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Ressources gratuites pour faire l’école à la maison en période de coronavirus

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Suite à l’annonce de la fermeture des écoles en France, j’ai reçu pas mal de messages de parents qui me demandaient comment s’organiser ou comment poursuivre l’instruction de ses enfants à la maison quand on n’y est pas préparé. Je vais donc vous donner une liste de ressources gratuites (dans la majeure partie des cas).

Mais avant tout, je voudrais préciser 3 points :

  • Point de vue organisation, je pense que chacun va être confronté à des problèmes différents. Si la journée des parents au foyer va être bouleversée, je pense que le plus gros défit sera pour les parents qui travaillent sans possibilité d’aménagement d’horaire et parfois sans famille autour… Là, je ne me permettrais aucun conseil (sauf peut-être de proposer votre aide à vos voisins si vous êtes parents au foyer…).
  • Vous allez avoir vos enfants à la maison, mais vous n’aurez pas l’entière responsabilité de l’instruction de vos enfants (contrairement à l’ief où les parents sont même contrôlés chaque année). Les enseignants de vos enfants doivent donc vous faire parvenir le travail à faire et en aucun cas ça n’est à vous de faire les cours ! Suivez le programme proposez par les enseignants, et pour le reste, profitez de cette période pour laisser vos enfants apprendre autrement.
  • Je vous propose dans cet article, des ressources numériques car c’est le média le plus accessible à peu de frais. Il est bien évident que l’instruction de mes enfants ne se résume pas à cela. Nous utilisons beaucoup de livres, et nous faisons beaucoup de visites et mes enfants ont beaucoup de temps de jeu libre (oui, le jeu libre fait partie de l’apprentissage !). Certaines de ces ressources vous seront utiles pour vous guider dans les apprentissages, et d’autres vous accorderont un moment de calme pour faire autre chose (parce qu’on ne peut pas passer chaque minute auprès de ses enfants, et que dans les circonstances actuelles, certains parents devront travailler tout en gardant leurs enfants). Mais si vous avez la possibilité d’accorder du temps à vos enfants, proposez leur des jeux de société qui sont souvent source de nombreux apprentissages. Emmenez-les se promener dans la nature où vous passerez un moment au calme et riche en découverte !
ressources gratuites pour faire l'école à la maison en période de coronavirus

Des ressources mises en lignes gratuitement pour l’occasion

Le CNED a été plutôt réactif (heureusement !) en proposant un site de travail à distance pour les élèves de la grande section de maternelle jusqu’au CM1 un autre pour les élèves du collège, et enfin un troisième pour les lycéens. Ce site reste accessible gratuitement jusqu’à la réouverture des écoles.

Les éditions Bordas, Nathan, Retz et Le Robert mettent à disposition gratuitement la version numérique de leurs manuels scolaires du primaire au collège jusqu’à la réouverture des écoles. La consultation des manuels de tous ces éditeurs est disponible sur ce site.

Le site Maxicours met ses cours à disposition gratuitement pour les élèves du CP à la terminale tous les jours de 9h à 17h jusqu’à la réouverture des établissements scolaires !

Les Cours Griffon mettent aussi à disposition une partie de leur cours du CE1 à la 3ème et ce pendant toute la durée de fermeture des écoles. Il semble qu’il n’y ait d’horaire qui limite l’accès comme chez Maxicours, en revanche les cours ne concerne que le début de chaque année scolaire (mais cela peut être l’occasion de réviser !).

Cet article reste ouvert aux modifications, alors si vous connaissez d’autres ressources gratuites mises en place pour l’occasion, n’hésitez pas à me contacter pour que je les ajoute !

Des ressources sérieuses et gratuites… et pas qu’en période de virus !

Eh oui, il existe des ressources pédagogiques sérieuses et gratuites accessibles toute l’année !

Les Maths

En maths Khan Academy est LA référence mondiale ! Le site existe dans de nombreuses langues différentes (dont le français) et traite des programmes de maths du CP à la fin du lycée. Il vous suffit de créer un compte pour le parent et un pour les enfants et vous aurez accès aux vidéos de cours, aux exercices, aux évaluations, et le parents sera tenu au courant chaque semaine de la progression de l’élève ! De plus, le site propose également des cours d’informatique, de physique et de chimie.
Il existe également une application Khan Academy, et une application Khan Academy Kids. Cette dernière, destinées aux enfants de 4 à 7 ans, n’est disponible qu’en anglais. Mais elle peut être une bonne ressource gratuite pour apprendre l’anglais justement !

Mathland : (application) Encore des maths, mais cette fois sous forme de jeu ! L’enfant incarne un pirate qui doit résoudre des opérations afin d’avancer dans les niveaux. L’application est vraiment chouette, surtout pour travailler le calcul mental ! La version gratuite sera suffisante pour des élèves de grande section, CP et éventuellement CE1, mais au-delà il faudra prendre la version payante (3 ou 4€) pour aborder la multiplication et la division.

Simple Soroban : (application) Et si vous profitiez de cette période pour apprendre autrement ? Et pourquoi ne pas apprendre ce qu’on n’enseigne pas à l’école ? Il parait que le boulier permet de compter plus rapidement que la calculatrice, alors c’est peut-être le moment de se former en famille ! Ce petit programme explique simplement le fonctionnement du soroban et permet de s’exercer !

Français

GraphoGame Français : (application) parmi toutes les applications de lecture gratuites, c’est la meilleure ! Les niveaux sont très progressif, de la reconnaissance des phonèmes jusqu’à la construction de phrases. Le programme est conçu pour proposer des défis aux enfants en fonction des difficultés qu’il a présenté au cours des périodes précédentes. La seule limite : le niveau de lecture s’arrête en fin de CP puisque beaucoup de sons ne sont pas abordés. C’est bien dommage, mais en dehors de cela l’application est super, et elle peut même aider certains élèves qui présentent de problèmes de confusion de lettre (b/d ; p/q…)

Syllabique : (application) comme son nom l’indique, c’est une méthode de lecture syllabique. Je la trouve moins bien faite que la précédente (elle est notamment plus rébarbative) et elle a parfois tendance à bugguer… mais elle a l’avantage de présenter plus de sons complexes (-ail, -euil, -ouil…) et donc d’accompagner l’enfant plus loin dans l’apprentissage de la lecture.

