9 choses que j’aurais aimé connaître avant de commencer la diversification

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diversification

Il y a un peu plus de 2 ans, Colombe commençait la diversification alimentaire.

Il y a un peu plus de 2 mois, Olivier commençait la diversification alimentaire.

Il y a 2 ans, j’abordais cette nouvelle étape un peu à l’aveugle. En tant que primipare j’avais beaucoup lu, mais il me manquait l’expérience !

Il y a 2 mois, j’étais beaucoup plus sereine, forte de ma maigre expérience que je partage avec vous aujourd’hui !

  1. Il n’existe pas de méthode universelle. Voilà c’est dit, maintenant chacune se débrouille avec son bébé ? Non, car on peut toujours accepter les conseils et les avis de chacun. Si vous abordez le sujet de la diversification avec votre mère, votre belle-sœur ou la boulangère, elles vous révèleront LA méthode infaillible pour que bébé mange sa purée à heure fixe et qu’il aime tout autant la compote de pomme que le foie de veau ! Oui parce que leur bébé était merveilleux (enfin quand votre mère vous dit ça elle a sûrement raison 😉 ). Vous remarquerez très vite que chacune vous propose une méthode infaillible différente, ce qui devrait vous mettre la puce à l’oreille. Bref, les enfants sont livrés sans leur mode d’emploi et chacun a un fonctionnement différent.  Quand on vous explique comment faire avec le vôtre, pas la peine de vous imaginer que tout va enfin aller comme sur des roulettes et que bébé ne vous recrachera plus jamais la purée à la figure, mais ça n’est pas la peine non plus de vous braquer au moindre conseil.
  2. Pas la peine de tout dire notre pédiatre ! J’aime beaucoup ma pédiatre, elle est très efficace et nous prend toujours en consultation même en urgence. Mais ma pédiatre a beaucoup de principes quant à l’éducation des enfants et l’alimentation ne fait pas exception. Alors que Colombe avait 6 mois et que je sautais de joie les jours où elle acceptait de manger 30g de purée, ma pédiatre criait au scandale car la petite aurait dû manger au moins 130g ! Qu’importe que Colombe soit allaitée (et donc nourrie suffisamment en dehors des cuillères qu’elle refusait), qu’importe que sa courbe de croissance soit correcte et qu’elle suive un développement normal, les quantités devaient être respectées ! Alors très vite j’ai arrêté de parler “quantité” avec la pédiatre. À ses questions je reste évasive. J’introduis les aliments quand la pédiatre me dit de le faire. Si mon bébé refuse, je ressaye parfois le lendemain, parfois une voire quelques semaines plus tard. Je ne me “prends plus la tête” à essayer de mettre mes bébés dans les normes et les laisse aller à leur rythme ! Et c’est comme ça que Colombe mange aujourd’hui absolument de tout, mais qu’elle a fait trainer sa diversification jusqu’à ses 18 mois ! (pas moyen de lui faire manger des fruits crus avant !)
  3. Le pédiatre de la voisine ne sait pas mieux que le notre. L’autre jour je discutais diversification avec deux autres mamans. Chacune récitait religieusement les consignes données par son pédiatre et elles se sont vite rendues compte que ces conseils ne coïncidaient pas du tout. Un des bébés mangeait beaucoup de solide et un seul biberon par jour, l’autre bébé avait droit à un peu de solide et un biberon après chaque repas…Les deux mamans se sont alors tournées vers moi pour avoir l’avis de ma pédiatre (parce que je suis son porte-parole vous savez !) et ma réponse les a plutôt surprises : “Ben… euh… j’ai plus les quantités en tête… et puis chaque bébé a des besoins différents, alors on adapte en fonction de ce que bébé accepte !”. Le médecin nous donne les recommandations qu’il pense juste pour notre enfant. Et si c’est un excellent médecin, il ne se contente pas d’imprimer une feuille type selon l’âge de l’enfant, mais il évalue ses besoins réels. Un enfant allaité n’aura pas les mêmes besoins qu’un enfant au biberon puisque le lait de sa maman s’adaptera naturellement. Une de mes amies médecin a l’honnêteté d’avouer à ses patients que ses recommandations ne sont fondées que sur des statistiques (on a constaté que les enfants qui ont commencé la diversification à tel âge avaient moins d’allergies…etc…). Elle leur explique que sa méthode n’est autre que celle qu’elle a appliquée pour ses enfants, mais que si ces parents ne s’accordent pas avec elle, elle accepte de discuter et de les aider à choisir ce qui leur conviendra le mieux tout en respectant les besoins de l’enfant. Alors avant de ruer dans les brancards, on parle avec son médecin !
