expatriation

Paroles d’expat’ : Les Mamans Winneuses en Angleterre

Publié le

Je reviens avec une nouvelle présentation de maman expat ! Cette fois c’est Aurélie, du site participatif d’idées de sorties Les Mamans Winneuses qui nous parle de sa vie en Angleterre ! Je lui laisse donc la parole !

Les Mamans Winneuses- partage de sorties en famille !

1- Pour commencer, je te propose de te présenter !

Hello. Je suis Aurélie maman de 2 garcons Eliot et Charlie. Je suis française et je ne suis expatriée avec ma famille en Angleterre.

2- Qu’est-ce qui vous a amenés dans ce pays ?

Concrètement le travail de mon mari mais avant et surtout l’envie d’une expérience à l’international. J’aime le fait que mes enfants apprennent l’anglais. Ils parlent mieux que moi maintenant !

3- Décris-nous un peu ta vie ici.

Je travaillais à mon compte en France et j’ai continué ici. Ce qui change réside plus dans le quotidien et la culture. J’en apprend tous les jours. D’abord par la langue différente mais aussi par la façon de vivre, les habitudes.

4- Quel est le changement culturel qui t’a donné le plus de mal pour d’adapter à ta nouvelle vie ?

La nourriture 😂 Il a fallut que je m’adapte. Que je trouve des produits qui nous correspondent mais j’en ai aussi découvert que j’aime beaucoup. 

5- Et l’aspect culturel que tu adores dans ton pays d’adoption ?

Le côté business est, je trouve, bien plus facile. Les anglais aiment la créativité et considère cet art comme un vrai travail.

6- Quelle est la place de la mère et de l’enfant dans le pays dans lequel tu vis ?

Il n’y a pas grande différence avec la France de ce côté là.

7- Comment se passe la scolarité de tes enfants ?

Nous avons fait le choix d’inscrire nos enfants à l’école publique anglaise comme la plupart des enfants anglais. Malgré un début difficile (l’un de mes enfants n’avait pas de place à l’école du coup nous avons changé d’école) ça se passe super bien. Ici, il y a école tous les jours de la semaine jusqu’à 15h10. Tous les enfants restent à l’école pour la pause déjeuner. C’est soit la cantine, soit le lunch bag. L’école termine plus tard qu’en France, jusqu’à fin juillet. Ils n’ont qu’un mois de vacances d’été mais il y a 1 semaine en plus en juin.

8 – En quoi cette éxpérience a-t-elle été enrichissante pour ta famille ? Et pour toi ?

Je pars du principe que l’expatriation est une expérience enrichissante en soi. Ce n’est pas facile car on perd ses repères mais ça ouvre d’autres horizons. D’autres façons de penser, de se débrouiller.

9- Si je viens passer quelques jours chez toi, qu’est-ce que tu m’emmènes visiter ?

haha. Pleins de trucs. Londres évidemment, plus précisément le magasin Liberty. On ira prendre un breakfast au Bill’s, un cupcake chez Peggy Porshen. Et puis on ira à la mer ! Ben oui, c’est une île 😁 On boira une bière au pub.

10- Et après ? Vous restez ? Vous rentrez dans votre pays d’origine ? Vous partez ailleurs ? Quelles sont vos souhaits pour l’avenir ?

Si ça ne tenait qu’à moi on partirai encore plus loin ! Mais en réalité, on va revenir en France (peut être été 2020?) pour j’espère mieux repartir.

Merci Aurélie pour tes réponses !

Et si vous ne la connaissiez pas encore, allez-vite faire un tour si son compte Instagram qui est une explosion de couleurs et de créativité ! Et bien-sûr, allez faire un tour sur le site Les Mamans Winneuses pour trouver des idées de sorties en famille en France, et à l’étranger (il paraît même qu’il y a des idées de sorties à Dubaï !) !

Les abris-bus climatisés de Dubaï

Publié le

Je vous ai déjà parlé du métro de Dubaï : un métro magnifique et toujours propre. Mais je ne vous ai pas encore parlé du bus ! Et pourtant, il y a tout de même une particularité qu’il faut noter et qui est bien dubaïote : les abris-bus climatisés !

Les abris-bus climatisés de Dubaï

Chaque reportage télévisé (ou presque) sur Dubaï vous en parlera comme d’une des nombreuses extravagances que s’offre la ville : les abris-bus de Dubaï sont climatisés !

Abri-bus climatisé à Dubaï

Ces abris-bus n’ont rien d’exceptionnels à part qu’ils sont fermés et qu’il y fait frais. Vous y entrez par une porte automatique, il y a une rampe d’accès pour fauteuils roulants et des sièges pour s’asseoir à l’intérieur.

L’abri-bus climatisé est-il vraiment une extravagance ?

A Dubaï, il fait soit chaud, soit très chaud, soit une chaleur insupportable. Nous sommes actuellement au mois de janvier et nous venons de vivre sans doute les deux journées les plus froides de l’année : il a fait 18 et 19°. Dès le mois d’avril les températures atteindrons facilement 35° pour atteindre près de 50° en journée en août (et 40° la nuit) et ne redescendre à 35° que vers fin septembre (oui, quand on vit à Dubaï on trouve que 35° est une température douce et tout à fait supportable).

Abri-bus climatisé à Dubaï

Dans ces conditions, les abris-bus climatisés sont plus que nécessaires. Et quand on y pense, ils ne font vraiment pas partie du “luxe” de Dubaï, mais sont bien là pour le confort de la population. Vous imaginez-bien que les riches habitants de Dubaï ne prennent pas le bus. Ils ont des voitures, et même bien souvent des chauffeurs pour les conduire. Même les habitants aux revenus moyen peuvent s’offrir une voiture ou se payer un taxi (ils sont très nombreux et pas cher à Dubaï). Non, les gens qui prennent le bus sont généralement plutôt des travailleurs qui ont des petits salaires.

Abri-bus climatisé à Dubaï

Les bus ne passent généralement pas aussi fréquemment que le métro à Dubaï. Certaines lignes ne passent que 2 fois dans l’heure et certains arrêts sont situés sur le bord de grandes routes, sans possibilité de se mettre à l’ombre. Imaginez-vous attendre au bord d’une route très passante (avec les gaz d’échappement que cela implique), en plein soleil, par 48°. Cela m’est arrivé une fois, et j’avoue qu’après 3 ou 4 minutes, j’ai commencé à m’inquiéter et je me suis dit que si je restais là je risquais de faire un malaise

Alors finalement, ce qui dans nos médias européens est souvent présenté comme un luxe extravagant, est en fait plutôt une attention pour rendre moins pénible la vie de gens qui travaillent déjà suffisamment dur !


Maman Expat’ : La famille kangourou en Chine!