1000 mots : (application) une petite application gratuite et pas mal pour varier un peu les exercices de lecture. Il existe au niveau Grande section, et CP-CE1.

Autres

Flik & Flak : (application) On a bien dit que cette période pouvait être l’occasion d’apprendre autre chose, et est-ce que vos enfants savent vraiment lire l’heure ? L’application Flik & Flak est progressive, elle explique bien les différentes étapes de la lecture de l’heure, les petits exercices sont ludiques, et les enfants adorent les personnages !

Scratch Jr : (application) les enfants se familiarisent avec la programmation informatique en créant des petites histoires animées avec un personnage attachant. Pour les enfants de plus de 8 ans, c’est Scratch qui sera plus adaptée !

Star Walk Kids 2 : (application) Si vos enfants s’intéressent à l’astronomie et au système solaire, cette application plutôt ludique et bien faite.

Sky View : Pour continuer dans l’exploration des étoiles, voici une application qui permet de découvrir les constellations juste en pointant le ciel !

La grive musicienne : (chaîne Youtube) Et si on apprenait à jouer d’un instrument ? Ici nous avons choisi le Ukulele et nous suivons les vidéos de cette chaîne qui propose aussi des cours de guitare !

Et à la télé, on leur fait regarder quoi ?

Il existe énormément d’émissions de qualité disponibles sur Youtube ou sur Netflix.

C’est pas Sorcier : la chaîne Youtube de l’émission propose de revoir de nombreux numéros ! On en trouve sur tous les sujets !

Je suis un dinosaure : une chaîne Youtube pour les petits et dont le thème est évident : les dinosaures ! Si vous avez des enfants de maternelle (voire début primaire) qui s’intéressent au sujet, foncez !

Billes de sciences : une chaîne Youtube qui s’adresse à un public un peu plus vieux (plutôt fin primaire, voire collège) et qui explore de nombreuses questions scientifiques.

Il était une fois la vie : Cette série est disponible sur Netflix (pour les gens qui vivent aux Emirats, il est disponible sur les sessions adultes, car interdit aux moins de 18 ans). Si vous n’avez pas Netflix, la plupart des épisodes sont disponibles sur Youtube et Dailymotion.

Et toute la série des Il était une fois… : l’homme, les explorateurs, l’espace… la plupart des épisodes de ces séries sont sur Youtube.

Le bus magique : certains parents se souviennent de ce dessin animé où une institutrice, avec son bus magique, emmène ses élèves sur le terrain pour répondre à leurs questions ! Ils visitent l’intérieur du corps, l’époque des dinosaures ou vont au coeur de la matière (on vous a prévenu que ce bus était magique). La série d’origine, ainsi qu’une série d’épisodes plus récents, sont disponibles sur Netflix.

Story Bots : un enfant pose une question à des bots, de petits composants d’ordinateurs. Ces bots vont donc explorer le sujet pour répondre à sa question ! Comment fonctionne un ordinateur, comment les avions volent-ils, comment on attrape un rhume (tiens mais c’est d’actualité ça !)… voilà le genre de questions auxquelles la série répond. Série disponible sur Netflix.

Brain Child : cette série suit un peu le même principe que Story Bots, mais elle s’adresse à des enfants un peu plus vieux (quoi que tout à fait accessible aussi pour des plus jeunes). Les questions sont abordées avec beaucoup d’humour !

La médaille de la meilleure maîtresse !

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Ah ! La fin d’année et l’éternel casse-tête : on offre quoi à la maîtresse ? Cette année la maîtresse recevra 5 nouveaux tot-bags (mais elle aime bien, et entre les livres qu’elle transporte et les légumes du marché, elle trouve qu’elle n’en a jamais trop, alors c’est cool), 3 “kits d’apéro de l’été” (Faut savoir vivre !), un livre, 2 trousses et 4 colliers. Et bien-sûr, on ne compte plus les boîtes de chocolats (mais en tant que fille d’instit qui a largement profité des boîtes de chocolats offertes à maman, je ne peux que vous encourager à toujours en offrir !). Mais voilà, vous aimeriez vous démarquer et offrir un cadeau original pour cette maîtresse qui a été géniale avec le petit cette année ? Et pourquoi pas lui fabriquer une médaille de la meilleure maîtresse pour lui dire à quel point vous avez apprécié son travail ?

Matériel nécessaire

  • une planche de carton
  • un compas
  • un cutter
  • de la peinture dorée
  • de la peinture de couleur (les tubes de peinture ikea sont parfaits)
  • des bandes de papier coloré
  • des ciseaux
  • un tube de colle

Fabriquer une médaille de la meilleure maîtresse !

Pour des raisons de sécurité, la première étape doit être réalisée par un adulte. Mais pas de crainte, Fi-fille chérie aura l’occasion de mettre sa touche personnelle de ses petites mains potelées, offrant à sa maîtresse un cadeau à l’image du collier de nouilles que vous avez eu pour la fête des mères.

Tracez des cercles sur le carton (un par médaille souhaitée), puis découpez-les au cutter.

Couper des cercles de carton au cutter

L’artiste en herbe entre en scène : il va devoir peindre le cercle de carton avec de la peinture dorée.

peindre le cercle de carton avec de la peinture dorée

Une fois la peinture sèche, si le petit sait écrire, il peut inscrire “Meilleure Maîtresse” sur le cercle doré. Sinon, écrivez-le pour lui. Sur ma photo, vous pouvez lire “Best Teacher” : mes enfants ont offert ces médailles à leur profs de gym qui ne parlent que l’anglais.

fabriquer une médaille de la meilleure maîtresse

Découpez ensuite les petites bandes de papier que l’enfant collera à l’arrière de la médaille (à la manière d’une cocarde). Nous avons utilisé des ciseaux crantés pour un résultat plus joli, mais vous pouvez utiliser des ciseaux classiques.