  4. Les petits pots c’est très sain ! Lorsque Colombe a commencé à manger de la purée, je voulais lui donner tout ce qu’il y avait de meilleur et dans ma tête cela ne pouvait être QUE de la purée maison. Alors j’ai commencé à faire ma petite purée tous les matins, et tous les midis Colombe recrachait ce que je lui mettait dans la bouche. Cela a duré plusieurs semaines. Jusqu’à ce qu’un jour alors que nous partions en pique-nique, j’ai acheté un petit pot de purée toute faite me disant que de toute façon Colombe ne mangeait rien, je n’allais pas me fatiguer à trimbaler une purée maison qu’il allait falloir maintenir à bonne température… Et vous savez quoi ? C’est la première fois que Colombe a mangé du solide ! Et à partir de là, pendant plusieurs mois elle n’a accepté de manger que des petits pots (malgré toute la bonne volonté du monde, je ne pouvais pas faire de purée aussi lisse que celle du commerce). Je me suis donc renseignée sur leur qualité, et n’en déplaise à l’ego des mamans, ils sont bien souvent plus sains que ce que nous proposons à nos petits ! La quantité de pesticide autorisée est très faible (on est quasiment sur du bio), les ingrédients sont dosés au gramme près selon les besoins de chaque âge (alors que nous avons souvent la main lourde sur le sel et sur les protéines !), et la conservation se fait dans un environnement stérilisé (alors que nos cuisines sont des nids à bactéries qui risquent de se retrouver dans les purées de nos bambins…). Alors j’ai laissé mon ego de côté et j’ai donné à Colombe ses petits pots puisque c’est ce qu’elle aimait. Après quelques mois d’alimentation solide, j’ai recommencé à lui proposer des aliments faits maison. Cela m’a permis de lui faire découvrir de nouveaux goûts qu’on ne trouve pas en petits pots, et de soulager notre porte-feuille au passage !
  5. On délègue ! Car dans les rapports parents/enfant il y a un rapport de force et dans quel autre domaine un enfant peut-il exercer son pouvoir sur ses parents ? Comment ça dans le sommeil, les pleurs, la propreté..? Mais quand il mange pardi ! Ou plutôt quand il ne mange pas, car c’est ça la vraie angoisse des parents à l’heure du repas. Je le crie haut et fort, il ne faut pas faire toute une histoire d’un enfant qui n’avale rien, il ne faut pas s’énerver, il ne faut pas angoisser. Mais passé un certain stade, ces choses-là sont incontrôlables. Quand votre petit refuse d’avaler sa purée ce soir, mais qu’il l’a bien mangée hier et qu’il la mangera bien demain, c’est facile de garder son calme. Mais quand il n’a JAMAIS voulu de sa purée, que les médecins, la belle-mère et toutes les autres mamans de la Terre crient au scandale et à la maltraitance (comment peux-tu laisser ce petit mourrir de faim ?) c’est impossible de ne pas faire ressentir son angoisse à son enfant. Et si l’enfant ressent cette angoisse, le repas devient un moment de peur, il se méfie encore plus de ce qu’il y a dans sa cuillère (bah quoi maman elle a peur, pourquoi pas moi ?) et il ouvre encore moins la bouche. Bref, on se trouve dans un cercle vicieux. Alors on n’hésite pas à déléguer : au papa s’il ressent moins d’angoisse à ce sujet, à la belle-mère qui arrive à faire manger du foie de veau à n’importe quel enfant, à la voisine qui s’en contrefiche que notre bébé ne mange pas et qui pour le coup n’a pas une once de stress. Chez nous, c’est la référente de Colombe à la crèche qui l’a aidée à aimer manger. Les premiers morceaux, les premiers fromages, les fruits crus, elle a toujours été la première à réussir l’introduction d’un aliment. Elle n’était pas stressée et ne s’est jamais découragée car son implication émotionnelle était bien moindre que la mienne. Ai-je eu l’impression de râter des premières fois ? À vrai dire j’étais tellement soulagée que ma fille mange que l’idée ne m’a même pas effleuré l’esprit.
