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The Key to Dubai

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Il y a 4 mois que nous vivons à Dubaï et nous avons encore énormément à découvrir ! Des lieux, mais aussi des pans entiers de la culture émiratie ! Cette culture est d’ailleurs très difficile à saisir car l’immersion est loin d’être totale. En effet, ici, les Émiratis ne composent que 10 ou 15% de la population. Nous sommes donc plus souvent confrontés à la culture indienne ou philippine, deux cultures très représentées ici. Alors pour tenter de mieux connaître la culture locale, dès nos premiers jours ici, j’ai acheté ce livre The Key to Dubai, unlocking the story of a city and its culture de Liliane van der Hoeven. Ce livre est très populaire ici, au point qu’on le trouve non seulement dans toutes les librairies, mais aussi dans les supermarchés et dans les boutiques de souvenirs !

The key to Dubai

The Key to Dubai

En français, le livre s’appellerait “Les clés de Dubaï, découvrir l’histoire d’une ville et sa culture”. Le projet est vaste et le livre y répond vraiment bien car il est très complet !

Une première partie présente Dubaï au sein des Émirats Arabes Unis : il y a 7 émirats, chacun portant le nom de sa plus grande ville (nous sommes donc ici dans l’émirat de Dubaï, celui d’à côté, le principal, étant celui d’Abu Dhabi). Le pays est jeune, il a été créée en 1971 et a énormément évolué depuis sa création. La religion officielle est l’Islam, la langue officielle est l’arabe (mais c’est l’anglais qui est parlé majoritairement), et la monnaie est le Dirham.

The key to Dubai : United Arab Emirates

Habit traditionnel de Dubaï

Cette partie continue avec une présentation de l’évolution de la ville de Dubaï, ses constructions et sa ligne d’horizon impressionnante ainsi que les nombreux points d’intérêts tous plus exceptionnels les uns que les autres !

Dubai, la burj khalifa

Ensuite viennent des parties sur le désert qui compose tout l’arrière pays, sur la faune et la flore, la culture agricole et la vie des populations nomades.

La vie dans le désert à Dubaï

Enfin, une partie est consacrée à la vie du vieux Dubaï, dans la creek qui a vu naitre la ville. Car avant d’être la mégalopole cosmopolite que l’on connaît, Dubaï était une petite cité de pêcheurs, notamment de pêcheurs de perles !

 

Une mine d’informations !

Ce livre est une véritable mine d’informations ! Grâce à lui, les enfants et moi avons déjà appris beaucoup sur la ville et sa culture ! Mais il est tellement riche que nous n’en avons pas encore fait le tour ! Je le laisse donc presque toujours à disposition sur notre table des saisons à côté de notre dromadaire et du drapeau du pays !

The key to Dubai : découvrir les Emirats Arabes Unis

Ce livre ne semble pas avoir été traduit en français, en tous cas je ne l’ai pas trouvé. Mais il est trouvable facilement sur internet, vous n’aurez donc aucun problème à vous le faire livre en France ! Et si vous le souhaitez, une édition “The Key to Abu Dhabi” existe aussi. Je ne l’ai pas achetée car la plupart des pages sont exactement les mêmes que celle de l’édition de Dubaï.

 

Liliane Van der Hoeven, The Key to Dubai, Explorer, 2015

 

Cet article est notre participation au rendez-vous Voyageons Ludique sur le thème “Fais-nous visiter ta région” nos autres participations sont ici et ici.

Notre cahier des pays – Les Émirats Arabes Unis et la France

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Il y a quelques mois, deux gros changements ont eu lieu dans notre vie de famille. Nous avons quitté la France, notre pays d’origine, pour nous installer à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, et nous avons déscolarisé nos enfants, prenant la décision de faire leur instruction en famille. Mon projet pédagogique pour Colombe (4 ans et demi) et Petit O’ (2 ans 1/2) est donc naturellement impacté par notre quotidien de famille expatriée (surtout dans une ville cosmopolite comme Dubaï). Ainsi je pense qu’il est normal que mes enfants soient sensibilisés très tôt à la géographie. Car finalement, leur famille vit en France, et eux vivent aux Émirats entourés de petits copains originaires de tous les pays du monde ! La connaissance du monde fait partie de leur quotidien.

C’est en lisant l’excellent Grand Guide des pédagogies alternatives, j’ai été attirée par l’idée issue de la pédagogie Freinet de tenir un cahier ou journal en famille. J’ai donc décidé de commencer un cahier des pays dans lequel nous allons consacrer une double page à chaque pays dans lequel nous avons vécu, ou que nous avons visité, mais aussi aux pays d’où sont originaires nos bons amis. L’utilisation de ce cahier des pays est complété par le grand planisphère que nous avons accroché dans le salon à la hauteur des enfants. Ainsi, Colombe et Petit O’ sont capables de placer tous les pays qui se trouvent dans ce cahier.

C’est donc tout naturellement que nous avons réalisé les pages des Émirats Arabes Unis et de la France !

Cahier de géographie, présentation des Emirats Arabes Unis

Cahier de géographie, présentation de la France

Pour chaque pays : nous dessinons son drapeau et cherchons la signification du choix des couleurs. Nous collons une petite carte (décalquée sur notre planisphère, ainsi les proportions sont les mêmes. N’ayant pas acheté de papier calque lorsque j’en ai trouvé, j’ai fini par décalqué les pays avec du papiers cuisson !). Nous indiquons la langue du pays, sa capitale, la monnaie utilisée et ce qui nous y rattache.