Coller des bandes de papiers à l'arrière de la médaille

Eh voilà ! La médaille de la meilleure maîtresse est prête !

Médaille de la meilleure maîtresse

La médaille de la meilleure maîtresse

Ça peut sembler bizarre pour une famille dont les enfants ne vont pas à l’école de fabriquer un cadeau pour la maîtresse ! Mes enfants ont offert ces médailles à leurs profs de gym, et pour être tout à fait honnête avec vous, j’en ai gardée une pour moi, la maman-maîtresse !

Alors, vous offrez quoi à la maîtresse cette année ?

Médaille de la meilleure maîtresse

Unschooling : les rituels qui rythment nos journées

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Il y a quelques semaines, je vous expliquais comment nous étions arrivés au unschooling. Depuis plusieurs mois maintenant, mes enfants (3 et 5 ans) ne vont plus à l’école et il a fallu réinventer le rythme familiale. Je dois avouer que trouver une organisation qui permette aux enfants d’évoluer et d’apprendre sereinement (comprenez parvenir à les canaliser afin qu’ils ne fassent pas de la maison un champs de bataille), et à chacun d’avoir des moments pour soi (comprenez : libérer des moments pour que maman ne deviennent pas complètement folle) n’a pas été une mince affaire. Pour être honnête, même si nous avons trouvé notre voie avec le unschooling, nous n’avons sans doute pas encore atteint l’équilibre parfait, mais nous nous en sortons bien la plupart du temps et je sais que nous sommes en bonne voie ! Et cela grâce à l’organisation dont je vous propose de vous parler aujourd’hui !

 

cerf-volant

 

Unschooling : notre organisation au quotidien

Ce qui nous plaît le plus dans le unschooling, c’est sans doute cette liberté de choisir le programme quotidien. Si nous avons envie d’aller à la plage, nous le faisons. Si une copine nous appelle pour nous proposer une sortie à la dernière minute, nous sommes généralement disponibles. Si nous avons envie de rester à la maison et de travailler de manière plus formelle, nous en avons également la possibilité. Mais Colombe et Petit O’ n’ont que 5 et 3 ans et ont encore besoin de repères clairs dans la journée pour ne pas se retrouver perdus (et par là j’entends : pour ne pas faire des crises monumentales !). Nous avons donc un certain nombre de temps forts qui rythment la journée :

  • Le petit-déjeuner : c’est sans doute le pilier de notre journée puisque nous le prenons toujours à la maison. Nous ne le prenons pas toujours tous ensemble puisque chacun le prend à son réveil (et que les enfants se réveillent quand ils veulent, n’ayant pas de contrainte horaire). Le petit-déjeuner est l’occasion pour nous de lire des poésies et de les apprendre. Je trouve important que les enfants apprennent des choses par cœur afin d’entraîner leur mémoire. Et après avoir essayé la lecture de poésies à différents moments de la journée, j’ai remarqué que le petit-déjeuner était le moment qui nous convenait le mieux. Les enfants sont très disponibles, et la poésie les canalise.
  • Le déjeuner avec Papa À Dada ! (oui, nos temps forts de la journée sont clairement orientés bouffe !) : mon mari a la chance de pouvoir rentrer à la maison sur l’heure du midi et nous en profitons largement. Si nous faisons une sortie, c’est souvent en matinée mais nous nous arrangeons pour être rentrés pour le déjeuner. Les enfants sont contents de raconter leur matinée à leur papa, et j’ai l’impression d’avoir une petite pause qui coupe ma journée.
  • Le temps calme du début d’après-midi : malheureusement (pour moi, car admettons-le tout parent savoure intensément les moments de sommeil de son enfant) mes enfants ne font plus la sieste. Mais j’essaye d’instaurer un temps calme car je me sens souvent épuisée après le déjeuner (oui, je sais, manger moins lourd, toussa toussa…).  C’est généralement un moment durant lequel nous lisons des histoires. Mais j’avoue que lorsque je suis vraiment fatiguée, nous nous installons pour regarder un dessin animé.
  • Le temps rituel du soir : comme dans la plupart des familles, le rituel du soir est un des piliers de la journée. Chez nous, les enfants ont le droit de faire une activité calme (nous les encourageons à prendre un livre, mais ne les y forçons pas) et en autonomie avant que nous n’éteignons la lumière.

 

Bien-sûr, en fonction de nos activités, nous ne respectons pas toujours tous ces moments forts. Mais il reste toujours quelques temps forts pour cadrer la journée et rassurer les enfants.

Découpage de notre semaine unschooling

La semaine aussi est découpée en temps forts :

  • Le découpage jours de semaine/week-end : en semaine, Papa À Dada ! travaille en dehors de la maison. Toutes les sorties en familles ont donc lieu le week-end (vendredi-samedi ici à Dubaï).
  • Les activités extérieures régulières : les cours de gym, de natation, l’heure du conte à la bibliothèque sont autant de repère dans la semaine.
  • Le jour de la cuisine des enfants : j’ai instauré ce petit rituel qui nous fait rentrer dans le week-end, chaque jeudi soir, les enfants préparent le repas pour toute la famille. Ils réfléchissent au menu pendant la semaine, établisse la liste de course, et le jeudi, nous allons acheter ce dont nous avons besoin et nous cuisinons ensemble.

Comme les repères quotidiens, ces repères sont flexibles. Les cours s’arrêtent pendant les vacances, il arrive que les enfants n’aient pas envie de cuisiner le jeudi (ou que je n’ai pas le courage de superviser), mais il en reste toujours quelques uns. Et globalement, Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans) arrive facilement à se repérer dans le temps.

