coffret L’éveil musical d’après la pédagogie Montessori se compose d’un livre pour guider le parent dans les activités, de cartes de nomenclature des instruments, de cartes pour déterminer le type de musique, son intensité, le rythme, mais aussi si l’enfant l’apprécie ou non.

Coffret L'éveil musical d'après la pédagogie Montessori, Eyrolles

Le gros point positif de ce livre est de présenter des activités pour les enfants dès la naissance. Je trouve cela très intéressant car on sait à quel point l’éveil à la musique des tout-petits leur est bénéfique. La musique apaise, mais elle aide aussi à l’apprentissage du langage.

Activité d'éveil à la musique dès la naissance

Les activités proposées développent de nombreuses compétences : l’écoute, la reproduction de sons, de rythmes, ou la manipulation et la construction d’instruments.

Les deux dernières parties du livre présentent des activités du langage et de l’écoute d’œuvres. Même si certaines sont difficiles pour les plus petits, ces activités comportent souvent plusieurs niveaux et sont adaptables selon l’âge et les intérêts de l’enfant. On peut par exemple se servir du CD d’écoute pour faire découvrir une œuvre à un tout-petit en créant juste un temps calme. Mais avec un plus grand on pourra ajouter les cartes pour définir le rythme, le type de musique et les instruments présents.

 

Ce que nous avons pensé de cet éveil musical

Je dois vous avouer qu’en tant que maman et “instructrice”, j’apprécie énormément ce coffret car il est très complet ! Il se compose du livre dont je viens de parler, et de cartes pour accompagner les activités. Il y a des cartes de nomenclatures des instruments qui permettent leur découverte, mais qui aide également l’enfant dans son apprentissage de la lecture.

Les cartes de nomenclature des instruments

Les cartes de nomenclature des instruments

Les cartes de nomenclature des instruments

Les cartes de nomenclature des instruments

Colombe (4 ans 1/2) et Petit O’ (2 ans 1/2) aiment beaucoup les petits jeux proposés. Certains sont plus physiques et correspondent bien à leur besoin de bouger. D’autres m’aident à les canaliser pour des moments plus calmes. Le jeu qu’ils préfèrent est sans doute celui du danseur et du musicien : l’un joue de la musique (un petit rythme tapé sur un Bilibo en marquant des silences) et l’autre danse en rythme. Même s’ils ont du mal à inverser les rôles (Colombe aime danser, Petit O’ beaucoup moins), cet exercice favorise l’écoute, la concentration et le travail d’équipe ! (je vous rassure, ce jeu ne se termine pas toujours dans le calme ! Mes enfants sont normaux !)

Le danseur et le musicien

Le danseur et le musicien

Le danseur et le musicien

Le livre proposant des activités pour les enfants jusqu’à 12 ans, il aura sans doute une bonne longévité ici ! Et si c’est un bon outil de sensibilisation à la musique, je pense aussi qu’il est une très bonne base pour un apprentissage plus profond ensuite. Le livre amène l’enfant à s’intéresser à la musique et à aller la découvrir par lui-même (et en cela le livre respecte parfaitement la pédagogie Montessori) !

J'aime la musique !

Lydie Maud, Brigitte Ekert (dir.), L’éveil musical d’après la pédagogie Montessori, Eyrolles
à partir de la naissance et jusqu’à 12 ans
prix : 24,90€

Cet article est ma participation au rendez-vous mensuel “À tout bout d’chant” du blog La Cour des Petits. Les autres participation du mois sont :

Bien lire et bien écrire

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Il y a quelques mois (oui, je mets parfois très longtemps à écrire mes articles…) j’ai reçu un livre très intéressant : Bien lire et bien écrire du Dr Wettstein-Badour aux éditions Eyrolles. Colombe n’avait alors que 3 ans 1/2 et si elle semblait encore jeune pour que je m’intéresse aux méthodes de lecture, elle montrait un intérêt grandissant pour l’apprentissage des lettres et je ne voulais pas me trouver au dépourvu lorsqu’elle s’intéresserait à la composition des mots. Cette méthode d’apprentissage de la lecture et de l’écriture dès 4 ans me semblait tout à fait appropriée à notre cas. Ce qui m’a séduite en premier est que la méthode FRANSYA (présentée dans ce livre) est une méthode alphabétique et plurisensorielle.