Attention, ce cahier des pays n’a pas pour but à terme de référencer tous les pays du monde ! Nous y ajouterons les pays que nous aurons visités, ou dont nous aurons fréquenté des ressortissants suffisamment pour qu’ils nous familiarisent un peu avec leur culture. Nous y mettrons les pays d’origine des gens qui nous sont importants. Et lorsque les enfants grandiront, s’ils se passionnent pour la culture d’un pays, il rentrera également dans le cahier. Mais le but de ce cahier est vraiment de faire naître la curiosité de mes enfants pour les autres, les autres pays, les autres cultures. De les amener à se demander d’où viennent les gens qui les entourent, et de se rendre compte que nous avons tous un ou même plusieurs pays, langues, monnaies, drapeaux qui symbolisent notre appartenance à un groupe !

Cet article est ma participation au rendez-vous Voyageons Ludique sur le thème “Fais-nous découvrir ta région”. Nous vous avons donc naturellement fait découvrir les Émirats Arabes Unis et la France, les 2 pays (ou région du monde !) auxquels Colombe et Petit O’ peuvent se rattacher !

À Dubaï on a de l’eau chaude… Mais pour l’eau froide c’est plus compliqué !

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Voilà un détail de mon quotidien à Dubaï qui m’a bien surprise et auquel j’ai mis du temps à m’adapter ! L’eau chaude et l’eau froide !

J’ai d’abord été étonnée de trouver un interrupteur pour allumer le cumulus à l’entrée de la salle de bain. Dans tous les appartements dans lesquels j’ai vécu en France, les cumulus se mettaient en chauffe automatiquement et on n’avait pas à penser à faire chauffer l’eau pour prendre une douche. Mais je me suis dit que j’allais m’adapter et que c’était une habitude à prendre.

Le premier jour, j’ai donc mis le cumulus en marche une petite heure avant l’heure de la douche des enfants. Puis au moment de les doucher de l’eau brûlante est sortie, que j’ouvre le robinet d’eau chaude ou celui d’eau froide ! L’eau était tellement chaude que les enfants n’ont pas pu prendre de douche !

Après quelques jours de “pratique”, nous avons enfin compris. À Dubaï en été, l’eau qui sort directement des canalisations est chaude ! Il fait tellement chaud ici que l’eau du réseau est suffisamment chaude pour qu’un adulte prenne une douche. Parfois elle est même trop chaude pour qu’on se mette dessous !

Donc pour avoir de l’eau chaude on ouvre le robinet d’eau froide !

Et pour avoir de l’eau froide ? Eh bien on n’allume pas son cumulus et l’eau qui reste stockée dedans a le temps de refroidir. Donc pour la douche des enfants j’ouvre l’eau froide, et je tourne le mitigeur vers “chaud” pour que l’eau se rafraîchisse ! Vous me suivez ?

Bon, il ne faut pas rêver non plus, l’eau “froide” qui sort du robinet d’eau chaude est plutôt tièdasse que froide. Elle n’est pas vraiment buvable non plus car c’est de l’eau qui stagne parfois un moment dans le cumulus…

En résumer, pour avoir de l’eau chaude, on ouvre le robinet d’eau froide, et pour l’eau froide, on ouvre celui d’eau chaude et on se contente de ce qui arrive ! Mais ça, forcément, ça ne sera plus tout à fait valable en hiver…

Voilà pourquoi nos cumulus ont un interrupteur : en hiver on les allume pour chauffer l’eau (jusque là ça va), et en été, son rôle s’inverse puisqu’on le laisse éteint et que finalement il sert à laisser l’eau refroidir ! CQFD

Bon, vous avez compris ou je dois réexpliqué ? (parce que personnellement j’ai mis un moment avant de tout comprendre !)

Il paraît que l’hiver arrive à Dubaï ! – À Dada à dos d’chameau #5

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L’automne est arrivé en Europe, et depuis mon désert de sable, j’admire vos photos de feuilles mortes et de paysages colorés ! Oui, j’aime l’automne et je savais en venant vivre à Dubaï que ça serait la saison qui me manquerait le plus ! Mais ici personne ne parle d’automne. Cette saison n’existe pas ! D’ailleurs j’ai l’impression qu’il n’y a que 2 saisons ici : l’été et l’hiver. Et vous savez quoi ? Depuis quelques semaines Dubaï est en ébullition (ou plutôt non, on a bouilli tout l’été sous le soleil de plomb ! Là on se rafraîchit un peu !) car il paraît que l’hiver arrive ! Et pour certains il est déjà là !

Donc sur le réseaux sociaux je vois des blogueuses influentes s’extasier parce qu’elles peuvent enfin sortir et profiter de l’air frais ! Je vois des photos de mamans qui emmènent leurs enfants au parc et qui sont ravies de prendre enfin l’air ! Et je partage cet enthousiasme !

Mais je vois aussi des blogueuses influentes arborer leur nouvelle écharpe qui leur permet de ne pas attraper froid lorsqu’elles sortent. Et je vois les rayons des magasins de vêtements se remplir d’anoraks, bottines fourrés et pulls douillets !

Bref, avant même que l’hiver ne pointe le bout de son nez en Europe, il est déjà bien présent ici à Dubaï !

Les gens ici sont super excités parce que l’hiver arrive.

En moyenne en journée  il fait 35°

Dubaï et la poussière ! – À Dada à Dos de Chameau #4

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En s’installant dans le désert, on s’expose à des conditions climatiques particulières et les habitudes du quotidien changent ! L’un des changements qui s’est vite fait sentir ici et qui est directement lié à notre vie dans le désert est la poussière ! Parce que Dubaï, ça brille, c’est beau, ça fait rêver, mais le sable ça vole partout et ça dépose de la poussière. J’ai déjà vécu près de plage de sable, et ça n’a rien de comparable croyez moi !

