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5 choses que les parents qui instruisent à la maison adorent entendre !

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La semaine dernière, je vous confiais les 5 choses à ne jamais dire à un parent qui instruit en famille. Si je m’étais arrêtée là, j’aurais laissé l’image de parents susceptibles à qui on ne peut rien dire ! Il est donc tout à fait normal que cette semaine je vous confie ces petites phrases qui nous font plaisir et qui ouvrirons sans doute de chouettes conversations ! Voici donc les 5 choses que les parents qui instruisent à la maison adorent entendre !

5 choses que les parents qui instruisent à la maison adorent entendre

1- “Comme il est à l’aise avec les autres !”

Les gens ont souvent des craintes quant à la socialisation des enfants instruits en famille. C’est un sujet qui revient à chaque fois et qui devient lassant. Alors c’est une petite victoire quand les gens en observant nos enfants, remarquent qu’ils sont très ouverts, à l’aise avec les autres enfants et avec les adultes aussi.

Pour nous, c’est une évidence : nos enfants sont tout aussi sociables que leurs camarades qui vont à l’école. Ils le sont parfois même plus, car ils sont souvent très à l’aise avec les adultes (là où les enfants scolarisés ont parfois un rapport de hiérarchie plus marqué). Alors cela nous fait vraiment plaisir lorsque des personnes, souvent dubitatives au début, constatent finalement que nos enfants sont tout à fait à l’aise dans le monde !

2- “Qu’ils sont curieux d’apprendre/ cultivés !”

Eh oui ! Le but premier de l’instruction en famille est de cultiver leur savoir et de donner l’envie d’apprendre à nos enfants ! Je ne parle pas ici d’en faire des enfants en avance sur le programme ou des petits “singes savants”. Mais bien des enfants curieux, qui vont poser des questions et dont on sent qu’ils prennent plaisir à découvrir et apprendre.

Alors quand lors d’une visite au musée, le guide nous dit qu’il a rarement vu un enfant aussi intéressé, ou quand Grand-tonton Marcel-Eugène s’extasie sur la culture générale du petit, cela nous donne l’impression d’avoir réussi !

3- “C’est génial de respecter autant le rythme de ses enfants !”

Le but premier de nombreux parents qui instruisent à la maison est de respecter le rythme d’apprentissage des enfants en ne leur imposant pas des connaissances qui correspondraient à leur âge selon les programmes. Nous préférons les laisser libres d’aller à leur rythme et selon leurs prédispositions du moment.

Pour certaines personnes, c’est une position qui risque de mettre nos enfants en retard et de leur poser problème pour l’avenir. Mais d’autres voient plus loin, et c’est agréable. En imposant leurs apprentissages à nos enfants, on risque de se retrouver face à un mur. Alors que lorsqu’on sait attendre le bon moment, les apprentissages se font avec fluidité et surtout avec plaisir !

4- “Qu’ils ont l’air épanouis tes enfants !”

L’instruction en famille nous donne la possibilité de respecter le rythme d’apprentissage de nos enfants, mais aussi leur rythme de vie. Je me rappelle que les journées épuisantes de l’école provoquaient la colère de ma fille, les quelques mois où elle y est allée… Maintenant qu’elle a la possibilité de dormir autant qu’elle veut (et quand elle en a besoin plutôt que quand des adultes l’ont décidé !), elle est beaucoup plus épanouie !

Certaines personnes s’imaginent que les enfants en ief sont refermés sur eux-mêmes (voir le premier point sur la socialisation) et parfois contraints dans ce choix par leurs parents. Mais nous œuvrons en fait pour l’épanouissement de nos enfants, et respecter leur rythme demande beaucoup d’écoute et d’adaptation (et encore plus quand on a plusieurs enfants). Voilà encore une de nos petites victoire !

5- “Tu es la meilleure maman (papa) du monde parce que tu nous apprends plein de choses !”

Récemment, j’ai entendue le plus beau compliment sur l’instruction en famille, et je ne m’y attendais pas. Ma fille de 6 ans m’a déclarée “meilleure maman du monde” (on est toute la meilleure maman aux yeux de nos enfants) et la raison m’a bouleversée : je lui apprends plein de choses.

Toutes les remarques venant de l’extérieur me font plaisir, mais cette reconnaissance de la part de mes enfants est le plus beau cadeau qui soit, et sans doute ma plus belle preuve de réussite !

