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Calinours va à l’école – Chut les enfants lisent

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Cette année, Colombe (4 ans 1/2) et Petit O’ (2 ans 1/2) n’iront pas à l’école. Cela ne les empêchera sans pas d’apprendre beaucoup de choses et d’arriver à peu près aux mêmes acquisitions que les autres enfants de leur tranche d’âge. Mais ces acquisitions se feront par des chemins détournés : des promenades, des observations, une vie sociale axée sur la diversité des âges (et des origines puisque nous vivons à Dubaï !)… Pour ce 2ème rendez-vous “Chut les enfants lisent” depuis la rentrée des classes, j’avais très envie de vous parler de ce livre qui parle de l’école… ou pas… Calinours va à l’école !

Calinours va à l'école

Calinours va à l’école

Calinours est un joli petit ourson blanc qui prends le chemin de l’école. Mais en traversant la forêt qui mène jusqu’à sa classe, il rencontre plusieurs animaux qui lui proposent de partager leurs activités. Il s’arrête donc pour faire de la peinture, de la pâte à modeler, et pour cueillir des fleurs… Et arrivé à l’école, la classe est fini et tous ses camarades sont rentrés chez eux. Il offre donc ses œuvres à sa maîtresse qu’il aime beaucoup et lui promet d’arriver le premier le lendemain !

Calinours va à l'école

Calinours va à l'école

Ce que nous en avons pensé

Nous avions reçu Calinours va à l’école alors que Colombe allait encore à l’école l’année dernière et il correspondait bien à sa façon de flâner avec son petit panier sur le chemin de la classe. Elle se reconnaissait donc beaucoup dans ce petit ours qui profitait tant de tout ce qu’il pouvait apprendre sur le chemin de l’école.

Cette année, Colombe et Olivier n’allant pas à l’école, je continue à leur lire le livre, mais j’insiste sur le fait que Petit Ours apprend beaucoup sur le chemin, et qu’au final il a autant appris que ses camarades en classe.

J’ai beaucoup aimé cette possibilité d’adapter la lecture de ce livre aux enfants qui vont à l’école comme à ceux qui pratiquent l’instruction en famille. Un bon moyen de se rappeler qu’on peut apprendre partout !

Calinours va à l'école

A. Broutin, F. Stehr, Calinours va à l’école, L’école des loisirs
dès 3 ans
à partir de 5€

Bien lire et bien écrire

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Il y a quelques mois (oui, je mets parfois très longtemps à écrire mes articles…) j’ai reçu un livre très intéressant : Bien lire et bien écrire du Dr Wettstein-Badour aux éditions Eyrolles. Colombe n’avait alors que 3 ans 1/2 et si elle semblait encore jeune pour que je m’intéresse aux méthodes de lecture, elle montrait un intérêt grandissant pour l’apprentissage des lettres et je ne voulais pas me trouver au dépourvu lorsqu’elle s’intéresserait à la composition des mots. Cette méthode d’apprentissage de la lecture et de l’écriture dès 4 ans me semblait tout à fait appropriée à notre cas. Ce qui m’a séduite en premier est que la méthode FRANSYA (présentée dans ce livre) est une méthode alphabétique et plurisensorielle.

Apprendre à reconnaître et orienter des formes pour bien apprendre à lire

Apprendre à lire avec la méthode FRANSYA

L’auteur de ce livre, Ghislaine Wettstein-Badour était docteur en médecine et c’est au contact d’enfants mis en difficultés scolaires, non par un quelconque handicape mais par l’utilisation de méthode d’apprentissage non adaptées, qu’elle a développé sa méthode. Celle-ci s’appuie sur des recherches en neurosciences et respecte le développement naturel du cerveau de l’enfant (mais tout ça est expliqué dans le livre, car si je comprends en lisant, je serai bien incapable de vous le réexpliquer en détail !). Ainsi la méthode considère que l’enfant part de rien dans sa découverte de la lecture et de l’écriture, et elle introduit les notions une à une. Et cette méthode est rigoureuse : aucune notion n’est évoquée si elle n’a pas été étudiée auparavant.

Comme je l’ai dit plus haut, la méthode est plurisensorielle. Elle implique bien-sûr des séances où l’enfant est assis à un bureau et se concentre pour lire ou écrire. Mais il y a également des exercices de manipulation, de toucher et même des séances de motricité !

Le livre Bien lire et bien écrire

Bien lire et bien écrire est en fait composé de 2 livres : le livre du maître et celui de l’élève. Le livre du maître est plus complet puisqu’il comprend toutes les explications et les leçons détaillées. Celui de l’élève se compose de mêmes leçons mais sans les explications (le livre regroupe en fait tous les mots de chaque leçon).

Le livre du maître s’ouvre sur une explication détaillée de la méthode et de ses motivations. Puis il explique l’attitude que la conduite à tenir et la rigueur à avoir pour bien appliquer cette méthode. La méthode s’adressant à la fois à de jeunes enfants et à des enfants plus vieux mais en difficulté, la différence d’attitude à adopter en fonction des situations est également expliquée. Enfin, cette partie introductive se clos par le déroulement d’une séance et l’explication des exercices moteurs et plurisensoriels.

La majeure partie du livre est consacrée aux leçons. Chaque leçon est expliquée clairement et en détails.

Enfin, les annexe du livre proposent de quoi fabriquer soit même une partie du matériel sensoriel.
Bien apprendre à lire et à écrire

Et à la maison, comment ça se passe ?