Apprendre à reconnaître et orienter des formes pour bien apprendre à lire

Apprendre à lire avec la méthode FRANSYA

L’auteur de ce livre, Ghislaine Wettstein-Badour était docteur en médecine et c’est au contact d’enfants mis en difficultés scolaires, non par un quelconque handicape mais par l’utilisation de méthode d’apprentissage non adaptées, qu’elle a développé sa méthode. Celle-ci s’appuie sur des recherches en neurosciences et respecte le développement naturel du cerveau de l’enfant (mais tout ça est expliqué dans le livre, car si je comprends en lisant, je serai bien incapable de vous le réexpliquer en détail !). Ainsi la méthode considère que l’enfant part de rien dans sa découverte de la lecture et de l’écriture, et elle introduit les notions une à une. Et cette méthode est rigoureuse : aucune notion n’est évoquée si elle n’a pas été étudiée auparavant.

Comme je l’ai dit plus haut, la méthode est plurisensorielle. Elle implique bien-sûr des séances où l’enfant est assis à un bureau et se concentre pour lire ou écrire. Mais il y a également des exercices de manipulation, de toucher et même des séances de motricité !

Le livre Bien lire et bien écrire

Bien lire et bien écrire est en fait composé de 2 livres : le livre du maître et celui de l’élève. Le livre du maître est plus complet puisqu’il comprend toutes les explications et les leçons détaillées. Celui de l’élève se compose de mêmes leçons mais sans les explications (le livre regroupe en fait tous les mots de chaque leçon).

Le livre du maître s’ouvre sur une explication détaillée de la méthode et de ses motivations. Puis il explique l’attitude que la conduite à tenir et la rigueur à avoir pour bien appliquer cette méthode. La méthode s’adressant à la fois à de jeunes enfants et à des enfants plus vieux mais en difficulté, la différence d’attitude à adopter en fonction des situations est également expliquée. Enfin, cette partie introductive se clos par le déroulement d’une séance et l’explication des exercices moteurs et plurisensoriels.

La majeure partie du livre est consacrée aux leçons. Chaque leçon est expliquée clairement et en détails.

Enfin, les annexe du livre proposent de quoi fabriquer soit même une partie du matériel sensoriel.
Bien apprendre à lire et à écrire

Et à la maison, comment ça se passe ?

Colombe aura bientôt 4 ans, elle rentre donc maintenant dans les critères de cette méthode, mais comme je l’ai sentie prête plus tôt, cela fait déjà quelques mois que nous faisons une leçon ensemble de temps à autres. La partie purement consacrée à la lecture et à l’écriture dure rarement plus d’un quart d’heure, ce qui est tout à fait normal à son âge (je rappelle que Colombe est en petite section de maternelle). Mais nous consacrons souvent beaucoup de temps aux exercices sensoriels et notamment aux exercices de motricité.

Ces exercices accordent une grande importance à la connaissance de son corps et à la posture. Toucher une partie de son corps avec sa main puis avec l’autre, puis avec son doigt… ce sont des exercices que Colombe fait facilement et qui la motive. Et pour ajouter un peu à la motivation nous incluons Petit O’ (2 ans) dans ce genre de jeux. Nous passons alors un bon moment de jeu et de complicité et je constate à quel point mes enfants prennent conscience de leur corps.

J’aime beaucoup cette méthode. On est bien loin de certaines méthodes ludiques à la mode, mais à chaque fois que j’ai abordé ces méthodes, j’ai constaté des points qui pouvaient facilement induire les enfants en erreur, surtout s’ils sont jeunes. Et une confusion installée au prémices de l’apprentissage est souvent bien difficile à corriger par la suite ! Apprendre à lire et à écrire me semble suffisamment important pour que cela soit fait de manière sérieuse et rigoureuse, et cette méthode nous y aide. Bien sûr, il ne faut pas imposer de longues séances aux enfants sous peine de les dégoûter complètement. Mais en alternant de petites leçons (qui deviendront plus longues quand l’enfant aura grandi) et des séances de jeux l’apprentissage se fait de manière très fluide. Les jeux sont composés des exercices de motricité dont j’ai parlé plus haut, mais aussi de jeux qui préparent à la lecture et l’écriture sans toujours y faire référence directement (distinguer des formes proches mais pas identiques, donner la bonne orientation à une image…)

