instruction en famille

Comment nous vivons le unschooling et surtout comment nous y sommes arrivés !

Publié le

“Comment, la famille À Dada ! a encore changé de mode de vie et les enfants usent leurs pantalons sur les bancs de l’école (ou plutôt dans la cours de récréation…) ?” Voilà sans doute ce que vous vous êtes demandés en lisant le titre de cet article. Je vous rassure (ou pas) nos enfants ne vont toujours pas à l’école et nous ne songeons pas à les y envoyer. Mais ça n’est pas pour autant que l’on fait l’école à la maison ! D’ailleurs si vous me lisez depuis un moment vous vous serez peut-être rendu compte que j’utilise très peu ce terme. Lorsque je parle de notre manière d’apprendre, je parle plutôt d’instruction en famille, le terme général aux enfants qui ne vont pas à l’école. Et lorsque je veux être plus précise, je vous parle de unschooling ou de “liberté d’apprendre”.

Qu’est-ce que le unschooling ?

Voilà une grande question qui suscite de nombreux débats ! Le unschooling est un concept vivant et même assez personnel, il est donc normal que chacun le vive différemment. Le grand principe du unschooling est la liberté d’apprendre et le respect des élans de curiosité de l’enfant. Cela signifie que l’enfant est maître de ses apprentissages et que les parents ne font que suivre et accompagner l’enfant. Les désaccords sur la définition de unschooling résident donc souvent sur la limite entre “accompagner” et “guider” son enfant. Les unschoolers n’utilisent généralement pas de programme (quoique ça n’est pas tout à fait vrai puisque certains l’utilisent comme ligne directrice pour atteindre un but comme l’obtention d’un diplôme) et certains parents unschoolers affirmeront même qu’utiliser du matériel pédagogique va à l’encontre de la liberté d’apprendre de l’enfant. Je pense que le unschooling va au-delà de ce genre de question. Il ne s’agit pas d’une religion avec ses dogmes, où il serait blasphématoire de faire telle ou telle chose. C’est plutôt une philosophie de vie : oui, selon moi le unschooling n’est pas qu’un système d’enseignement, mais bien un mode de vie car il impacte le quotidien de toute la famille (mais remarquez, vu comme l’école a fait de notre vie de famille un enfer, c’est sans doute aussi un mode de vie…). La définition est donc très large et de nombreuses familles s’y retrouvent. Il y a bien sûr le stéréotype de la famille qui vit pieds nus au fond des bois en communion avec la nature, mais aussi des familles qui vivent en ville dans un système plus traditionnel. L’essence du unschooling ne tient pas tant de la méthode que de l’initiateur du savoir : l’enfant !

Pour une définition plus détaillée du unschooling, je vous suggère cet article du blog Apprendre avec bonheur, ainsi que le visionnage du film de Clara Bellar Être et Devenir.

Le parent unschooler se la coule douce !

Puisque le unschooling, selon la manière dont je le définis, correspond à la liberté d’apprendre et que l’enfant est maître de ses apprentissages, alors il est bien naturel de penser que les parents n’ont absolument rien à faire, non ?

Dans la réalité, ça n’est pas si simple. Si l’enfant est libre d’apprendre ce qui l’intéresse, l’adulte est là pour l’accompagner et répondre à ses questions. Et ça n’est pas toujours une mince affaire ! Bien souvent, l’enfant se passionne pour un sujet que le parent ne maîtrise pas ou connaît très peu. Le parent va alors se documenter avec l’enfant et le guider dans ses recherches (en particulier avec des petits qui ne savent pas lire, cela est sans doute moins vrai lorsque l’enfant devient plus autonome). Le parent peut également préparer des activités et des expériences en rapport avec la passion du moment. Tout cela demande de la préparation, pas mal de travail, et c’est parfois source de frustration (pour le parent), car l’enfant ne va pas nécessairement s’enthousiasmer pour ce que l’on aura préparé ! Et en unschooling, si l’enfant ne trouve pas d’intérêt pour une activité, on ne la lui impose pas. Alors j’arrête tout de suite les mauvaises langues, il ne s’agit pas de faire des enfants capricieux qui ne vont faire que ce qu’ils veulent, mais de ne pas forcer un enfant dans une activité qu’il rejette. On peut alors la présenter différemment, demander à une autre personne de l’introduire, ou tout simplement la mettre de côté afin que l’enfant puisse s’y diriger de lui-même s’il en ressent l’envie. Car en unschooling, on considère que l’enfant a sans doute une bonne raison de ne pas s’intéresser à une chose, même si nous ne saisissons pas cette raison (et qu’il n’est d’ailleurs pas forcément utile de saisir cette raison). Si un jour l’enfant ressent le besoin d’y revenir, alors il le fera naturellement, et s’il n’y vient jamais c’est simplement que cette chose ne lui est pas utile. Il ne s’agit pas d’éveiller la curiosité des enfants en leur proposant une foule d’activités : la curiosité des enfants est naturellement présente, elle n’a pas à être éveillée mais simplement entretenue (et répondre à leur questions suffit pour ça).