Colombe aura bientôt 4 ans, elle rentre donc maintenant dans les critères de cette méthode, mais comme je l’ai sentie prête plus tôt, cela fait déjà quelques mois que nous faisons une leçon ensemble de temps à autres. La partie purement consacrée à la lecture et à l’écriture dure rarement plus d’un quart d’heure, ce qui est tout à fait normal à son âge (je rappelle que Colombe est en petite section de maternelle). Mais nous consacrons souvent beaucoup de temps aux exercices sensoriels et notamment aux exercices de motricité.

Ces exercices accordent une grande importance à la connaissance de son corps et à la posture. Toucher une partie de son corps avec sa main puis avec l’autre, puis avec son doigt… ce sont des exercices que Colombe fait facilement et qui la motive. Et pour ajouter un peu à la motivation nous incluons Petit O’ (2 ans) dans ce genre de jeux. Nous passons alors un bon moment de jeu et de complicité et je constate à quel point mes enfants prennent conscience de leur corps.

J’aime beaucoup cette méthode. On est bien loin de certaines méthodes ludiques à la mode, mais à chaque fois que j’ai abordé ces méthodes, j’ai constaté des points qui pouvaient facilement induire les enfants en erreur, surtout s’ils sont jeunes. Et une confusion installée au prémices de l’apprentissage est souvent bien difficile à corriger par la suite ! Apprendre à lire et à écrire me semble suffisamment important pour que cela soit fait de manière sérieuse et rigoureuse, et cette méthode nous y aide. Bien sûr, il ne faut pas imposer de longues séances aux enfants sous peine de les dégoûter complètement. Mais en alternant de petites leçons (qui deviendront plus longues quand l’enfant aura grandi) et des séances de jeux l’apprentissage se fait de manière très fluide. Les jeux sont composés des exercices de motricité dont j’ai parlé plus haut, mais aussi de jeux qui préparent à la lecture et l’écriture sans toujours y faire référence directement (distinguer des formes proches mais pas identiques, donner la bonne orientation à une image…)

Cette méthode a également été validée par ma maman (oui, je suis une fille adorable qui demande encore souvent conseil à sa maman, parce qu’une maman c’est important !). Bon, en plus d’avoir élevé une fille sympa, ma maman a surtout été enseignante en école maternelle pendant près de 35 ans, et elle a enseigné la lecture et l’écriture à de nombreux enfants qui étaient demandeurs (mais pas à moi, moi je n’ai rien demandé !). Elle a donc une expérience pratique suffisamment longue pour avoir acquis les bons réflexes et pouvoir identifier les méthodes de lectures sérieuses et les plus fantasques ! Voilà pourquoi je la site en référence !

Grâce à ce livre, Colombe commence tout doucement à apprendre à lire, quant à Petit O’, j’ai trouvé une mine de bons exercices qui favoriseront son apprentissage quand le moment sera venu.

Dr Ghislaine Wettstein-Badour, Bien lire et bien écrire, Eyrolles
Prix conseillé : 45,90 € (le prix peut sembler élevé, mais est très justifié car c’est une méthode sérieuse, très bien expliquée et très complète).
à partir de : 4 ans (mais les parents d’enfants plus jeunes peuvent y trouver des pistes d’exercices et de jeux pour “préparer le terrain”)

Merci aux éditions Eyrolles pour l’envoi de ce livre !

Save

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Et l’école, comment ça se passe ?

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Durant les vacances de la Toussaint, nous avons revu nos familles et nos amis qui vivent loin de chez nous. Une question brûlait les lèvres de nos proches qui savaient bien que Colombe venait de faire sa première rentrée scolaire : “Et l’école, comment ça se passe ?“.

Il y avait bien-sûr les pessimistes qui ajoutaient un “C’est pas trop dur ?” ou un “ça va, elle ne pleure pas trop quand elle doit y aller ?“. C’est non sans un peu de déception qu’ils accueillent mes explications : “Ça se passe très bien, elle aime beaucoup ce qu’elle fait en classe et n’a jamais pleuré au moment d’aller à l’école. Certains jours sont plus difficiles et elle proteste un peu, mais elle a bien compris que la maîtresse l’attendait pour travailler et qu’elle devait être présente.” . Pourquoi cette déception ? Pourquoi faudrait-il que les enfants pleurent à chaque fois qu’ils vont à l’école ? Ces personnes ont sans doute vécu cela avec leurs propres enfants et cherchent à se rassurer. Ou alors c’est juste que lorsque tout se passe bien, il y a moins à dire… Qu’importe…