La poussière reviens vite !

La poussière ici s’accumule très vite ! Depuis 3 mois que je suis ici, je suis très peu sortie sur ma terrasse car les températures étaient trop élevées (je suis arrivée le 24 juin, au moment où les températures commençait à être vraiment élevées !). Mais il m’arrivait d’y mettre le pied (en prenant soin de ne pas y aller avec mes chaussons au risque de ramener toute la poussière dans l’appartement !) et j’ai pu constater l’évolution de la couche de poussière de jour en jour !

À Dubaï le linge sèche vite car il fait chaud

L’avantage de vivre dans un pays chaud c’est de pouvoir faire sécher son linge très rapidement dehors, n’est-ce pas ?

Alors oui… Mais pas toujours…

Tout d’abord, Dubaï peut être très humide ! D’ailleurs c’est le cas en ce moment. Alors même s’il fait chaud, lorsque vous avez un air saturé à plus de 86% d’eau… ça sèche moins vite.

Et on en revient toujours à cette poussière… Si vous sortez votre linge un jour où il y en a beaucoup, vous pouvez être sûr de devoir le relaver après !

Nettoyer la poussière, un travail de précision !

La poussière de Dubaï est donc composée de sable très fin, et si vous êtes déjà allés à la plage (notamment avec de jeunes enfants) vous savez que le sable vient se nicher dans le moindre recoin, même celui qu’on pensait inaccessible ! Alors il y a des techniques précises pour nettoyer la poussière, et il y a même des articles sur internet qui sont entièrement consacrés au sujet ! (si ça vous intéresse : ici, ici, ici).

Mais vous êtes sûr qu’il reste encore du sable dans le désert ?

J’ai décidé de consacrée cette catégorie d’articles appelée “À Dada à dos de chameau” aux détails qui me surprennent dans ma nouvelle vie à Dubaï, et voilà pourquoi je consacre cet article à la poussière. Nous sommes début octobre et les températures se sont radoucis (ce qui veut dire qu’il fait en moyenne 350 la journée quand même !) me permettant de passer un peu de temps sur ma terrasse. J’ai donc entrepris (et même fini !) de nettoyer ma terrasse qui n’avait pas vu un balais depuis plus de 3 mois !

J’ai sué des litres d’eau ! J’ai passé le balais, la serpillière, le balais, la serpillière frénétiquement pendant 2 bonnes heures ! Puis j’ai arroser du sol au plafond (littéralement) toute la terrasse et j’ai joué de la raclette jusqu’à ce que ça soit étincelant (ou presque, mais avec toute la sueur qui me tombait dans les yeux, de toutes façons ça brillait !).

Le bilan : un sac plastique entier de poussière ! Voici ce qui s’est déposé sur ma terrasse en 3 mois seulement ! Alors ma question est simple : pensez-vous vraiment qu’il reste encore du sable dans le désert ? Ou alors tout s’est déposé sur ma terrasse ?

Les prises électriques à Dubaï – À Dada à dos de Chameau !

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Lorsqu’on voyage, l’une des préoccupations récurrentes est le branchement des appareils électriques ! Et cette question est encore plus vraie lorsqu’on s’expatrie ! Vais-je pouvoir brancher mon ordinateur ? Dois-je acheter des adaptateurs pour utiliser mon matériel électrique ? À Dubaï la question a été très vite réglée !

Les prises électriques à Dubaï

Dubaï utilise un courant à 220v et les prises électriques sont les mêmes qu’en Angleterre : 3 fiches rectangulaires.

Prise d'un appareil électrique à Dubaï

Certaines prises peuvent se refermer sur elle-même afin de prendre moins de place dans le transport. Et ça, je trouve cela super pratique !

Prise d'un appareil électrique à Dubaï

Et comme en Angleterre, les prises au murs ont un interrupteur qu’il ne faut pas oublier d’allumer pour que les appareils fonctionnent ! Combien de fois me suis-je demandé pourquoi mon aspirateur ne s’allumait pas après l’avoir brancher ? Et la surprise d’un téléphone déchargé le matin parce qu’on a oublié d’appuyer sur l’interrupteur n’est pas arrivée qu’à moi !

Prise au mur à Dubaï

Les adaptateurs

Et voilà la bonne surprise de Dubaï (et sur ce point, je pense que Dubaï diffère de l’Angleterre) : nous n’avons pas acheté d’adaptateur pour brancher nos appareils français, mais seulement des multiprises !

Les prises multiples, même celles qu’on trouve dans les toutes petites supérettes de quartier, présentent des trous légèrement plus grands que ceux nécessaires pour faire rentrer les prises locales. Ainsi nos prises françaises aux fiches rondes rentrent sans problème ! Et cela pour le prix d’une simple prise multiple !

à Dubaï, une prise multiple peut servir d'adaptateur

Les antennes relais à Dubaï – À Dada à Dos de Chameau ! #1

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Je sais que vous aimez suivre mes aventures à Dubaï depuis mon arrivée ! Alors je vous propose d’inaugurer maintenant une nouvelle série d’articles dans lesquels je partagerais des détails insolites et éléments de mon quotidien qui m’auront intriguée ou fait sourire ! Et tout naturellement, cette série d’article s’appellera À Dada à Dos de Chameau ! (du nom de la catégorie de tous les articles qui parent de Dubaï sur le blog)

Pour commencer, je vous propose de vous faire découvrir un élément discret du paysage dubaïote. Un palmier…

Palmier antenne relais à Dubaï

À première vue, rien d’exceptionnel et l’on trouve des milliers de palmiers à Dubaï… Oui, mais celui-là est un peu particulier… Si, si, regardez bien !