Mais le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute un travail de lâcher-prise. La plupart des parents unschooler ont sans doute reçu leur instruction à l’école. Nous avons appris à rester calme, assis sur une chaise et à écouter des cours magistraux qui tentaient de nous enseigner des concepts bien éloignés de notre quotidien. Nous avons été conditionnés à croire que les apprentissages ne pouvaient se faire que par la transmission du maître à l’élève, nous avons rarement appris par l’expérience, et plus que tout, nous avons appris que ne pas savoir était un échec. Ainsi, face à nos enfants nous sommes souvent confrontés à cette peur de l’échec par laquelle nous sommes conditionnés : mon enfant va-t-il apprendre à lire si je ne le force pas à s’exercer chaque jour ? Va-t-il avoir un jour l’envie d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues si je ne l’y contrains pas ? Toutes ces questions sont légitimes, car nous avons souvent davantage appris par contrainte de réussite à l’examen que pour notre enrichissement personnel. Mais si nos enfants ont réellement besoin de ces apprentissages, ils s’y dirigeront naturellement et trouveront la motivation nécessaire pour travailler sans qu’on ne les y pousse. Nos enfants apprendront sans doute à lire, même si leur intérêt naît tardivement. En revanche, certains ne trouveront jamais l’intérêt d’apprendre à résoudre une équation à 2 inconnues, mais finalement, vous souvenez-vous comment on fait ? Cela vous a-t-il déjà été utile ? Bref, le plus gros du travail du parent unschooler est sans doute de se rappeler que l’élan doit venir de l’enfant, que l’on peut avoir confiance en nos enfants pour apprendre tout ce dont ils auront besoin pour leurs projets futurs. Ce lâcher-prise et cette confiance ne sont pas faciles à acquérir, mais on y travaille.

Pourquoi le unschooling ?

Lorsque j’ai annoncé que mes enfants allaient être déscolarisés, je me souviens que quelques personnes m’avaient dit : “Chouette, je te vois bien en unschooling !”. Sur le moment, et alors que je n’y avais pas encore totalement réfléchi, je me demandais si j’allais réussir à laisser toute cette liberté à mes enfants (quand je vous parle de lâcher-prise, je sais de quoi je parle). Finalement, les 2 premiers mois d’instruction en famille se sont faits chez mes parents lorsque nous attendions nos visas pour venir à Dubaï, et nous les avons vécus comme de grandes vacances. Nous avons fait de très nombreuses sorties et les enfants ont beaucoup appris. Notre rythme de vie était celui de la maison, et si nous avions des routines, nous n’avions pas vraiment de contraintes horaires.

À notre arrivée à Dubaï, les enfants ont eu besoin de temps pour s’habituer aux coutumes locales (comme je l’explique en détails dans cet article). Il a également fallu qu’ils apprennent l’anglais qui est la langue majoritairement parlée ici. À 3 et 5 ans, je ne me voyais pas du tout le leur enseigner par des cours magistraux, alors j’ai dû créer des situations pour les confronter à la langue. Au final, il me restait peu de temps pour penser et préparer des “cours” ou activités correspondant à leur niveau scolaire, alors je ne l’ai pas fait. Mais cela ne m’a pas empêchée de constater qu’ils étoffaient leurs acquis. Nous discutons et lisons beaucoup, nous faisons de nombreux jeux de société, nous faisons également énormément de rencontres au quotidien, et sans qu’on ne fasse d’effort, toutes ces actions participent largement à la stimulation intellectuelle de nos enfants. Alors que j’avais encore dans l’idée de préparer du travail régulier mais que je n’en trouvais pas le temps, j’ai constaté tous les progrès de mes enfants et me suis rendu compte qu’ils apprenaient très bien seuls et à travers le monde ! C’est ainsi que tout naturellement nous avions débuté le unschooling.

 

abra dans le vieux Dubaï

 

Cet article est bien assez long comme ça, alors je vous ferai grâce du détail de notre organisation (car oui on peut pratiquer le unschooling et être organisé !), mais soyez rassurés (ou pas…) cela fera l’objet d’un prochain article ! Mais pour conclure, j’ai surtout l’impression que le unschooling s’est imposé à nous naturellement. Bien que je n’ai pas réussi à lâcher prise totalement, et même si je ne suis pas certaine de continuer en unschooling dans les années à venir (parce que qui peut dire où nous serons et ce que nous ferons dans le futur ? ), c’est pour le moment le mode d’instruction qui nous convient le mieux et qui correspond le mieux à notre envie de ralentir !

Mais dites-moi tout : y a-t-il parmi vous des personnes qui pratiquent le unschooling ? Des personnes que cela intéresse ? Ou au contraire est-ce que vous préférez les méthodes d’enseignement plus classiques et plus dirigées ? J’adore vous lire alors racontez-moi vos expériences, vos interrogations, vos envies…

Calendrier de Noël fabriqué par ma 4 ans

Publié le

Voilà un peu plus de 6 mois que mes enfants sont instruits à la maison. Nous ne suivons pas vraiment de programme, mais j’aime leur proposer de fabriquer leurs propres jouets et objets utiles à leur quotidien et liés aux saisons. À chaque fois, les enfants sont très impliqués dans la réalisation, ils prennent soin des objets qu’ils ont fabriqué eux-même, et c’est souvent l’occasion d’apprendre ! C’est pourquoi cette année, j’ai voulu que Colombe fabrique elle-même le calendrier de l’Avent. Ici, le calendrier n’est qu’un décompte des jours car c’est l’elfe de Noël ou “lutin farceur” qui apporte des petites friandises chaque jour.