Publié le

Cette année, j’inaugure un nouveau rendez-vous dans lequel je vous présenterai chaque mois une maman qui a quitté son pays pour quelques mois, des années ou toute la vie. Des mamans qui vont nous parler du pays dans lequel elles vivent, nous partager cette culture et nous expliquer les différences avec leur pays d’origine. Pour cette grande première, c’est Loutarwen du blog La famille Kangourou en Chine qui a accepté de répondre à mes questions et de nous faire découvrir Shanghai où elle vit avec son mari et ses deux enfants (le deuxième étant né là-bas) depuis 4 ans. Mais trêve de bavardage, je lui laisse la parole !

Crédit photo : La Famille Kangourou en Chine

“Bonjour à tous,

Pour commencer, je voudrais très sincèrement remercier A dada et au dodo pour ce questionnaire aux mamans expats. Merci de m’avoir donné la chance de répondre!

Depuis que je suis expatriée, je vois bien à quel point il est différent de vivre dans un pays ou dans un autre, à quel point nos situations d’expatriés ne sont pas les mêmes et nos attentes d’ailleurs non plus. Je pense vraiment que de suivre plusieurs familles dans différents pays permet d’avoir une vision plus globale de ce que peut être l’expatriation.

1- Pour commencer, je te propose de te présenter, de nous présenter ta famille, le pays d’où vous venez, et celui où vous vivez maintenant !

Dans la famille Kangourou, on est quatre. Mais au départ de notre expatriation, il y a un peu plus de quatre ans maintenant, nous n’étions que trois. Papa Lou et moi nous sommes rencontrés au lycée. Ça a été un véritable coup de foudre et nous ne nous sommes plus jamais quitté. Je faisais des études d’histoire et lui une école d’ingénieur quand il m’a parlé expatriation pour la première fois. C’était juste inconcevable pour moi de quitter la France pour vivre dans un autre pays. Je trouvais ça tellement égoïste (pour le reste de la famille). Et pourtant…

Nous nous sommes installés à Paris en 2007. L’idée avait déjà fait du chemin dans ma tête. Dès début 2009, nous avons sérieusement pensé à nous expatrier en Asie. Papa Lou en a parlé à sa direction. Ils nous ont prévenu que les délais sont souvent long pour obtenir de tel poste et qu’il faudrait attendre plusieurs années.

Nous nous sommes mariés, et puis Little Miss Sunshine est née en décembre 2011. Notre projet a été mis un temps de côté. Mais en 2012, nous avons décidé de tout mettre en oeuvre pour que nous puissions partir au courant de l’année 2013.

Si vous voulez en savoir plus sur notre demande d’expatriation, notre état d’esprit à cette période et nos déconvenues, c’est par ici: “Expatriation : une expérience de longue haleine”

2- Qu’est-ce qui vous a amenés dans ce pays ?

LAsie est un continent qui nous a toujours énormément attiré tous les deux. Et c’est encore plus le cas depuis que nous vouons tous les deux une véritable passion au thé et au Japon.

Les choix d’expatriation étaient assez clairs pour nous en Asie: Corée du Sud, Kuala Lumpur, Singapour ou Shanghai. Je dois bien dire qu’à l’époque, Shanghai était le dernier de mes choix… Nous avons vécu quelques péripéties, notamment durant la dernière année d’attente avant le départ que vous pouvez retrouvez sur le blog.

Quand Papa Lou m’a donc annoncé un soir de janvier 2014, en rentrant d’un déplacement de Chine, que le bureau de Shanghai était très intéressé par son profil, je n’ai pas été surprise. Mais je n’ai pas été enchantée non plus.

Quand nous avons commencé à parler de notre projet de partir vivre en Chine autour de nous, à la famille ou aux voisins de quartier, nous avons été choqués par la manière dont notre expatriation en Chine a été perçue. Les gens nous ont regardé comme des « bêtes curieuses ». Je pense que tout le monde se disait qu’on ne pouvait pas tomber sur pire destination – ou peut être un pays en guerre. Nous avons vraiment une triste image de la Chine en France, véhiculé par les médias…

Mais nous étions ravis, nous allions pouvoir découvrir cette culture qui nous plaît tant de l’intérieur et cultiver notre passion pour le thé au contact même de ceux qui le font. Par contre, j’avais une très mauvaise image de Shanghai, surtout à cause de la pollution. Et c’est vraiment une des grandes craintes que nous avions à notre départ: vivre dans une grande ville polluée avec de jeunes enfants…

Crédit photo : La famille Kangourou en Chine

3- Décris-nous un peu ta vie ici (ce qui change d’avant, est-ce que tu travailles, as-tu de l’aide ?)

Je pense qu’on ne peut pas trouver un pays dont la culture est plus différente de la nôtre que la Chine. Leur manière de penser, leur façon de voir la vie, leurs langues, leurs coutumes, tout est radicalement différents. On se rend bien vite compte que c’est impossible de juger avec nos yeux emprunts de morale judéo-chrétienne. On doit se défaire de tous nos a-priori et ce n’est pas toujours facile. Beaucoup d’expats détestent la Chine et rentrent rapidement en France. Pour d’autres, c’est un véritable coup de foudre et ils y restent des années. C’est vraiment un pays où l’expatriation n’a rien de facile.

Nous vivons dans le centre-ville de Shanghai, dans une résidence chinoises composées de 6 grands bâtiments où environ 1000 familles vivent ensemble. Il y a très peu d’étrangers dans notre résidence. Nous avons longtemps été les seuls avec un autre Français, qui vit là depuis plus de 10 ans et que nous n’avons croisé que deux fois.

Nous vivons loin de la communauté française, que je préfère croiser de temps à autre par choix, plutôt que de vivre dans des résidences où tous les Français sont regroupés. Nous avions vraiment envie de faire de cette expatriation une plongée dans la culture chinoise…

Depuis avril 2015, nous avons embauché une sorte de gouvernante « Ayi » qui m’aide dans les tâches ménagères, les courses, la préparation des repas, mais qui peut aussi prendre soin des enfants occasionnellement. C’est grâce à elle que nous avons notre bain quotidien dans la culture et la gastronomie chinoise. Elle ne vit pas à la maison, mais est chez nous tous les jours du lundi au vendredi de 11h à 19h. Cette aide m’est précieuse. Quand on vit à quelques 10 000 km de sa famille, on est heureux de savoir qu’il y a des gens sur lesquels on peut compter! Beaucoup de familles d’expat compte les frais de l’Ayi parmi les frais pris en charge par l’entreprise, ce n’est pas le cas pour nous. Nous la payons l’équivalent de 900 euros par mois.

La Chine est un pays où il est extrêmement difficile de travailler en tant que femme d’expat. Il faut changer de visa – passer du visa familial au visa de travail – et les lois sont actuellement tellement rude en terme de visa de travail, que c’est quasiment impossible. Le pays est entrain de se refermer et nous le remarquons bien, il y a de moins en moins d’expats à Shanghai – même si la communauté reste importante.