Outre les rituels, le repérage passe aussi par quelques outils comme la poutre du temps, ou un semainier.

Grandir librement !

 

De l’intérêt de structurer le temps, même en unschooling

Le principe de unschooling est de suivre les apprentissages de son enfant en l’accompagnant, sans le contraindre et en essayant de le guider sans le détourner de sa route. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe quand et de vivre sa vie uniquement sur des impulsions du moment et sur de l’improvisation, même si l’improvisation a bien-sûr ça place dans ce mode de vie. Le jeune enfant a besoin de repère temporel et de structures, et c’est en les lui apportant, comme une fondation dans son développement, que l’on peut ensuite facilement intégrer l’improvisation. Parce que la nouveauté peut être effrayante, elle est bien plus facilement appréciée si elle se place dans une structure stable. Ainsi, les quelques rituels que nous entretenons en famille, sont autant de piliers sur lesquels mes enfants peuvent s’appuyer pour accepter les nouveautés.

Et quand à 3 ans, on changé de pays, quitté tous ses copains, quitté l’école et changé de langue et de culture au quotidien, les piliers ont plutôt intérêt à être bien solide !

Et chez vous, quels sont les rituels qui structurent votre journée ? Dites le moi en commentaire, car c’est toujours un plaisir pour moi de vous lire et d’échanger avec vous !

 

Calinours va à l’école – Chut les enfants lisent

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Cette année, Colombe (4 ans 1/2) et Petit O’ (2 ans 1/2) n’iront pas à l’école. Cela ne les empêchera sans pas d’apprendre beaucoup de choses et d’arriver à peu près aux mêmes acquisitions que les autres enfants de leur tranche d’âge. Mais ces acquisitions se feront par des chemins détournés : des promenades, des observations, une vie sociale axée sur la diversité des âges (et des origines puisque nous vivons à Dubaï !)… Pour ce 2ème rendez-vous “Chut les enfants lisent” depuis la rentrée des classes, j’avais très envie de vous parler de ce livre qui parle de l’école… ou pas… Calinours va à l’école !

Calinours va à l'école

Calinours va à l’école

Calinours est un joli petit ourson blanc qui prends le chemin de l’école. Mais en traversant la forêt qui mène jusqu’à sa classe, il rencontre plusieurs animaux qui lui proposent de partager leurs activités. Il s’arrête donc pour faire de la peinture, de la pâte à modeler, et pour cueillir des fleurs… Et arrivé à l’école, la classe est fini et tous ses camarades sont rentrés chez eux. Il offre donc ses œuvres à sa maîtresse qu’il aime beaucoup et lui promet d’arriver le premier le lendemain !

Calinours va à l'école

Calinours va à l'école

Ce que nous en avons pensé

Nous avions reçu Calinours va à l’école alors que Colombe allait encore à l’école l’année dernière et il correspondait bien à sa façon de flâner avec son petit panier sur le chemin de la classe. Elle se reconnaissait donc beaucoup dans ce petit ours qui profitait tant de tout ce qu’il pouvait apprendre sur le chemin de l’école.

Cette année, Colombe et Olivier n’allant pas à l’école, je continue à leur lire le livre, mais j’insiste sur le fait que Petit Ours apprend beaucoup sur le chemin, et qu’au final il a autant appris que ses camarades en classe.

J’ai beaucoup aimé cette possibilité d’adapter la lecture de ce livre aux enfants qui vont à l’école comme à ceux qui pratiquent l’instruction en famille. Un bon moyen de se rappeler qu’on peut apprendre partout !

Calinours va à l'école

A. Broutin, F. Stehr, Calinours va à l’école, L’école des loisirs
dès 3 ans
à partir de 5€

Bien lire et bien écrire

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Il y a quelques mois (oui, je mets parfois très longtemps à écrire mes articles…) j’ai reçu un livre très intéressant : Bien lire et bien écrire du Dr Wettstein-Badour aux éditions Eyrolles. Colombe n’avait alors que 3 ans 1/2 et si elle semblait encore jeune pour que je m’intéresse aux méthodes de lecture, elle montrait un intérêt grandissant pour l’apprentissage des lettres et je ne voulais pas me trouver au dépourvu lorsqu’elle s’intéresserait à la composition des mots. Cette méthode d’apprentissage de la lecture et de l’écriture dès 4 ans me semblait tout à fait appropriée à notre cas. Ce qui m’a séduite en premier est que la méthode FRANSYA (présentée dans ce livre) est une méthode alphabétique et plurisensorielle.

Apprendre à reconnaître et orienter des formes pour bien apprendre à lire

Apprendre à lire avec la méthode FRANSYA

L’auteur de ce livre, Ghislaine Wettstein-Badour était docteur en médecine et c’est au contact d’enfants mis en difficultés scolaires, non par un quelconque handicape mais par l’utilisation de méthode d’apprentissage non adaptées, qu’elle a développé sa méthode. Celle-ci s’appuie sur des recherches en neurosciences et respecte le développement naturel du cerveau de l’enfant (mais tout ça est expliqué dans le livre, car si je comprends en lisant, je serai bien incapable de vous le réexpliquer en détail !). Ainsi la méthode considère que l’enfant part de rien dans sa découverte de la lecture et de l’écriture, et elle introduit les notions une à une. Et cette méthode est rigoureuse : aucune notion n’est évoquée si elle n’a pas été étudiée auparavant.

Comme je l’ai dit plus haut, la méthode est plurisensorielle. Elle implique bien-sûr des séances où l’enfant est assis à un bureau et se concentre pour lire ou écrire. Mais il y a également des exercices de manipulation, de toucher et même des séances de motricité !

Le livre Bien lire et bien écrire

Bien lire et bien écrire est en fait composé de 2 livres : le livre du maître et celui de l’élève. Le livre du maître est plus complet puisqu’il comprend toutes les explications et les leçons détaillées. Celui de l’élève se compose de mêmes leçons mais sans les explications (le livre regroupe en fait tous les mots de chaque leçon).