Colombe va à l'école d'un pas décidé

Mais alors, l’école, ça se passe bien ? Eh bien oui… et non… Le rythme de l’école est intense pour les petits et ici, le rythme est pensé pour les demi-pensionnaires. Or, ma fille est externe : tous les midi je vais la chercher pour la faire manger à la maison et je la raccompagne à l’école ensuite. C’est un moment auquel je tiens, pas uniquement parce que je suis une horrible mère possessive qui refuse de laisser respirer sa progéniture. J’y tiens car c’est le rythme que j’avais quand j’étais enfant et que j’appréciais tout particulièrement cette coupure qui me permettait de sortir de la vie en communauté tellement épuisante. J’y tiens aussi parce que les menus de la cantine ne correspondent pas à mes principes : beaucoup de viande, des aliments parfois hors saison ! Et j’y tiens car je trouve stupide d’être à la maison, d’être disponible à seulement 5 minutes à pieds de l’école et de ne pas en profiter. Les élèves demi-pensionnaires sont couchés à 13h, mais pour les externes, l’école ne reprend qu’à 14h. On prive donc ces enfants d’une heure complète de sommeil. Les enfants sont réveillés à 15h au plus tard, les externes ont donc au grand maximum 1h de sieste alors que les textes officiels insistent sur le fait que “jusqu’à l’âge de 4 ans, la majorité des enfants a besoin d’un temps de sommeil dès la fin du déjeuner : une sieste d’une durée d’une heure trente à deux heures correspond à un cycle de sommeil et permet à l’enfant de se sentir reposé”. L’école ne respecte donc même pas ses propres règles ! Dans le cas de ma fille, cela a des répercutions catastrophiques : elle a souvent du mal à s’endormir. Dans les meilleurs jours, elle n’y parvient pas sur le temps de la sieste à l’école. Ces soirs-là elle sort de l’école fatiguée mais pas beaucoup plus qu’après une journée normale. Les jours où elle parvient à s’endormir, elle se fait réveiller peu de temps après pour retourner en classe. À la sortie de l’école, je sais tout de suite qu’elle a été réveillée car elle râle, elle refuse d’obéir, et très vite elle part dans les cris et les larmes. En la réveillant peu après son endormissement on prive ma fille de sommeil, et cela de manière régulière puisque cela se reproduit chaque après-midi d’école. Faut-il rappeler que la privation de sommeil est une forme de torture ? Et ça n’est pas moi qui le dit, mais les plus grandes institutions de défense des droits de l’Homme (La Croix Rouge, Amnesty Internationale…)

Il existe une solution simple à ce problème, et c’est celle qui est appliquée dans la plupart des cas : lorsque c’est possible, les élèves de petite section restent chez eux l’après-midi. Après une première semaine d’école épuisante, c’est ce que j’ai proposée à l’équipe éducative. Mais alors la direction de l’école m’a fait la leçon : l’école n’est pas obligatoire avant 6 ans, alors si j’ai fait le choix d’inscrire mon enfant, je dois respecter le rythme et les horaires imposés. Ils sont les mêmes pour les enfants de 2 ans et demi à 11 ans parce que “madame, imaginez comme ça serait compliqué sinon !“. Et si les enfants sont épuisés, si leur rythme de sommeil s’en retrouve chamboulé, c’est le prix à payer pour que les petits découvrent la vie en communauté car “vous savez madame, il y a des avantages et des inconvénients à tout.“…

Un mois après la rentrée, ce rythme avait déjà des conséquences catastrophiques sur ma fille. Lorsqu’elle s’endormait pour la sieste à la maison l’après-midi, elle se réveillait systématiquement en sursaut après 15 ou 20 minutes de sommeil… À la maison, elle ne communiquait plus que part les cris et les pleurs. Épuisée je me suis mise à crier beaucoup moi-même. Mon fils de 20 mois a suivi le mouvement et s’est mis à crier. Et mon mari, supportant les cris de tout le monde était sans doute bien content de partir au travail chaque matin. Je sentais que ma famille ne tiendrait pas, qu’elle risquait l’implosion et cela à cause de l’école… Je cherchais une solution. La changer d’école était compliqué : une dérogation pour une simple histoire de sieste m’aurait été refusée, et les écoles privées sont loin de chez nous. Et quitter cette école c’était aussi quitter une maîtresse bienveillante, stimulante et qui en quelques jours avait déjà permis à ma fille de faire de gros progrès tant au niveau du travail que de la confiance en elle. D’ailleurs la maîtresse ne s’oppose pas à ce que Colombe reste à la maison l’après-midi et elle m’a soutenue tout au long de mon parcours pour trouver une solution. Solution que nous avons fini par obtenir, à force de revenir à la charge auprès de la direction. Et bien évidemment la solution est celle que j’ai proposée dès le départ (ou presque), mais il aura fallu quémander pour obtenir le respect du rythme pour une enfant qui s’épuisait.

Alors l’école, comment ça se passe ? Eh bien l’école c’est une lutte de tous les jours pour faire subir à ma fille le moins de conséquences possible des décisions prises de manière unilatérale par des personnes qui ne connaissent pas nos enfants et qui refusent d’entendre leurs besoins. L’école est une lutte pour se faire respecter et entendre en tant que parents par des personnes qui sous prétexte de leur autorité, considèrent que nous ne pouvons pas être doués de bon sens et que seul leur jugement prévaut. Alors bien-sûr, l’école ne peut pas se faire “à la carte” et les enfants doivent suivre des règles de vie en communauté. Mais est-ce faire une école “à la carte” que d’accepter que tous les élèves de petite section qui en ont la possibilité restent chez eux l’après-midi ? Non, l’école à la carte c’est celle qui me permet à ma fille d’être la seule à bénéficier de cet aménagement. Eh oui, l’école est pleine de contradictions.

Vous êtes choqués de constater que l’école apprend à ma fille qu’elle ne peut pas s’endormir sans être immédiatement réveillée ? Alors attendez l’année prochaine, quand elle sera en moyenne section et qu’on lui apprendra qu’elle n’a plus le droit de dormir, parce que dormir, c’est pour les bébés. Dormir, c’est pour les faibles !