Parce que finalement, si nous avons choisi l’instruction en famille, c’est avant tout pour le bonheur, l’épanouissement et le bon développement de nos enfants. Cela nous demande beaucoup de travail, mais ça n’est rien quand on voit nos enfants réussir et être heureux !

5 choses que les parents qui instruisent à la maison adorent entendre

Et vous, avez-vous déjà entendu ou prononcé une de ces 5 choses que les parents qui instruisent à la maison adorent entendre ? Quelle est la plus belle chose que vous ayez entendue sur l’instruction à la maison ? Vos enfants ont-ils prit conscience de ce que cela représentait ? Qui est votre meilleur soutien ?

5 choses à ne jamais dire à un parent qui instruit son enfant à la maison

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En instruisant à la maison, nous sortons un peu du modèle traditionnel d’éducation et ne passons pas inaperçus. Nous suscitons souvent la curiosité, parfois l’envie, parfois la peur, mais une chose est certaine : nous ne laissons pas indifférent ! Et nous en entendons de belles à notre sujet ! Si certaines choses nous font sourire, d’autres nous hérissent le poil ! Alors vous êtes prévenus : voici 5 choses à ne pas dire à un parent qui instruit ses enfants à la maison !

5 choses à ne jamais dire à un parent qui instruit son enfant à la maison !

1- “Mais comment il va se faire des copains ce petit ?! Il va se sentir seul !”

La fameuse question de la socialisation revient tellement souvent qu’il fallait bien que je lui accorde la première place !

Alors soyons bien clairs : les enfants instruits à la maison ne vivent pas enfermés ! Ils ont une vie sociale riche, se font plein de copains au parc, dans leurs activités sportives et culturelles, et pendant les réunions de familles en ief (instruction en famille). Ils ont aussi des cousins, des cousines, des voisins… Et comme leur quotidien n’est pas confiné dans une salle de classe remplie de congénères tous nés la même année civile, ils comptent souvent des amis aussi divers que : Jean-Ebenezer, le boucher avec qui ils discutent foot et astronomie, Eugénie-Gontrande, la vieille voisine qui leur apprend à tricoter en leur racontant sa jeunesse, et Jenny-Kimberley, la petite gardée par la nounou du quartier, qui court partout et leur apprend la patience ! Et pour peu que vous ayez plusieurs enfants, ils deviendront des pros de la socialisation, car soyons honnête, les rapports entre frères et sœurs sont rythmés par les conflits à gérer et les “je t’aime, moi non plus”. Alors si vos enfants parviennent à vivre en harmonie (la plupart du temps) avec leurs frères et sœurs avec qui ils passent le plus clair de leur temps, ils seront capables de vivre avec n’importe qui.

2- “Tu fais l’ief ? Quelle chance tu as ! J’aurais tellement aimé mais on ne pouvait pas !”

Bien évidemment, cette réflexion est recevable venant de personnes vivant dans un pays où l’ief est illégal, ou en désaccord avec leur conjoint sur le sujet. Mais bien souvent, elle est émise par des personnes qui considèrent que nous pratiquons l’ief simplement parce que nous sommes plus avantagés que d’autres…

Si instruire ses enfants à la maison est une chance, alors c’est une chance qu’on se créé soi-même. Pour la plupart des familles, cela signifie des sacrifices financiers et souvent un changement de mode de vie. C’est beaucoup de travail sur soi, car bien qu’on les aime, vivre constamment avec ses enfants relève parfois d’un défi de patience ! Et c’est aussi énormément de travail pédagogique pour s’assurer que les enfants apprennent correctement, et pour convaincre les autorités durant les contrôles.

Eh oui, nous avons de la chance de profiter de nos enfants et de créer un noyau familial fort. Mais la vie en instruction en famille n’est pas toujours rose. Il y a des conflits, et peu d’espace pour faire redescendre la pression. Il y a la peur de l’échec, les jugements permanents et parfois le manque de soutien des proches. Et il y a aussi la peur de voir nos droits diminuer comme ça a été le cas récemment en France, mais aussi dans d’autres pays.

3- “Mais tu as la formation pour faire ça ?”