Le matériel nécessaire pour ce calendrier de l’Avent

Ce calendrier est très rapide à fabriquer et nécessite un matériel assez simple, de sorte que Colombe (4 ans 1/2) a pu le fabriquer en toute autonomie. Il faut donc :

  • un long ruban
  • 24 petites étiquettes de Noël autocollantes
  • une jolie étoile
  • un stylo

La réalisation du calendrier de l’Avent

Colombe a tout simplement collé les étiquettes sur le ruban en y inscrivant les chiffres un par un. Les premiers chiffres ont été plutôt facile à inscrire, puis la difficulté augmentant, je lui ai proposé un modèle. Le but étant qu’elle s’entraîne au graphisme et qu’elle revoit l’ordre croissant des chiffres, je ne voulais rien lui imposer de trop compliqué.

fabriquer son calendrier de l'avent

fabriquer son calendrier de l'Avent

Je pensais que l’activité serait un peu trop longue pour Colombe et qu’elle s’y reprendrait à 2 fois. Mais finalement, entre l’intérêt intellectuel et la satisfaction de fabriquer son calendrier entièrement seule, elle a tout fait d’une traite en une demi-heure. Et le résultat est vraiment sympa !

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Les chiffres ne sont pas tous très bien réussis, mais l’important est que Colombe s’est appliqué et qu’elle a tout fait seule.

 

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Nous avons accroché le calendrier sur le mur dès qu’il a été terminé et dès demain, il nous servira au décompte des jours jusqu’à Noël. Ce sera encore l’occasion d’apprendre et de travailler sur les chiffres !

Calendrier de l'Avent fabriqué par Colombe (4 ans)

Dites-moi tout, est-ce que le calendrier de l’Avent est prêt chez vous ? L’avez-vous fait vous-même, l’avez-vous acheté, ou est-ce que comme ici ce sont les enfants qui se sont chargé de sa réalisation ?

Les dinosaures aux éditions Fleurus – Chut les enfants lisent

Publié le

Depuis quelques temps, notre Petit O’ (presque 3 ans) s’est découvert une nouvelle passion. Il rugit, grogne, montre les gros et marche d’un pas lourd. Bref, il est devenu un dinosaure ! Il est très encouragé par la culture anglo-saxone présente ici, dans laquelle on trouve beaucoup d’histoire ou de chanson mettant en scène ces “monstres” préhistoriques ! J’ai profité de son intérêt pour sortir un livre reçu il y a quelques mois (oui, j’ai un peu de retard dans mes publications et il me reste pas mal d’articles à écrire sur des produits reçus quand j’étais en France, oui, je suis ce qu’on appelle une blogueuse en carton…) : Les dinosaures, aux éditions Fleurus.

Les dinosaures, éditions Fleurus

 

Une histoire chronologique des dinosaures

Le livre nous emmène à la découverte des dinosaures. Il commence à notre époque dans un musée d’histoire naturel, puis il nous plonge à l’époque des dinosaures.

Les dinosaures sont présentés de manière chronologique, ce qui d’un point de vue pédagogique me paraît vraiment intéressant. En effet, on a tous des espèces de dinosaures en tête et on les imagine vivant tous ensemble dans un monde sauvage très lointain, mais finalement, ils ont parfois vécu à des époques très différentes !

Les dinosaures, éditions Fleurus

Les dinosaures, éditions Fleurus

Des personnages attachants

Les découvertes et les explications sont menées par de mignons petits personnages : des petits enfants auxquels le lecteur peut s’identifier facilement. À la manière d’une bande dessinée ces petits enfants se promènent dans les pages et posent des questions, font des remarques qui invitent le lecteur à en découvrir plus sur le sujet.

Les dinosaures, éditions Fleurus

D’ailleurs, Petit O’ a rapidement eu envie de faire comme ces petits personnages et d’aller découvrir des dinosaures par lui-même. Nous sommes donc allés au Dubaï Mall (l’un des plus grand mall du monde) pour observer le véritable squelette de dinosaure de 155 M d’années exposé !

Dinosaure de Dubai Mall

Une collection à l’excellent rapport qualité-prix

Cette collection compte plusieurs titres différents : La Terre, Les Animaux, Le corps, L’Espace… Chaque livre coûte 5,95 €, ce qui pour des livres aussi complets est vraiment très raisonnable !

Cet article est ma participation au rendez-vous “Chut les enfants lisent” su blog Devine qui vient bloguer ?

 

The Key to Dubai

Publié le

Il y a 4 mois que nous vivons à Dubaï et nous avons encore énormément à découvrir ! Des lieux, mais aussi des pans entiers de la culture émiratie ! Cette culture est d’ailleurs très difficile à saisir car l’immersion est loin d’être totale. En effet, ici, les Émiratis ne composent que 10 ou 15% de la population. Nous sommes donc plus souvent confrontés à la culture indienne ou philippine, deux cultures très représentées ici. Alors pour tenter de mieux connaître la culture locale, dès nos premiers jours ici, j’ai acheté ce livre The Key to Dubai, unlocking the story of a city and its culture de Liliane van der Hoeven. Ce livre est très populaire ici, au point qu’on le trouve non seulement dans toutes les librairies, mais aussi dans les supermarchés et dans les boutiques de souvenirs !

The key to Dubai

The Key to Dubai

En français, le livre s’appellerait “Les clés de Dubaï, découvrir l’histoire d’une ville et sa culture”. Le projet est vaste et le livre y répond vraiment bien car il est très complet !

Une première partie présente Dubaï au sein des Émirats Arabes Unis : il y a 7 émirats, chacun portant le nom de sa plus grande ville (nous sommes donc ici dans l’émirat de Dubaï, celui d’à côté, le principal, étant celui d’Abu Dhabi). Le pays est jeune, il a été créée en 1971 et a énormément évolué depuis sa création. La religion officielle est l’Islam, la langue officielle est l’arabe (mais c’est l’anglais qui est parlé majoritairement), et la monnaie est le Dirham.