Cette méthode a également été validée par ma maman (oui, je suis une fille adorable qui demande encore souvent conseil à sa maman, parce qu’une maman c’est important !). Bon, en plus d’avoir élevé une fille sympa, ma maman a surtout été enseignante en école maternelle pendant près de 35 ans, et elle a enseigné la lecture et l’écriture à de nombreux enfants qui étaient demandeurs (mais pas à moi, moi je n’ai rien demandé !). Elle a donc une expérience pratique suffisamment longue pour avoir acquis les bons réflexes et pouvoir identifier les méthodes de lectures sérieuses et les plus fantasques ! Voilà pourquoi je la site en référence !

Grâce à ce livre, Colombe commence tout doucement à apprendre à lire, quant à Petit O’, j’ai trouvé une mine de bons exercices qui favoriseront son apprentissage quand le moment sera venu.

Dr Ghislaine Wettstein-Badour, Bien lire et bien écrire, Eyrolles
Prix conseillé : 45,90 € (le prix peut sembler élevé, mais est très justifié car c’est une méthode sérieuse, très bien expliquée et très complète).
à partir de : 4 ans (mais les parents d’enfants plus jeunes peuvent y trouver des pistes d’exercices et de jeux pour “préparer le terrain”)

Merci aux éditions Eyrolles pour l’envoi de ce livre !

Save

Save

Jouer avec la nature – éditions Dunod

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Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’aime découvrir la nature avec mes enfants, mais étant un pur produit de la ville, je ne suis pas toujours à l’aise dans ces activités. Alors aujourd’hui j’ai décidé de vous parler non pas d’une activité mais de tout un livre d’activités : Jouer avec la nature d’Elise Mareuil aux éditions Dunod. Il s’agit d’un livre très complet puisqu’en plus de proposer 70 idées d’ateliers d’éveil du jeune enfant (de 0 à 3 ans), il offre une véritable réflexion sur l’intérêt d’apprendre à nos enfants à se rapprocher de la nature.

Elise Mareuil, Jouer avec la Nature

Jouer avec la nature : une recommandation de nombreux pédagogues

Le livre s’ouvre sur une constatation : avec la désertification des campagnes, l’éducation donnée aux enfants s’est progressivement éloignée de la nature, et certains gestes du quotidien de nos grands-mères sont devenus pour nous et nos enfants des activités peu habituelles. Il y a pourtant de nombreux enjeux qui rendent indispensable la sensibilisation des nouvelles générations au respect de la nature. D’ailleurs, les pédagogues les plus reconnus n’ont cessé de prôner cette proximité de l’enfant et de la nature. Le livre nous offre donc un tour d’horizon des grands noms de la pédagogie et de leur manière d’aborder les choses.

Un livre très complet

Jouer avec la nature est un livre très complet qui incite à une véritable réflexion articulée autour de plusieurs thèmes :

  • La nature et nous
  • La nature de l’enfant
  • La nature et l’enfant
  • Des espaces-temps de découverte de la nature

Tout au long de ces réflexions, des ateliers en rapport avec le sujet sont proposés. Au fil des activités l’enfant découvrira la nature, mais aussi sa propre nature puisque de nombreuses activités ont pour but de stimuler ses sens et d’éveiller son corps. Enfin, certaines activités vont au-delà de la simple découverte de la nature et incite à une vie dans la nature (recyclage, cuisine bio…)

Les activités sont clairement expliquées, mais le livre contient aussi du matériel pour les mettre en place : des fiches détachables en couleur. Enfin, lorsqu’il faut du matériel qui n’est pas fourni dans le livre, celui-ci indique toujours un moyen de le fabriquer avec des éléments de récupération. Eh oui ! Ça serait contradictoire de sensibiliser ses enfants à la nature en les initiant en même temps à la surconsommation, alors la revalorisation est privilégiée !