  6. Le repas est un moment familiale. Les enfants apprennent beaucoup par l’exemple, alors s’ils nous voient manger, ils mangeront eux aussi, non ? Colombe a commencé à prendre ses repas avec nous aux alentours de 18 mois, soit au moment où elle a été capable de manger proprement sans notre aide. Avant cela, elle mangeait juste avant nous et restait dans sa chaise pendant que nous prenions notre repas. Je lui donnais alors des petits morceaux de pomme de terre, des grains de riz soufflés, n’importe quoi qu’elle pouvait manger seule. Nous avons gardé la même organisation avec Petit Olivier. Ainsi, bébé partage un moment en famille, et accessoirement, il développe sa motricité fine !
  7. C’est le moment de laisser bébé faire ses propres découvertes. Je ne vais pas vous le cacher, je suis plutôt une adepte de la propreté pendant les repas. Très jeune on m’a appris à bien me tenir à table et à manger avec mes couverts (je sais même décortiquer mes crevettes avec un couteau et une fourchette, donc y’a un vrai level !). Je ne supporte pas de me mettre de la nourriture sur les mains et j’ai bien du mal à voir les mains et la bouche de mes petits pleines de purée… Et pourtant il a fallu que je prenne un peu sur moi. Quand j’ai laissé mon Petit O’ jouer avec la goutte de soupe tombée sur la tablette, plutôt que de l’essuyer tout de suite, les choses ont été beaucoup plus simples. Aujourd’hui s’il n’a pas envie de manger, je renverse volontairement un peu de son repas sur la tablette afin qu’il découvre son repas tout seul. Et généralement après avoir touché, gratté, tripoté, mis à la bouche, c’est tout naturellement qu’il accepte la cuillère. D’ailleurs si on y pense, quand on présente un jouet à un enfant, on le laisse l’explorer et on ne lui fait pas une lecture du mode d’emploi, si ? Alors on fait de même pendant le repas !
  8. Ça suffit de grignoter ! Vous l’avez compris, ma Colombe a longtemps mangé des quantités ridiculement petites pendant les repas. Et pourtant elle grandissait normalement. C’est qu’en fait, je l’ai allaité longtemps, et longtemps à la demande. Du coup, ma petite n’avait pas tellement faim arrivée à l’heure du repas si elle avait pris le sein une demi heure avant. Sur le principe cela ne me dérange pas (puisque de toutes façon je fais exactement de même avec Petit Olivier). Mais il arrive un moment où on aimerait que l’allaitement devienne un complément à l’alimentation solide et non l’inverse. Je me suis alors fixé une règle : rien entre les repas et même si bébé a faim, le repas pourra être servi 30 minutes avant l’heure habituelle, mais pas plus. Il y a eu des pleurs, de la fatigue et de l’énervement, mais en quelques jours Colombe a pris un vrai rythme et elle a compris l’intérêt de finir son assiette (elle avait dans les 12 mois). Il en va de même pour les petits gâteaux et les morceaux de pain que certaines donnent aux petits pour tenir : ça n’est pas ça qui les aidera à manger (je parle bien sûr du cas d’un enfant qui ne mange pas à table, si l’enfant a bon appétit d’habitude, cela ne va pas poser problème de lui donner un petit quelque chose une fois de temps à autre).
  9. Si ça fonctionne, alors pourquoi se priver ? Eh oui parfois il y a des méthodes étonnantes qui permettent de faire manger bébé ! Pour exemple : Colombe a commencé à prendre des repas complets quand je lui ai présenté le dessert en premier. Explication : j’ai mis au monde le seul enfant qui n’aime pas le sucre, la sus-nommée Colombe. Une fois sa purée terminée, elle n’avait plus assez faim pour manger un laitage. Mon astuce a donc été de commencer par le yaourt qu’elle mangeait par faim. Elle mangeait ensuite sa purée de légume avec envie parce que oui son plaisir à elle c’est le chou-fleur et les brocolis ! Des astuces comme ça il en existe des tas, mais je vous les réserve pour un prochain article ^^ Eh oui, il va falloir un peu de patience !