The key to Dubai : United Arab Emirates

Habit traditionnel de Dubaï

Cette partie continue avec une présentation de l’évolution de la ville de Dubaï, ses constructions et sa ligne d’horizon impressionnante ainsi que les nombreux points d’intérêts tous plus exceptionnels les uns que les autres !

Dubai, la burj khalifa

Ensuite viennent des parties sur le désert qui compose tout l’arrière pays, sur la faune et la flore, la culture agricole et la vie des populations nomades.

La vie dans le désert à Dubaï

Enfin, une partie est consacrée à la vie du vieux Dubaï, dans la creek qui a vu naitre la ville. Car avant d’être la mégalopole cosmopolite que l’on connaît, Dubaï était une petite cité de pêcheurs, notamment de pêcheurs de perles !

 

Une mine d’informations !

Ce livre est une véritable mine d’informations ! Grâce à lui, les enfants et moi avons déjà appris beaucoup sur la ville et sa culture ! Mais il est tellement riche que nous n’en avons pas encore fait le tour ! Je le laisse donc presque toujours à disposition sur notre table des saisons à côté de notre dromadaire et du drapeau du pays !

The key to Dubai : découvrir les Emirats Arabes Unis

Ce livre ne semble pas avoir été traduit en français, en tous cas je ne l’ai pas trouvé. Mais il est trouvable facilement sur internet, vous n’aurez donc aucun problème à vous le faire livre en France ! Et si vous le souhaitez, une édition “The Key to Abu Dhabi” existe aussi. Je ne l’ai pas achetée car la plupart des pages sont exactement les mêmes que celle de l’édition de Dubaï.

 

Liliane Van der Hoeven, The Key to Dubai, Explorer, 2015

 

Cet article est notre participation au rendez-vous Voyageons Ludique sur le thème “Fais-nous visiter ta région” nos autres participations sont ici et ici.

Notre cahier des pays – Les Émirats Arabes Unis et la France

Publié le

Il y a quelques mois, deux gros changements ont eu lieu dans notre vie de famille. Nous avons quitté la France, notre pays d’origine, pour nous installer à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, et nous avons déscolarisé nos enfants, prenant la décision de faire leur instruction en famille. Mon projet pédagogique pour Colombe (4 ans et demi) et Petit O’ (2 ans 1/2) est donc naturellement impacté par notre quotidien de famille expatriée (surtout dans une ville cosmopolite comme Dubaï). Ainsi je pense qu’il est normal que mes enfants soient sensibilisés très tôt à la géographie. Car finalement, leur famille vit en France, et eux vivent aux Émirats entourés de petits copains originaires de tous les pays du monde ! La connaissance du monde fait partie de leur quotidien.

C’est en lisant l’excellent Grand Guide des pédagogies alternatives, j’ai été attirée par l’idée issue de la pédagogie Freinet de tenir un cahier ou journal en famille. J’ai donc décidé de commencer un cahier des pays dans lequel nous allons consacrer une double page à chaque pays dans lequel nous avons vécu, ou que nous avons visité, mais aussi aux pays d’où sont originaires nos bons amis. L’utilisation de ce cahier des pays est complété par le grand planisphère que nous avons accroché dans le salon à la hauteur des enfants. Ainsi, Colombe et Petit O’ sont capables de placer tous les pays qui se trouvent dans ce cahier.

C’est donc tout naturellement que nous avons réalisé les pages des Émirats Arabes Unis et de la France !

Cahier de géographie, présentation des Emirats Arabes Unis

Cahier de géographie, présentation de la France

Pour chaque pays : nous dessinons son drapeau et cherchons la signification du choix des couleurs. Nous collons une petite carte (décalquée sur notre planisphère, ainsi les proportions sont les mêmes. N’ayant pas acheté de papier calque lorsque j’en ai trouvé, j’ai fini par décalqué les pays avec du papiers cuisson !). Nous indiquons la langue du pays, sa capitale, la monnaie utilisée et ce qui nous y rattache.

Attention, ce cahier des pays n’a pas pour but à terme de référencer tous les pays du monde ! Nous y ajouterons les pays que nous aurons visités, ou dont nous aurons fréquenté des ressortissants suffisamment pour qu’ils nous familiarisent un peu avec leur culture. Nous y mettrons les pays d’origine des gens qui nous sont importants. Et lorsque les enfants grandiront, s’ils se passionnent pour la culture d’un pays, il rentrera également dans le cahier. Mais le but de ce cahier est vraiment de faire naître la curiosité de mes enfants pour les autres, les autres pays, les autres cultures. De les amener à se demander d’où viennent les gens qui les entourent, et de se rendre compte que nous avons tous un ou même plusieurs pays, langues, monnaies, drapeaux qui symbolisent notre appartenance à un groupe !

Cet article est ma participation au rendez-vous Voyageons Ludique sur le thème “Fais-nous découvrir ta région”. Nous vous avons donc naturellement fait découvrir les Émirats Arabes Unis et la France, les 2 pays (ou région du monde !) auxquels Colombe et Petit O’ peuvent se rattacher !