Jouer avec la nature

Une activité nature à la maison

Découvrir la nature, c’est se promener en forêt ou au bord de la mer et observer l’environnement, c’est cueillir des fleurs et ramasser des feuilles mortes… Et les activités peuvent continuer à la maison. Avec nos fleurs et nos feuilles, nous faisons de beaux bouquets, nous nous en servons comme pinceaux, nous les observons en détails, ou tout simplement, nous les mettons dans un bac et nous jouons avec, librement ! Quel plaisir pour Petit O’ (23 mois) de pouvoir manipuler les feuilles, les déchirer, les écraser sans se soucier du bazar et des saletés que cela pourrait faire ! Et pour moi, finalement il a suffit d’un coup d’aspirateur pour que mon salon soit de nouveau propre !

Garçon joue avec des feuilles

Garçon joue avec des feuilles

Élise Mareuil, Jouer avec la nature, ed. Dunod
prix : 15,90 €

Save

Save

La méthode La Garanderie à la maison

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Je n’ai pas l’habitude de vous parler de méthodes pédagogiques ici. Je ne peux pas prétendre donner des conseils sur la manière d’appliquer une méthode ou une autre. Je ne souhaite pas non plus appliquer avec mes enfants une seule méthode de manière rigide car je préfère prendre l’inspiration par-ci par-là au gré des besoins et des envies de mes enfants. C’est pourquoi j’aime faire des découvertes et apporter de nouveaux éléments à nos jeux et nos apprentissages. Lorsque j’ai vu le livre La méthode La Garanderie à la maison de Bénédicte Denizot, j’ai été très intéressée. Je n’avais jamais entendue parler de cette méthode et je me suis dit que ce serait une bonne occasion d’apporter un vent nouveau dans notre quotidien !

La méthode La Garanderie à la maison : couverture

La méthode La Garanderie

L’introduction du livre présente la méthode La Garanderie et son fondateur (Antoine de La Garanderie), un ancien mauvais élève qui a pu progresser lorsque ses enseignants ont compris qu’il n’entendait pas. Il s’est inspiré de ses difficultés pour définir les éléments indispensables pour être attentif aux apprentissages :

  • avoir l’intention de restituer un savoir
  • représenter les savoirs sous forme d’images, de son ou de mot
  • savoir faire appel à ces évocations

La méthode aide les enfants (et leurs parents) à comprendre s’ils sont plutôt visuels, auditifs ou même tactiles, et par de petits jeux, elle leur apprend à créer des schémas d’apprentissages qu’ils finiront par intégrer naturellement dans leur éducation.

Le livre : La méthode La Garanderie à la maison

Le livre propose des activités sous forme de jeu ou d’évocation triées en 4 catégories :

  • Jeux pour apprendre avec sa tête
  • Jeux pour apprendre avec son corps
  • Jeux pour apprendre comme les grands
  • Jeux pour apprendre quand on sait lire et écrire

Les jeux s’adresse à des enfants de 3 à 6 ans environ, mais il n’y a jamais d’âge indiqué pour les activités car chaque enfants fait ses acquisitions lorsqu’il est prêt. Certains enfants seront très réceptifs aux apprentissages corporels, alors que d’autres se montreront plus doués dans les exercices d’autonomie. C’est pourquoi le livre rappel qu’il ne faut pas faire pression sur l’enfant, mais juste lui proposer des jeux, et l’assister pour le faire continuer ou au contraire passer à autre chose. Quant au matériel nécessaire (et c’est une des choses qui m’a beaucoup plu dans ce livre), il ne s’agit que d’éléments qu’on possède tous à la maison (crayons, ciseaux, catalogues à découper…).

Jeux pour apprendre avec sa tête

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Jeux pour apprendre comme les grands

Jeux pour apprendre quand on sait lire et écrire

Notre expérience de la méthode La Garanderie

Voilà plusieurs mois que j’ai reçu ce livre (oui, je suis parfois très longue pour écrire mes articles…) nous avons donc eu l’occasion de nous en servir régulièrement. Il nous a permis d’improviser de petits jeux dans les moments d’ennuis, et Colombe y a toujours pris du plaisir et cela l’a aidé à apprendre de nouvelles choses. C’est grâce à deux petits exercices du livre qu’elle commence à être capable de nommer ses doigts par exemple !