Save

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Cherche et trouve les lettres dans un petit sac

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Colombe (3 ans 1/2) aime beaucoup apprendre les lettres depuis qu’elle va à l’école. Elle en connaît déjà quelques unes et s’amuse à les reconnaître et à y associer des mots. Quand elle voit une lettre qu’elle ne reconnaît pas encore, elle me demande toujours de laquelle il s’agit et souvent elle essaye de chercher cette lettre dans les mots qu’elle voit écrits autour d’elle. Alors pour satisfaire ce besoin d’apprentissage (et aussi pour l’occuper dans les salles d’attentes il faut être honnête j’y trouve mon compte !) je lui ai fabriqué un petit jouet avec 3 fois rien : un cherche et trouve les lettres dans un petit sac. Les blogs américains regorgent d’idées de petits sacs facile à glisser dans un sac à main et qui ont pour but d’occuper les enfants. Ils les appellent les busy bags (sacs pour s’occuper). J’avoue être séduite par l’idée car vous commencez à me connaître, j’aime les jouets simples, qui ne prennent pas de place et qui occupent longtemps !

Le matériel nécessaire :

  • un sac congélation
  • 3 ou 4 poignées de riz
  • du gros scotch solide
  • du washi tape
  • 26 perles “lettre” (une par lettre ! Personnellement je les ai achetées sur le site “perles & co“)
  • un feutre indélébile
  • une paire de ciseaux

On peut remplacer le sac congélation par une pochette plastique pour classeur.

 

matériel nécessaire à la réalisation d'un sac cherche et trouve les lettres

Réalisation :

Verser le riz puis les perles dans le sac.

mettre le riz dans le sac congélation

mettre les lettres dans le sac congélation

Scellez le sac avec le scotch résistant et renforcez les bords avec les washi tape.

Sceller le sac avec le scotch résistant et renforcer les bords avec les washi tape.

Couvrez le scotch résistant avec du washi tape pour faire plus joli et inscrivez toutes les lettres de l’alphabet dessus. Le sac est prêt ! Je vous avais dit qu’il n’y avait pas grand chose à faire !

inscrire les lettres sur le sac

L’intérêt du jeu :

Ici, le sac cherche et trouve les lettres a été adopté immédiatement ! Colombe a tout de suite cherché les lettres qu’elle connaît : le A, le E, le I, le K, le T et d’autres encore. Pour celles qu’elle ne connaît pas, elle me les montre sur le sac, je lui dit le nom de la lettre qu’elle désigne puis elle cherche la lettre correspondante. Ce petit jeu l’occupe beaucoup et surtout il l’occupe longtemps ! Alors si vous avez 5 minutes, n’hésitez pas à en fabriquer un pour vos futurs petits lecteurs !

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DIY : le planning Chenille qui fait des trous

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Voilà un mois que Colombe a commencé l’école, et le rythme qui change quasiment chaque jour n’est pas facile à comprendre pour une si petite fille. Je lui ai donc fabriqué un planning reprenant toutes ses activités de la semaine afin qu’elle parvienne à mieux se la représenter. Si vous nous avez suivi cet été, vous savez qu’entre les chenilles et nous, c’est une longue histoire, mais que même si elle nous grignotent nos plantations, au fond nous les aimons bien ! Alors tout naturellement, nous avons choisi de réaliser un planning La chenille qui fait des trous, inspiré du célèbre livre d’Eric Carle.

Planning de la semaine inspiré de La chenille qui fait des trous

Matériel nécessaire :

  • Une feuille A3
  • Plusieurs feuilles A4
  • Une plastifieuse
  • Une paire de ciseaux
  • De la super glue
  • Des bandes velcros

Réalisation :

J’ai quadrillé la feuille A3 afin d’y faire 7 colonnes et 6 lignes. Sur la première ligne, j’ai écrit le nom des jours et j’ai dessiné les fruits que la chenille mange chaque jour dans le livre (le lundi : une pomme, le mardi : 2 poires…). Sur la deuxième ligne j’ai collé une frise que Colombe a faite avec ses empreintes de doigts et qui rappelle les motifs du livre. J’ai ensuite plastifié la feuille A3 et sur les 3ème, 4ème, 5ème et 6ème ligne j’ai collé des bandes velcros. Ces lignes représentent le matin, le midi, l’après-midi et le soir.

Sur des feuilles A4 j’ai dessiné les activités correspondant à la journée de Colombe : Une maison, son cartable (pour symboliser l’école), des couverts et une assiette, et une clé de sol (pour le cours de musique). Les enfants ont aussi fait des petites chenilles avec les empreintes de leurs doigts de pieds. J’ai découpé tous les dessins, les ai plastifiés et j’ai collé un morceau de velcros au dos des symboles activité, et un aimant puissant au dos des chenilles !

Le planning Chenille qui fait des trous terminé, je l’ai accroché sur le frigo à l’aide d’aimants en forme de feuilles que j’avais faits en pâte fimo il y a des années, et j’ai ajouté quelques aimants papillons acheté il y a longtemps !

Petite main fait des empreintes de doigts

Chenille qui fait des trous en empreinte de pied

L’utilisation de notre planning “chenille qui fait des trous”

Si la rentrée des classes s’est plutôt bien passée et que Colombe aime aller à l’école, elle a eu du mal à comprendre l’organisation au départ. Chaque midi après manger, elle ne comprenait pas pourquoi elle devait retourner à l’école puisqu’elle y était déjà allée dans la matinée ! C’est pourquoi j’ai inclus une ligne “midi” sur son planning. Cela lui permet de visualiser cette coupure et de comprendre quel jour elle devra retourner à l’école après manger. Si j’ai fabriqué la chenille correspondant à Petit O’ c’est pour que Colombe visualise les jours où il est à la crèche et ceux où il reste à la maison (il me reste encore à fabriquer les symboles correspondant à la crèche).