Je n’ai pas travaillé les deux premières années de notre expatriation, j’ai fait un stage de reconversion pour être maîtresse de maternelle durant la troisième année et j’ai travaillé en tant que maîtresse d’une classe de tout-petits (TPS) durant notre quatrième année. Cette année, j’ai fait le choix de ne pas travailler pour m’occuper des enfants à leur retour de l’école , me consacrer à ma famille et à des projets plus personnel et de profiter encore de cette expatriation en reprenant le temps de découvrir la ville.

Si vous voulez plus d’informations sur ma reconversion, vous pouvez jeter un oeil sur mon blog: “Ma reconversion professionnelle” ou ou “Reconversion Professionnelle”

Crédit photo : La famille Kangourou en Chine

4- Quel est le changement culturel qui t’a donné le plus de mal pour t’adapter à ta nouvelle vie ?

Beaucoup de choses! Mais nous l’avons toujours pris dans le sens de la découverte et d’une nouvelle aventure…

Tout d’abord la langue. Le Chinois n’est pas une langue difficile à apprendre – il n’y a quasiment aucune grammaire, aucune conjugaison – mais les sonorités sont tellement éloignées des nôtres que parler et comprendre le Chinois est vraiment difficile. Aujourd’hui je comprend bien et je parle Chinois. Mais je viens seulement de me mettre à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture car je n’en ai pas ressenti le besoin auparavant.

Et puis certains comportements des Chinois: cracher par terre, ne pas savoir attendre son tour dans une file d’attente, s’adresser aux gens en criant sans un bonjour ni rien, jeter ses déchets au sol, être continuellement sous la surveillance de tous – tout le monde sait exactement ce que nous faisons et quand nous le faisons dans notre résidence, c’est flippant -, le poids de la société sur tout le monde,…

L’absence de lois claires pour se protéger soi et les autres, et cette sensation que tout s’achète. Nous avons vécu une expérience malheureuse dont nous avons mis beaucoup de temps à nous remettre suite à un petit accrochage de Papa Lou à vélo avec une vieille dame à pied.

Si vous voulez en savoir plus, c’est sur le blog: “Nos coup dur de fin d’année”

Le monde! Je pense que c’est impossible de s’imaginer ce que peut être le monde en Chine avant d’y avoir été coincé. Notre première expérience a été traumatisante. Durant la fête de la mi-automne 2014, nous avions décidé de monter tout en haut de la Perle d’Orient. Il n’y avait pas d’attente pour l’achat des billets, nous nous sommes donc dit qu’il n’y aurait pas trop de monde. Et quelle erreur! Nous avons dû patienter 4h dans une file d’attente oppressante, pour pouvoir monter. Nous étions des milliers, il y avait un bruit assourdissant, c’était horrible! Nous avons ensuite dû attendre 2h de plus pour redescendre. J’ai fait une crise d’angoisse quand les gens derrière nous ont commencé à pousser. Je tenais Little Miss Sunshine contre moi dans le porte-bébé en pleurant. On nous a finalement fait sortir de la file d’attente pour nous permettre de descendre plus rapidement…

Crédit photo : La famille Kangourou en Chine

5- Et l’aspect culturel que tu adores dans ton pays d’adoption ?

Au bout d’un peu plus de quatre ans d’expatriation, je suis toujours encore en proie à des chocs culturels, ou tout au moins à un dépaysement, quotidiens. Et c’est vraiment un des points forts de notre expatriation. Je n’ai jamais le temps de m’ennuyer!

La culture chinoise nous attirait déjà beaucoup avant de venir, donc de pouvoir y vivre, parler le Chinois, est une chance inouïe.

De plus, comme nous avons l’occasion de pas mal voyager, c’est une source de découverte énorme. La Chine est un pays absolument magnifique! Et les Chinois sont plutôt accueillant quand on se montre intéressé par leur culture.

Crédit photo : La famille Kangourou en Chine

6- Quelle est la place de la mère et de l’enfant dans le pays dans lequel tu vis ?

La société chinoise a été totalement disloquée par le communisme. Il y a vraiment un avant et un après.

Avec la loi sur l’enfant unique, dont l’application dans les villes comme Shanghai date des années 1984, la place de la mère et de l’enfant a été totalement bouleversée.

En parallèle, les familles ont été déracinées et séparées, pour aller travailler à un bout ou à l’autre bout de la Chine. Les maris et les femmes ne vivent pas ensemble tant qu’ils travaillent. Prenons l’exemple d’Ayi, elle travaille à Shanghai et son mari au Tibet, son fils vit dans le Sichuan où vivent également ses parents et ses frères et sœurs. Elle rentre une à deux fois par an dans le Sichuan pour voir sa famille, mais a passé quatre ans sans voir son mari. Ce n’est plus forcément le cas pour la nouvelle génération, mais c’est encore comme ça que vivent la plupart des Chinois.

Depuis la loi sur l’enfant unique et l’explosion des familles, il est donc entendu par tous que c’est à la belle-mère de prendre soin du bébé. Quand cette belle-mère est absente, elle peut être remplacée par la mère de la jeune accouchée, ou une Ayi que l’on va embaucher à plein temps durant 40 jours juste pour ça.

La mère elle-même n’a que peu à dire de l’éducation du bébé et de l’enfant. Les quarante premiers jours elle n’a pas le droit de se lever et n’a son bébé sur elle que pour téter. La mère est surprotégée et infantilisée. Tout comme son bébé. Ils ne cessent de répéter que c’est trop fatiguant pour une mère de s’occuper de son enfant, qu’il faut laisser ce soin à d’autres.

Les Chinois sont convaincus qu’une personne seule ne peut pas s’occuper d’un enfant. Il faut au moins deux personnes autour d’un enfant. Alors imaginez quand ils voient les mères étrangères se promener seuls avec deux ou trois enfants…

La place de la mère et de l’enfant est vraiment passionnante ici en Chine, d’autant que les mentalités ont radicalement évolué ces trente dernières années. Avant, les femmes avaient toutes trois ou quatre enfants et s’en occupaient elle-même. Elles avaient évidement l’aide des anciens et de leurs sœurs. Aujourd’hui, les mères sont persuadés de ne plus être capable…

Dans un même temps, cette aide de l’extérieur permet aux femmes de travailler et d’avoir leur propre vie à l’extérieur du cercle familial. Et ça reste sans conteste une aide précieuse quand on sait la fatigue qu’amène la naissance d’un enfant…

Vous pouvez en apprendre plus sur le sujet : “Expatriation ; suivi de grossesse

7- Comment se passe la scolarité de tes enfants ?

Ma fille est entrée en petite section de maternelle à Shanghai. Nous avions choisi une école internationale et elle a été dans la section franco-chinoise jusqu’à la fin de son CP. Elle a donc eu un double cursus durant toutes ces années: la moitié de la semaine en français, l’autre moitié en chinois. C’est également le cas de mon fils depuis deux ans – il est entré en TPS et est aujourd’hui en PS.

