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Le Petit Chaperon Rouge, jeu de société pour les 4-7 ans

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Si vous me connaissez un peu, vous savez sans doute que j’ai une passion pour les jeux de société ! Mon mari et moi pouvons passer des week-end entiers à jouer avec des amis ou à arpenter les allées des plus grands festivals de jeux (et ici). Et cette passion, bien évidemment, nous voulons la transmettre à nos enfants ! Ces derniers mois, nous n’avons pas découvert beaucoup de nouveautés car la gamme de jeux de société pour enfant n’est pas très riche à Dubaï (et les jeux présents sont souvent sans intérêt…). Mais lors de notre récent séjour en France, nous avons acheté plusieurs boîtes de jeux qui s’annoncent vraiment sympas (Eh non ! nous n’avons pas encore eu le temps de jouer à tout ce que nous avons acheté !) et dont je vous parlerai régulièrement ! Je vais donc de nouveau pouvoir participer au rendez-vous 1.2.3 jouez ! organisé par ma copine du blog Maman et Pipelette et je commence avec un jeu qui me faisait envie depuis des mois : Le Petit Chaperon Rouge des éditions Smart Games.

 

Le Petit Chaperon Rouge : boîte de jeu

 

Le Petit Chaperon Rouge

Les Petit Chaperon Rouge est un jeu de réflexion et de logique qui s’adresse aux enfants de 4 à 7 ans.

Dans la boîte de jeu on trouve :

  • une plateau de jeu
  • 5 tuiles avec un segment de chemin
  • 2 figurines (le Petit Chaperon Rouge et le loup)
  • 3 sapins
  • 1 maison
  • 1 livret avec 48 défis
  • une bande dessinée

Contenu de la boîte

 

Comme dans l’histoire, le petit Chaperon Rouge doit rejoindre la maison de sa mère-grand. Le but du jeu est donc de déterminer le chemin qu’il prendra pour arriver. Il existe 2 modes de jeu :

  • un plus facile où le Petit Chaperon Rouge est seul
  • un plus difficile où l’on doit également trouver le chemin que prend le loup (qui doit être plus court que celui du Petit Chaperon Rouge)

C’est un jeu solitaire et une fois que l’enfant connaît bien les règles, il peut jouer en toute autonomie. Il découvre les niveaux sur le livret défis et ne peut accéder à la solution que s’il tourne la page.

Le Petit Chaperon Rouge : le livret défis

Notre avis sur le jeu

Le Petit Chaperon Rouge n’est pas le premier jeu Smart Games que nous avons puisque nous possédons également le magnifique “Jour et Nuit” que je vous ai présenté et dont nous ne nous sommes jamais lassés. Mais les défis de “Jour et Nuit” sont devenus un peu simple pour Colombe (5 ans) et je voulais lui proposer un nouveau jeu auquel elle pourrait jouer en autonomie.

 

Le Petit Chaperon Rouge et le loup !

Colombe prend plaisir à placer les pièces sur le plateau (en respectant bien la position de la cheminée de la maison, afin que toutes les portes soient au bon endroit !). Une fois les pièces en place, les défis lui donne matière à réfléchir, analyser, se projeter, afin de trouver la solution. Comme il n’existe qu’une seule solution par défi (donc aucune confusion possible), le jeu est auto-correctif.

J’apprécie cette possibilité d’autonomie. Comme vous le savez sans doute, j’instruis mes enfants à la maison, ce qui me demande beaucoup d’attention auprès de chaque enfant lorsqu’il aborde une toute nouvelle compétence. Et c’est généralement le moment où l’autre enfant vient me solliciter pour que je lui trouve une activité ! Alors ce genre de jeu de résolution de défi en autonomie me sauve la vie !

 

Petit O’ (3 ans) utilise aussi Le Petit Chaperon Rouge, bien qu’il n’ai pas encore les 4 ans conseillés sur la boîte. Pour le moment, il ne résout pas encore les défis, mais place les pièces sur le plateau en suivant le modèle. Cela développe déjà beaucoup de compétences visuelles et de repérage dans l’espace, et le prépare à jouer au jeu dans quelques mois.

 

Le petit plus dans la boîte de jeu

La boîte de jeu contient une bande dessinée du Petit Chaperon Rouge. Il s’agit d’une bande dessinée sans texte. Ainsi l’enfant découvre l’histoire au fil des images, il peut “lire” l’histoire seul et la réinventer en fonction des détails qu’il percevra différemment à chaque fois.