Le grand guide des pédagogies alternatives

Publié le

Au printemps dernier, Anne-Cécile Pigache, l’auteur de l’excellent blog Activités à la Maison a publié un livre en collaboration avec Madeleine Deny (auteur de nombreux livres sur l’éducation par le jeu) : Le grand guide des pédagogies alternatives. À travers son blog, j’avais déjà pu apprécier le sérieux avec lequel Anne-Cécile aborde l’instruction de ses 5 enfants. J’avais donc très envie de découvrir son livre ! Mais à ce moment-là j’étais en plein déménagement et n’avais pas vraiment de temps à consacrer au sujet. Le livre a tout de même trouvé une petite place dans nos bagages, et à notre arrivée à Dubaï, j’ai enfin commencé sa lecture ! Ce moment marquant le début de notre instruction en famille, c’était la lecture idéale !

Le grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives est divisé en 11 chapitres consacrés à chaque auteur/chef de file d’un mouvement pédagogique. Chaque chapitre s’ouvre sur une double page de biographie du pédagogue abordé, expliquant ses influences, son cheminement, ses grands principes et son impact.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Puis, chaque double page suivante présente une carte mentale dédiée à un grand principe pédagogique soutenu par le théoricien en question. En encart est consacré à un point particulier ou à des idées d’activités, et dans une colonne appelée “Cinq enfants et mon expérience“, Anne-Cécile Pigache nous livre une anecdote ou une mise en action de la pédagogie dans sa famille.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Une partie de chaque chapitre est ensuite consacrée au matériel et aux activités à proposer aux enfants.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Enfin, la dernière partie est un dialogue entre Madeleine Deny et Anne-Cécile Pigache abordant la pédogogie d’un œil d’expert et de maman. On y trouve également un rappel des points à retenir, ainsi que des références bibliographiques et internet pour en apprendre plus sur la pédagogie abordée.

À la fin du livre, on retrouve une chronologie de 2500 ans de pédagogie, et un tableau des activités par thème.

L’utilisation du grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives peut être lu d’un bout à l’autre, mais ça n’est pas son but. C’est ainsi que je l’ai abordé au départ. Je commençait l’instruction en famille avec mes enfants, et j’avais envie d’une vision d’ensemble des différentes pédagogies existantes afin de trouver le plus d’inspiration possible. Le guide étant passionnant, je n’ai pas eu de mal à le lire d’une traite.

Mais comme son nom l’indique, il s’agit d’un guide. Il est donc plutôt destiné à être abordé par thème (donc par pédagogie) afin d’y trouver des références et des idées d’activités. Maintenant que je l’ai lu entièrement, c’est ainsi que je m’en sers. J’approfondis ma connaissance d’une pédagogie donnée, ou alors je me réfère au tableau des activités par thème pour trouver des idées d’activités.

Grand guide des pédagogies alternatives

Mon avis

J’aime beaucoup l’idée d’avoir abordé le sujet selon 2 angles différents : celui de la spécialiste en éducation (Madeleine Deny) et celui de la mère de famille (Anne-Cécile Pigache, bien qu’en fait, étant enseignante, elle a également un œil expert sur la pédagogie !). Cette approche permet à la fois une démarche formelle, et une certaine proximité avec le lecteur et une grande authenticité. On sent que les auteurs maîtrise la théorie, mais qu’elles ont également mis ces théories en pratique. Il est évident qu’elles ont mis en pratique certaines pédagogie plus que d’autres, mais elles signalent toujours lorsqu’elles sont moins au fait de certaines pratique.

Ce guide est vraiment dense et il propose de très nombreuses idées d’approches de l’enseignement, mais aussi d’activités à proposer aux enfants. Tout y est toujours très bien expliqué et illustré et on n’a aucun mal à se projeter.

Personnellement j’ai approfondit mes connaissances sur des pédagogies qui me plaisent beaucoup (Steiner, Reggio, Freinet…). J’ai enfin compris pourquoi je n’accroche pas du tout à la pédagogie Montessori (trop strict, trop carré, moi j’aime la créativité, l’originalité et les détournements !). Et j’ai découvert de belles pédagogies que dont j’aimerais approfondir l’étude (Mason, Decroly…).

Notre table des saisons
Notre table des saisons inspirée de la pédagogie Steiner et que j’ai mis en place depuis la lecture du guide des pédagogies alternatives.

Ce guide est devenu et restera certainement longtemps un de mes essentiels dans mon approche de l’instruction de mes enfants. J’en conseille la lecture à tous les parents qui comme moi instruisent leurs enfants à la maison, ou qui sont tout simplement intéressés par le sujet. Et l’un des points positifs non négligeable du livre est son prix : 20€. Cela ne semble pas particulièrement bon marché pour un livre, mais il est si complet et a été écrit avec tant de rigueur et de sérieux qu’il est largement mérité !

Madeleine Deny, Anne-Cécile Pigache, Le grand guide des pédagogies alternatives, Eyrolles, 2017

Et si vous vous intéressez aux activités pour les enfants, je ne peux que vous conseiller la lecture du blog d’Anne-Cécile Pigache Activités à la Maison, qui présente les activités de ses 5 enfants âgés actuellement de 3 à 16 ans.

La petite chenille qui fait des trous -un grand classique pour apprendre l’anglais à nos petits !