Palmier antenne relais à Dubaï

Ce palmier n’est autre qu’une antenne relais pour le réseau de téléphonie mobile ! Toutes les antennes relais de Dubaï ne sont pas camouflées de la sorte, mais on trouve tout de même pas mal de ces palmiers antennes si l’on observe bien le paysage. Voilà une idée plutôt originale et jolie pour intégrer les antennes relais au paysage !

L’arrivée à Dubaï

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Dans mon dernier article, je vous racontais les préparatifs de notre expatriation à Dubaï, ainsi que l’arrivée à l’aéroport. Nous voici donc devant la porte d’embarquement, Colombe, Petit O’ et moi, et on appelle enfin les familles à embarquer.

L’embarquement

Nous voyagions sur Emirates Airlines et comme dans beaucoup de compagnies, les familles avec de jeunes enfants sont appelées à embarquer avant les autres passagers. Cela permet aux petits de traverser les couloirs sans être bousculés et aux parents d’avoir le temps d’asseoir les enfants et de ranger les bagages tranquillement.

Bizarrement, lorsque l’appelle des familles retenti, c’est toute la salle d’embarquement qui se lève… Je prends donc mes deux enfants, mon sacs à dos, leurs sacs à dos et ma valise et je commence à faire la queue pour l’embarquement. Par chance (ou juste parce qu’en fait c’est normal, c’est moi qu’on a appelé !) on me dirige vers une file plus rapide. Je commence donc à faire la queue avec un enfant dans chaque main, et les papiers bah… Comme je peux. Je lâche la main de Colombe une seconde, elle décide d’aller chatouiller son frère. Là je perds patience et je m’énerve… Oui, j’étais sous tension…

Nous avons finalement pu embarquer. L’avion n’était pas rempli (nous arrivions à Dubaï pendant le Ramadan et en plus à une période de grosse chaleur, donc pas vraiment la saison où il y a le plus de touristes), je n’ai donc eu aucun mal à ranger mes bagages.

Le vol

J’ai assis Colombe près du hublot pour qu’elle profite de la vue pendant le décollage, Petit O’ côté couloir et je me suis mise entre deux. Après notre périple, Petit O’ était épuisé et avant même que les portes de l’avion ne se ferment, il s’était endormi ! Colombe et moi avons donc profité tranquillement du décollage.

Paysage vu d'avion

Je n’ai pas grand chose de spécial à dire sur le vol. Nous voyagions sur la compagnie Emirates Airlines, qui est réputée la meilleure au monde actuellement, et j’avoue que le service était à la hauteur. Les hôtesses étaient charmantes et très attentionnées. Comme il y avait beaucoup de place à l’arrière, elles ont proposé à certains passager d’aller s’y reposer (et de s’allonger sur les rangées du milieu). Les enfants ont eu des petits coloriages, des casques audio à leur taille, et nous avons eu une photo souvenir de notre voyage. Les hôtesses ont été très gentilles avec les enfants et même très compréhensives avec Petit O’ qui après 6h d’avion à rester calme n’a pas voulu s’attacher pour l’atterrissage (je vous rassure on a réussi à l’attacher, mais calmement et sans le gronder !). Et quand elles ont su que nous emménagions à Dubaï, celles qui y vivaient m’ont donné quelques conseils pour notre installation et nos prochaines visites.

Photo souvenir de notre voyage en avion
Je vous ai laissé le grand sourire de mon Petit O’

J’avais prévu des livres et des jeux, mais on avait un catalogue de films tellement grand à notre disposition que les enfants n’ont voulu faire quasiment que cela. Il y avait des films en anglais et en arabe, des grosses productions américaines comme des films de Bollywood et même des émissions de télévision. Colombe et Petit O’ ont été ravis de regarder Pat Patrouille en boucle, mais aussi Docteur LaPeluche, Némo, et plein d’autres dessins animés nouveaux pour nous ! De mon côté j’ai commencé à regarder Lala Land, mais interrompue toutes les 2 minutes par des : “T’as vu maman Chase il est monté en haut de la tour de contrôle” ou “Le papa de Némo il est triste parce qu’il a perdu son fils”, je n’ai pas accroché.

écran de télévision dans l'avion

écran de télévision dans l'avion

occuper son enfant dans l'avion

À peine le temps de dire ouf (en fait si on a eu le temps, le vol dure 6h30 quand même) et nous étions arrivés à Dubaï.

arrivée à Dubaï

L’arrivée à Dubaï

Une fois l’avion atterri, il nous restait tout de même quelques étapes avant de retrouver enfin Papa À Dada ! Entre la fatigue, l’impatience et pour moi le stress d’entrer dans un tout nouveau pays (qui plus est avec un visa et pas en simple touriste) cette étape nous a paru bien longue.

Il a d’abord fallu traverser le long, très long couloir entre l’avion et la douane. Pour tout vous dire j’ai eu l’impression de marcher plusieurs kilomètres. Heureusement nous étions aidés par les tapis roulants, mais il me fallait tout de même gérer Petit O’ qui allait dans toutes les directions et tombait quand il tirait trop fort (son sac à dos était relié à moi par une laisse) et Colombe qui s’amusait sur les tapis roulant ! Je crois que ce spectacle a fait rire plus d’un passager !

Enfin arrivée devant la douane, on m’interpelle et me dit d’aller tout au fond (encore de la marche !) pour passer avec les passagers de classe affaire ! Voilà mon premier contact avec Dubaï : ici lorsque vous vous présentez avec des enfants, on fera tout pour vous rendre la vie facile. Et notamment vous passerez en priorité.