Avez-vous suivi une formation pour apprendre à vos enfants à marcher, à parler ou à manger ? Non. Parce que ce sont des apprentissages naturels et qu’il suffit aux parents d’être curieux et attentifs pour accompagner leur enfant. Si le théorème de Pythagore et les règles d’accord du participe passé ne sont pas des apprentissages naturels, il n’en reste pas moins que l’envie d’apprendre est naturelle. Les enfants sont curieux et veulent apprendre si on sait leur montrer l’utilité de ce qu’on leur présente. Et c’est cette envie d’apprendre qu’il faut cultiver ! Alors je ne dis pas que se charger de l’instruction d’un enfant peut se prendre à la légère, mais notre formation se fait sur le terrain en nous informant, en lisant des livres, en discutant avec des personnes qui sont passées par là (d’autres parents en ief, ou des professeurs) ! Et le plus beau dans tout ça ? C’est que nous nous formons non pas à enseigner au plus grand nombre, mais à cette petite personne unique qui est en face de nous. Nous nous servirons ensuite de nos apprentissages pour instruire nos cadets, et nous apprendrons encore, car chaque enfant est différent.

4- “Mais tu vas t’arrêter un jour quand même ?”

Si vous avez allaité, porté, “cododoté”… vous avez entendu cette réflexion. Et si vous envisagez l’instruction en famille, il faut vous y préparer, vous l’entendrez encore ! Mais la bonne nouvelle c’est que vous y êtes familier maintenant.

Cette petite phrase peut avoir deux sens. Le premier : “Mais à un moment tu n’auras plus le niveau pour enseigner à ton enfant !”. Là, je vous renvoie au point précédent. L’essentiel est de donner aux enfants le goût d’apprendre. Et d’ici à ce qu’ils atteignent un niveau que nous ne pourrons plus du tout suivre, j’espère que nous en aurons fait des êtres curieux et capable d’indépendance dans leurs apprentissages !

Le deuxième sens est plus critique : c’est une accusation de refuser de couper le cordon. Pour certains, instruire ses enfants à la maison serait un délire de mère possessive… Mais tout d’abord, je dois rappeler que c’est un choix qui doit être partagé par les deux parents pour qu’il soit possible. Alors les hormones féminines ont bon dos ! Ensuite, nos enfants ne sont pas enfermés. Nous les ouvrons au monde. Nous avons choisi de les instruire différemment et bien souvent nous ancrons leurs apprentissages dans le monde réel ! Instruire ses enfants en famille signifie alors leur laisser la liberté d’aller vers les autres et de prendre leur propre chemin d’apprentissage. Et cela demande une bonne dose de lâcher-prise !

5- “Je fais l’ief : quand mes enfants rentrent de l’école, je leur prépare toujours plein d’activités pédagogiques !”

C’est une phrase qu’on lit régulièrement sur les groupes de discussion autour de l’ief et qui nous donne l‘impression que certains réduisent l’instruction en famille à quelques activités pédagogiques. Mais ce choix d’instruction implique bien plus que la préparation de quelques activités.

Car bien-sûr, en ayant fait le choix d’instruire nos enfants à la maison, nous cherchons toujours de nouvelles idées d’activités pédagogiques. Mais nos préoccupations et les sujets sur lesquels nous aimerions échanger vont plus loin que ça. Comment gérer l’instruction de plusieurs enfants de niveaux différents ? Comment faire l’instruction en famille et cumuler un emploi ? Comment gérer les tâches ménagères dans une maison toujours en mouvement ? Comment trouver du temps pour soi ? Qu’en est-il de nos droits suite aux dernières lois ?

Car l’instruction en famille ne se résume pas à l’instruction ! C’est un mode de vie qui bouleverse notre quotidien. Nous avons donc besoin d’échanger nos expériences avec des personnes qui vivent vraiment la même chose, et nous n’aimons pas être réduits au statut de parent qui a affiché l’alphabet dans son salon.

Après ces 5 choses à ne pas dire à un parent qui instruit ses enfants à la maison, vous allez nous trouver susceptibles. Et vous n’auriez peut-être pas tout à fait tort… Mais le sujet nous tient à cœur et nous constatons régulièrement que la liberté d’instruction se réduit partout dans le monde… Et nous aimerions protéger nos droits et mieux faire connaître notre mode d’éducation. Alors, la semaine prochaine je vous confie la liste des 5 choses que nous adorons entendre !

J’adore vous lire, alors n’hésitez pas à me laisser un commentaire ! Vous instruisez à la maison ? Qu’est-ce que vous n’aimez pas qu’on vous dise à ce sujet ? Vous n’êtes pas concerné ? Peut-être avez-vous des questions ?

