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Des horloges pour se repérer dans le rythme de la journée

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sSe repérer dans le temps n’est pas toujours facile pour les enfants. Il arrive souvent que Petit O’ (4 ans) me demande s’il est l’heure de prendre le déjeuner alors qu’il n’est que 10h14 (oui, ce petit aime manger) ou si on peut aller au parc à 21h37 (oui mes enfants se couchent tard). Alors pour ne pas devenir folle à leur expliquer les notions de temps 14576 fois par jour pour les aider à comprendre les notions de temps, j’ai décoré deux horloges Stomma de chez Ikea afin qu’elles représenteent le matin et l’après-midi

Matériel nécessaire

Je me suis servie de l’horloge Stomma de chez ikea car elle conçue pour être personnalisée. Elle est toute blanche, et le revêtement de son cadran est fait pour accrocher le crayon ou le feutre. Et en plus elle coûte moins de 2€ !

Source : Ikea

Matériel nécessaire :

  • deux horloges Stomma de chez Ikea (ou deux horloges blanches)
  • des crayons de couleurs ou des feutres
deux horloges, des crayons de couleurs et des feutres

Nos horloges pour se repérer dans le rythme de la journée

Tout d’abord, si j’ai choisi de fabriquer 2 horloges classiques (de 12h) plutôt que de prendre une seule horloge représentant 24h, c’est que ma Colombe (6 ans) vient d’apprendre à lire l’heure. Je ne veux pas embrouiller son esprit, et je veux profiter de ces horloges pour qu’elle continue à s’entraîner.

L’autre raison qui m’a poussée à faire deux horloges, c’est que même si Petit O’ est parfois encore un peu confus, Colombe a bien saisi la différence entre matin, après-midi, soir… Le but de ces horloges n’est pas tant de leur faire apprendre les grands moments de la journée, que de leur indiquer ce qu’ils est temps de faire. Comme mes enfants sont instruits à la maison, j’avais besoin de précision pour bien séparer les heures de la journée. L’horloge 24h ne me permettait pas tant de précision (mes dessins sur les tranches d’une heure auraient été trop petits).

L’horloge du matin

Les enfants savent que l’horloge du matin commence à minuit, lorsqu’ils dorment profondément. Et voici comment j’ai découpé nos journées :

  • De minuit à 8h : on dort. Cette période est représentée par la nuit et les étoiles.
  • De 8h à 9h : on prend le petit déjeuner, on s’habille, on lit un livre. Cette période est représentée par une tasse fumante, un livre et un T-shirt.
  • De 9h à 11h : c’est le temps du travail formel représenté par un livre et des crayons.
  • De 11h à 12h : on joue dehors. Cette période est représentée par des fleurs et un vélo.
L’horloge de l’après-midi

Arrivé à 12h, on passe à l’horloge de l’après-midi

  • De 12h à 13h : on déjeune. Cette période est représentée par une assiette et des couverts.
  • De 13h à 14h : on fait une activité calme. Cette période est représentée par un enfant qui dort parce que je suis pleine d’espoir même si mes enfants ne font plus de sieste depuis 2 ans, et par un livre.
  • De 14h à 15h : on cuisine pour préparer les prochains repas et goûters. Cette période est représentée par une cuillère en bois, une toque et un tablier.
  • De 15h à 18h : on joue, on va jouer dehors, on crée… Cette période est représentée par des fleurs, un vélo, des cubes, un livre.
  • De 18h à 19h : on se lave et on se met en pyjama. Cette période est représentée par une douche et un pyjama.
  • De 19h à 20h : on mange. Cette période est représentée par une assiette et des couverts.
  • De 20h à 21h : on fait une activité calme dans sa chambre. Cette période est représentée par un livre et la fabrique à histoires de Lunii.
  • De 21h à minuit : on dort. Cette période est représentée par la nuit, la lune et les étoiles.

Utilisation et autres exemples d’horloges

Voilà ! En prime vous connaissez même notre rythme quotidien. Je ne suis pas très stricte sur ce rythme, mais cela nous fait déjà un repère. Les enfants comprennent qu’on ne va pas aller au parc si l’on est en toute fin de journée ou qu’il est l’heure de faire un temps calme après le déjeuner. Et ce rythme s’applique surtout aux jours de semaines, puisque le week-end, nous profitons pour sortir et ne travaillons presque pas.

Je l’ai expliqué en début d’article, j’ai choisi deux horloges de 12h. Mais plusieurs copines blogueuses ont choisi des horloges 24h pour représenter le cycle de la journée. Je vous mets ici quelques liens en exemple :

Avec ça, je pense que vous avez de quoi faire de belles horloges et aider vos petits à se repérer dans le temps !