“Expatriation : l’école internationale”

Aujourd’hui, nous avons eu l’obligation d’inscrire ma fille au lycée français. Il n’y a dorénavant plus d’autre école qui enseigne le français à Shanghai après le CP.

Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, c’est sur le blog : “Changements de plan”

L’école est payante. D’autant plus que ce sont des écoles internationales. Pour le lycée français, il faut compter environ 15 000 euros par an. Le tarif est équivalent pour l’école maternelle internationale. Heureusement, les frais de scolarité des enfants sont pris en charge par l’entreprise de mon mari !

Mes deux enfants prennent le bus scolaire qui vient les chercher devant notre résidence. Pour le rythme, les enfants travaillent du lundi au vendredi de 9h à 16h pour la maternelle internationale. Pour l’école française, c’est de 8h à 15h30 les lundis, mardis et jeudis et de 8h à 12h30 les mercredis et vendredis. Ensuite, les enfants ont la possibilités de participer à des activités culturelles et sportives. Pour les vacances, ils ont le même nombre de jours de vacances qu’en France, réparti légèrement différemment pour couvrir également les vacances chinoises.

Dans les écoles chinoises, le rythme n’est pas le même. Les enfants n’ont que deux temps de vacances dans l’année, en dehors de quelques jours de congés: une semaine du 1er au 7 octobre puis environ un mois pour le Nouvel An chinois. Ensuite ils ont deux mois de vacances d’été comme nous. Les enfants travaillent principalement le matin et terminent au plus tard vers 15h, souvent vers 13 ou 14h. A Shanghai, il y a une carte scolaire très précise pour intégrer les écoles de quartier, et en même temps en payant cher et en connaissant les bonnes personnes, on peut aller quasiment dans n’importe quelle école…

8 – En quoi cette expérience a-t-elle été enrichissante pour ta famille ? Et pour toi ?

Cette expérience correspond exactement à ce dont nous avions envie en quittant la France : nous sommes dans la découverte et l’émerveillement constant. Nous avons appris une nouvelle langue, nous continuons à découvrir cette magnifique culture. Little Miss Sunshine a un niveau de Chinois quasi équivalent à un enfant chinois de son âge, Little Smiling Buddha est né en Chine et le Chinois est sa langue maternelle au même titre que le Français.

L’expatriation nous a appris à sortir de notre zone de confort, à nous frotter à l’inconnu. Parfois nous avons été mis à mal par nos expériences, mais nous en sommes toujours ressorti plus fort.

Nous avions déjà une relation de famille très fusionnelle avant de partir. Cette vie, juste nous quatre à l’autre bout du monde, aura encore renforcé cet aspect. Nous voulions passer du temps ensemble, profiter de la vie et de moment de bonheur ensemble et c’est ce que cette vie a réussi à nous offrir.

9- Si je viens passer quelques jours chez toi, qu’est-ce que tu m’emmènes visiter ?

Je t’invite à boire un thé dans les règles de l’art, chez moi ou chez des amis chinois qui tiennent une superbe petite maison de thé.

Je t’emmène en promenade dans la concession française, visiter ce quartier si particulier et les lilongs – habitats traditionnels de Shangai.

Si on a le temps, je t’emmène voir l’incroyable ancien abattoir de Shanghai que j’ai visité au mois d’octobre, et qui est fascinant.

Fin d’après midi, je t’emmène sur le Bund pour observer la fameuse vue de Shanghai. Juste avant la tombée de la nuit pour profiter de la vue de jour et de nuit…

Je t’emmène dîner dans un restaurant sympathique avec une vue magnifique sur le Bund.

 10- Et après ? Vous restez ? Vous rentrez dans votre pays d’origine ? Vous partez ailleurs ? Quelles sont vos souhaits pour l’avenir ?

C’est là où encore une fois l’expatriation nous sort de notre zone de confort… Aucune idée!

Nous étions partis pour cinq ans. Nous terminerons nos cinq ans en mai 2019. Nous avons envie de rester encore quelques années ici, en Chine.

Si ce n’est pas possible, nous en saurons plus au début de l’année prochaine, nous n’avons pas envie de rentrer en France. Nous rechercherions certainement une expatriation dans un autre pays, soit toujours l’Asie, soit l’Europe du Nord.

Mais absolument rien n’est fixé! Seul l’avenir sait ce qu’il nous réserve!”

Merci encore à Loutarwen d’avoir répondu à mes questions et de nous avoir fait découvrir tant de choses sur la vie en Chine ! Pour suivre ses aventures, c’est sur son blog La famille Kangourou en Chine. N’oubliez pas non plus d’aller vous abonner à son compte instagram !

Retrouver sa voiture sur le parking d’un centre commercial à Dubaï

Publié le

C’est bien connu, Dubaï aime le gigantisme ! Ses centres commerciaux sont si grands qu’ils comptent des centaines de magasins (plus d’un millier pour Dubai Mall, le plus grand centre commercial du monde), et Mall of the Emirates abrite même une piste de ski !

Votre première préoccupation en entrant dans un centre commercial si grand sera sans doute de trouver un plan afin de ne pas vous perdre (après un an et demi à Dubai, je me perds encore dans Dubai Mall !). Mais vous avez aussi intérêt à bien vous souvenir de la place de parking sur laquelle vous avez garé votre voiture ! En effet, Dubai Mall comporte plus de 9000 places de parking (et bientôt 5000 de plus !) et Mall of the Emirates en compte 7200 ! Alors si vous ne vous rappelez pas où vous avez garé votre voiture, vous risquez fort de vous retrouver à airer pendant des heures dans la fournaise d’un parking dubaïote ! Je ne parle pas d’expérience ici, mais certains se reconnaîtront ! Car oui, l’été la température peut atteindre 50° (et baisse rarement sous les 20° l’hiver) et ajoutez à cela la chaleur des moteurs de voitures, vous obtenez une chaleur digne de l’enfer !

 

Park assist system mall of the Emirates
“Vous ne savez pas où est votre voiture ?”

Mais heureusement, Dubaï pense à tout !

Mall of the Emirates et Dubai Mall sont tous deux équipés du système “Park assist” pour vous aider à retrouver votre voiture.

 

Park assist sytem mall of the emirates
“Trouvez votre voiture, voyez exactement où vous l’avez garée”

Des écrans tactiles sont présents aux entrées des parkings. Il vous suffit d’entrer votre numéro de plaque d’immatriculation et en quelques secondes, l’ordinateur vous montrera votre voiture ! Vous aurez aussi la possibilité de la localiser sur un plan ET de localiser votre propre position pour déterminer votre itinéraire !