Le livre du maître s’ouvre sur une explication détaillée de la méthode et de ses motivations. Puis il explique l’attitude que la conduite à tenir et la rigueur à avoir pour bien appliquer cette méthode. La méthode s’adressant à la fois à de jeunes enfants et à des enfants plus vieux mais en difficulté, la différence d’attitude à adopter en fonction des situations est également expliquée. Enfin, cette partie introductive se clos par le déroulement d’une séance et l’explication des exercices moteurs et plurisensoriels.

La majeure partie du livre est consacrée aux leçons. Chaque leçon est expliquée clairement et en détails.

Enfin, les annexe du livre proposent de quoi fabriquer soit même une partie du matériel sensoriel.
Bien apprendre à lire et à écrire

Et à la maison, comment ça se passe ?

Colombe aura bientôt 4 ans, elle rentre donc maintenant dans les critères de cette méthode, mais comme je l’ai sentie prête plus tôt, cela fait déjà quelques mois que nous faisons une leçon ensemble de temps à autres. La partie purement consacrée à la lecture et à l’écriture dure rarement plus d’un quart d’heure, ce qui est tout à fait normal à son âge (je rappelle que Colombe est en petite section de maternelle). Mais nous consacrons souvent beaucoup de temps aux exercices sensoriels et notamment aux exercices de motricité.

Ces exercices accordent une grande importance à la connaissance de son corps et à la posture. Toucher une partie de son corps avec sa main puis avec l’autre, puis avec son doigt… ce sont des exercices que Colombe fait facilement et qui la motive. Et pour ajouter un peu à la motivation nous incluons Petit O’ (2 ans) dans ce genre de jeux. Nous passons alors un bon moment de jeu et de complicité et je constate à quel point mes enfants prennent conscience de leur corps.

J’aime beaucoup cette méthode. On est bien loin de certaines méthodes ludiques à la mode, mais à chaque fois que j’ai abordé ces méthodes, j’ai constaté des points qui pouvaient facilement induire les enfants en erreur, surtout s’ils sont jeunes. Et une confusion installée au prémices de l’apprentissage est souvent bien difficile à corriger par la suite ! Apprendre à lire et à écrire me semble suffisamment important pour que cela soit fait de manière sérieuse et rigoureuse, et cette méthode nous y aide. Bien sûr, il ne faut pas imposer de longues séances aux enfants sous peine de les dégoûter complètement. Mais en alternant de petites leçons (qui deviendront plus longues quand l’enfant aura grandi) et des séances de jeux l’apprentissage se fait de manière très fluide. Les jeux sont composés des exercices de motricité dont j’ai parlé plus haut, mais aussi de jeux qui préparent à la lecture et l’écriture sans toujours y faire référence directement (distinguer des formes proches mais pas identiques, donner la bonne orientation à une image…)

Cette méthode a également été validée par ma maman (oui, je suis une fille adorable qui demande encore souvent conseil à sa maman, parce qu’une maman c’est important !). Bon, en plus d’avoir élevé une fille sympa, ma maman a surtout été enseignante en école maternelle pendant près de 35 ans, et elle a enseigné la lecture et l’écriture à de nombreux enfants qui étaient demandeurs (mais pas à moi, moi je n’ai rien demandé !). Elle a donc une expérience pratique suffisamment longue pour avoir acquis les bons réflexes et pouvoir identifier les méthodes de lectures sérieuses et les plus fantasques ! Voilà pourquoi je la site en référence !

Grâce à ce livre, Colombe commence tout doucement à apprendre à lire, quant à Petit O’, j’ai trouvé une mine de bons exercices qui favoriseront son apprentissage quand le moment sera venu.

Dr Ghislaine Wettstein-Badour, Bien lire et bien écrire, Eyrolles
Prix conseillé : 45,90 € (le prix peut sembler élevé, mais est très justifié car c’est une méthode sérieuse, très bien expliquée et très complète).
à partir de : 4 ans (mais les parents d’enfants plus jeunes peuvent y trouver des pistes d’exercices et de jeux pour “préparer le terrain”)

Merci aux éditions Eyrolles pour l’envoi de ce livre !

Save

Save

Et l’école, comment ça se passe ?

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Durant les vacances de la Toussaint, nous avons revu nos familles et nos amis qui vivent loin de chez nous. Une question brûlait les lèvres de nos proches qui savaient bien que Colombe venait de faire sa première rentrée scolaire : “Et l’école, comment ça se passe ?“.

Il y avait bien-sûr les pessimistes qui ajoutaient un “C’est pas trop dur ?” ou un “ça va, elle ne pleure pas trop quand elle doit y aller ?“. C’est non sans un peu de déception qu’ils accueillent mes explications : “Ça se passe très bien, elle aime beaucoup ce qu’elle fait en classe et n’a jamais pleuré au moment d’aller à l’école. Certains jours sont plus difficiles et elle proteste un peu, mais elle a bien compris que la maîtresse l’attendait pour travailler et qu’elle devait être présente.” . Pourquoi cette déception ? Pourquoi faudrait-il que les enfants pleurent à chaque fois qu’ils vont à l’école ? Ces personnes ont sans doute vécu cela avec leurs propres enfants et cherchent à se rassurer. Ou alors c’est juste que lorsque tout se passe bien, il y a moins à dire… Qu’importe…