Nous arrivons donc au guichet de la douane réservé à la classe affaire et effectivement il n’y a personne devant nous (et on nous ouvre même tout le chemin en zigzag afin que je n’ai pas à le parcourir avec mes enfants et mes valises !). Je donne nos passeports et nos visas. Pour les enfants tout est ok. Moi, il faut que je regarde une caméra sans bouger ni le visage ni les yeux. Avez vous déjà essayer de fixer une caméra pendant que vos enfants sont en train de se balancer sur une barrière pour l’un et d’escalader un poteau de l’autre côté de la douane pour l’autre ? Non ? Moi oui ! La dame de la douane est restée impassible. Mais malgré son voile intégral, j’ai bien vu aux yeux de la dame qui attendait derrière nous que cela la faisait beaucoup rire ! Voilà ma deuxième rencontre avec Dubaï : ici les gens ne s’énervent pas du comportement des enfants, ils s’en amusent.

On récupère les bagages

Nous avons passé la douane ! Un dernier contrôle au rayon X se présente. Cette fois on ne me demande pas de retirer les appareils électroniques. Je pose donc tous mes sacs sur le tapis roulant et nous passons le portique de sécurité. Tout va bien, mais la dame à l’écran de contrôle me dit “C’est quoi tous ces papiers dans votre gros sac ? Des billets ? De l’argent ?” moi : “euh… non… des livres et des coloriages pour les enfants…” (Cela dit j’aurai préféré des billets !)

Nous arrivons devant le tapis roulant pour récupérer nos bagages en soute. Je commence à guetter avec la peur que nos valises soient perdus ou complètement abîmées (parce qu’avouons-le c’est quand même beaucoup demander à une valise, même de bonne qualité, que de lui faire traverser le monde chargée comme un mulet). J’aperçois une valise, puis la deuxième, la troisième, le sac. Bref ils sont tous arrivés en même temps. J’assois les enfants sur un banc avec ordre de ne pas bouger puis je récupère les bagages, les pose sur un charriot, je vois Colombe qui fait l’idiote, je lui ordonne de se rasseoir, je finis de poser les bagages sur le charriot en me demandant si celui-ci va supporter la charge et si je vais réussir à le pousser…

Je cherche la sortie et demande mon chemin à une personne de l’aéroport. Je lui demande si j’ai encore beaucoup à marcher. Il me regarde avec un peu de pitié et me dit : “Un peu oui…”.

J’accroche le harnais de Petit O’ à mon poignet, j’ordonne à Colombe de rester près de moi et je leur explique que dans quelques minutes nous serons avec papa et que mieux ils se comporterons, plus vite on arrivera. Nous faisons quelques dizaines de mètres non sans mal car le charriot est lourd (près de 120kg de bagages) et nous voyons enfin les portes de sorties ! J’entame un dernier élan lorsqu’un homme m’interpelle, me demande de changer de direction et me dit ! “X Rays”. Mon sourire vient de partir. Je suis fatiguée, angoissée à l’idée de perdre un des enfants et trop impatiente de retrouver mon mari. J’arrête donc mon charriot devant l’appareil à rayons X, je prends mes enfants par la main et dis aux deux hommes qui se trouvent là : “Désolée, mais c’est trop lourd, je ne pourrais pas tenir les enfants en place et descendre les valises seules”. Et voilà comment ces charmants messieurs ont retiré et remis toutes mes valises sur mon charriot ! (et toc !)

Le dernier contrôle est passé, nous pouvons repartir mais les enfants ne veulent plus marcher. Je les installe donc tous deux sur le charriot par dessus les valises (face à moi et entre mes bras, je pouvais les rattraper au moindre problème je vous rassure) et j’ai maintenant 150 kg à pousser… Mais il ne reste que quelques mètres et nous passerons les portes qui nous permettrons de voir Papa À Dada !

Les retrouvailles avec Papa À Dada !

Le voilà, nous l’apercevons enfin. Il passe la barrière et vient nous rejoindre. Il prend les enfants dans les bras et ils ont tous 3 un grand sourire. Papa À Dada ! et moi nous serrons dans les bras rapidement. Pas de grand baiser, les gestes d’affections ne sont pas tolérés en public ici. Se prendre dans les bras est déjà limite, mais nous sommes à l’aéroport, c’est un lieu de retrouvailles et les gens peuvent comprendre.

Nous entamons alors le retour vers notre nouvel appartement et notre nouvelle vie, mais ça… c’est une autre histoire !

Le départ pour Dubaï

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Voilà presque un mois que Colombe, Petit O’ et moi avons rejoint Papa À Dada ! à Dubaï. Comme je vous l’expliquais ici, nous ne sommes pas partis tous ensemble puisqu’au début du contrat de travail de mon mari, il était le seul à avoir un visa de résident. Plutôt que d’entrer dans le pays avec un visa touristique que nous aurions converti en visa de résident, nous avons décidé que les enfants et moi resterions en France le temps que Papa À Dada ! s’occupe de toutes les démarches administratives. Notre séparation aura duré 2 mois quasiment jour pour jour. Ça n’était pas si long quand on y repense, mais pour ma Colombe qui a 4 ans, et plus encore pour mon Petit O’ qui n’a que 2 ans 1/2 ça a sans nul doute été une éternité ! Le 22 juin 2017, visa d’entrée en poche, le grand départ est arrivé !