Colombe adore son nouveau planning. Elle déplace la petite chenille chaque soir, ce qui nous donne l’occasion de parler de l’organisation de la journée du lendemain. Et parfois dans la journée, nous déplaçons la chenille vers le bas de la colonne par exemple pour rappeler que nous sommes à l’heure du déjeuner et qu’ensuite nous repartirons pour l’école !

Planning Chenille qui fait des trous

Planning Chenille qui fait des trous

Alors, notre planning vous plaît ? Et sinon comment vous trouvez mon frigo ?

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Purée de Cochons – Chut les enfants lisent

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Vous connaissez les 3 petits cochons ? Le conte a été revisité de nombreuses fois, mettant souvent en scène des petits cochons bien farceurs et un loup souvent bêta. L’histoire racontée dans Purée de cochons ne fait pas exception, mais elle va plus loin ! Cette fois le grand méchant ne s’est pas retrouvé pris au piège de la maison de briques, mais il a bel et bien réussi à capturer les 3 petits cochons ! Il rentre alors chez lui et a pour idée de se cuisiner une bonne purée de cochons pour fêter cette belle prise !

purée-cochons-histoire

Mais voilà : une fois dans la cuisine, alors qu’il s’apprête à commencer sa recette, les petits cochons qui ont plus d’un tour dans leur sac et qui ne sont  pas prêts à se laisser manger, vont le faire douter. S’apercevant que le loup ne sait pas lire, car “la lecture c’est bon pour les chouettes à chignon”, ils vont l’envoyer chercher des ingrédients tous plus farfelus les uns que les autres, afin de gagner du temps.

purée-cochons-cuisinent

Le loup part donc chercher ce qu’il lui faut pour sa recette, visitant les autres animaux de la forêt. Tous l’encourage à apprendre à lire, lui disant que ça lui serait très utile, mais le loup ne veut pas ! Bon gré mal gré, il se retrouve finalement sur les bancs de l’école entouré d’autres animaux et personnages de contes. Apprendra-t-il a lire ? Que vont devenir les petits cochons ? Ah non ! Je ne vous dit rien, il faudra lire le livre !

purée-cochons-école-loup

Colombe (3 ans 1/2) a adoré cette histoire et s’est prise d’affection pour le loup. Ça n’était pourtant pas gagné d’avance car elle a généralement très peur des loups et ne veut pas lire les histoires qui les concernent. Mais ce loup est attachant, on a un peu de peine à le voir se faire tourner en bourrique par les petits cochons et on admire son courage une fois sur les bancs de l’école. L’histoire montre l’intérêt d’aller à l’école et d’apprendre par soi-même, mais aussi que tout le monde peut apprendre.

L’histoire se passe dans un monde de contes, on retrouve des personnages tels que le Petit Chaperon Rouge, Peau d’âne ou le Chat Botté, et certaines références ne manqueront pas de faire sourire les parents. Le texte est écrit avec beaucoup d’humour, les sonorités sont travaillées et la graphie suit le mouvement des dessins. Les illustrations sont très originales et colorées, elles apportent beaucoup au dynamisme de l’histoire !

Couverture de Purée de Cochons, aux édition Didier Jeunesse

Au-delà de la belle découverte littéraire, un détail m’a frappé dans ce livre. Sur le 2ème de couverture se trouve des indications quant au bilan carbone du livre. Didier-Jeunesse s’est engagé à respecter certaines normes pour le respect de la nature, et a même créé un site pour expliquer sa démarche : Didierjeunesse-durable. On y trouve des informations sur les réglementations françaises et internationales, des informations sur les types de papiers utilisés et même un outil pour calculer l’impact du livre sur l’environnement. Il suffit de rentrer le chiffre indiqué dans le livre pour savoir que son impact carbone correspond à x minutes de télévision ou encore x km en TGV… Pour Purée de Cochons le calcul était simple puisque son bilan carbone est de 0g eq. CO2 !!! Alors bravo à cette maison d’édition qui s’engage pour la planète !

Stéphane Servant, Lætitia Le Saux, Purée de Cochons, ed. Didier-Jeunesse, 2016 (12,50€)

Cet article est ma participation à “Chut les enfants lisent” du blog Devine qui vient bloguer ?

Mon astuce toute simple pour aider ma fille à mettre ses chaussures à l’endroit

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Du haut de ses 3 ans 1/2, Colombe est une petite fille plutôt autonome. Elle est notamment capable de s’habiller ou de mettre ses chaussures toute seule, et je pense que son atsem comme sa maîtresse apprécie. On imagine bien à quel point ces deux dernières doivent être occupées avec plus de 20 élèves à gérer, parfois des enfants bien plus jeunes que ma Colombe. Entre les pleurs pour voir leur maman et les petits accidents, les actions comme mettre des chaussures doivent être du travail à la chaîne. Alors je me doute que lorsqu’un enfant est capable de se débrouiller seul, les adultes lui consacre moins de temps.

Mais voilà, si Colombe sait s’habiller, il lui arrive parfois de mettre un vêtement à l’envers ou de se tromper de pied en mettant ses chaussures. Et justement, en la récupérant un soir cette semaine, Colombe s’est plaint d’avoir mal aux pieds, et pour cause ! Ses chaussures était à l’envers. J’ai vite fait mon petit calcul : elle a remis ses chaussures après la sieste, soit une heure avant que je ne vienne la chercher. Elle a donc passé une heure entière ainsi !