Publié le

Je vous ai déjà montré plusieurs activité autour du livre La petite chenille qui fait des trous d’Eric Carle : notre cycle de la chenille en feutrine, notre semainier inspiré du livre, notre observation des chenilles qui venaient manger nos plantations chaque été à Cannes, et même notre chenille peinte sur un sac ! Mais je ne vous ai jamais vraiment parlé du livre lui-même ! C’est un livre que nous lisons tous les jours ou presque depuis que Colombe a 18 mois (donc depuis 3 ans) ! Je le trouve extrêmement riche en apprentissages pour un jeune enfant et c’est sans doute la raison de son immense succès ! Son vocabulaire est simple, mais important, c’est pour cela qu’en arrivant à Dubaï, j’ai décidé d’acheter sa version anglaise, afin d’en faire un support vers le bilinguisme de mes enfants.

La petite chenille qui fait des trous

L’histoire de La Petite Chenille qui fait des trous

Un beau dimanche matin, une petite chenille affamée sort de son œuf. Elle part alors à la recherche de nourriture. Le premier jour, “elle croque dans une pomme. Elle y fait un trou”, et ainsi de suite pendant tous les jours de la semaine. Le dimanche suivant, elle n’a plus faim du tout et est prête à se blottir dans son cocon avant de devenir “un magnifique papillon” !

La petite chenille qui fait des trous

Ce livre explique le cycle du papillon. Mais il permet également à l’enfant d’apprendre le nom des jours de la semaine, le nom de 5 fruits et de nombreux aliments, et surtout il est un très bon support pour apprendre à dénombrer jusqu’à 5 !

La petite chenille qui fait des trous

The very hungry caterpillar

Tous ces apprentissages sont autant de vocabulaire que les enfants peuvent apprendre dans une langue étrangère (j’ai acheté la version originale en anglais car c’est la langue que mes enfants apprennent, mais le livre a été traduit dans tant de langues qu’on a vraiment le choix !). Mes enfants connaissant la version française par cœur, ils ont vite été capables de comprendre la version anglaise et d’associer la traduction des nouveaux mots qu’ils entendaient !

The very hungry caterpillar

J’ai tout de même noté un détail qui m’a interpellée (et un peu déçue). Peut-être est-ce une question d’édition, mais dans le livre que j’ai en français le texte pour chaque jour est :

Elle croque dans une pomme

“elle croque dans une pomme. Elle y fait un trou”

Dans ma version anglaise, le texte est simplement :

He ate through one apple

“he ate through one apple”

La répétition du nombre de fruits et du nombre de trous a complètement disparue… Je trouve cela dommage car cela permet de répéter l’apprentissage. Dans la version française, les enfants et moi comptons les fruits, puis les trous, ce qui aide à mémoriser les chiffres.

Sinon l’ouvrage est sensiblement identique à sa traduction française. À part peut-être que le titre, The very hungry caterpillar signifie “la chenille qui a très faim”. Il n’y a plus du tout d’histoire de trou… D’ailleurs c’est peut-là la raison de la différence notée plus tôt !

Cette article est ma participation au rendez-vous “Chut les enfants lisent” du blog Devine qui vient bloguer ?

DIY : le circuit de voitures fait par les enfants !

Publié le

Lorsque nous avons pris la décision de partir vivre à Dubaï, nous avons aussi pris la décision de faire le vide dans notre intérieur. Nous avons déménagé à 7000 km de chez nous avec seulement une trentaine de kilos de bagages par personnes, cela nous a donc obligés à faire un tri drastique. Et les jouets des enfants n’ont pas fait exception ! Nous avons bien-sûr conservé ce qui était le plus important à leurs yeux, mais le tri a été important. En arrivant à Dubaï, nous voulions profiter de ce tri pour repartir sur de nouvelles bases : des jouets moins nombreux, mais auxquels les enfants joueraient vraiment et dont ils prendraient soin ! Et quoi de mieux pour apprendre aux enfants à prendre soin de leurs affaires que de les leurs faire fabriquer ? Voilà comment Colombe (4 ans 1/2), Petit O’ (2 ans 1/2) et moi avons eu l’idée de fabriquer un circuit pour petites voitures !

Le matériel pour fabriquer un circuit pour petites voitures

  • Une grande planche de carton (j’ai découpé un emballage de meuble)
  • De la peinture
  • Du vernis

Réalisation du circuit pour petites voitures

J’ai supervisé la réalisation, mais je voulais vraiment que les enfants s’impliquent afin qu’ils ressentent une vraie satisfaction une fois le jouet fini, mais aussi qu’ils l’investissent pleinement dans le jeu car il aura été fait selon leurs idées. Avant de nous lancer, et entre les différentes étapes de la réalisation, nous avons beaucoup discuté de ce que les enfants voulaient et de ce qu’ils imaginaient indispensable pour représenter une route.

La première étape fût très simple : peindre toute la planche de carton en vert.

Peindre un carton en vert

Et Petit O’ a également peint des rouleaux de papier toilette qui allaient nous servir à fabriquer des garages (je l’ai laissé libre de choisir la couleur).

Après avoir laissé sécher une journée, nous avons peint les routes et avons de nouveau laissé sécher.

Les enfants ont pu alors s’attaquer aux détails. Petit O’ a décidé qu’il fallait un lac pour que les gens se baignent (nous vivons près de l’eau !) et Colombe voulait marquer les lignes discontinues qui séparent les routes en 2 voies (ce qui a fait un exercice de graphisme absolument parfait !).

Peindre un circuit pour petites voitures

Colombe a également voulu qu’on dessine des panneaux stop et des zig-zag jaunes indiquant les arrêts de bus (il y en avait plusieurs dans notre rue à Cannes et ce détail l’a beaucoup marquée !). Quant à Petit O’ il a accepté de dessiner la forêt, et a tenu à ce que l’on mette des feux tricolores !