Colombe apprend le nom des doigts

Et il y a les jeux auxquels elle était moins réceptive. Enfin c’est ce que je croyais ! L’un de jeu propose à l’enfant de mémoriser un trajet et de guider l’adulte tout au long du chemin. J’avais décidé de proposer à Colombe d’apprendre le trajet de la maison jusqu’à la crèche (car c’est un trajet qu’elle connaissait déjà bien en fait). Mais à chaque fois que je lui proposais de me montrer par où passer, Colombe se renfermait sur elle-même. Je passais alors à autre chose en lui expliquant que ça n’était pas grave si elle n’en avait pas envie. Et finalement un jour alors que nous nous trouvions dans le centre ville (un endroit où nous allons de temps en temps, mais pas quotidiennement), Colombe m’a d’elle-même dit : “Suis moi maman, je connais le chemin, je vais te montrer !”. J’ai donc obéit à ses ordres et l’ai suivi sans intervenir. Et devinez où elle m’a emmenée ? Au manège qui était 3 rues plus loin ! Tant d’effort méritait une petite récompense !

Bénédicte Denizot, La méthode La Garanderie à la maison, éditions Eyrolles
à partir de 2 ans
prix : 19,90€

Merci aux éditions Eyrolles pour l’envoi de ce livre et la belle découverte de la méthode La Garanderie ! C’est un livre parfait pour trouver une activité pour toute une après-midi ou juste un petit jeu de quelques instants !

Enceinte et végétarienne

Publié le

Quoi ? La famille À Dada ! va s’agrandir ? Et en plus ils ont décidé de ne plus manger de viande ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Bon, je vous avoue tout : ceci n’est pas une annonce de grossesse ! Je n’ai pas non plus décidé d’arrêter de manger de la viande (même si dans les faits j’en consomme très peu). Enceinte et végétarienne est le titre du dernier livre que j’ai lu ! Lire un tel livre quand on est ni enceinte, ni végétarienne peut surprendre. Mais ma consommation de viande est très limitée, alors je cherche toujours des informations pour être sûre de manger équilibré. Et comme je n’exclue pas la possibilité d’une prochaine grossesse, j’ai trouvé le sujet pertinent. En effet, lors de mes deux grossesses, ma consommation de viande a toujours augmenté. Je me sentais fatiguée, mes taux de fer était assez bas, et j’éprouvais souvent un dégoût profond pour les légumes verts ! Alors je me suis tournée vers la viande. Mais pour une prochaine grossesse, j’aurais toutes les astuces pour ne pas retomber dans cette surconsommation !

Enceinte et Végétarienne

Être végétarienne, qu’est-ce que c’est et pourquoi je le suis (presque)

Le livre commence par la définition des termes “végétariens”, “végétaliens” et “végans”, en insistant sur le fait que cette définition est souple. Ces modes de vie ne sont pas des dogmes que l’on doit respecter aveuglément. Il n’y a pas de règle édictée et chacun adapte ses pratiques en fonction de ses convictions et de son ressenti. Si vous connaissez des végétariens/ végétaliens/ végans, vous savez certainement que tous n’ont pas les mêmes limites. L’auteur d’Enceinte et végétarienne, Hélène Defossez a une véritable ouverture d’esprit et écrit sans jugement ni volonté d’embrigader son lecteur dans un certain mode de vie. C’est ce que j’ai apprécié en premier dans ce livre : il n’y a aucun jugement et tous les modes de vie sont tous pris en considération avec autant de soin.

Alors selon les termes du livre, je suis effectivement “presque” végétarienne. Il peut se passer plus d’une semaine sans que je manque de viande, alors je prends en compte cette quasi-absence de protéines animal dans mon régime alimentaire.

enceinte et végétarienne : illustrations de Marie Crayon

 “Être enceinte et végé, est-ce bien sérieux ?”