Loin de moi l’idée d’aller me plaindre, ce sont des choses qui arrivent et je comprends que la maîtresse et l’atsem sont déjà bien occupées. Alors j’ai appliqué une petite astuce (merci Pinterest !) pour aider ma Colombe à mettre ses chaussures à l’endroit. Avec un marqueur indélébile, j’ai fait un dessin simple (ici un poisson, sur une autre paire de chaussures j’ai fait une fleur) dont chaque moitié se trouve sur une chaussure. Colombe n’a plus qu’à reconstituer le “puzzle” quand elle s’habille et elle aura toujours ses chaussures à l’endroit !

tracer un dessin à l'intérieur des chaussures pour ne pas se tromper de pied

Cette astuce toute simple permet d’encourager ma Colombe vers plus d’autonomie encore !

Allez voir aussi mon astuce pour des lacets qui ne se défont pas !

Pomme d’Api, nouvelle formule

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Colombe a fait sa première rentrée à l’école la semaine dernière. Elle en rêvait depuis des mois et était bien préparée, alors je ne me suis pas fait de soucis pour elle. Mais j’avais tout de même envie de marquer l’événement en lui offrant un petit cadeau. Quand j’ai vu la petite école en papier offerte dans le magazine Pomme d’Api de ce mois-ci, je me suis dit que c’était le cadeau idéal : un magazine de qualité avec des histoires qui plaisent toujours à ma fille (et même parfois à son petit frère !), et un jouet tout en simplicité et aux couleurs très douces. Cet achat a été l’occasion pour nous de découvrir la nouvelle formule du magazine qui, je dois le dire, m’a vraiment séduite !

À l’occasion de ses 50 ans cette année, Pomme d’Api a adopté une nouvelle formule : le magazine fait appel aux 5 sens de nos petits, il propose de nouvelles rubriques et invitent les enfants à être actifs dans leur lecture. Enfin, soucieux de répondre aux exigences des parents de notre époque, Pomme d’Api leur consacre une partie pour les aider à accompagner leur enfant. Mais laisser moi vous faire la présentation en image !

 Couverture du magazine Pomme d'Api, nouvelle formule

La grande Histoire de Pomme d'Api

La petite histoire de Pomme d'Api

La couverture colorée présente toujours les héros préférés de nos enfants : ce mois-ci, pour le plus grand plaisir de ma Colombe et de mon Petit O’ qui l’adorent, c’est Petit Ours Brun qui nous invite à ouvrir le magazine ! Et le thème est donné : on va bien entendu parler de la rentrée ! C’est une des choses que j’ai appréciée : le numéro est consacré à un thème et les différentes histoires abordent ce thème de près ou de loin. C’est agréable de pouvoir faire un lien entre les différentes histoires qu’on lit. Dans le cas d’un sujet comme la rentrée des classes, surtout quand c’est la première comme c’est le cas pour ma Colombe, c’est bon de pouvoir aborder le sujet sur plusieurs support et avec plusieurs approches !

Petits pirates à l'abordage

Petite fille pleure

Le magazine accorde une part importante à la stimulation visuelle. Par de jolis dessins bien sûr, mais aussi par des photos ! Quand on ouvre Pomme d’Api, on tombe nez à nez avec ses deux petits pirates prêt à l’abordage. Et ce petit bout qui pleure illustre la question “Pourquoi les larmes coulent quand on pleure ?”. Le petit lecteur s’identifie aux enfants qu’il voit en photo et a très envie de découvrir le texte qui l’accompagne !
Les autres sens de l’enfant sont aussi sollicités :

  • l’ouïe avec des textes choisis pour leur ton et leur sonorité
  • le goût et l’odorat à travers des recettes de cuisines
  • le toucher par les activités manuelles proposées

 

Quand est-ce qu'on est grand ?

Patouille et Gribouille

pomme-api-oukile

Le magazine conserve ses grands classiques (la grande histoire, Petit Ours Brun, Adélidélo, les petits philos (que Colombe adore !!! c’est toujours l’occasion pour nous de nous questionner sur le monde) ou encore La Famille Noé), et il s’enrichit de nouvelles rubriques :

  • Ta langue au chat : des devinettes, des jeux de mots ou de lettres, le tout avec une approche visuelle importante
  • Patouille et Gribouille : plusieurs page d’activités à faire seul ou avec papa et maman
  • Ouvre grand les yeux : un jeu d’observation à la manière du “cherche et trouve” (ici on adore !!! Et je me suis rendue compte que Colombe était devenue super forte !)
  • Dis pomme d’Api : les enfants ont tant de “pourquoi” et de “comment” que Pomme d’Api propose d’y répondre dans chaque numéro
  • La petite page pour toi : Le lecteur est invité à passer à l’action : faire un bisou, une caresse, dire “chut”… une page pour se détendre.

Supplément parents du magazine Pomme d'Api

Au centre du magazine se trouve un fascicule détachable pour les parents. Il répond aux questions que les parents se posent et invite une lecture avec l’enfant. Dans ce numéro, c’est le vocabulaire autour de l’école qui est abordé. Si certains termes sont bien connus des parents (maîtresse, classe, récréation…), d’autres le sont moins (motricité, NAP…). Le fascicule se termine par une sélection de livre, films ou CD sur le thème du mois. Une bonne idée pour aller plus loin avec son enfant !

Petite école en papier : la salle de classe

Petite école en papier : les toilettes

Petit école en papier : la cour de récréation

Et enfin LA surprise !!!