DIY circuit de voitures pour enfants

Circuit de petites voitures arc-en-ciel

Circuit de petites voitures arc-en-ciel

Il ne me restait plus qu’à vernir le circuit afin que la peinture tienne bien et à coller les quelques rouleaux de papier toilette pour en faire un garage (et comme j’ai fait un étage, j’ai découpé une rampe dans un morceau de carton). Après quelques jours de séchage (afin de faire que l’odeur de vernis parte complètement), les enfants ont pu jouer avec leur joli circuit !

Jouer et respecter un jouer qu’on a fabriqué

Les enfants trépignaient d’impatience à l’idée de jouer avec leur beau circuit coloré ! L’attente fut un peu difficile, mais il fallait bien faire sécher le vernis ! Et apprendre la patience, c’est plutôt positif !

Lorsque le moment est venu de sortir le circuit de petites voitures, ils étaient tellement heureux qu’ils sont allés chercher des accessoires pour créer leur petit monde. L’arc-en-ciel de Grimms a égayé le paysage, et un rhinocéros est venu profité de la fraîcheur du lac pour prendre un petit bain !

Circuit de petites voitures arc-en-ciel

Circuit de petites voitures arc-en-ciel

Circuit de petites voitures arc-en-ciel

Circuit de petites voitures arc-en-ciel

Le garage et la rampe pour y accéder ont beaucoup plus aux enfants, même si je vous l’avoue, ils n’ont pas tenu très longtemps ! Ils se sont arrachés alors que les enfants rangeaient le tapis sous leur lit. Mais les enfants les reprennent et les posent simplement sur le circuit quand ils veulent jouer avec.

garage pour petites voitures

garage pour petites voitures

garage pour petites voitures

Lorsque nous étions en France, Colombe et Petit O’ avaient une belle collection de Tut Tut bolides et animos avec leur circuit. Ils y jouaient beaucoup mais nous n’avons pas pu les prendre faute de place dans nos valises. Finalement ils jouent tout autant avec ce circuit en carton, mais il a a quelques avantages que j’apprécie beaucoup ! Tout d’abord, les petites voitures ne font pas de bruit, contrairement aux Tut Tut ! Et surtout il est très facile à ranger : les enfants le glissent simplement sous leur lit, ce qui les encourage à le faire tout seuls !

Et c’est sans compter la fierté dans leurs yeux quand ils s’apprêtent à jouer et qu’ils me lancent : “Tu te souviens maman quand on avait fabriqué ce circuit tous seuls ?”

circuits de petites voitures en carton

À partir d’un livre d’Eric Carle : The artist who painted a blue horse

Publié le

Ce mois-ci le thème du rendez-vous “L’art est un jeu d’enfant” organisé chaque 1er du mois par le blog Le pays des Merveilles était À partir d’un livre. Je n’ai pas eu longtemps à chercher pour trouver une idée puisque j’avais déjà prévu une activité autour de notre livre préféré du moment : The Artist who painted a blue horse d’Eric Carle (mais si vous savez, l’auteur de La petite chenille qui fait des trous). Dans ce livre, un artiste en herbe nous présente son œuvre : des animaux aux couleurs originales.

The artist who painted a blue horse

L’œuvre de mes petits artistes à partir de The artist who painted a blue horse

Eric Carle a un style d’illustration très particulier grâce auquel on reconnaît facilement ses livres. Il utilise de la peinture dans laquelle il ajoute des mouvements à l’aide d’ustensiles divers, et il se sert également de collages pour marquer les contrastes. J’ai choisi de ne pas faire de collage car cela me semblait un peu compliqué pour Petit O’ (2 ans 1/2) et je préférais me focaliser sur la partie graphisme qui correspond bien à ses envies actuelles.

J’ai donc simplement imprimé des coloriages d’animaux trouvés sur différents sites de coloriages et j’ai proposé aux enfants de les peindre. Pour bien coller au livre, je les ai incités à choisir pour chaque animal une couleur différente de sa couleur naturelle.

Activité autour de The artist who painted a blue horse

Peindre un poisson bleu

peindre un papillon en rose

Une fois chaque animal peint, et tant que la peinture était bien fraîche, j’ai proposé aux enfants quelques ustensiles pour créer des motifs sur leurs dessins.

Papillon rose

Poisson bleu

Certains animaux n’ont pas résisté à cette étape, car Petit O’ avait tendance à appuyer trop sur ses instruments. Les ustensiles que je leur ai proposés sont surtout des objets de récupération : touillettes fournies avec le café dans les fast foods, couverts en plastiques…

Colombe (4 ans 1/2) avait peint avec une fourchette lors de sa première semaine d’école l’année dernière, et ça l’avait tellement impressionnée qu’elle avait érigée sa maîtresse au rang de personne la plus originale et la plus fantastique du monde (ce qui en tant que maman créative proposant sans cesse des activités à mes enfants m’avait un peu vexée ! Faites des gosses, tiens !). J’ai donc proposé aux enfants de tracer des traits sur leurs dessins avec un couteau et une fourchette. Petit O’ n’ayant jamais fait cette activité, il a été très enthousiaste (ce petit ne va pas à l’école, je resterai à ses yeux la personne la plus originale et la plus fantastique du monde ! et toc !)

graphisme avec une fourchette

graphisme avec une fourchette

graphisme avec un couteau

Les enfants ont fait ainsi une petite dizaine d’animaux.