 

 

Et vous, comment s’est passé la diversification chez vous ? Plutôt appétit de moineau ou gros mangeur ? Et si c’était à refaire, qu’est-ce que vous aimeriez savoir avant de commencer ?

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11 commentaires sur “9 choses que j’aurais aimé connaître avant de commencer la diversification

    Jenesuispasunesupermaman a dit :
    08/10/2015 à 19:59

    J’aime beaucoup le “pédiatre de la voisine qui ne sait pas mieux que le notre”!
    Lapinette n’est pas une “dent sucrée” non plus… Elle partage la passion des brocolis de Colombe et celle de la viande saignante avec sa maman! En revanche elle m’a toujours craché les petits pots à la figure et a refusé le lait le jour où elle a découvert le fromage… Tant que la courbe de croissance est harmonieuse et régulière, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
    Bravo pour cet article qui va rassurer plus d’une maman!

      mamanadada a dit :
      09/10/2015 à 07:58

      Comme quoi il n’y a pas de solution miracle (n’en déplaise à certaines donneuses de leçons !). Un enfant va aimer les yaourts, l’autre le fromage, pour l’un les petits pots seront un régal et pour l’autre c’est infecte ! Et au final, comme tu le dis, une courbe harmonieuse et régulière est le signe qu’on est sur le bon chemin ^^

    Die Franzoesin a dit :
    08/10/2015 à 20:01

    Oh tu ne peux pas savoir comme ton article tombe à pic ! En ce moment c’est un peu difficile avec Pierre, il refuse de plus en plus la cuillère et veut manger tout seul. Mais il manque encore un peu d’entraînement 🙂 . Quand il est fatigué, il refuse tout sauf le biberon. Du coup je lui donne, je n’en fais pas un drame, je préfère ça plutôt qu’il dorme le ventre vide… Mais ma pédiatre m’a stressée en criant au scandale, qu’il boive encore deux biberons par jour à 10 mois. Tu me déculpabilises du coup 🙂 . Bon et sinon rien à voir mais j’espère que vous n’avez pas été touchés par les intempéries.

      mamanadada a dit :
      09/10/2015 à 08:07

      Petit O’ aimerait aussi attraper sa cuillère et manger seul, mais alors ça serait un vrai carnage. Du coup je découpe des petits morceaux que je le laisse manger avec les mains. Entre deux morceaux j’arrive à glisser une cuillère !
      Je suis contente de t’aider à déculpabiliser ! Ma pédiatre (et d’autres personnes tellement bien intentionnées) m’a fait beaucoup douter quand Colombe était petite. Tout le monde voulait qu’elle mange de tout et tout de suite ! Mais finalement elle avait besoin de beaucoup de temps entre l’introduction de deux aliments nouveaux. Comme je l’écris, c’est vers 18 mois qu’elle avait goûté à tout. Bien sûr nous avions tout proposé bien avant, mais elle était très réticente à la nouveauté. En lui laissant ce temps, elle est devenue une petite fille qui aime manger et qui mange absolument de tout (ah non, elle n’aime pas les endives et les petits pois !). Si Pierre aime son biberon quand il est fatigué, il vaut mieux lui donner et le coucher le ventre plein plutôt que de lui imposer un repas qui sera un supplice ou de le coucher la faim au ventre. Et honnêtement, 2 biberons à 10 mois ça n’a rien de choquant !
      Merci de t’inquiéter, personnellement nous n’avons rien eu. Mais on a beaucoup de gens autour de nous qui sont touchés… Et la ville est dans un sale état. Sans parler du moral des gens…