J’ai adoré ce petit plus ! En achetant le jeu, je n’avais pas pensé que nous n’avions pas l’histoire du Petit Chaperon Rouge à la maison, et que de ce fait je ne l’avais jamais vraiment racontée à mes enfants. Trouver cette bande dessinée m’a donc permis de palier à ce manque ! Et l’absence de texte permet une étude bien plus libre et enrichissante. Après avoir raconté (ma version de) l’histoire aux enfants,  je les laisse maintenant me raconter la leur. L’exercice est idéal pour l’imagination, le langage et l’organisation de la pensée !

 

Les autres participations au rendez-vous 1,2,3… Jouez ce mois-ci

 

Le Petit Chaperon Rouge aux éditions Smart Games
jeu de 4 à 7 ans
1 joueur
48 défis
prix : 24,99€

 

Connaissez-vous les jeux Smart Games ? Lequel est votre préféré ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire car cela me fait toujours plaisir de vous lire !

Here we are – Chut les enfants lisent

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Quoi de mieux pour commencer l’année que de vous présenter un livre apporté par le Père Noël et qui parle (notamment) de la nouvelle passion de ma belle Colombe : l’espace ! C’est lors de la lecture de conte de notre bibliothèque que nous avons découvert ce bel ouvrage, et comme il avait intéressé ma grande et que je le trouvais vraiment charmant, je n’ai pas pu résister à l’idée de le déposer sous le sapin ! C’est donc un beau livre poétique et plein de savoirs que je vous présente aujourd’hui : Here we are (et oui, c’est un livre en anglais ! Nous sommes en pays anglophone maintenant !)

Couverture de Here We are d'Oliver Jeffers

Here We Are

Pour les non-anglophones, “Here we are” signifie “nous sommes ici“, comme le “vous être ici” que l’on trouve souvent noté d’une petite flèche rouge sur les plans. Le livre s’ouvre sur une carte de notre système solaire complétée de quelques explications que l’on dirait manuscrite. Les premiers mots du livre sont :

“Well, hello.
Welcome to this planet.
We call it Earth.”
Bien. Bonjour.
Bienvenue sur cette planète.
On l’appelle la Terre.

here we are - Système solaire

Suit alors toute une explication de ce qu’est la Terre, ce qui la compose, les êtres qui y vivent et comment elle s’organise. On découvre le relief, la répartition entre eau et terre et toute la diversité. Il y a bien sûr la diversité des lieux, des ambiances, des espèces.

 

Here we are - diversité animale

Mais il y a aussi la diversité au sein de notre propre espèce humaine, et les différents modes de vie.

 

Here we are - la ville

Pourquoi nous aimons Here We Are

Here We Are est une histoire simple : une présentation de notre monde. En abordant le livre comme un livre d’images, l’enfant peut développer son vocabulaire car les illustrations sont fournies en détails qui retranscrivent bien la diversité que l’on trouve sur notre planète. Il peut être lu également comme une belle histoire sur la diversité et l’immensité de notre univers. On y découvre que nous sommes nombreux sur Terre et que chaque personne est unique, mais que la différence est une richesse et qu’en l’abordant avec respect on ne se sentira jamais seul au monde.

C’est aussi un livre rempli d’humour caché dans les petits détails. Quelques petites blagues faisant référence aux subtilités de notre planète et de sa diversité sont éparpillées à travers le livre, ce qui encourage le dialogue entre le parent lecteur et l’enfant. J’apprécie beaucoup cette possiblité d’aller au-delà du livre et d’éveiller la curiosité des enfants !

La fin du livre est amenée avec beaucoup de poésie (mais je ne vous la révèlerai pas ! ).

 

Here we are - la Terre

Oliver Jeffers, Here We Are, Harper Collins, 2017
Le livre n’est encore disponible qu’en anglais, mais l’auteur ayant déjà connu le succès avec de précedents ouvrages (Perdu ? Retrouvé, Rébellion chez les crayons), ce titre devrait être traduit assez rapidement !

Ce billet est ma participation au rendez-vous “Chut les enfants lisent” organisé chaque mercredi par le blog “Devine qui vient bloguer ?

Les dinosaures aux éditions Fleurus – Chut les enfants lisent

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Depuis quelques temps, notre Petit O’ (presque 3 ans) s’est découvert une nouvelle passion. Il rugit, grogne, montre les gros et marche d’un pas lourd. Bref, il est devenu un dinosaure ! Il est très encouragé par la culture anglo-saxone présente ici, dans laquelle on trouve beaucoup d’histoire ou de chanson mettant en scène ces “monstres” préhistoriques ! J’ai profité de son intérêt pour sortir un livre reçu il y a quelques mois (oui, j’ai un peu de retard dans mes publications et il me reste pas mal d’articles à écrire sur des produits reçus quand j’étais en France, oui, je suis ce qu’on appelle une blogueuse en carton…) : Les dinosaures, aux éditions Fleurus.