Colombe va à l'école d'un pas décidé

Mais alors, l’école, ça se passe bien ? Eh bien oui… et non… Le rythme de l’école est intense pour les petits et ici, le rythme est pensé pour les demi-pensionnaires. Or, ma fille est externe : tous les midi je vais la chercher pour la faire manger à la maison et je la raccompagne à l’école ensuite. C’est un moment auquel je tiens, pas uniquement parce que je suis une horrible mère possessive qui refuse de laisser respirer sa progéniture. J’y tiens car c’est le rythme que j’avais quand j’étais enfant et que j’appréciais tout particulièrement cette coupure qui me permettait de sortir de la vie en communauté tellement épuisante. J’y tiens aussi parce que les menus de la cantine ne correspondent pas à mes principes : beaucoup de viande, des aliments parfois hors saison ! Et j’y tiens car je trouve stupide d’être à la maison, d’être disponible à seulement 5 minutes à pieds de l’école et de ne pas en profiter. Les élèves demi-pensionnaires sont couchés à 13h, mais pour les externes, l’école ne reprend qu’à 14h. On prive donc ces enfants d’une heure complète de sommeil. Les enfants sont réveillés à 15h au plus tard, les externes ont donc au grand maximum 1h de sieste alors que les textes officiels insistent sur le fait que “jusqu’à l’âge de 4 ans, la majorité des enfants a besoin d’un temps de sommeil dès la fin du déjeuner : une sieste d’une durée d’une heure trente à deux heures correspond à un cycle de sommeil et permet à l’enfant de se sentir reposé”. L’école ne respecte donc même pas ses propres règles ! Dans le cas de ma fille, cela a des répercutions catastrophiques : elle a souvent du mal à s’endormir. Dans les meilleurs jours, elle n’y parvient pas sur le temps de la sieste à l’école. Ces soirs-là elle sort de l’école fatiguée mais pas beaucoup plus qu’après une journée normale. Les jours où elle parvient à s’endormir, elle se fait réveiller peu de temps après pour retourner en classe. À la sortie de l’école, je sais tout de suite qu’elle a été réveillée car elle râle, elle refuse d’obéir, et très vite elle part dans les cris et les larmes. En la réveillant peu après son endormissement on prive ma fille de sommeil, et cela de manière régulière puisque cela se reproduit chaque après-midi d’école. Faut-il rappeler que la privation de sommeil est une forme de torture ? Et ça n’est pas moi qui le dit, mais les plus grandes institutions de défense des droits de l’Homme (La Croix Rouge, Amnesty Internationale…)

Il existe une solution simple à ce problème, et c’est celle qui est appliquée dans la plupart des cas : lorsque c’est possible, les élèves de petite section restent chez eux l’après-midi. Après une première semaine d’école épuisante, c’est ce que j’ai proposée à l’équipe éducative. Mais alors la direction de l’école m’a fait la leçon : l’école n’est pas obligatoire avant 6 ans, alors si j’ai fait le choix d’inscrire mon enfant, je dois respecter le rythme et les horaires imposés. Ils sont les mêmes pour les enfants de 2 ans et demi à 11 ans parce que “madame, imaginez comme ça serait compliqué sinon !“. Et si les enfants sont épuisés, si leur rythme de sommeil s’en retrouve chamboulé, c’est le prix à payer pour que les petits découvrent la vie en communauté car “vous savez madame, il y a des avantages et des inconvénients à tout.“…

Un mois après la rentrée, ce rythme avait déjà des conséquences catastrophiques sur ma fille. Lorsqu’elle s’endormait pour la sieste à la maison l’après-midi, elle se réveillait systématiquement en sursaut après 15 ou 20 minutes de sommeil… À la maison, elle ne communiquait plus que part les cris et les pleurs. Épuisée je me suis mise à crier beaucoup moi-même. Mon fils de 20 mois a suivi le mouvement et s’est mis à crier. Et mon mari, supportant les cris de tout le monde était sans doute bien content de partir au travail chaque matin. Je sentais que ma famille ne tiendrait pas, qu’elle risquait l’implosion et cela à cause de l’école… Je cherchais une solution. La changer d’école était compliqué : une dérogation pour une simple histoire de sieste m’aurait été refusée, et les écoles privées sont loin de chez nous. Et quitter cette école c’était aussi quitter une maîtresse bienveillante, stimulante et qui en quelques jours avait déjà permis à ma fille de faire de gros progrès tant au niveau du travail que de la confiance en elle. D’ailleurs la maîtresse ne s’oppose pas à ce que Colombe reste à la maison l’après-midi et elle m’a soutenue tout au long de mon parcours pour trouver une solution. Solution que nous avons fini par obtenir, à force de revenir à la charge auprès de la direction. Et bien évidemment la solution est celle que j’ai proposée dès le départ (ou presque), mais il aura fallu quémander pour obtenir le respect du rythme pour une enfant qui s’épuisait.

Alors l’école, comment ça se passe ? Eh bien l’école c’est une lutte de tous les jours pour faire subir à ma fille le moins de conséquences possible des décisions prises de manière unilatérale par des personnes qui ne connaissent pas nos enfants et qui refusent d’entendre leurs besoins. L’école est une lutte pour se faire respecter et entendre en tant que parents par des personnes qui sous prétexte de leur autorité, considèrent que nous ne pouvons pas être doués de bon sens et que seul leur jugement prévaut. Alors bien-sûr, l’école ne peut pas se faire “à la carte” et les enfants doivent suivre des règles de vie en communauté. Mais est-ce faire une école “à la carte” que d’accepter que tous les élèves de petite section qui en ont la possibilité restent chez eux l’après-midi ? Non, l’école à la carte c’est celle qui me permet à ma fille d’être la seule à bénéficier de cet aménagement. Eh oui, l’école est pleine de contradictions.

Vous êtes choqués de constater que l’école apprend à ma fille qu’elle ne peut pas s’endormir sans être immédiatement réveillée ? Alors attendez l’année prochaine, quand elle sera en moyenne section et qu’on lui apprendra qu’elle n’a plus le droit de dormir, parce que dormir, c’est pour les bébés. Dormir, c’est pour les faibles !