    Chat-mille a dit :
    09/10/2015 à 20:01

    Je suis tellement,, mais tellement d’accord avec toi !! Sur tous les points, ce sont toutes des choses que je me suis dites ou que j’ai appliquées. Moi aussi je pipeaute mon pédiatre (et je n’ai jamais vraiment suivi ses recommandations), je donne des petits pots, je file le bébé à mon mari quand j’en ai marre, on a mangé assez tôt en même temps que Choupie (vers ses 1 an, je crois) et je la laisse faire à peu près tout ce qu’elle veut avec ses repas, tant qu’elle mange (bon, après, y’a des limites : j’ai beaucoup de mal avec sa manie de “faire des soupes”, c’est à dire de mettre le contenu de son assiette dans son verre d’eau…).

    Bon, pour le grignotage, j’avoue que ça grignote encore beaucoup chez nous. D’une part parce que Choupie a toujours été petite et pas très grosse, alors je suis typiquement le genre de mère qui se demande toujours si elle mange à sa faim… Donc bon, quand elle a faim en dehors des repas, elle mange (pain, gâteau, bib de lait, fromage, compote…) (oui, je sais, c’est pas bien). D’autre part parce (comme tu disais pour Colombe), elle a été longtemps allaitée à volonté, donc elle avait l’habitude de manger un peu tout le temps… dur de perdre cette habitude… Mais bon, il va bien falloir essayer ! Parce que si parfois elle a bon appétit et finit ses assiettes, souvent, on peut aussi dire qu’elle grignote ses repas…

      mamanadada a dit :
      10/10/2015 à 12:18

      Cesser le grignotage c’est ce qui m’a demandé le plus d’efforts. Mais à partir du moment où j’ai choisi de m’atteler au problème j’ai tenu bon car j’étais convaincue que ne pas manger entre les repas est une habitude à prendre très jeune, et que si Colombe ne mangeait pas entre les repas elle mangerait d’autant plus à table. Et ça n’a pas loupé ! Certes elle a eu un peu trop faim de temps à autre et elle a pas mal chouiné, mais en arrivant à table elle a fini par comprendre que c’était le moment stratégique où elle devait se remplir le bidon ! Le plus difficile pour moi a été quand j’étais enceinte. J’avais faim tout le temps et je ne pouvais rien avaler devant Colombe sous peine de la voir grignoter de nouveau et bouder son assiette. Du coup ma gynéco était ravie car je n’ai pas pris beaucoup de poids pendant la grossesse ! 😉
      Sinon, je t’avoue que je n’ai pas encore eu le courage de réguler les tétées d’Olivier et que certains jours il ne mange rien de solide ou presque… Mais je crois qu’il va falloir que je m’y mette parce que ces derniers jours il semble avoir entamé une grève de la cuillère…

    Cécile a dit :
    11/10/2015 à 16:54

    Tu as bien raison de dire que chaque enfant a son rythme et qu’on doit s’adapter (ce que fait le bon médecin).
    Chez nous, j’ai vraiment suivi mes bébés et absolument pas les recommandations en matière de quantité. La seule chose à laquelle j’ai fait attention c’est l’ordre d’introduction des aliments et l’âge pour, question allergie tout ça.
    Sinon, j’ai commencé la diversification quand j’ai vu que mes bébés étaient prêts, donc vers 5 mois 1/2 (j’ai traîné même parce que j’avais 6 mois en tête) pour l’aîné mais vers 7/8 mois pour le second.
    J’ai quand même proposé à manger solide à mon 2nd à 6 mois comme disait le médecin et ma belle-mère, mais sans me prendre la tête parce que je voyais bien qu’il n’était pas prêt du tout ! Et pas manqué, il ne mangeait rien… et un jour vers 9 mois il s’est mis à manger, c’était son moment.