Les dinosaures, éditions Fleurus

 

Une histoire chronologique des dinosaures

Le livre nous emmène à la découverte des dinosaures. Il commence à notre époque dans un musée d’histoire naturel, puis il nous plonge à l’époque des dinosaures.

Les dinosaures sont présentés de manière chronologique, ce qui d’un point de vue pédagogique me paraît vraiment intéressant. En effet, on a tous des espèces de dinosaures en tête et on les imagine vivant tous ensemble dans un monde sauvage très lointain, mais finalement, ils ont parfois vécu à des époques très différentes !

Les dinosaures, éditions Fleurus

Les dinosaures, éditions Fleurus

Des personnages attachants

Les découvertes et les explications sont menées par de mignons petits personnages : des petits enfants auxquels le lecteur peut s’identifier facilement. À la manière d’une bande dessinée ces petits enfants se promènent dans les pages et posent des questions, font des remarques qui invitent le lecteur à en découvrir plus sur le sujet.

Les dinosaures, éditions Fleurus

D’ailleurs, Petit O’ a rapidement eu envie de faire comme ces petits personnages et d’aller découvrir des dinosaures par lui-même. Nous sommes donc allés au Dubaï Mall (l’un des plus grand mall du monde) pour observer le véritable squelette de dinosaure de 155 M d’années exposé !

Dinosaure de Dubai Mall

Une collection à l’excellent rapport qualité-prix

Cette collection compte plusieurs titres différents : La Terre, Les Animaux, Le corps, L’Espace… Chaque livre coûte 5,95 €, ce qui pour des livres aussi complets est vraiment très raisonnable !

Cet article est ma participation au rendez-vous “Chut les enfants lisent” su blog Devine qui vient bloguer ?

 

The Key to Dubai

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Il y a 4 mois que nous vivons à Dubaï et nous avons encore énormément à découvrir ! Des lieux, mais aussi des pans entiers de la culture émiratie ! Cette culture est d’ailleurs très difficile à saisir car l’immersion est loin d’être totale. En effet, ici, les Émiratis ne composent que 10 ou 15% de la population. Nous sommes donc plus souvent confrontés à la culture indienne ou philippine, deux cultures très représentées ici. Alors pour tenter de mieux connaître la culture locale, dès nos premiers jours ici, j’ai acheté ce livre The Key to Dubai, unlocking the story of a city and its culture de Liliane van der Hoeven. Ce livre est très populaire ici, au point qu’on le trouve non seulement dans toutes les librairies, mais aussi dans les supermarchés et dans les boutiques de souvenirs !

The key to Dubai

The Key to Dubai

En français, le livre s’appellerait “Les clés de Dubaï, découvrir l’histoire d’une ville et sa culture”. Le projet est vaste et le livre y répond vraiment bien car il est très complet !

Une première partie présente Dubaï au sein des Émirats Arabes Unis : il y a 7 émirats, chacun portant le nom de sa plus grande ville (nous sommes donc ici dans l’émirat de Dubaï, celui d’à côté, le principal, étant celui d’Abu Dhabi). Le pays est jeune, il a été créée en 1971 et a énormément évolué depuis sa création. La religion officielle est l’Islam, la langue officielle est l’arabe (mais c’est l’anglais qui est parlé majoritairement), et la monnaie est le Dirham.

The key to Dubai : United Arab Emirates

Habit traditionnel de Dubaï

Cette partie continue avec une présentation de l’évolution de la ville de Dubaï, ses constructions et sa ligne d’horizon impressionnante ainsi que les nombreux points d’intérêts tous plus exceptionnels les uns que les autres !

Dubai, la burj khalifa

Ensuite viennent des parties sur le désert qui compose tout l’arrière pays, sur la faune et la flore, la culture agricole et la vie des populations nomades.

La vie dans le désert à Dubaï

Enfin, une partie est consacrée à la vie du vieux Dubaï, dans la creek qui a vu naitre la ville. Car avant d’être la mégalopole cosmopolite que l’on connaît, Dubaï était une petite cité de pêcheurs, notamment de pêcheurs de perles !

 

Une mine d’informations !

Ce livre est une véritable mine d’informations ! Grâce à lui, les enfants et moi avons déjà appris beaucoup sur la ville et sa culture ! Mais il est tellement riche que nous n’en avons pas encore fait le tour ! Je le laisse donc presque toujours à disposition sur notre table des saisons à côté de notre dromadaire et du drapeau du pays !