Car dans chaque numéro, Pomme d’Api offrira des surprises à ses lecteurs. Ce mois-ci il s’agit d’une petite école en papier à découper et monter soit même (je vous rassure il faut juste une paire de ciseaux et c’est un jeu d’enfant à construire !). Ces derniers jours, cette petite école nous a été très utile ! J’ai d’abord laissé Colombe jouer seule avec, je l’ai observée et j’ai appris beaucoup sur la journée qu’elle venait de passer. Il est parfois difficile pour les enfants de nous raconter leur journée, et parfois ils n’en ont simplement pas envie. Mais quand ils jouent, ils reproduisent souvent des situations qu’ils ont vécues. Il suffit alors de jouer les petites souris et d’observer le jeu discrètement. Cette petite école m’a aussi permis de rassurer Colombe : l’organisation de la rentrée a connu quelques imprévus et elle a parfois manqué de repères. En jouant avec elle, j’ai insisté sur certaines situations et certains repère qu’elle retrouverai à chaque fois.

Les surprises que réserve le magazine sont toujours simples et intelligente. Cela peut être un jouer en papier, comme cette école, ou des histoires supplémentaires (numéro d’octobre), un cahier à l’usage des parents pour savoir comment parler de la mort avec les enfants (novembre), ou encore, le traditionnel numéro de fête (décembre, j’en avais parlé l’an dernier) avec un calendrier de l’avent et 24 histoires à lire en attendant Noël ! Je ne sais pas vous, mais ce programme me fait bien envie !

Votre Pomme d’Api de rentrée est disponible chez votre marchand de journaux pour 5,95€. C’est un outil idéal pour accompagner son enfant dans sa découverte de l’école, ou tout simplement l’aider à se reprendre ses habitudes s’il était déjà scolarisé avant. Ici en tous cas, il nous a été d’une grande utilité !

Cet article est ma participation à “Chut les enfants lisent”, le rendez-vous du blog Devine qui vient bloguer ?

La rentrée des mamans

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Devant l’école le jour de la rentrée, on voit de drôle de spécimens. On les appelle des mamans. Chacune représentant un modèle différent, elles s’organisent et se complètent. Dans un mouvement plus ou moins chaotique, mais dans lequel chacune (ou presque) sait exactement où est son petit, elles poussent leur progéniture à l’intérieur dans l’antre du savoir nommé “école”. À la suite d’une fine observation, je suis en mesure aujourd’hui de vous décrire les spécimens les plus communs lors de ce grand moment appelé : la rentrée des mamans.

 

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Source de l’image : Magazine Pomme d’Api, septembre 2016

La “plus prête que jamais” :

Ça fait plusieurs semaines qu’elle a calqué son rythme de vie sur celui de l’école. Elle connaît aussi tous le programme de l’année et d’ailleurs avec son petit, ils travaillent déjà sur les acquis à avoir en fin d’année  pour qu’il ne soit pas perdu. Elle peut vous réciter par cœur “Tchoupi va à l’école” et “La rentrée des classes pour les nuls”. Ce matin devant l’école elle est sur les starting blocks ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Tu va voir tout va se passer exactement comme dans l’histoire qu’on a lu à la maison !”

L’angoissée :

On la reconnaît à ses lunettes noires qui cachent tant les cernes d’une longue nuit d’insomnie que ses larmes qu’elle ne peut pas retenir. Son enfant est trop petit, et les autres sont trop violents, la vie en communauté est vraiment trop dure et les instits n’ont pas assez de temps à consacrer à chacun. Son tout-petit, sera forcément perdu sans elle (et elle sans lui ?). Pourvu qu’il soit en classe avec son copain et avec la bonne maîtresse ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Bon et surtout s’il y a le moindre problème tu le dis à la maîtresse d’accord ?”

La coach :

Ses enfants, elles les a bien préparés : devoirs de vacances, fournitures scolaires de qualité et vêtements indestructibles sont de rigueur ! Elle arrive à l’école en donnant les consignes : écoute la maîtresse, ne bavarde pas, sois poli et apprend tes leçons. L’école c’est du sérieux ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Souviens toi bien de ce que je t’ai dit : tu écoutes attentivement et tu fais tout ce que la maîtresse te dit !”

La détendue :

Elle est sûre d’elle et de son enfant ! Et de toute façon, “les enfants stressent que si on stresse” ! Le cartable, elle l’a fait ce matin, de toute façon, “il n’y a rien de vital et si on oublie un stylo, ils doivent bien en avoir à l’école”. Elle est confiante pour l’année à venir, et si son petit n’est pas dans la classe de son copain, il s’en fera d’autres, et s’il n’a pas la maîtresse qu’il espérait, il découvrira d’autres horizons ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Tu sais la rentrée c’est un jour comme un autre dans l’année !”

L’esseulée :

Quand son petit entrera dans la classe, elle se retrouvera toute seule… Elle avait adoré les vacances passées avec lui ! Ils ont fait plein de visites, des loisirs créatifs, on lu des tas de livres ! La maison sera bien silencieuse sans lui. D’ailleurs elle ne va peut-être pas retourner à la maison tout de suite après l’avoir déposé, une petite promenade lui fera certainement du bien ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Ne t’inquiète pas je viens te chercher très vite !”

La vacancière :

Après 2 mois non stop avec ses enfants elle va enfin pouvoir souffler ! Verre en terrasse avec les copines, spa, shopping, elle s’est préparée un planning aux petits oignons ! Elle resterait bien dans sa voiture mais elle va quand même accompagner les enfants jusqu’à la porte (oui, elle a un cœur, elle a juste envie de penser enfin à elle !). Son mot pour rassurer ses enfants : “Amuse-toi bien !”