 

Entrer votre plaque d'immatriculation pour retrouver votre voiture

En quelques seconde le système vous montre votre voiture

Retrouver votre voiture sur le parking du mall

Je trouve ce système vraiment pratique. Même si j’ai pour habitude de prendre en photo le numéro de la place de parking lorsque nous arrivons au centre commercial, le “park assist” permet de tracer l’itinéraire à prendre, et surtout d’indiquer la porte la plus proche de la voiture ! Car quand il fait chaud, vous allez tout faire pour limiter vos déplacement en extérieur !

Alors n’oubliez pas votre numéro de plaque d’immatriculation ou notez-la quelque part, cela pourrait vous éviter des heures de marche la prochaine fois que vous oublierez où vous êtes garé !

La Fabrique à Histoires de Lunii

Publié le

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un des meilleurs investissements que j’ai fait pour mes enfants : La Fabrique à Histoires de Lunii ! Je l’ai achetée il y a quelques mois déjà et plus le temps passe, plus nous nous en servons. Alors avec l’approche des fêtes de Noël, je me suis dit que cela pourrait faire une chouette idée de cadeau !

 

La Fabrique à Histoire de Lunii

La Fabrique à Histoires de Lunii

La Fabrique à Histoires de Lunii est une petite radio destinée aux enfants : elle permet de leur faire écouter des histoires, sans écran et sans ondes !

Son fonctionnement est très simple et même assez intuitif. L’enfant l’allume en tournant la molette sur le côté qui règle le volume. La Fabrique à Histoires propose alors à l’enfant de choisir son histoire, le lieux où elle se déroulera, son héros, le personnage qu’il va rencontrer, et un objet. L’enfant choisit toutes ces options en tournant la molette sur le devant de l’appareil et en appuyant sur le bouton “OK”. La Fabrique à Histoire est conseillée à partir de 3 ans, mais j’ai vu des enfants plus jeunes réussir à l’utiliser avec facilité !

 

Choisir le lieu de l'histoire

L’enfant peut alors écouter son histoire tranquillement et lorsqu’elle sera terminée, il pourra en choisir une autre ! Ou bien choisir la même parce que vous verrez, les premiers temps ils voudront écouter toujours les mêmes !

 

Manipuler la Fabrique à Histoires de Lunii

Les histoires de la Fabrique à Histoire

A l’achat, la Fabrique à Histoires contient déjà le pack des “Histoires de Suzanne et Gaston” soit 48 histoires.

 

Les histoires de Suzanne et Gaston

Pour ajouter des histoires, il faut télécharger l’application Luniistore sur son ordinateur. On y trouve tout le catalogue d’histoires disponibles, les différents packs allant de 2,90 € à 19,90€. Le prix reste tout à fait raisonnable puisque les packs les plus chers contiennent plusieurs dizaines d’histoires (soit plusieurs heures d’écoute en tout !). Les choix sont très variés : des histoires de cirque, de dinosaures, les aventures de Mickey et ses amis, les vies de personnages historiques (en collaboration avec les éditions “Quelle Histoire” dont je vous ai déjà parlé ici et ici), des méditations pour enfants (en collaboration avec Petit Bambou), les histoires des “Monsieur, Madame”… Et certains packs d’histoires existent dans plusieurs langues (8 langues sont représentées).

Pour utiliser le Luniistore, il faut se créer un compte. On peut alors télécharger les histoires et les installer sur la Fabrique à Histoires qui peut contenir jusqu’à 40 heures d’écoute. Et si vous avez téléchargé plus de packs d’histoires que votre Fabrique à Histoires ne peut contenir, il suffit de les conserver sur votre compte Luniistore et de les mettre ou retirer de votre appareil au gré des envies !

L’application Luniistore permet également de résoudre les différents bugs qui peuvent survenir dans le système de la Fabrique à Histoires. Il est arrivé que la nôtre présente un message d’erreur. Il nous a alors suffit de la brancher à l’ordinateur pour la connecter au LuniiStore qui a résolu le problème en quelques minutes. Et même si je n’ai jamais eu de problème nécessitant de contacter le SAV, je sais grâce à des amies qui les ont contactés, qu’ils sont très efficaces et réactifs !

Notre Avis sur la Fabrique à Histoires de Lunii

Vous l’aurez compris, nous avons été conquis par cette petite boîte à Histoires !

Nous l’avons reçu alors que nous partions en vacances et ses histoires ont bien occupé les enfants pendant les trajets. Maintenant, nos enfants les enfants l’écoutent à la moindre occasion : pour un temps calme à la maison, lorsqu’ils n’ont pas envie de dormir le soir ou pour patienter chez le médecin par exemple !

Colombe (5 ans 1/2) et Petit O’ (4 ans) connaissent maintenant certaines histoires par cœur. Lorsque les batteries de la Fabrique à Histoires a besoin d’être rechargée, chacun leur tour, ils récitent une des histoires pour amuser l’autre. Cette petite “radio” développe donc leur mémoire, même si c’est un effet que je n’aurais pas suspecté !

Les histoires sont toutes très bien écrites et le vocabulaire est riche. J’apprécie particulièrement ce point : nous vivons aux Émirats Arabes Unis où les 2 langues principales sont l’arabe et l’anglais, et mon mari et moi avons à cœur d’apprendre à nos enfants à parler correctement le français. Depuis que Colombe et Petit O’ écoutent leurs histoires, nous avons remarqué qu’ils avaient enrichi leur vocabulaire et qu’ils utilisent le passé simple lorsqu’ils relatent un événement. En tant qu’expatriés, la Fabrique à Histoire est devenu un outil d’apprentissage du français pour nos enfants !

 

La Fabrique à Histoires de Lunii

 

La Fabrique à Histoires de Lunii ne nous quitte plus, elle est devenu l’objet préféré de tous les membres de la famille ! Et vous, vous la connaissez ? Est-ce que vous aimeriez que je vous parle de tous les packs d’histoires que nous connaissons déjà ?

Une tempête de sable à Dubaï – À Dada à dos de chameau !

Publié le

Je vous ai déjà parlé de la poussière envahissante à Dubaï, mais je n’ai jamais parlé des tempêtes de sables ! Parce que si nous avons tant de poussière dans nos appartement et nos balcons, c’est qu’elle vient bien de quelque part. Et lorsque le vent souffle vraiment, il emporte avec lui le désert entier pour le déverser dans la ville !

Une tempête de sable à Dubaï

Une tempête de sable se reconnaît par un brouillard tellement épais qu’on ne distingue pas les grattes ciels à 500 m !

Dubaï sous la tempête de sable

 

Le sol (et les murs, les balcons, les voitures, et tout ce qui se trouve dehors) est recouvert de sable. S’il s’agit généralement d’une fine couche de poussière qui est sans cesse balayée par le vent. Mais par endroit, on trouve des amoncellements de sable. Et bien évidemment, on déplace ce sable avec nous dans tous les lieux dans lesquels nous rentrons. Pour tout dire, même les couloirs du métro de Dubaï, habituellement d’une propreté irréprochable, se retrouve recouvert d’une fine couche de poussière.