Les valises et la préparation du voyage

La préparation des valises a été une très grande étape. Grande par son importance, mais aussi par sa durée car j’ai commencé à planifier la composition de nos valises environ 4 mois avant le départ ! D’ailleurs elle fût tellement importante que j’y consacrerai un article. Il faut dire que nos valises allaient nous servir pour déménager, et non juste pour partir quelques jours où quelques mois. Car lorsque nous avons pris la décision de partir vivre à Dubaï, nous avons également décidé de ne pas faire partir nos affaires par conteneur. Nous avons vendu tous nos meubles en France, stocker chez des proches les affaires auxquelles on tenait mais qu’on ne pouvait pas emporter, et nous avons évalué ce qui nous semblait nécessaire pour notre nouvelle vie. Nous n’avons cependant pas fait un tri drastique et nous avons gardé beaucoup d’objets qui ne nous étaient pas nécessaires mais qui nous rendaient heureux (ceux qui connaissent Mari Kondo auront reconnu sa philosophie !).

4 mois avant le départ, j’ai commencé à vendre nos meubles, à trier nos vêtements, à trier et vendre nos livres et ceux des enfants, et bien-sûr à trier les jouets des enfants. J’ai mis de côté tous les jouets et les livres des enfants qu’il me semblait indispensable d’emporter, et je les ai pesés ! En effet, nous allions emporter toutes nos affaires avec nous dans l’avions, et il nous fallait respecter le poids maximum autorisé par la compagnie, soit 30kg en soute et 7kg en cabine par personne.

2 mois avant le départ, nous quittions notre appartement de Cannes pour rejoindre nos familles en Normandie, et Papa À Dada ! partait pour Dubaï. Là, nous ne vivions plus qu’avec nos valises “provisoires”, c’est à dire nos valises avec nos habits pour Dubaï, mais aussi nos habits un peu plus chauds pour passer le printemps en France.

1 semaine avant le départ je préparais enfin les valises définitives. J’ai de nouveau trié nos habits : les habits légers dans nos valises pour partir, les habits plus chauds, les pulls et les manteaux dans des valises dans la cave de mes parents pour nos prochains séjour en Normandie ! J’ai ensuite ajouté les jouets et les livres des enfants, les stocks de médicaments et de crèmes que je n’étais pas certaines de retrouver à Dubaï, et quelques affaires qui nous tenaient à cœur. Pendant une semaine, j’ai rempli, vidé, transvaser d’une valise à l’autre et surtout pesé, pesé, pesé… Je pesais sur le pèse personne de mes parents (cet objet ignoble qui m’avait rajouté 2 kg quand je me suis pesée le premier jour !) et avec un petit pèse valise. J’avais noté le poids de chaque bagage afin d’équilibrer la charge le mieux possible.

Après une semaine de pesées régulières, une valise cassée à la veille du départ, et de nouveaux tris effectués, j’ai bouclé nos bagages ! Nous avions un peu plus de 90kg en soute (oui nous avions un léger excédent) répartis en 3 grosses valises et un sac de sport, et une vingtaine de kilos en cabine dans une valise et mon sac à langer.

Le départ pour l’aéroport

Nous avions tant de bagages que nous n’aurions pas pu les mettre dans la voiture de mes parents et tous rentrer ensuite ! Des amis de mes parents sont donc venus chercher nos valises la veille du départ et nous nous sommes retrouvés sur le chemin de l’aéroport au petit matin. L’avantage de partir très tôt c’est que les enfants ont dormi pendant tout le trajet. Et moi, j’ai profité des paysages de campagne et j’ai lu tous les petits mots que vous m’envoyiez sur Facebook ou Instagram pour me souhaiter bon voyage !

On n'a pas beaucoup dormi mais on a profité d'un joli levé de soleil ! #leverdesoleil #aube #sunrise #nofilter

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Arrivés 3h avant le décollage, j’ai pu faire enregistrer les bagages tranquillement (enfin ouvrir les valises pour transvaser quelques trucs afin qu’aucune valise ne dépasse les 30 kg autorisés) sans même attendre mon tour tant nous étions peu nombreux. Nous avons pris le temps d’un dernier café ensemble, puis est venu le moment de nous dire au revoir. La séparation a été accompagnée de quelques larmes, et je suis partie, déchirée entre la tristesse de laisser mes parents avec qui je venais de passer 2 mois super, et le bonheur de revoir enfin mon mari…

Seule dans l’aéroport avec 2 enfants !

Voilà la partie que je redoutais le plus : celle où je me retrouvais seule dans l’aéroport avec 2 enfants de 4 ans et 2 ans 1/2 et 120 kg de bagages. J’avais d’ailleurs tout prévu pour me simplifier la vie. Avant tout j’avais habillé les enfants avec des vêtements très colorés afin de les voir de loin et au dépend du bon goût !

Je leur ai également accroché une étiquette (de bagages !) à la ceinture avec dessus leur nom, prénom, adresse (à Dubaï tant qu’à faire), mon numéro de portable français et le numéro de portable de leur papa à Dubaï (parce qu’ils pouvaient tout autant se perdre en France qu’aux Émirats !).

Enfin, j’avais équipé mon Petit O’ d’un sac à dos attaché à un laisse (oui, oui !) afin de ne surtout pas le perdre. Petit O’ avait alors du mal à donner la main en promenade (ça va un peu mieux maintenant) et je ne pouvais pas m’encombrer d’une poussette en plus de ma valise. Garder cette “laisse” attachée à mon poignet était la sécurité d’avoir toujours mon garçon près de moi, même s’il décidait d’aller explorer quelque recoin de l’aéroport.

sac à dos harnais
Photo prise quelque jours avant le départ lors d’un essai du sac à dos.