Des cubes de pavage comme quand on était petits

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J’ai quelques souvenirs des jeux qu’on nous proposait en maternelle, et parmi eux se trouve des petits cubes sur lesquels étaient représentées des figures géométriques et avec lesquels nous reproduisions ou inventions des motifs. C’est sur le blog de Activités maison que j’ai appris que ce jeu appelé Puzlasco n’était plus édité mais qu’on en trouvait de temps à autres sur des vide-greniers. La possibilité de trouver un vide-grenier présentant du matériel pédagogique français des années 1970 étant assez faible, j’ai décidé de fabriquer mes petits cubes moi-même !

cubes de pavage

DIY des cubes de pavage

Pour fabriquer mes cubes de pavage j’ai acheté des petits cubes en bois de 3 cm de hauteur.

cubes de pavage

Je les ai peins avec de la peinture acrylique et ai utilisé du washi tape pour plus de précision.

cubes de pavage

Peu importe les motifs qu’on choisit de créer sur ses cubes, le plus important est de bien vérifier que les faces sont bien placées de la même manière sur chaque cube. Ainsi quand l’enfant fait un motif, s’il prend une rangée de cubes complète et la retourne, il obtiendra un motif qui suivra aussi un algorithme. Cela demande de l’attention mais cela vaut le coup (dit la fille qui a fait une boulette sur 1 cube !)

Au final voici les 6 faces de mes cubes :

cubes de pavage

La manipulation des cubes de pavage

Depuis que les cubes sont prêts, il ne se passe pas une journée sans que Petit O’ (4 ans) ou Colombe (6 ans) ne jouent avec. Je commence souvent en leur présentant un modèle à reproduire, puis je les laisse inventer leurs propres modèles et cela a donné naissance à des motifs très chouettes et auxquels je n’avais pas pensé !

motif avec cubes de pavage

Ce genre de jeu offre de nombreux avantages : la manipulation des cubes plaît aux enfants, elle entraîne leur main et les aide à penser l’espace (d’où encore une fois l’intérêt de bien faire correspondre les faces quand on peint les cubes !). Quand l’enfant reproduit un modèle, il doit chercher la bonne face et le bon sens !

Cela entraîne la discrimination visuelle. J’ai d’ailleurs volontairement fait des faces parfois très ressemblantes et j’ai je me suis limitée à 5 couleurs. L’enfant doit trouver la bonne face et la placer dans le bon sens. S’il fait une erreur, il peut se corriger seul puisque le motif dénotera.

autocorrection avec des cubes de pavage

Les motifs que nous avons créés

Voici quelques idées de motifs que je demande aux enfants de reproduire ou qu’ils ont inventés eux-mêmes.

Un pavage simple où il faut faire correspondre les triangles de couleur.

motif avec cubes de pavage

Deux pavages visant à recréer les cercles de la bonne couleur et donc trouver la bonne face parmi deux qui se ressemblent beaucoup.

motif avec cubes de pavage
motif avec cubes de pavage

Avec les mêmes cubes on peut proposer des motifs plus gros et plus simple, ou des motifs plus en détails.

motif avec cubes de pavage
motif avec cubes de pavage
motif avec cubes de pavage
Il y a une erreur sur ce modèle…
motif avec cubes de pavage

On peut jouer sur les détails et rendre les modèles bien plus difficiles au point que même un adulte doive se concentrer pour y arriver !

motif avec cubes de pavage
motif avec cubes de pavage
motif avec cubes de pavage

Enfin, on peut se laisser surprendre par les créations des enfants comme celle de Colombe ci-dessous.

motif avec cubes de pavage

Je vais sans doute imprimer certains de ces modèles (ceux qui ne comportent pas d’erreur !) afin que les enfants puissent les reproduire en autonomie. Mais je ne vais pas en imprimer trop car je trouve aussi beaucoup d’intérêt à ce qu’ils fassent preuve d’imagination !

Un souvenir d’enfance !

Je prends beaucoup de plaisir à jouer aux cubes de pavage avec mes enfants ! Je remercie d’ailleurs Anne-Cécile Pigache du blog Activité à la Maison et Madeleine Deny de la boutique Si tu veux (jouer) (et aussi auteures du Grand guide des pédagogies alternatives ) qui m’ont toutes deux rappelé l’existence de ce jeu par leur publications sur leur blog ou compte Instagram. Ce jeu est un vrai retour en enfance pour moi !

Des cubes de pavage comme quand on était petits

Et vous ? Avez-vous connu ce genre de cubes lorsque vous étiez à l’école maternelle ? Est-ce que vous en connaissez une version encore éditée ?