Activité autour de The artist who painted a blue horse

Nous avons accroché notre Blue horse dans la chambre des enfants !

Si mes enfants aiment tant ce livre, c’est que c’est le premier livre que je leur ai acheté en anglais à notre arrivée à Dubaï. Nous vivons à Dubaï depuis 3 mois et Colombe et Petit O’ doivent apprendre l’anglais qui est la langue majoritairement parlée ici. Grâce à ce livre ils ont appris le nom de plusieurs animaux, et celui des couleurs principales. Avec notre activité, je voulais introduire de nouveaux noms d’animaux, et pourquoi pas de nouvelles couleurs.

Après les avoir découpées, j’ai donc accroché les œuvres de mes petits artistes dans leur chambre et cela donne : a black lion, a blue horse, a purple cow, a red sea horse, a sylvery fox, a pink butterfly, a green camel, a red giraffe and a blue ! Voilà du vocabulaire en plus pour mes petits artistes !

Pink butterfly.

Un plateau tournant arc-en-ciel ! -DIY- ikea Hack

Publié le

Il y a plusieurs mois, j’ai découvert sur le compte Instagram du blog A Crafty Living un outil de jeu et d’apprentissage qui m’a fascinée  : sa “Rainbow lazy Susan” ou plateau tournant arc-en-ciel !

Here's a still shot of our Rainbow Lazy Susan I shared in our previous video. It's pretty mesmerizing when it gets spinning! 🌈 If you've been following us for a while, you would have seen this activity before – it's Miss2's favourite! First, we Colour sort the Pom Pom's, then give it a spin & watch them fly off in all directions, pile them back on & repeat! 🌈 Lazy Susan painted with Acrylic paint & finished with a clear sealer. Developing: Colour Recognition, Hand Eye Coordination, Fine Motor Skills, Learning through Play, Language, Sensory Exploration, Following Instructions, Cognitive Development. Pom Pom's: @educationalexperience Lazy Susan: @ikea_australia Age: 2 + years. #craftyliving #craftylivingkids

A post shared by A Crafty LIVing • Olivia (@acraftyliving) on

À l’époque je désencombrais mon appartement afin de préparer mon déménagement à l’étranger, il était donc hors de question que je me lance dans la confection d’un tel matériel qui aurait pris de la place (et du poids !) dans nos bagages ! Mais l’idée ne m’a jamais vraiment quittée et à mon arrivée à Dubaï, et j’ai rapidement acheté le fameux plateau roulant de chez Ikea qui me permettrait de fabriquer cette petite merveille !

DIY : Le plateau tournant arc en ciel – le matériel

DIY du plateau tournant arc-en-ciel

 

La première étape consiste à trouver le centre du plateau tournant, et ça n’est pas une mince affaire ! Je m’y suis reprise à plusieurs fois mais il y avait toujours un léger décalage. Finalement nous avons étudié le problème avec Papa À Dada ! et vous savez quoi ? Ce cercle n’est pas parfois (pas si fort que ça le grand Suédois !), alors si vous souhaitez vous aussi réaliser ce plateau tournant, je perdez pas des heures à chercher le centre comme je l’ai fait. Quoi que vous fassiez, ça sera approximatif… Finalement, lassée par cette tâche, j’ai laissé Papa À Dada ! exprimé tout son talent en géométrie, et c’est lui qui a déterminé le centre et tracé les 8 parts égales sur le cercle !

fabriquer un plateau tournant arc-en-ciel

Une fois les parts tracées sur le plateau, il faut déterminer les couleurs qu’on utilisera et ensuite peindre chaque part. C’est la partie que j’ai préférée car il fallait se concentrer sur une activité simple. Cette peinture a été un vrai moment de relaxation !

plateau tournant et peinture

peindre un plateau tournant

La peinture nécessitera plusieurs couches. Une fois terminée et bien sèche, il suffit de vernir et faire de nouveau sécher et le plateau sera prêt à utiliser.

Jouer et apprendre avec le plateau tournant arc en ciel

Ce plateau arc-en-ciel n’est finalement rien d’autre qu’un cercle chromatique, et si on le fait tourner suffisamment rapidement, les couleurs se mélangent de le plateau devient blanc. Ce plateau ne tourne pas suffisamment vite pour que l’illusion d’optique soit totale, mais on peut observer le mélange des couleurs par teinte.

 

Les enfants s’en servent aussi pour faire du tri de couleurs ou des constructions en suivant les angles de chaque triangle.

Tri de couleurs

 

Tri de couleurs et constructions géométriques sur le cercle chromatique

Tri de couleurs et constructions géométriques sur le cercle chromatique

L’un des jeux qui les amusent le plus est de tester la force centrifuge : regarder les objets projetés hors du plateau les passionne autant que ça les fait rire !

🇫🇷on s'amuse ! 🇬🇧We're having fun ! #forcecentrifuge #rouechromatique #spinningwheel

A post shared by Maman À Dada (@adadaetaudodo) on

 

Bref, les possibilités de jeux et d’apprentissages sont grandes et je pense que nous n’avons pas fini de les explorer ! D’ailleurs Colombe et Petit O’ me surprennent encore à trouver de nouveaux usages pour leur plateau tournant arc-en-ciel ! (et oui monter debout dessus pour se faire tourner fait partie des usages trouvés récemment et pas vraiment validés par maman !)

cercle chromatique qui tourne

Et vous, vous l’utiliseriez pour quoi cette roue ?