Nous voilà donc partis tous les 3 dans l’aéroport. Première étape : la douane. Il n’y avait trop de monde donc nous n’avons pas beaucoup attendu. Nous avons ensuite dû passer toutes les affaires aux rayons X, et c’est là que l’épreuve commence. Retirer le sac de chaque enfant, retirer tous les objets électroniques des sacs, tenir le petit, passer au détecteur, reprendre tous les sacs, remettre les objets électroniques dedans, courir après le petit qui veut jouer au loup, me rendre compte que je n’ai pas repris mon sac à main, rattacher le petit…

Nous avons fait un passage au Duty free pour acheter un bonne bouteille de whisky comme cadeau de la fête des pères pour Papa À Dada ! Eh oui, l’alcool n’est pas facile à trouver à Dubaï et surtout il est cher ! Eh puis en achetant la bouteille au Duty free son poids ne comptait pas dans le poids de mes bagages ! (eh pas folle la guêpe !).

Puis nous avons fait un passage au McDonald pour prendre un deuxième petit-déjeuner. Il était presque 10h et le petit-déjeuner avalé à 5h du matin nous semblait bien loin ! Donner la main à Colombe, surveiller Petit O’ accroché à sa laisse, porter le plateau un peu lourd de l’autre main, chercher une place, en trouver une, allant dans cette direction en veillant à ne pas trop tirer Petit O’ qui va à l’opposé. Zut il est tombé ! Ne pas perdre l’équilibre, demander à Colombe de l’aider à se relever, entendre Petit O’ dire “mais lâche moi”, lui expliquer que sa soeur veut juste l’aider, le laisser se relever tout seul quitte à ce qu’il tire sur la laisse, tenter encore de ne pas perdre l’équilibre, constaté que la table convoitée est maintenant prise…

Nous avons finalement réussi à manger ! Nous décidions alors de faire un passage aux toilettes. Je vous épargne les détails de cette aventure. Mais avez vous déjà remarqué comme les toilettes des lieux publics sont étroites ? Finalement c’est quand on y va à 3 avec une valise et 3 sacs qu’on le réalise vraiment !

Enfin nous nous installons près de la porte d’embarquement. Il y a déjà des personnes qui attendent alors je tente de tenir les enfants un peu en place. Mais je sens leur besoin de bouger, et plus je les retiens, plus ils bouillonnent. Ils sautent sur place et parle plus en plus fort. Alors nous allons à la fenêtre pour voir les avions de près. Cela les intéresser quelques minutes, puis ils recommencent à avoir envie de chahuter. Alors on trouve un coin avec un peu d’espace. Je les laisse courir et faire du bruit. Les personnes autour n’ont pas l’air toutes ravies, mais lorsque nous serons tous enfermés dans l’avion pendant 7h, elles me remercieront sans doute d’avoir laissé mes enfants se défouler !

Arrive enfin l’appelle pour l’embarquement… Mais ça, je vous le raconterai la prochaine fois !

Fatiguée, épuisée ! Je ne déménagerai plus jamais !

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Eh voilà qu’à cause de moi vous avez la musique de la Reine des Neiges dans la tête ! Pardon mais depuis quelques temps je me fredonne ce petit “Fatiguée, épuisée” à longueur de journées… Pour la partie “Je ne déménagerai plus jamais !” je sais déjà que je ne tiendrai pas cette résolution. Tout d’abord parce qu’en ce moment même, je vis chez mes parents… et si je leur annonce que mes enfants et moi ne partirons plus jamais de leur petit 3 pièces, je pense qu’ils risquent de mal le vivre (on s’aime bien, hein, mais on est un peu à l’étroit tous ensemble chez eux !). Ensuite parce que nous ne sommes qu’à la moitié de notre déménagement. Mais oui, vous vous souvenez, la famille À Dada ! part vivre à Dubaï ! Et ce déménagement vers l’étranger est un peu plus compliqué qu’un déménagement traditionnel, il me laisse moins de temps pour écrire ici et pour vous donner des nouvelles. Alors je profite d’une petite après-midi de repos pour vous faire un petit bilan de l’avancement du projet !

Palmiers

Mi avril, nous avons quitté Cannes

Pour cette expatriation, tout doit se faire très vite. Papa À Dada ! a trouvé un travail à Dubaï et son nouvel employeur a accepté de nous laisser 3 mois pour tout organiser. 3 mois, cela peut paraître beaucoup, mais lorsque dans ce laps de temps on doit se marier, vendre une grande partie de ses biens qui ne pourront pas être déménagés ni stockés dans la famille, faire ses valises pour qu’elles contiennent tout le nécessaire à notre nouvelle vie sans peser plus de 30 kg chacune, et organiser le déménagement, faire les démarches administratives pour l’obtention des visas, 3 mois, ça passe très vite !

Mi avril, Papa À Dada ! a donc fini son travail en France. Le lendemain, nous finissions les paquets, et le jour suivant encore, nous chargions le camion avec mes beaux-frères et sœurs descendus dans le Sud pour nous aider. Le 14 avril nous avons fini le ménage de notre appartement, avec les enfants nous lui avons dit un dernier “au revoir” et nous avons rendu les clés. Bien-sûr nous sommes très excités par notre nouveau projet, mais je vous mentirais si je disais que nous avons quitté Cannes sans la moindre émotions… Cela faisait déjà quelques jours qu’au fur et à mesure des adieux je versais une petite larme… Cela faisait 4 ans que nous vivions à Cannes, c’est la ville dans laquelle j’ai eu mes enfants, dans laquelle notre famille a grandi et s’est épanouie. Alors même si nous partons pour une superbe aventure, nous gardons un pincement au cœur en quittant cette douce vie que nous avions ici…

La Normandie, la famille, la paperasse

Une fois le camion et la voiture chargés nous avons pris la direction de notre Normandie natale où nous attendait nos familles ! Là bas nous attendaient bien-sûr les proches que nous n’avions pas vu depuis longtemps, et les incontournables fêtes de famille, mais aussi (et c’est bien moins joyeux), une quantité de paperasse à terminer. Des extraits d’acte de naissance à aller chercher directement en mairie (Merci la Poste qui perd régulièrement le courrier !), et des papiers à faire certifier et valider à Paris à l’ambassade des Émirats Arabes Unis.