Des horloges pour se repérer dans le rythme de la journée

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sSe repérer dans le temps n’est pas toujours facile pour les enfants. Il arrive souvent que Petit O’ (4 ans) me demande s’il est l’heure de prendre le déjeuner alors qu’il n’est que 10h14 (oui, ce petit aime manger) ou si on peut aller au parc à 21h37 (oui mes enfants se couchent tard). Alors pour ne pas devenir folle à leur expliquer les notions de temps 14576 fois par jour pour les aider à comprendre les notions de temps, j’ai décoré deux horloges Stomma de chez Ikea afin qu’elles représenteent le matin et l’après-midi

Matériel nécessaire

Je me suis servie de l’horloge Stomma de chez ikea car elle conçue pour être personnalisée. Elle est toute blanche, et le revêtement de son cadran est fait pour accrocher le crayon ou le feutre. Et en plus elle coûte moins de 2€ !

Source : Ikea

Matériel nécessaire :

  • deux horloges Stomma de chez Ikea (ou deux horloges blanches)
  • des crayons de couleurs ou des feutres
deux horloges, des crayons de couleurs et des feutres

Nos horloges pour se repérer dans le rythme de la journée

Tout d’abord, si j’ai choisi de fabriquer 2 horloges classiques (de 12h) plutôt que de prendre une seule horloge représentant 24h, c’est que ma Colombe (6 ans) vient d’apprendre à lire l’heure. Je ne veux pas embrouiller son esprit, et je veux profiter de ces horloges pour qu’elle continue à s’entraîner.

L’autre raison qui m’a poussée à faire deux horloges, c’est que même si Petit O’ est parfois encore un peu confus, Colombe a bien saisi la différence entre matin, après-midi, soir… Le but de ces horloges n’est pas tant de leur faire apprendre les grands moments de la journée, que de leur indiquer ce qu’ils est temps de faire. Comme mes enfants sont instruits à la maison, j’avais besoin de précision pour bien séparer les heures de la journée. L’horloge 24h ne me permettait pas tant de précision (mes dessins sur les tranches d’une heure auraient été trop petits).

L’horloge du matin

Les enfants savent que l’horloge du matin commence à minuit, lorsqu’ils dorment profondément. Et voici comment j’ai découpé nos journées :

  • De minuit à 8h : on dort. Cette période est représentée par la nuit et les étoiles.
  • De 8h à 9h : on prend le petit déjeuner, on s’habille, on lit un livre. Cette période est représentée par une tasse fumante, un livre et un T-shirt.
  • De 9h à 11h : c’est le temps du travail formel représenté par un livre et des crayons.
  • De 11h à 12h : on joue dehors. Cette période est représentée par des fleurs et un vélo.
L’horloge de l’après-midi

Arrivé à 12h, on passe à l’horloge de l’après-midi

  • De 12h à 13h : on déjeune. Cette période est représentée par une assiette et des couverts.
  • De 13h à 14h : on fait une activité calme. Cette période est représentée par un enfant qui dort parce que je suis pleine d’espoir même si mes enfants ne font plus de sieste depuis 2 ans, et par un livre.
  • De 14h à 15h : on cuisine pour préparer les prochains repas et goûters. Cette période est représentée par une cuillère en bois, une toque et un tablier.
  • De 15h à 18h : on joue, on va jouer dehors, on crée… Cette période est représentée par des fleurs, un vélo, des cubes, un livre.
  • De 18h à 19h : on se lave et on se met en pyjama. Cette période est représentée par une douche et un pyjama.
  • De 19h à 20h : on mange. Cette période est représentée par une assiette et des couverts.
  • De 20h à 21h : on fait une activité calme dans sa chambre. Cette période est représentée par un livre et la fabrique à histoires de Lunii.
  • De 21h à minuit : on dort. Cette période est représentée par la nuit, la lune et les étoiles.

Utilisation et autres exemples d’horloges

Voilà ! En prime vous connaissez même notre rythme quotidien. Je ne suis pas très stricte sur ce rythme, mais cela nous fait déjà un repère. Les enfants comprennent qu’on ne va pas aller au parc si l’on est en toute fin de journée ou qu’il est l’heure de faire un temps calme après le déjeuner. Et ce rythme s’applique surtout aux jours de semaines, puisque le week-end, nous profitons pour sortir et ne travaillons presque pas.

Je l’ai expliqué en début d’article, j’ai choisi deux horloges de 12h. Mais plusieurs copines blogueuses ont choisi des horloges 24h pour représenter le cycle de la journée. Je vous mets ici quelques liens en exemple :

Avec ça, je pense que vous avez de quoi faire de belles horloges et aider vos petits à se repérer dans le temps !