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Cherche et trouve les lettres dans un petit sac

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Colombe (3 ans 1/2) aime beaucoup apprendre les lettres depuis qu’elle va à l’école. Elle en connaît déjà quelques unes et s’amuse à les reconnaître et à y associer des mots. Quand elle voit une lettre qu’elle ne reconnaît pas encore, elle me demande toujours de laquelle il s’agit et souvent elle essaye de chercher cette lettre dans les mots qu’elle voit écrits autour d’elle. Alors pour satisfaire ce besoin d’apprentissage (et aussi pour l’occuper dans les salles d’attentes il faut être honnête j’y trouve mon compte !) je lui ai fabriqué un petit jouet avec 3 fois rien : un cherche et trouve les lettres dans un petit sac. Les blogs américains regorgent d’idées de petits sacs facile à glisser dans un sac à main et qui ont pour but d’occuper les enfants. Ils les appellent les busy bags (sacs pour s’occuper). J’avoue être séduite par l’idée car vous commencez à me connaître, j’aime les jouets simples, qui ne prennent pas de place et qui occupent longtemps !

Le matériel nécessaire :

  • un sac congélation
  • 3 ou 4 poignées de riz
  • du gros scotch solide
  • du washi tape
  • 26 perles “lettre” (une par lettre ! Personnellement je les ai achetées sur le site “perles & co“)
  • un feutre indélébile
  • une paire de ciseaux

On peut remplacer le sac congélation par une pochette plastique pour classeur.

 

matériel nécessaire à la réalisation d'un sac cherche et trouve les lettres

Réalisation :

Verser le riz puis les perles dans le sac.

mettre le riz dans le sac congélation

mettre les lettres dans le sac congélation

Scellez le sac avec le scotch résistant et renforcez les bords avec les washi tape.

Sceller le sac avec le scotch résistant et renforcer les bords avec les washi tape.

Couvrez le scotch résistant avec du washi tape pour faire plus joli et inscrivez toutes les lettres de l’alphabet dessus. Le sac est prêt ! Je vous avais dit qu’il n’y avait pas grand chose à faire !

inscrire les lettres sur le sac

L’intérêt du jeu :

Ici, le sac cherche et trouve les lettres a été adopté immédiatement ! Colombe a tout de suite cherché les lettres qu’elle connaît : le A, le E, le I, le K, le T et d’autres encore. Pour celles qu’elle ne connaît pas, elle me les montre sur le sac, je lui dit le nom de la lettre qu’elle désigne puis elle cherche la lettre correspondante. Ce petit jeu l’occupe beaucoup et surtout il l’occupe longtemps ! Alors si vous avez 5 minutes, n’hésitez pas à en fabriquer un pour vos futurs petits lecteurs !

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DIY : le planning Chenille qui fait des trous

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Voilà un mois que Colombe a commencé l’école, et le rythme qui change quasiment chaque jour n’est pas facile à comprendre pour une si petite fille. Je lui ai donc fabriqué un planning reprenant toutes ses activités de la semaine afin qu’elle parvienne à mieux se la représenter. Si vous nous avez suivi cet été, vous savez qu’entre les chenilles et nous, c’est une longue histoire, mais que même si elle nous grignotent nos plantations, au fond nous les aimons bien ! Alors tout naturellement, nous avons choisi de réaliser un planning La chenille qui fait des trous, inspiré du célèbre livre d’Eric Carle.

Planning de la semaine inspiré de La chenille qui fait des trous

Matériel nécessaire :

  • Une feuille A3
  • Plusieurs feuilles A4
  • Une plastifieuse
  • Une paire de ciseaux
  • De la super glue
  • Des bandes velcros

Réalisation :

J’ai quadrillé la feuille A3 afin d’y faire 7 colonnes et 6 lignes. Sur la première ligne, j’ai écrit le nom des jours et j’ai dessiné les fruits que la chenille mange chaque jour dans le livre (le lundi : une pomme, le mardi : 2 poires…). Sur la deuxième ligne j’ai collé une frise que Colombe a faite avec ses empreintes de doigts et qui rappelle les motifs du livre. J’ai ensuite plastifié la feuille A3 et sur les 3ème, 4ème, 5ème et 6ème ligne j’ai collé des bandes velcros. Ces lignes représentent le matin, le midi, l’après-midi et le soir.

Sur des feuilles A4 j’ai dessiné les activités correspondant à la journée de Colombe : Une maison, son cartable (pour symboliser l’école), des couverts et une assiette, et une clé de sol (pour le cours de musique). Les enfants ont aussi fait des petites chenilles avec les empreintes de leurs doigts de pieds. J’ai découpé tous les dessins, les ai plastifiés et j’ai collé un morceau de velcros au dos des symboles activité, et un aimant puissant au dos des chenilles !

Le planning Chenille qui fait des trous terminé, je l’ai accroché sur le frigo à l’aide d’aimants en forme de feuilles que j’avais faits en pâte fimo il y a des années, et j’ai ajouté quelques aimants papillons acheté il y a longtemps !

Petite main fait des empreintes de doigts

Chenille qui fait des trous en empreinte de pied

L’utilisation de notre planning “chenille qui fait des trous”

Si la rentrée des classes s’est plutôt bien passée et que Colombe aime aller à l’école, elle a eu du mal à comprendre l’organisation au départ. Chaque midi après manger, elle ne comprenait pas pourquoi elle devait retourner à l’école puisqu’elle y était déjà allée dans la matinée ! C’est pourquoi j’ai inclus une ligne “midi” sur son planning. Cela lui permet de visualiser cette coupure et de comprendre quel jour elle devra retourner à l’école après manger. Si j’ai fabriqué la chenille correspondant à Petit O’ c’est pour que Colombe visualise les jours où il est à la crèche et ceux où il reste à la maison (il me reste encore à fabriquer les symboles correspondant à la crèche).

Colombe adore son nouveau planning. Elle déplace la petite chenille chaque soir, ce qui nous donne l’occasion de parler de l’organisation de la journée du lendemain. Et parfois dans la journée, nous déplaçons la chenille vers le bas de la colonne par exemple pour rappeler que nous sommes à l’heure du déjeuner et qu’ensuite nous repartirons pour l’école !