Et on fait quoi pendant une tempête de sable ?

L’idéal est de rester chez soi. Mais voilà, quand le brouillard dure plusieurs jours, on ne peut pas s’arrêter de vivre !

Avec les enfants, je limite les déplacements à l’essentiel, et j’annule toute activité qui nécessite d’être dehors. Et pour l’habillement, nous nous adaptons aux allures de film post-apocalyptique qui règnent dehors, en arborant masques antiparticules et lunettes de soleil.

sortir pendant une tempête de sable

Malgré les protections, de fines particules de sable parviennent à nous atteindre. On a l’impression d’en avoir partout : dans le nez, les oreilles, la gorge, les yeux… On finit par avoir le cuir chevelu gratte et la peau qui tiraille. Bref, sortir par vent de sable est une vraie joie !

Douce France – À Travers leurs yeux d’enfants…

Publié le

Ce mois-ci, j’ai choisi le thème de notre rendez-vous À travers leurs yeux d’enfants… par rapport à notre propre expérience. Après 9 mois d’expatriation à Dubaï, nous sommes retournés en France pour la première fois et j’avais envie de connaître le regard que mes enfants portent sur leur pays d’origine. Voilà pourquoi le thème était “Douce France“.

Notre interprétation de Douce France

Colombe a avant tout remarqué les drapeaux français accrochés aux bâtiments officiels. Malheureusement, nous ne les avons pas pris en photo, n’ayant pas toujours le temps de nous arrêter, ou n’ayant pas l’appareil photo à portée de main.

Mais le séjour nous a donné l’occasion de faire quelques photos de détails qui ont marqués mes petits expat’ maintenant plus habitués à la vie dans le désert qu’à la vie dans la campagne normande ! Il y a eu :

Le salon de Grand-mère éclairé par une jolie lumière…

 

Nuages gris

Nuages gris au-dessus de Rouen

De gros nuages gris au-dessus de Rouen (mais pas de pluie !)…

 

coccinelle dans l'herbe

Des petites bêtes, de l’herbe bien verte et de jolies fleurs…

 

averse et ciel bleu

Une averse et un ciel bleu en même temps…

 

La tour des archives de Rouen… Colombe s’est longuement demandé si elle était aussi grande que la Burj Khalifa ! Mais finalement, non. Elle en est presque sûre !

 

les enfants jardinent
photo prise par Maman !

Et surtout pendant notre séjour en France, Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans) ont profité de la nature et du jardin ! Je leur ai acheté une combinaison anti-pluie et des bottes qui leur ont permis de sortir qu’importe la météo. Et ils étaient ravis ! Ils ont sauté dans les flaques, se sont roulés dans l’herbe et ont joué avec la terre. De longues heures de jeux qui leur ont permis de prendre un bon bol d’air !

Vos interprétations de “Douce France”

Chez Extraordinaire maman Pivert, Petit Poussin a eu une idée qui me séduit beaucoup !

Chez Mon joli petit Bureau, Emmy qui est une enfant expat aussi a choisi un joli symbole français !

Chez Rêves de Fripouille, les enfants nous emmènent dans faire de belles promenades et nous montre leur vision de la douceur de vivre à la française ! Et même maman s’est prêtée au jeu !

J’en profite pour m’excuser auprès de toutes les mamans qui ont eu la chanson “Douce France” dans la tête (et dont je fais partie) ce mois-ci. Mais finalement c’est plutôt une jolie chanson, non ?

 

Le prochain rendez-vous

Pour le rendez-vous du 20 mai, j’ai de nouveau demandé à un enfant de choisir ! Ce sont donc les enfants de Claire du blog Rêve de Fripouilles qui ont décidé du thème : les insectes ! Avec l’arrivée des beaux jours ils vont revenir, et j’espère que cela va inspirer nos photographes en herbe !

Les toilettes à Dubaï – À Dada à Dos de chameau !

Publié le

Parmi les questions qu’on m’a posées sur Dubaï, figurait “À quoi ressemblent les toilettes à Dubaï ?“. Assouvir ses besoins naturels est vital, alors il est tout à fait normal qu’en voyageant, on se demande sur quoi on va s’assoir. D’autant qu’en matière de toilettes la diversité est immense ! Il y a presque autant de modèles de toilettes que de cultures dans le monde. Car oui, aller au toilette est culturel (alors n’allez pas dire que ce blog n’est plus ce qu’il était et qu’il s’abaisse à des sujets bassement primaires -et racoleurs, avouez-le secrètement ça vous intéresse ) ! Mais entrons dans le vif du sujet (si vous me passez l’expression).

À quoi ressemblent les toilettes à Dubaï ?

Dubaï possède le plus grand centre commercial du monde, la plus haute tour du monde et la plus grande roue du monde, mais au risque de vous décevoir, les toilettes à Dubaï n’ont pas grand chose d’exceptionnel. On est bien loin des toilettes chauffantes et autonettoyantes du Japon (quoique dans certains lieux bien garder, on trouve ce genre de toilettes à Dubaï). Mais malgré leur simplicité, elles ont tout de même leur petite originalité : elles sont munies d’une douche ! Bon, ok, on va plutôt parler de douchette, ou “shattaf“.

Cette douchette se trouve sur absolument toutes les toilettes que j’ai pu croiser à Dubaï. Et cela tient à une raison simple : avant d’entammer l’une des 5 prières quotidiennes, les musulmans doivent faire leurs ablutions afin de nettoyer tout leur corps. Vous comprenez donc aisément à quoi sert le shattaf !

Toilettes à Dubaï
L’écriteau au-dessus du débideur de papier toilette interdit de se doucher dans les toilettes.

 

Alors la présence de cette douchette sur les toilettes à Dubaï n’est sans doute qu’un détail, mais il m’a permis d’observer quelques comportements qu’on ne verrait pas en Europe :

  • Il se peut qu’en entrant dans des toilettes publiques vous trouviez le siège complètement trempé. Soit une personne y a fait ses ablutions avant votre passage, soit la femme de ménage a nettoyé les toilettes aux grandes eaux. En tous cas, rassurez-vous, elles sont propres !
  • À la plage, alors que la douche est parfois payante, certains profitent des toilettes pour se laver gratuitement. Et malgré le panneau d’interdition, ça doit être assez fréquent vu la tête de la femme de ménage lorsqu’elle constate que les toilettes ont été inondées.
  • Enfin si vous réservez une chambre dans un hôtel des Emirats et que vous regardez la liste des équipements, vous remarquerez sans doute qu’on vous prévient qu’il y aura du papier toilette ! Alors pour nous, ça paraît bizarre de le préciser, mais finalement, beaucoup de gens ici se nettoient à l’eau (ce qui d’ailleurs est plutôt plus propre !).