Et chez vous, comment ça se passe ? Quelles sont vos astuces pour que les enfants se repèrent dans le temps et qu’ils sachent ce qu’il est temps de faire ? J’adore vous lire et échanger avec vous, alors venez partager votre expérience en commentaire !

Notre sous-main de l’espace – L’art est un jeu d’enfant !

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L’art est un jeu d’enfant est LE rendez-vous artistique des enfants organisé par l’excellent blog créatif Le Pays des Merveilles. Le thème de ce mois de février était “L’espace”, et il a bien entendu beaucoup inspirer mes explorateurs en herbe qui se sont fabriqué de jolis sous-mains pour leur bureau

Peindre le fond du sous-main

peindre à l'éponge

Pour peindre le fond de leur sous-main, j’ai donné aux enfants de la peinture bleue à mélanger avec de la colle pailletée et à peindre à l’éponge.

peindre à l'éponge
peindre à l'éponge

Je pense que c’est la partie que les enfants ont préférée ! J’ai remarqué qu’ils apprécient énormément lorsqu’on leur propose de peindre avec un ustensile auquel ils ne sont pas forcément habitués.

Représenter l’espace

J’ai ensuite demandé aux enfants de représenter l’espace. Colombe (presque 6 ans) n’était pas très inspirée par le thème et n’a pas voulu aller au-delà de notre atmosphère. Elle a donc dessiné un belle arc-en-ciel (parce que les arcs-en-ciel, c’est la vie) et une fée noire (j’insiste sur ce point car cela a été l’occasion de questions de sa part : elle se demandait si les fées pouvaient être noire et s’il y avait des fées de toutes les origines ethniques comme les humains).

fée et arc-en-ciel

Alors que je pensais que Petit O’ (4 ans) voudrait dessiné une fusée, il a décidé de représenter le système solaire. J’ai donc sorti notre “coffret Montessori astronomie” et lui ai proposé les cartes de nomenclature des planètes du système solaire comme modèle.

dessiner les planètes

Une fois toutes les planètes dessinées et découpées, Petit O’ les a collées sur le fond qu’il avait préparé.

sous-main système solaire

J’ai ensuite plastifié les deux feuilles sur lesquelles les enfants avaient collé leurs dessins. Placées sur leur bureau, elles leur servent maintenant de sous-main pour protégés des éventuels coups de crayons maladroits !

sous-main fée et arc-en-ciel
sous-main système solaire
sous-mains sur des bureaux d'enfants

Les enfants et moi sommes ravis de ces jolis sous-mains qui apportent beaucoup de couleur à leur table de travail !

Idées de jeux avec des élastiques et des bâtons de glace

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Voici une activité que j’avais préparée l’année dernière pour mon Petit O’ (3 ans à l’époque) qu’il avait beaucoup aimée, mais que je n’avais pas publiée. Et puis il y a quelques jours, j’ai retrouvée la boîte d’activité dans un placard et j’ai décidé de lui représenter. Si apprendre à nouer des élastiques sur un bâton de glace avait plu à Petit O’ la première fois, cette fois-ci ce fut un succès plus grand encore ! Il fallait donc que je vous en parle !

Le matériel nécessaire

Le matériel pour cette activité est on ne peut plus simple :

  • des bâtons de glace
  • des élastiques en caoutchou
  • éventuellement une boîte pour ranger et transporter l’activité

Apprendre à nouer des élastiques

La première fois que j’ai proposé cette activité à Petit O’, il avait 3 ans et nouer un élastique autour d’un bâton lui demandait encore beaucoup de concentration. Nous avions donc travaillé sur le geste sans trop nous préoccuper de l’association des couleurs des élastiques.

Enfiler l’élastique sur le bâton de glace n’était pas encore facile pour Petit O’. Les élastiques sont assez petits, ils se tordent quand ils touchent le bâton et tout cela ajoute en difficulté.

Une fois l’élastique enfilé sur le bâton, il faut le tordre, et l’entourer de nouveau sur le bâton. Cela paraît simple pour nous, adultes, mais en réalité cela demande un geste fin et précis qui n’est pas si évident ! Je ne compte pas le nombre de fois où Petit O’ a fait tomber l’élastique, ou alors les fois où il a tiré si fort dessus que l’élastique s’est défait du bâton.

Bref, à la fin de chaque séance, Petit O’ avait enfilé 2 ou 3 élastiques avec succès malgré de nombreuses tentatives.