Je reprends ce titre utilisé dans le livre, car je suis certaine que beaucoup d’entre vous se posent la question. Enceinte et végétarienne y répond (par l’affirmative, bien sûr) sur une vingtaine de pages. Ce chapitre aborde la question de l’équilibre alimentaire et des moyens de ne manquer d’aucun nutriment sans pour autant aller à l’encontre de ses convictions. Chiffres l’appui , Hélène Defossez nous prouve qu’il est tout à fait raisonnable de rester végé pendant sa grossesse. Elle va même jusqu’à expliquer des études (sérieuses et récentes) qui valide le régime végétarien pendant la grossesse. Et s’il y a des risques de carence dans un régime végé, ils sont plus une question d’équilibre alimentaire que de régime alimentaire. Le livre rappelle d’ailleurs que l’équilibre alimentaire des omnivores n’est pas toujours irréprochable et qu’au lieu de carences ont y trouve souvent des excès.

On trouve de nombreux conseils pour manger équilibré mais aussi pour gérer les désagréments qui peuvent s’inviter pendant une grossesse. Et la question est étudiée ! Rappelez-vous, un peu plus haut je vous ai parlé de l’aversion que j’ai eu pour les légumes verts pendant mes grossesses. Celle-ci m’a toujours étonnée car aucun des livres que j’ai lu n’en parlait. Enceinte et végétarienne aborde le sujet, et d’un coup je me suis sentie moins seule !

Enfin, on trouve une partie très intéressante intitulée “rassurer ses proches”. Cette partie reprend les principales questions auxquelles une femme enceinte et végé devra faire face, et y apporte des exemples de réponses qui devraient satisfaire l’interlocuteur sans le vexer. Je trouve l’idée de cette partie très bonne, car les végétariens sont souvent soucieux de leur équilibre alimentaire (ok, certains font n’importe quoi, mais certains non végé font aussi n’importe quoi, il y a des idiots partout) et ils savent généralement ce qu’ils font. Mais l’entourage non végé a souvent peur, et cette peur est décuplée quand des enfants sont en question. Ce chapitre (et le chapitre de témoignage à la fin du livre) accompagne la femme enceinte et végé dans son rapport avec les autres.

enceinte et végétarienne : illustrations de Marie Crayon

Au-délà de la grossesse

Parce qu’être végé, c’est souvent avoir aussi une fibre écolo, le livre parle de matériel de puériculture sain et respectueux. Parce qu’être enceinte et végétarienne implique l’arrivée d’un bébé qui sera sûrement lui aussi végé, le livre propose ses astuces et son expérience pour permettre une croissance saine tout en respectant ce mode de vie. Outre les chiffres et études, vous trouverez de nombreuses recettes et même une idée de menu sur une semaine ! Tout au long du livre, Hélène Defossez nous offre une étude sérieuse et documentée, mais elle nous livre également sa propre expérience de femme et de mère végétarienne. Elle nous offre ses conseilles comme le ferait une bonne copine qui serait déjà passé par là. Mais attention, pas comme la copine qui sait tout et qui vous rabâche des “tu devrais faire ci…” ou des “si tu faisais ça…”. Non, elle nous livre des pistes, nous parle de ce qui a fonctionné pour elle, nous propose des solutions sans jamais prétendre au miracle et en concevant toujours que ses propositions peuvent ne pas correspondre à certains. Bref, son ton est honnête, sans jugement et vraiment bienveillant !

Je tiens à souligner également la qualité des illustrations de Marie Crayon. Elles sont drôles et pleines de fraîcheur !

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce livre et je le recommande à toutes ! Oui ! Oui ! À toutes (et tous d’ailleurs) ! Si vous n’êtes ni enceinte, ni végé, vous pourriez tout de même apprendre beaucoup sur les risques et les bienfaits dans l’alimentation. Si vous êtes enceinte mais pas végé, il peut vous donner de bonnes astuces pour lutter contre les maux de la grossesse. Si vous êtes enceinte et végé, bah il est pour vous ! Et si vous êtes végé et que vous savez déjà tout sur la question ? Offrez-le à votre belle-mère, elle vous lâchera sûrement un peu la grappe après cette lecture !

Hélène Defossez, Enceinte et Végétarienne, ed. Terre Vivante
Prix  19 €

Détail à noter : Les éditions Terre Vivante, soucieuses de l’environnement, ont fabriqué ce livre avec une pâte à papier produite écologiquement en Europe, et elles l’ont imprimé en France.

Merci aux éditions Terre Vivante pour l’envoi de ce livre plus qu’instructif !