La propreté des toilettes à Dubaï

Bon, ok, elles n’ont rien de bien exceptionnel ces toilettes mais on peut constater une chose : elles sont propres ! Cela m’a particulièrement frappée lorsque je suis arrivée. Dans les centres commerciaux, les toilettes sont généralement (pour ne pas dire toujours) impécables. D’ailleurs bien souvent il y a une femme de ménage qui ne quitte pas les lieux, et d’ailleurs il arrive souvent qu’elle nettoie les toilettes spécialement avant le passage d’un enfant (le genre de petites attentions envers les enfants qui sont très fréquentes ici). Bref, ici les toilettes les plus sales que j’ai trouvées seraient considérées de “passables” en France.

Toilettes à Dubaï
Toilettes avec chasse d’eau automatique.

Enfin, dans les centres commerciaux, les toilettes ont généralement des chasses d’eau automatiques. Cela n’est pas très original et on en trouve en France aussi, mais cela a tout de même bien surpris ma fille les premières fois. En effet à 4 ans 1/2, elle n’était pas suffisamment grande pour bloquer le faiseau qui permet le déclenchement de la chasse d’eau et celle-ci se mettait souvent en route alors que ma fille était encore assise. Cela lui a vallu beaucoup de frayeurs au début !

Je dois aussi avouer que les toilettes publiques sont nombreuses à Dubaï (et gratuites). Il y en a dans les centres commerciaux bien-sûr, mais aussi dans les stations de métro, dans les parcs et parfois même dans certains immeubles qui bordent les promenades touristiques.

 

Voilà, j’espère avoir rassuré les voyageurs parurésiques et apopathophobes (respectivement ceux qui ont peur des toilettes publiques et ceux qui ont la phobie d’aller à la selle, vous voyez, on apprend des choses, je vous avais dit que cet article serait culturel !), les toilettes à Dubaï sont très accueillantes (enfin suffisamment pour ce qu’on y fait).

J’aime vous lire, n’hésitez pas à réagir en commentaire ! Avez-vous déjà rencontré des toilettes insolites au cours de vos voyages ?

 

Roule Galette ! – À travers leurs yeux d’enfants…

Publié le

Et voilà le rendez-vous À travers leurs yeux d’enfants… qui revient déjà ! Non, je n’ai pas décidé de rendre le rendez-vous plus fréquent, mais imaginez-vous que ce mois-ci, je vous livre notre participation à temps ! Et comme le mois dernier j’étais très très en retard, il ne s’est écoulé que 12 jours entre les deux articles ! Le thème de ce mois de janvier était très simple et de saison : ” Roule Galette !”

Notre interprétation de Roule Galette !

La photo des enfants n’a rien de particulier ce mois-ci. Chacun a pris en photo sa part de galette, un peu dans l’urgence car, en grands gourmands, c’est juste avant de manger la première bouchée que nous nous sommes rappelés que nous avions prévu de prendre la galette en photo !

Galette des rois
“Roule Galette !” par Petit O’ (3 ans)

 

galette des rois
“Roule Galette !” par Colombe, 4 ans 1/2

 

Mais notre galette des rois était un peu particulière cette année. Fin octobre, je m’étais persuadée que je n’en trouverais pas ici à Dubaï. Même si je ne mangerais pas de galette toute l’année, un mois de janvier sans galette m’aurait rendue triste. Mais courant novembre, mon supermarché a rempli tout un rayon de galettes, et en les voyant j’ai eu envie de pleurer ! (oui le mal du pays toussa toussa… rien d’anormal et rien d’alarmant, si vous avez vécu longtemps loin de chez vous, vous savez de quoi je parle).

Et notre histoire de la galette ne s’est pas tout à fait arrêté là puisque Petit O’, Colombe et moi avons décidé de partager cette tradition avec leurs professeurs de gym. Nous leur avons donc apporté une galette des rois en guise de cadeau de fin d’année. Je leur ai expliqué la tradition et je leur ai expliqué qu’il fallait faire très attention à leurs dents en la mangeant (on ne sait jamais !). Lorsque nous sommes retournés au club de gym début janvier, la première chose que nous ait dit Miss G., la professeur de gym de Colombe et Petit O’ était : “J’ai eu la fève !!!”.

Elle avait été très heureuse que l’on partage notre tradition avec elle et elle a décidé de l’adopter ! Ainsi, chaque année, Miss G. mangera une galette des rois à Dubaï ou aux Philippines (son pays d’origine). Alors si dans quelques années vous entendez parler d’une tradition aux Philippines, de gâteau contenant une fève et ressemblant étrangement à notre galette à la frangipane… C’est peut être nous qui aurons fait voyager cette coutume française !

 

Vos interprétations de “Roule Galette”

Chez Maman Fatiguée et fatigante, les enfants ont pris en photo la bonne galette des rois qui ne roule pas !

Chez Mon joli Petit Bureau, Ethan immortalise un beau moment de pâtisserie.

Chez Extraordinaire Maman Pivert, Petit Poussin, pas très inspiré a pourtant réussi à prendre plusieurs photos !

Chez Rêves de Fripouilles, les enfants se ont réellement fait rouler la galette !

Le prochain rendez-vous

Pour le rendez-vous du mois prochain, fixé le 20 février, j’ai décidé de laisser la possibilité à un photographe en herbe de choisir le thème. Petit Poussin, le fils de Maman Pivert étant sans doute le plus assidu et souvent le plus motivé de nos petits artistes, je lui ai proposé de choisir le premier. Il a donc choisi un thème plutôt orginal : “avoir une peur bleue !“. J’espère que tous les autres petits photographes seront inspirés !

Tout plaquer et partir vivre à l’autre bout du monde avec 30kg de bagages (en famille ^^)

Publié le

“Chéri ! On me propose un travail à Dubaï, ça te dit qu’on aille y vivre ?”
“Oui !!!! ”

Passé la surprise et l’excitation, il a fallu organiser cette expatriation, préparer bon nombre de papiers, faire les bilans médicaux et surtout… préparer le déménagement !

Certains expatriés sont envoyés dans un pays étranger par leur entreprise, et dans ce cas, l’entreprise en question prend généralement en charge le déménagement. Ça n’était pas notre cas.  Nous avons donc évalué les différentes possibilités et étant donné le prix élevé d’un transfert par conteneur (plusieurs milliers d’euros), et les risques que cela entraîne (le conteneur peut notamment rester bloquer plusieurs semaines/mois à la douane et les affaires peuvent s’abîmer à causes des conditions climatiques), nous avons pris une décision radicale. Nous allions déménager avec pour seules affaires les bagages autorisés dans l’avion !

Nous avions droit à 30 kg de bagages par personne en soute, et 7 kg par personne en cabine. Pour une famille de 4, cela représente donc 148 kg d’affaires personnelles et pas un gramme de plus ! Et vous savez quoi ? Le défi a été relevé haut la main !
Mais pas sans effort !