Mais il était content car cet exercice représentait un vrai défi pour lui, et il ne voyait pas le nombre de tentatives, mais juste les réussites !

Reproduire un modèle avec les élastiques

Aujourd’hui, Petit O’ a 4 ans, et bien qu’il ne se soit pas vraiment entraîné à cet exercice, il a gagné en précision et il arrive à enfiler les élastiques sur les bâtons beaucoup plus facilement.

J’ai donc corsé un peu le jeu en lui proposant de reproduire un modèle.

Je lui prépare donc des bâtons sur lesquels j’ai noué des élastiques et lui demande de reproduire les mêmes en respectant l’ordre des couleurs.

Les premières fois je lui donnais exactement le même nombre de bâtons à reproduire, mais aussi les mêmes élastiques. Ainsi, s’il terminait l’activité et qu’il lui restait un élastique ou qu’il ne trouvait plus l’élastique de la bonne couleur, c’est qu’il s’était trompé quelque part. Maintenant, je lui donne un stock d’élastiques dans lequel il pioche, mais le nombre restant ne lui permet plus de s’autocorriger.

En revanche, il peut toujours se corriger en comparant mon modèle avec le bâton qu’il a fait.

Continuer une suite logique

Un autre exercice consiste à continuer une suite logique : je noue quelques élastiques autour d’un bâton en alternant une séquence de 2 ou 3 couleurs et je demande à Petit O’ de continuer la séquence jusqu’à recouvrir le bâton.

Cet exercice pas si facile (surtout avec 3 couleurs) entraîne la motricité fine, mais aussi la logique de l’enfant.

Faire des groupes d’élastiques

Pour apprendre à compter, à dénombrer et à associer une valeur et un chiffre, on peut aussi demander à l’enfant de faire des groupes d’élastiques.

J’ai disposé des chiffres sur la table et posé un bâton sous chacun. Et j’ai demandé à Petit O’ de nouer autant d’élastiques sur le bâton que ce que le chiffre indiquait.

Faire des additions

J’ai proposé cet exercice à Colombe (presque 6 ans) qui travaille sur les additions en ce moment.

J’ai posé une opération sur la table et elle devait nouer les élastiques correspondant aux chiffres présentés afin de s’aider à résoudre l’opération.

C’est un exercice qu’elle connaissait déjà sous une autre forme puisqu’elle utilise souvent des petits cubes ou des perles pour s’aider à résoudre ses additions. Changer de support l’a amusé et lui a presque fait croire qu’elle ne faisait pas ses devoirs !

Nous avons exploité ce matériel peu onéreux de différentes manières et je suis certaines que nous en trouverons de nouvelles ! En ce moment, cette petites boîte pleine d’élastiques et de bâtons de glaces nous suit partout : au restaurant, dans la voiture, partout où il faut patienter, les enfants peuvent la prendre et s’amuser avec.

Et vous, quels jeux inventeriez-vous avec ce matériel ? Dites-le moi en commentaire et les enfants et moi essaierons !

Apprendre les formes et les volumes en maternelle

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Puisque nos enfants ne vont pas à l’école, il nous faut les instruire. Et pour Papa À Dada ! et moi, une instruction efficace passe par l’apprentissage d’un vocabulaire précis. Car lorsqu’on apprend un mot “simplifié” à un enfant, cela suppose qu’on va l’obliger à apprendre le mot “technique” ou plus précis quand il sera plus grand. On demande donc à l’enfant d’apprendre 2 fois. Nous avons voulu appliquer cette idée (qui va dans le sens de la pédagogie Montessori, si je ne me trompe pas) à l’apprentissage des noms des formes et volumes en géométrie, et pour cela nous nous sommes équipés !

De quoi manipuler des formes et des volumes

La manipulation est essentielle dans l’apprentissage chez l’enfant. Vous avez remarqué comme votre petit a besoin de toucher à tout, et que même si vous le mettez en garde, il a bien du mal à ne pas poser sa petite main sur cet objet tout nouveau ? C’est parce qu’il a un réel besoin de toucher pour appréhender les choses nouvelles.

Ce besoin est compréhensible car finalement, ne vous est-il jamais arrivé, en tant qu’adulte, d’avoir une envie quasiment irrépressible (mais quasiment, hein, on est bien élevé quand même !) de toucher un objet dans une matière qui vous est complètement étrangère ? Quand vous avez vu du slime ou  du Super Sand pour la première fois, vous n’avez pas eu envie de toucher, même du bout du doigt ? C’est cette même envie qui animent les enfants quand ils “touchent à tout”, et il est bien normal que lorsqu’on leur explique que le carré a des bords droits et le cercle, un bord arrondie, ils ressentent cette envie de sentir la différence.