Planning Chenille qui fait des trous

Planning Chenille qui fait des trous

Alors, notre planning vous plaît ? Et sinon comment vous trouvez mon frigo ?

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Purée de Cochons – Chut les enfants lisent

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Vous connaissez les 3 petits cochons ? Le conte a été revisité de nombreuses fois, mettant souvent en scène des petits cochons bien farceurs et un loup souvent bêta. L’histoire racontée dans Purée de cochons ne fait pas exception, mais elle va plus loin ! Cette fois le grand méchant ne s’est pas retrouvé pris au piège de la maison de briques, mais il a bel et bien réussi à capturer les 3 petits cochons ! Il rentre alors chez lui et a pour idée de se cuisiner une bonne purée de cochons pour fêter cette belle prise !

purée-cochons-histoire

Mais voilà : une fois dans la cuisine, alors qu’il s’apprête à commencer sa recette, les petits cochons qui ont plus d’un tour dans leur sac et qui ne sont  pas prêts à se laisser manger, vont le faire douter. S’apercevant que le loup ne sait pas lire, car “la lecture c’est bon pour les chouettes à chignon”, ils vont l’envoyer chercher des ingrédients tous plus farfelus les uns que les autres, afin de gagner du temps.

purée-cochons-cuisinent

Le loup part donc chercher ce qu’il lui faut pour sa recette, visitant les autres animaux de la forêt. Tous l’encourage à apprendre à lire, lui disant que ça lui serait très utile, mais le loup ne veut pas ! Bon gré mal gré, il se retrouve finalement sur les bancs de l’école entouré d’autres animaux et personnages de contes. Apprendra-t-il a lire ? Que vont devenir les petits cochons ? Ah non ! Je ne vous dit rien, il faudra lire le livre !

purée-cochons-école-loup

Colombe (3 ans 1/2) a adoré cette histoire et s’est prise d’affection pour le loup. Ça n’était pourtant pas gagné d’avance car elle a généralement très peur des loups et ne veut pas lire les histoires qui les concernent. Mais ce loup est attachant, on a un peu de peine à le voir se faire tourner en bourrique par les petits cochons et on admire son courage une fois sur les bancs de l’école. L’histoire montre l’intérêt d’aller à l’école et d’apprendre par soi-même, mais aussi que tout le monde peut apprendre.

L’histoire se passe dans un monde de contes, on retrouve des personnages tels que le Petit Chaperon Rouge, Peau d’âne ou le Chat Botté, et certaines références ne manqueront pas de faire sourire les parents. Le texte est écrit avec beaucoup d’humour, les sonorités sont travaillées et la graphie suit le mouvement des dessins. Les illustrations sont très originales et colorées, elles apportent beaucoup au dynamisme de l’histoire !

Couverture de Purée de Cochons, aux édition Didier Jeunesse

Au-delà de la belle découverte littéraire, un détail m’a frappé dans ce livre. Sur le 2ème de couverture se trouve des indications quant au bilan carbone du livre. Didier-Jeunesse s’est engagé à respecter certaines normes pour le respect de la nature, et a même créé un site pour expliquer sa démarche : Didierjeunesse-durable. On y trouve des informations sur les réglementations françaises et internationales, des informations sur les types de papiers utilisés et même un outil pour calculer l’impact du livre sur l’environnement. Il suffit de rentrer le chiffre indiqué dans le livre pour savoir que son impact carbone correspond à x minutes de télévision ou encore x km en TGV… Pour Purée de Cochons le calcul était simple puisque son bilan carbone est de 0g eq. CO2 !!! Alors bravo à cette maison d’édition qui s’engage pour la planète !

Stéphane Servant, Lætitia Le Saux, Purée de Cochons, ed. Didier-Jeunesse, 2016 (12,50€)

Cet article est ma participation à “Chut les enfants lisent” du blog Devine qui vient bloguer ?

Mon astuce toute simple pour aider ma fille à mettre ses chaussures à l’endroit

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Du haut de ses 3 ans 1/2, Colombe est une petite fille plutôt autonome. Elle est notamment capable de s’habiller ou de mettre ses chaussures toute seule, et je pense que son atsem comme sa maîtresse apprécie. On imagine bien à quel point ces deux dernières doivent être occupées avec plus de 20 élèves à gérer, parfois des enfants bien plus jeunes que ma Colombe. Entre les pleurs pour voir leur maman et les petits accidents, les actions comme mettre des chaussures doivent être du travail à la chaîne. Alors je me doute que lorsqu’un enfant est capable de se débrouiller seul, les adultes lui consacre moins de temps.

Mais voilà, si Colombe sait s’habiller, il lui arrive parfois de mettre un vêtement à l’envers ou de se tromper de pied en mettant ses chaussures. Et justement, en la récupérant un soir cette semaine, Colombe s’est plaint d’avoir mal aux pieds, et pour cause ! Ses chaussures était à l’envers. J’ai vite fait mon petit calcul : elle a remis ses chaussures après la sieste, soit une heure avant que je ne vienne la chercher. Elle a donc passé une heure entière ainsi !

Loin de moi l’idée d’aller me plaindre, ce sont des choses qui arrivent et je comprends que la maîtresse et l’atsem sont déjà bien occupées. Alors j’ai appliqué une petite astuce (merci Pinterest !) pour aider ma Colombe à mettre ses chaussures à l’endroit. Avec un marqueur indélébile, j’ai fait un dessin simple (ici un poisson, sur une autre paire de chaussures j’ai fait une fleur) dont chaque moitié se trouve sur une chaussure. Colombe n’a plus qu’à reconstituer le “puzzle” quand elle s’habille et elle aura toujours ses chaussures à l’endroit !

tracer un dessin à l'intérieur des chaussures pour ne pas se tromper de pied

Cette astuce toute simple permet d’encourager ma Colombe vers plus d’autonomie encore !

Allez voir aussi mon astuce pour des lacets qui ne se défont pas !