Et chez vous, comment ça se passe ? Quelles sont vos astuces pour que les enfants se repèrent dans le temps et qu’ils sachent ce qu’il est temps de faire ? J’adore vous lire et échanger avec vous, alors venez partager votre expérience en commentaire !

Notre sous-main de l’espace – L’art est un jeu d’enfant !

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L’art est un jeu d’enfant est LE rendez-vous artistique des enfants organisé par l’excellent blog créatif Le Pays des Merveilles. Le thème de ce mois de février était “L’espace”, et il a bien entendu beaucoup inspirer mes explorateurs en herbe qui se sont fabriqué de jolis sous-mains pour leur bureau

Peindre le fond du sous-main

peindre à l'éponge

Pour peindre le fond de leur sous-main, j’ai donné aux enfants de la peinture bleue à mélanger avec de la colle pailletée et à peindre à l’éponge.

peindre à l'éponge
peindre à l'éponge

Je pense que c’est la partie que les enfants ont préférée ! J’ai remarqué qu’ils apprécient énormément lorsqu’on leur propose de peindre avec un ustensile auquel ils ne sont pas forcément habitués.

Représenter l’espace

J’ai ensuite demandé aux enfants de représenter l’espace. Colombe (presque 6 ans) n’était pas très inspirée par le thème et n’a pas voulu aller au-delà de notre atmosphère. Elle a donc dessiné un belle arc-en-ciel (parce que les arcs-en-ciel, c’est la vie) et une fée noire (j’insiste sur ce point car cela a été l’occasion de questions de sa part : elle se demandait si les fées pouvaient être noire et s’il y avait des fées de toutes les origines ethniques comme les humains).

fée et arc-en-ciel

Alors que je pensais que Petit O’ (4 ans) voudrait dessiné une fusée, il a décidé de représenter le système solaire. J’ai donc sorti notre “coffret Montessori astronomie” et lui ai proposé les cartes de nomenclature des planètes du système solaire comme modèle.

dessiner les planètes

Une fois toutes les planètes dessinées et découpées, Petit O’ les a collées sur le fond qu’il avait préparé.

sous-main système solaire

J’ai ensuite plastifié les deux feuilles sur lesquelles les enfants avaient collé leurs dessins. Placées sur leur bureau, elles leur servent maintenant de sous-main pour protégés des éventuels coups de crayons maladroits !

sous-main fée et arc-en-ciel
sous-main système solaire
sous-mains sur des bureaux d'enfants

Les enfants et moi sommes ravis de ces jolis sous-mains qui apportent beaucoup de couleur à leur table de travail !

Idées de jeux avec des élastiques et des bâtons de glace

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Voici une activité que j’avais préparée l’année dernière pour mon Petit O’ (3 ans à l’époque) qui l’avait beaucoup aimée, mais que je n’avais pas publiée. Et puis il y a quelques jours, j’ai retrouvée la boîte d’activité dans un placard et j’ai décidé de lui représenter. Si apprendre à nouer des élastiques sur un bâton de glace avait plu à Petit O’ la première fois, cette fois-ci ce fut un succès plus grand encore ! Il fallait donc que je vous en parle !

Le matériel nécessaire

Le matériel pour cette activité est on ne peut plus simple :

  • des bâtons de glace
  • des élastiques en caoutchou
  • éventuellement une boîte pour ranger et transporter l’activité

Apprendre à nouer des élastiques

La première fois que j’ai proposé cette activité à Petit O’, il avait 3 ans et nouer un élastique autour d’un bâton lui demandait encore beaucoup de concentration. Nous avions donc travaillé sur le geste sans trop nous préoccuper de l’association des couleurs des élastiques.

Enfiler l’élastique sur le bâton de glace n’était pas encore facile pour Petit O’. Les élastiques sont assez petits, ils se tordent quand ils touchent le bâton et tout cela ajoute en difficulté.

Une fois l’élastique enfilé sur le bâton, il faut le tordre, et l’entourer de nouveau sur le bâton. Cela paraît simple pour nous, adultes, mais en réalité cela demande un geste fin et précis qui n’est pas si évident ! Je ne compte pas le nombre de fois où Petit O’ a fait tomber l’élastique, ou alors les fois où il a tiré si fort dessus que l’élastique s’est défait du bâton.

Bref, à la fin de chaque séance, Petit O’ avait enfilé 2 ou 3 élastiques avec succès malgré de nombreuses tentatives.