The key to Dubai : découvrir les Emirats Arabes Unis

Ce livre ne semble pas avoir été traduit en français, en tous cas je ne l’ai pas trouvé. Mais il est trouvable facilement sur internet, vous n’aurez donc aucun problème à vous le faire livre en France ! Et si vous le souhaitez, une édition “The Key to Abu Dhabi” existe aussi. Je ne l’ai pas achetée car la plupart des pages sont exactement les mêmes que celle de l’édition de Dubaï.

 

Liliane Van der Hoeven, The Key to Dubai, Explorer, 2015

 

Cet article est notre participation au rendez-vous Voyageons Ludique sur le thème “Fais-nous visiter ta région” nos autres participations sont ici et ici.

Le grand guide des pédagogies alternatives

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Au printemps dernier, Anne-Cécile Pigache, l’auteur de l’excellent blog Activités à la Maison a publié un livre en collaboration avec Madeleine Deny (auteur de nombreux livres sur l’éducation par le jeu) : Le grand guide des pédagogies alternatives. À travers son blog, j’avais déjà pu apprécier le sérieux avec lequel Anne-Cécile aborde l’instruction de ses 5 enfants. J’avais donc très envie de découvrir son livre ! Mais à ce moment-là j’étais en plein déménagement et n’avais pas vraiment de temps à consacrer au sujet. Le livre a tout de même trouvé une petite place dans nos bagages, et à notre arrivée à Dubaï, j’ai enfin commencé sa lecture ! Ce moment marquant le début de notre instruction en famille, c’était la lecture idéale !

Le grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives est divisé en 11 chapitres consacrés à chaque auteur/chef de file d’un mouvement pédagogique. Chaque chapitre s’ouvre sur une double page de biographie du pédagogue abordé, expliquant ses influences, son cheminement, ses grands principes et son impact.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Puis, chaque double page suivante présente une carte mentale dédiée à un grand principe pédagogique soutenu par le théoricien en question. En encart est consacré à un point particulier ou à des idées d’activités, et dans une colonne appelée “Cinq enfants et mon expérience“, Anne-Cécile Pigache nous livre une anecdote ou une mise en action de la pédagogie dans sa famille.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Une partie de chaque chapitre est ensuite consacrée au matériel et aux activités à proposer aux enfants.

Le grand guide des pédagogies alternatives

Enfin, la dernière partie est un dialogue entre Madeleine Deny et Anne-Cécile Pigache abordant la pédogogie d’un œil d’expert et de maman. On y trouve également un rappel des points à retenir, ainsi que des références bibliographiques et internet pour en apprendre plus sur la pédagogie abordée.

À la fin du livre, on retrouve une chronologie de 2500 ans de pédagogie, et un tableau des activités par thème.

L’utilisation du grand guide des pédagogies alternatives

Le grand guide des pédagogies alternatives peut être lu d’un bout à l’autre, mais ça n’est pas son but. C’est ainsi que je l’ai abordé au départ. Je commençait l’instruction en famille avec mes enfants, et j’avais envie d’une vision d’ensemble des différentes pédagogies existantes afin de trouver le plus d’inspiration possible. Le guide étant passionnant, je n’ai pas eu de mal à le lire d’une traite.

Mais comme son nom l’indique, il s’agit d’un guide. Il est donc plutôt destiné à être abordé par thème (donc par pédagogie) afin d’y trouver des références et des idées d’activités. Maintenant que je l’ai lu entièrement, c’est ainsi que je m’en sers. J’approfondis ma connaissance d’une pédagogie donnée, ou alors je me réfère au tableau des activités par thème pour trouver des idées d’activités.

Grand guide des pédagogies alternatives

Mon avis

J’aime beaucoup l’idée d’avoir abordé le sujet selon 2 angles différents : celui de la spécialiste en éducation (Madeleine Deny) et celui de la mère de famille (Anne-Cécile Pigache, bien qu’en fait, étant enseignante, elle a également un œil expert sur la pédagogie !). Cette approche permet à la fois une démarche formelle, et une certaine proximité avec le lecteur et une grande authenticité. On sent que les auteurs maîtrise la théorie, mais qu’elles ont également mis ces théories en pratique. Il est évident qu’elles ont mis en pratique certaines pédagogie plus que d’autres, mais elles signalent toujours lorsqu’elles sont moins au fait de certaines pratique.

Ce guide est vraiment dense et il propose de très nombreuses idées d’approches de l’enseignement, mais aussi d’activités à proposer aux enfants. Tout y est toujours très bien expliqué et illustré et on n’a aucun mal à se projeter.