La bonne copine :

C’est simple, elle connaît tout le monde. Quand elle arrive, elle fait une tournée de bisous aux autres mamans et aussi à la maîtresse de l’an dernier. Elle parle des vacances et des activités extrascolaires dans lesquelles elle va inscrire son petit. Et quand elle ne connaît pas une personne ? Elle va à sa rencontre et s’en fait un nouvel ami. Pour peu que son petit soit timide, elle fait elle même les présentation pour qu’il se fasse des copains ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Tu vas voir, tu vas te faire plein de copains !”

La retardataire :

Elle a les cheveux mal peignés et les couettes de sa fille sont un peu de travers. Elle a encore un pied dans les vacances et ce matin elle n’a pas entendu le réveil. Heureusement que les affaires pour la rentrée sont prêtes depuis 2 jours (parce que les autres jours de classe elle arrive en retard aussi, mais elle oublie toujours quelques affaires puisqu’elle ne les prépare jamais la veille) ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Bonne journée ! Vas-y vite !”

L’interrogatrice :

Elle a mille questions à poser. Est-ce qu’on va pouvoir entrer dans l’école ? Combien de temps pourrons-nous rester ? Est-ce que les enfants seront bien couverts pour sortir en récrée ? Elle n’attend pas toujours les réponses à ses questions qu’elle pose nerveusement, comme pour combler un vide. Son mot pour rassurer ses enfants : “Et n’hésite pas à demander à la maîtresse si tu as des questions, d’accord ?”

Le vindicative :

Cette année l’organisation lui semble être vraiment n’importe quoi  (l’année dernière aussi d’ailleurs !). Et comment voulez-vous que les enfants s’y retrouvent ? C’est pas en commençant l’année comme ça que les enfants font avoir des repères ! Et ils ont mis son fils avec Untel, donc l’année sera catastrophique ! Son mot pour rassurer ses enfants : “T’inquiètes pas j’irai demander à ce qu’on te change de classe !”

La “complètement perdu” :

Elle attend devant une porte mais finalement, elle n’est pas sûre… Elle va voir une autre porte, cherche son petit sur la liste, va voir une autre liste, une autre porte… Tient elle a trouvé la porte ! Celle avec la liste avec le nom du petit dessus ! Bah ? Ou il est le petit ? Bon bah elle va aller regarder devant les autres portes ! Son mot pour rassurer ses enfants : “Surtout tu suis bien la maîtresse pour ne pas te perdre dans l’école, hein ?”

Finalement quel que soit son profil, chaque maman cherche le meilleur pour son enfant et veut le rassurer ! Et vous, dans quelle catégorie êtes-vous ?

Compter les jours jusqu’à la rentrée

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Dans une semaine, Colombe fera sa première rentrée à l’école. Elle s’y prépare activement : elle a visité l’école, elle sait comment y aller (et a essayé de me convaincre hier qu’elle serait tout à fait capable de faire le trajet seule), a choisi son cartable et voulu le remplir. Il ne se passe pas une journée sans qu’elle ne me dise : “C’est aujourd’hui que je vais à l’école ? Non ? Alors c’est demain ?”. Bref, l’impatience est à son comble et c’est assez difficile à gérer à un âge où la notion de temps n’est pas encore précise. J’ai alors repensé à une guirlande pour décompter les jours que j’avais vu sur Le Pays des Merveilles et j’ai proposé à Colombe d’en fabriquer une aussi.

Le matériel :

  • une ou plusieurs feuilles de papier coloré (Colombe peint des mètres et des mètres de papier. Je garde ces peintures (sans grand intérêt puisque sa vrai dessin dessus) et m’en sers de papier cadeau ou de base pour nos bricolages comme ici)
  • une paire de ciseaux
  • un stylo
  • une règle
  • une agrafeuse

matériel

La réalisation :

Après avoir tracé des lignes sur l’envers de la feuille, j’ai demandé à Colombe de couper le papier.

Découper du papier en suivant une ligne

Puis elle a former des anneaux avec les bandes de papier et les a agrafer en les faisant passer les uns dans les autres pour qu’ils forment une guirlande. C’était l’étape la plus difficile car notre agrafeuse est un peu grosse pour les petites mains de Colombe. Je l’ai donc beaucoup aidée.

agrafer du papier

En seulement quelques minutes, notre guirlande était prête ! Je l’ai agrafée à un morceau de papier sur lequel j’ai écrit : “Demain je vais à l’école”. Si j’ai choisi cette phrase c’est que nous allons déchirer chaque anneau le soir avant de nous coucher. Le Pays des Merveilles avait fait une “guirlandes des dodos” mais ma Colombe n’a jamais aimé dormir et elle traîne beaucoup pour le coucher en ce moment. Lorsque je lui ai parlé d’une guirlande de dodos, elle m’a tout de suite dit : “Mais je ne veux pas me coucher moi !”. Déchirer un anneau qui symbolise un jour de plus de passé, c’est se donner une motivation pour aller au lit et se dire qu’ainsi le grand jour viendra plus vite (c’est une technique qui a fait ses preuves avec ma fille). Chaque enfant a une sensibilité différente. Ma fille compte les jours terminés, mais d’autres enfants préféreront compter les dodos.

Demain je vais à l'école

Colombe a tenu à accroché sa guirlande sur le frigo plutôt que dans sa chambre. Et une fois en place, elle m’a demandée de faire une photo d’elle devant son oeuvre ! Cette photo terminera bien évidemment dans son album de souvenir, et un jour (vers l’adolescence quand elle traînera des pieds pour aller en cours !) je lui rappellerai à quel point elle était impatiente d’aller à l’école pour la toute première fois !