    Les indices sur lesquels je me suis basée pour voir qu’ils étaient prêts ou pas :
    – des dents (ça n’a rien d’obligatoire mais c’est 1 signe),
    – le fait de ne plus trop baver (ça veut dire que bébé sait déglutir correctement),
    – le fait de savoir faire la pince avec ses doigts et d’attraper des choses pour les mettre à la bouche,
    Et surtout :
    – l’intérêt porté sur ce qu’on mange nous.

    Mon grand était souvent sur nos genoux pendant les repas, bien avant qu’il ne mange solide. Et quand il a commencé à vouloir chiper dans mon assiette j’ai su que le moment approchait. Mon petit n’en avait rien à faire du tout lui !

    Ensuite, je leur ai proposé des légumes vapeur à manger avec les doigts… C’est salissant, terriblement (pour bébé, ses fringues, le sol, les murs même…).. Mais qu’est-ce que j’étais contente de ne pas avoir à gérer l’introduction des morceaux (surtout qu’honnêtement des morceaux dans une compote lisse c’est difficilement gérable, tu sais pas si tu dois mâcher ou avaler tout rond… pas étonnant que de nombreux bambins n’apprécient pas).

    Bref, des morceaux directes, les mêmes que nous parfois juste un peu plus cuits et sans sel ni sauce. Et sans stress, sans peser… j’ai eu un glouton et un petit mangeur, puis ça s’est inversé. Aucun problème de croissance et aucun stress. Il faut dire qu’ils étaient allaités ce qui permet vraiment de ne pas se prendre la tête, c’est une chance.

    Ils ont vite mangé plutôt proprement avec une cuillère… (ça ça a changé avec l’âge, j’ai 2 petits cochons à table maintenant qu’ils sont grands, ça me désespère moi qui était si fière de mes loustics lol)

    Voilà mon expérience 😉

      mamanadada a dit :
      11/10/2015 à 20:10

      Merci pour ton partage !
      Je trouve que les indices sur lesquels tu t’es basée sont intéressants !
      Un jour où je disais à ma pédiatre que Colombe ne mangeait aucun morceau, mais que de toute façon elle n’avait pas de dent, ma pédiatre a presque crié au scandale. Elle m’affirmait que cela n’avait aucun rapport !!! Certes, certains enfants mangent des morceaux sans dent (Petit O’ par exemple) mais cela peut être un frein pour d’autres. Sans compter que Colombe ne s’est intéressée que très tard à la “motricité fine”. Attraper des petits morceaux, déchirer des petits papiers, cela ne l’intéressait pas du tout. Et là encore, c’est quelque chose que Petit O’ adore !
      Je te rejoins aussi sur le fait que lorsque la diversification se fait alors que le bébé est encore allaité permet de ne pas se faire de soucis. Qu’il mange leur purée ou non, je sais qu’ils prendront la ration de lait dont ils auront besoin, et ça évite l’angoisse du “mange-t-il assez ?” !! Et je pense même que cela les aide à manger de tout puisque le lait maternel n’a pas le même goût en fonction de ce qu’à mangé la maman, les bébés allaités pendant la diversification ont l’habitude de côtoyer différentes saveurs.

    Joana // Baby Factory a dit :
    12/10/2015 à 09:49

    Vraiment top cet article, je le garde dans un coin ! J’aime tes conseils et ta manière de relativiser. Je n’avais pas pensé à laisser mon enfant jouer un peu avec la nourriture, c’est peut-être une super astuce ! Je vais tester ! Merci !!

      mamanadada a dit :
      12/10/2015 à 11:50

      Merci !
      Cela doit dépendre des enfants, mais je pense que beaucoup aiment découvrir par eux-même. Les enfants ont besoin de patouiller, de mettre à la bouche (et au moins la nourriture c’est pas interdit de la mettre à la bouche, alors on en profite !), c’est leur manière de découvrir le monde. En général une fois que Petit O’ a mis lui-même un morceau à la bouche, il me laisse lui en donner avec la cuillère ! Donc pour lui cela fonctionne plutôt bien ! 😉 J’espère que cette astuce fonctionnera chez toi aussi !

    […] Il y a quelques semaines, je vous ai présenté un gentil article sur les 9 choses que j’aurais aimé connaître avant de commencer la diversification. […]

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