Mais il était content car cet exercice représentait un vrai défi pour lui, et il ne voyait pas le nombre de tentatives, mais juste les réussites !

Reproduire un modèle avec les élastiques

Aujourd’hui, Petit O’ a 4 ans, et bien qu’il ne se soit pas vraiment entraîné à cet exercice, il a gagné en précision et il arrive à enfiler les élastiques sur les bâtons beaucoup plus facilement.

J’ai donc corsé un peu le jeu en lui proposant de reproduire un modèle.

Je lui prépare donc des bâtons sur lesquels j’ai noué des élastiques et lui demande de reproduire les mêmes en respectant l’ordre des couleurs.

Les premières fois je lui donnais exactement le même nombre de bâtons à reproduire, mais aussi les mêmes élastiques. Ainsi, s’il terminait l’activité et qu’il lui restait un élastique ou qu’il ne trouvait plus l’élastique de la bonne couleur, c’est qu’il s’était trompé quelque part. Maintenant, je lui donne un stock d’élastiques dans lequel il pioche, mais le nombre restant ne lui permet plus de s’autocorriger.

En revanche, il peut toujours se corriger en comparant mon modèle avec le bâton qu’il a fait.

Continuer une suite logique

Un autre exercice consiste à continuer une suite logique : je noue quelques élastiques autour d’un bâton en alternant une séquence de 2 ou 3 couleurs et je demande à Petit O’ de continuer la séquence jusqu’à recouvrir le bâton.

Cet exercice pas si facile (surtout avec 3 couleurs) entraîne la motricité fine, mais aussi la logique de l’enfant.

Faire des groupes d’élastiques

Pour apprendre à compter, à dénombrer et à associer une valeur et un chiffre, on peut aussi demander à l’enfant de faire des groupes d’élastiques.

J’ai disposé des chiffres sur la table et posé un bâton sous chacun. Et j’ai demandé à Petit O’ de nouer autant d’élastiques sur le bâton que ce que le chiffre indiquait.

Faire des additions

J’ai proposé cet exercice à Colombe (presque 6 ans) qui travaille sur les additions en ce moment.

J’ai posé une opération sur la table et elle devait nouer les élastiques correspondant aux chiffres présentés afin de s’aider à résoudre l’opération.

C’est un exercice qu’elle connaissait déjà sous une autre forme puisqu’elle utilise souvent des petits cubes ou des perles pour s’aider à résoudre ses additions. Changer de support l’a amusé et lui a presque fait croire qu’elle ne faisait pas ses devoirs !

Nous avons exploité ce matériel peu onéreux de différentes manières et je suis certaines que nous en trouverons de nouvelles ! En ce moment, cette petites boîte pleine d’élastiques et de bâtons de glaces nous suit partout : au restaurant, dans la voiture, partout où il faut patienter, les enfants peuvent la prendre et s’amuser avec.

Et vous, quels jeux inventeriez-vous avec ce matériel ? Dites-le moi en commentaire et les enfants et moi essaierons !

Apprendre les formes et les volumes en maternelle

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Puisque nos enfants ne vont pas à l’école, il nous faut les instruire. Et pour Papa À Dada ! et moi, une instruction efficace passe par l’apprentissage d’un vocabulaire précis. Car lorsqu’on apprend un mot “simplifié” à un enfant, cela suppose qu’on va l’obliger à apprendre le mot “technique” ou plus précis quand il sera plus grand. On demande donc à l’enfant d’apprendre 2 fois. Nous avons voulu appliquer cette idée (qui va dans le sens de la pédagogie Montessori, si je ne me trompe pas) à l’apprentissage des noms des formes et volumes en géométrie, et pour cela nous nous sommes équipés !

De quoi manipuler des formes et des volumes

La manipulation est essentielle dans l’apprentissage chez l’enfant. Vous avez remarqué comme votre petit a besoin de toucher à tout, et que même si vous le mettez en garde, il a bien du mal à ne pas poser sa petite main sur cet objet tout nouveau ? C’est parce qu’il a un réel besoin de toucher pour appréhender les choses nouvelles.

Ce besoin est compréhensible car finalement, ne vous est-il jamais arrivé, en tant qu’adulte, d’avoir une envie quasiment irrépressible (mais quasiment, hein, on est bien élevé quand même !) de toucher un objet dans une matière qui vous est complètement étrangère ? Quand vous avez vu du slime ou  du Super Sand pour la première fois, vous n’avez pas eu envie de toucher, même du bout du doigt ? C’est cette même envie qui animent les enfants quand ils “touchent à tout”, et il est bien normal que lorsqu’on leur explique que le carré a des bords droits et le cercle, un bord arrondie, ils ressentent cette envie de sentir la différence.