Voilà pourquoi nous avons acheté des formes et des volumes en bois. Les concepts sont plus facilement appropriables pour les enfants s’ils peuvent les visualiser en 3D (ce qui à partir d’un dessin sur une feuille de papier peut devenir très compliqué pour un petit de 3 ans) et les toucher. Nous avons choisi des objets en bois car c’est une matière noble qui est recommandée par plusieurs pédagogies (Montessori, Steiner-Waldorf…), mais il en existe aussi en plastique, et nous fabriquerons les formes qui nous manquent en carton : car quand on déménage souvent et juste avec des valises, le bois… c’est très lourd ! Et parce que ces mêmes pédagogies encouragent à la manipulations de matériaux présents dans l’environnement de l’enfant, mais nos enfants ne vivent plus vraiment dans des forêts… L’un des plus gros enjeux de notre époque est l’écologie, le recyclage et la revalorisation des matériaux. Fabriquer une partie des jouets en recyclant de vieilles boîtes en carton est donc (selon moi, et cela n’engage que moi !) un moyen d’ancrer nos enfants dans leur époque !

Formes et volumes en bois

Voici donc nos formes et volumes en bois, achetés sur le boutique Tout Pour le Jeu. Le lot comprend 4 formes : un carré, un rectangle, un cercle et un triangle équilatéral, et 7 volumes : une sphère, un cube, un parallélépipède rectangle, un pyramide, une pyramide à base triangulaire, un cône et un cylindre. Tout le matériel est fabriqué sur la même échelle, ainsi l’enfant peut comparer le poids de chacun, et vérifier avec la forme de la base de chaque volume.

Pour compléter ce matériel, j’ai imprimé (et découpé, plastifier) ces cartes de nomenclature sur le formes géométrique et les cartes sur les volumes du site En terre d’enfance.

 

Jeux pour apprendre les formes et les volumes

J’ai placé toutes les cartes, formes et volumes sur un plateau que nous prenons à chaque fois que nous voulons faire cette activité.

Nous commençons généralement par identifier les figures représentées sur les cartes. Parfois, ma Colombe essaye de déchiffrer les noms écrits sur les cartes. Parfois, c’est mon Petit O’ qui déchiffre (enfin qui se fait plaisir en reconnaissant une lettre par-ci, par-là).

Puis les enfants associent chaque forme ou  volume à la carte correspondante.

 

Associer les formes et leur image

Associer les formes et volumes à leur image

Nous abordons différentes notions comme l’angle droit, les côtés égaux, la base d’un volume… Et les enfants comparent les formes et volumes entre eux.

Comparer les formes et les volumes géométriques

Enfin nous terminons souvent l’activité par de petits jeux tels que trouver dans la maison les mêmes formes ou les mêmes objets que sur les cartes. Les enfants adorent ce genre de chasse au trésor qui ne se révèle pas toujours facile. À la fin nous rassemblons tous les objets trouvés sur la table de travail.

Chasse au trésor des formes et volumes

… tous les objets, ou presque ! Lors de notre dernière chasse au trésor des formes et des volumes, les enfants ont cherché leur balle rebondissante partout dans la maison, en vain. C’est alors que Petit O’ a eu une idée qui nous a beaucoup amusées : “J’ai trouvé une sphère : ma tête !”

Ma tête est une sphère !

Bien que le vocabulaire paraissent compliqué les premières fois, Colombe et Petit O’ adorent ces leçons de géométrie. En ce moment, il ne se passe pas une journée sans que l’un d’eux ne réclame cette activité. Au fil des séances, ils deviennent fiers d’avoir mémorisé ces nouveaux mots qui leur paraissaient si étranges au début. Je n’ai pas encore introduit les cartes muettes à associer avec les cartes noms car Colombe n’est pas encore assez à l’aise avec la lecture. Mais je suis certaine que lorsque j’introduirai cette nouvelle activité, elle lui procurera encore plus de fierté et lui donnera l’envie d’apprendre !

 

Vos enfants aussi sont motivés par ce genre d’activités ? Vous aimez vous inspirer des pédagogies alternatives pour enseigner à vos enfants ? Comment avez-vous abordé la géométrie avec eux ? En commentaire vous pouvez me donner vos idées d’activités, votre approche et réagir sur ma façon de faire ! J’adore vous lire et échanger avec vous !