Ranger, vendre, donner, jeter, bref désencombrer efficacement !

L’année dernière nous vivions à Cannes, dans un joli petit appartement que nous adorions, mais que nous avions aussi beaucoup rempli, qui était devenu difficile à ranger et qui ne nous mettait plus autant en joie qu’avant (certains commencent à voir où je veux en venir avec cet article !). Il était plus que temps de faire du tri, et nous avions 3 mois pour organiser notre départ !

Au départ, la situation me paraissait insurmontable, mais sachant que je n’avais pas le choix, j’ai dû trouver une solution. J’avais entendu parler du livre La magie du rangement de Mari Kondo, et je savais qu’elle avait aidé beaucoup de personnes à faire le tri et ranger leur permettait d’entrer dans une nouvelle période de leur vie. Cette méthode me semblait convenir idéalement à notre situation !

Après lecture du livre, j’ai suivi la méthode, peut-être pas à la lettre (c’est sûr j’ai fait quelques transgressions), mais tout de même assez scrupuleusement.

Procéder par type d’objets comme dans la méthode KonMari

Le plus simple a été le tri des vêtements et textiles. Tout ce qui ne me mettait plus en joie, ce qui ne m’allait pas et ce qui était trop chaud pour que je ne m’en serve à Dubaï partait à la collecte de textile de ma ville. Mais voilà ma première transgression : j’ai gardé une petite valise de vêtement plus chaud chez mes parents qui m’attendra à chaque retour en France. Pourtant, la méthode précise bien qu’il ne faut pas vider chez soi pour encombrer chez les autres, mais ma situation rend les choses plus compliquées. Mon mari a effectué le même tri dans ses affaires. Enfin, je n’ai gardé que les habits d’été des enfants car étant encore jeunes et en pleine croissance, leurs habits de l’hiver dernier ne leur iront sans doute plus lorsqu’on retournera en France.

Contrairement à ma première impression, j’ai également réussi à me séparer facilement de toute la puériculture. Au départ, 2 choses me paraissaient  difficiles à surmonter : l’attachement sentimental aux objets avec lesquels j’avais couvé mes bébés, et le temps et la logistique nécessaires à la vente d’autant d’objets. Finalement, ma cousine est tombée enceinte de son premier enfant. Je lui ai donc proposé de tout lui donner, ce qu’elle a accepté avec plaisir. Cela lui a rendu service et lui a fait faire des économies, et moi, j’ai été débarrassée, mais en même temps, je sais que toutes ces affaires servent à un bébé qui est cher à mon cœur !

Les livres pour adultes ont été facile à trier. Depuis plusieurs années maintenant mon mari et moi utilisons une liseuse. Nous qui étions si attachés à l’objet livre, au point d’en avoir des centaines, nous étions parvenus à nous détacher. Nous avons donc gardé quelques livres rares qu’on ne trouvera pas sur liseuse, et qui parfois ne sont même plus édités, et nous les avons entreposés chez des proches (ok, encore une transgression). Nous avons vendu le reste de nos livres sur “Gibert Jeunes” et “Momox”. La vente est facile et rapide grâce aux applications mobiles, cela nous a rapporté un peu d’argent pour aider à notre déménagement ! (on parle tout de même de la vente de plus de 400 livres !)

Les livres de mes enfants ainsi que leurs jouets ont été plus difficiles à trier. J’ai choisi une trentaine de livres auxquels mes enfants étaient très attachés, ou qui me semblaient importants pour leurs apprentissages (notre expatriation a aussi signé le début de l’école à la maison), et je les ai mis dans la valise. J’ai gardé d’autres livres de côté afin de pouvoir les retrouver lors de nos séjours en France. Et nous nous sommes séparés d’une partie des livres que nous avons vendu ou tout simplement donné à la crèche. J’ai procédé de la même manière pour les jouets et n’en ai gardé qu’une petite partie. J’ai privilégié les jouets de qualité que les enfants pourront utiliser pendant longtemps. Ce choix n’était pas le plus pratique puisque je me suis retrouvée avec beaucoup de jouets en bois, qui ont largement augmenté le poids des bagages !

Quant à l’équipement de notre appartement, nous avons vendu ou donné tout ce que nous pouvions. Je ne suis restée attachée qu’à une table et un fauteuil que mes parents gardent chez eux.

Mettre sa vie dans des valises

Les valises se sont remplies et organisées au fur et à mesure que le tri se faisait. Mais il faut être honnête, jusqu’à la dernière minute j’ai retiré et ajouté des choses. Donc jusqu’à la dernière minute j’ai pesé consciencieusement nos affaires.

Dans ces valises, il y avait nos vêtements, évidemment. Pliés de manière à ce qu’ils soient tous placés à la verticale pour être trouvés au premier coup d’œil comme expliqué dans le livre de Mari Kondo. Il y avait également tous les jouets des enfants, ainsi que leurs livres. Mon mari et moi avons également pris quelques livres, nos liseuses, tablettes et ordinateurs portables. J’y ai ajouté mes bijoux, quelques affaires à la valeur sentimentales (notamment des souvenirs de notre mariage), et des médicaments et des produits de beauté (seulement ceux qui m’étaient vraiment nécessaires et que je n’étais pas sûre de trouver sur place).

Bien sûr, nous ne sommes pas partis avec tout ce qui nous était nécessaire sur place. Il a fallu racheter tous les meubles (mais les gens vont et viennent à Dubaï alors le marché de l’occasion est très dynamique et fourni), ainsi que toute la vaisselle et une partie du linge de maison. Mais nous avions l’essentiel !

Valises devant la carte du monde

 

Aujourd’hui, nous avons un appartement meublé et équipé plus intelligemment et de manière plus fonctionnelle qu’avant. Nous avons passé plusieurs mois à faire ce tri radical et à ranger nos affaires dans nos valises, il était hors de question que nous rachetions n’importe quoi juste par envie et sans réfléchir à l’utilité ! Et finalement, même si nous nous refusons beaucoup de petits plaisirs de l’instant en n’achetant pas tout ce qui nous fait envie dans les magasins, cela nous offre une vie plus simple et un environnement plus facile à maintenir en ordre !

Notre expatriation nous a permis d’opérer un changement de vie certain en nous offrant une nouvelle culture, un nouveau climat, une nouvelle langue… Mais aussi et avant toute chose : une nouvelle manière de vivre, de consommer et de ranger !

Et vous, avez-vous lu le livre de Mari Kondo ou entamé le tri qu’elle préconise ? Seriez-vous intéressés par un article sur les rangements mis en place dans notre nouvel appartement et sur notre manière de vivre selon cette méthode au quotidien ? Racontez-moi votre expérience et posez-moi vos questions en commentaire !