Voilà pourquoi nous avons acheté des formes et des volumes en bois. Les concepts sont plus facilement appropriables pour les enfants s’ils peuvent les visualiser en 3D (ce qui à partir d’un dessin sur une feuille de papier peut devenir très compliqué pour un petit de 3 ans) et les toucher. Nous avons choisi des objets en bois car c’est une matière noble qui est recommandée par plusieurs pédagogies (Montessori, Steiner-Waldorf…), mais il en existe aussi en plastique, et nous fabriquerons les formes qui nous manquent en carton : car quand on déménage souvent et juste avec des valises, le bois… c’est très lourd ! Et parce que ces mêmes pédagogies encouragent à la manipulations de matériaux présents dans l’environnement de l’enfant, mais nos enfants ne vivent plus vraiment dans des forêts… L’un des plus gros enjeux de notre époque est l’écologie, le recyclage et la revalorisation des matériaux. Fabriquer une partie des jouets en recyclant de vieilles boîtes en carton est donc (selon moi, et cela n’engage que moi !) un moyen d’ancrer nos enfants dans leur époque !

Formes et volumes en bois

Voici donc nos formes et volumes en bois, achetés sur le boutique Tout Pour le Jeu. Le lot comprend 4 formes : un carré, un rectangle, un cercle et un triangle équilatéral, et 7 volumes : une sphère, un cube, un parallélépipède rectangle, un pyramide, une pyramide à base triangulaire, un cône et un cylindre. Tout le matériel est fabriqué sur la même échelle, ainsi l’enfant peut comparer le poids de chacun, et vérifier avec la forme de la base de chaque volume.

Pour compléter ce matériel, j’ai imprimé (et découpé, plastifier) ces cartes de nomenclature sur le formes géométrique et les cartes sur les volumes du site En terre d’enfance.

 

Jeux pour apprendre les formes et les volumes

J’ai placé toutes les cartes, formes et volumes sur un plateau que nous prenons à chaque fois que nous voulons faire cette activité.

Nous commençons généralement par identifier les figures représentées sur les cartes. Parfois, ma Colombe essaye de déchiffrer les noms écrits sur les cartes. Parfois, c’est mon Petit O’ qui déchiffre (enfin qui se fait plaisir en reconnaissant une lettre par-ci, par-là).

Puis les enfants associent chaque forme ou  volume à la carte correspondante.

 

Associer les formes et leur image

Associer les formes et volumes à leur image

Nous abordons différentes notions comme l’angle droit, les côtés égaux, la base d’un volume… Et les enfants comparent les formes et volumes entre eux.

Comparer les formes et les volumes géométriques

Enfin nous terminons souvent l’activité par de petits jeux tels que trouver dans la maison les mêmes formes ou les mêmes objets que sur les cartes. Les enfants adorent ce genre de chasse au trésor qui ne se révèle pas toujours facile. À la fin nous rassemblons tous les objets trouvés sur la table de travail.

Chasse au trésor des formes et volumes

… tous les objets, ou presque ! Lors de notre dernière chasse au trésor des formes et des volumes, les enfants ont cherché leur balle rebondissante partout dans la maison, en vain. C’est alors que Petit O’ a eu une idée qui nous a beaucoup amusées : “J’ai trouvé une sphère : ma tête !”

Ma tête est une sphère !

Bien que le vocabulaire paraissent compliqué les premières fois, Colombe et Petit O’ adorent ces leçons de géométrie. En ce moment, il ne se passe pas une journée sans que l’un d’eux ne réclame cette activité. Au fil des séances, ils deviennent fiers d’avoir mémorisé ces nouveaux mots qui leur paraissaient si étranges au début. Je n’ai pas encore introduit les cartes muettes à associer avec les cartes noms car Colombe n’est pas encore assez à l’aise avec la lecture. Mais je suis certaine que lorsque j’introduirai cette nouvelle activité, elle lui procurera encore plus de fierté et lui donnera l’envie d’apprendre !

 

Vos enfants aussi sont motivés par ce genre d’activités ? Vous aimez vous inspirer des pédagogies alternatives pour enseigner à vos enfants ? Comment avez-vous abordé la géométrie avec eux ? En commentaire vous pouvez me donner vos idées d’activités, votre approche et réagir sur ma façon de faire ! J’adore vous lire et échanger avec vous !