Après la fatigue physique du déménagement, nous avons dû faire face à la fatigue nerveuse de l’administration (bon j’avoue tout s’est super bien passé à chaque fois, mais quand on va faire des papiers importants on a toujours une petite appréhension) et des déplacements… Nous avons été très occupés et n’avons pas vraiment eu le temps de souffler. D’autant que le jour du départ de Papa À Dada ! approchait à grand pas.

Le départ de Papa À Dada ! pour Dubaï

Papa À Dada ! est arrivé à Dubaï il y a quelques jours. Il découvre cette ville gigantesque,  s’occupe des démarches administratives et commence son nouveau travail. Je n’ai jamais autant apprécié internet et les moyens modernes qui nous permettent de lui parler et de le voir en vidéo chaque jour. En effet, Petit O’ a du mal à comprendre l’absence de son papa, car même si on lui a bien expliqué ce qui se passait, il n’a pas encore de notion très précise du temps et de toutes façons, nous ne savons pas quand nous nous retrouverons tous… Les 2 premiers jours ont été très difficiles pour lui. Lui qui parle très bien pour son âge ne communiquait plus que par grognements et par des crises de larmes, il disait non à tout et le moindre geste du quotidien se terminait en crise sans même qu’on ne l’ait contrarié… Il ne mangeait plus non plus, lui qui a pourtant toujours très bon appétit, et il avait énormément de mal à trouver le sommeil… Finalement, lorsqu’il a pu voir son papa via la web cam pour la première fois, il a été rassuré ! Juste après l’appel j’ai retrouvé mon petit garçon bavard, joyeux et gourmand ! Nos appels sont donc devenus quotidiens, et lorsque Petit O’ voit son papa sur mon téléphone, il s’empresse d’embrasser l’écran !

Colombe (4 ans) gère bien mieux la situation. Je sens qu’elle prend beaucoup sur elle et que l’absence de son papa lui pèse (et vive la poussée d’eczéma sans doute due au stress !) mais elle se montre très raisonnable. Elle est aussi incroyablement heureuse quand elle voit son papa en vidéo. Mais le reste du temps, elle nous explique que Papa est parti chercher un maison à Dubaï et que nous le rejoindrons dès qu’il aura trouvé ! Le soir, lorsque nous tombons sur “Chasseur d’appart'” à la télé, elle m’explique : “Tu sais maman, elle est belle cette maison, mais on ne va pas y habiter car elle n’est pas à Dubaï !”.

Et maman ? Je consacre beaucoup de temps à Petit O’ qui a besoin d’être rassuré, et le reste de mon temps j’essaye de le passer avec Colombe afin qu’elle ne se sente pas délaissée. J’ai envie de faire mille choses pour moi, mais je n’en trouve pas l’occasion. Voilà pourquoi je me sens si fatiguée. Mais je relativise : nous avons beaucoup de démarches à faire et la séparation n’est pas une période facile, mais une fois que nous serons tous ensemble à Dubaï, une aventure extraordinaire s’ouvrira à nous !

“Et vous, vous partez quand ?”

Voici une question que j’entends quotidiennement mais à laquelle je ne peux absolument pas répondre !

Comme Papa À Dada ! est embauché par une entreprise à Dubaï, il a son visa d’entrée depuis un moment déjà. Mais pour que Colombe, Olivier et moi obtenions nos visas, il faut que Papa À Dada ! soit déjà à Dubaï car c’est lui qui nous “sponsorise”. Nous aurions pu entrer dans le pays avec un visa touristique et le faire convertir en visa de résident, mais si le visa de résident nous avait été refusé, nos aurions sans doute dû quitter les Émirats sans pouvoir y retourner pendant 3 mois (et dans ce cas, 3 mois c’est long ! Oui, tout est relatif !). Alors nous avons décidé de faire les choses en respectant la procédure à la lettre : mon mari est parti avant nous afin de trouver un logement et de faire la demande de nos visas. Nous le rejoindrons une fois que tout cela sera fait.

Nous espérons que toutes ces démarches ne prendront pas plus d’un mois, mais dans les faits nous ne savons absolument pas combien de temps cela nous prendra. Avec un peu de chance nous serons partis dans deux semaines. Sinon, nous patienteront le temps qu’il faudra… Et en attendant, Colombe, Olivier et moi profitons pour nous promener en Normandie. Nous découvrons les parcs, ainsi que les musées (il faut bien les instruire un peu ces petits qui ne vont plus à l’école !).

La vie est loin d’être désagréable ici, mais nous avons hâte d’être réunis tous les 4 !

Cet article est un peu moins structuré que d’habitude, il comporte sans doute plus de fautes d’orthographe et de syntaxe aussi… Je suis très occupée par ce déménagement à Dubaï, mais j’ai envie de partager chaque étape avec vous. Alors ne vous étonnez pas si mes prochains articles, comme celui-ci, sont un peu plus brouillons !