Personnellement j’ai approfondit mes connaissances sur des pédagogies qui me plaisent beaucoup (Steiner, Reggio, Freinet…). J’ai enfin compris pourquoi je n’accroche pas du tout à la pédagogie Montessori (trop strict, trop carré, moi j’aime la créativité, l’originalité et les détournements !). Et j’ai découvert de belles pédagogies que dont j’aimerais approfondir l’étude (Mason, Decroly…).

Notre table des saisons
Notre table des saisons inspirée de la pédagogie Steiner et que j’ai mis en place depuis la lecture du guide des pédagogies alternatives.

Ce guide est devenu et restera certainement longtemps un de mes essentiels dans mon approche de l’instruction de mes enfants. J’en conseille la lecture à tous les parents qui comme moi instruisent leurs enfants à la maison, ou qui sont tout simplement intéressés par le sujet. Et l’un des points positifs non négligeable du livre est son prix : 20€. Cela ne semble pas particulièrement bon marché pour un livre, mais il est si complet et a été écrit avec tant de rigueur et de sérieux qu’il est largement mérité !

Madeleine Deny, Anne-Cécile Pigache, Le grand guide des pédagogies alternatives, Eyrolles, 2017

Et si vous vous intéressez aux activités pour les enfants, je ne peux que vous conseiller la lecture du blog d’Anne-Cécile Pigache Activités à la Maison, qui présente les activités de ses 5 enfants âgés actuellement de 3 à 16 ans.

La petite chenille qui fait des trous -un grand classique pour apprendre l’anglais à nos petits !

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Je vous ai déjà montré plusieurs activité autour du livre La petite chenille qui fait des trous d’Eric Carle : notre cycle de la chenille en feutrine, notre semainier inspiré du livre, notre observation des chenilles qui venaient manger nos plantations chaque été à Cannes, et même notre chenille peinte sur un sac ! Mais je ne vous ai jamais vraiment parlé du livre lui-même ! C’est un livre que nous lisons tous les jours ou presque depuis que Colombe a 18 mois (donc depuis 3 ans) ! Je le trouve extrêmement riche en apprentissages pour un jeune enfant et c’est sans doute la raison de son immense succès ! Son vocabulaire est simple, mais important, c’est pour cela qu’en arrivant à Dubaï, j’ai décidé d’acheter sa version anglaise, afin d’en faire un support vers le bilinguisme de mes enfants.

La petite chenille qui fait des trous

L’histoire de La Petite Chenille qui fait des trous

Un beau dimanche matin, une petite chenille affamée sort de son œuf. Elle part alors à la recherche de nourriture. Le premier jour, “elle croque dans une pomme. Elle y fait un trou”, et ainsi de suite pendant tous les jours de la semaine. Le dimanche suivant, elle n’a plus faim du tout et est prête à se blottir dans son cocon avant de devenir “un magnifique papillon” !

La petite chenille qui fait des trous

Ce livre explique le cycle du papillon. Mais il permet également à l’enfant d’apprendre le nom des jours de la semaine, le nom de 5 fruits et de nombreux aliments, et surtout il est un très bon support pour apprendre à dénombrer jusqu’à 5 !

La petite chenille qui fait des trous

The very hungry caterpillar

Tous ces apprentissages sont autant de vocabulaire que les enfants peuvent apprendre dans une langue étrangère (j’ai acheté la version originale en anglais car c’est la langue que mes enfants apprennent, mais le livre a été traduit dans tant de langues qu’on a vraiment le choix !). Mes enfants connaissant la version française par cœur, ils ont vite été capables de comprendre la version anglaise et d’associer la traduction des nouveaux mots qu’ils entendaient !

The very hungry caterpillar

J’ai tout de même noté un détail qui m’a interpellée (et un peu déçue). Peut-être est-ce une question d’édition, mais dans le livre que j’ai en français le texte pour chaque jour est :

Elle croque dans une pomme

“elle croque dans une pomme. Elle y fait un trou”

Dans ma version anglaise, le texte est simplement :

He ate through one apple

“he ate through one apple”

La répétition du nombre de fruits et du nombre de trous a complètement disparue… Je trouve cela dommage car cela permet de répéter l’apprentissage. Dans la version française, les enfants et moi comptons les fruits, puis les trous, ce qui aide à mémoriser les chiffres.

Sinon l’ouvrage est sensiblement identique à sa traduction française. À part peut-être que le titre, The very hungry caterpillar signifie “la chenille qui a très faim”. Il n’y a plus du tout d’histoire de trou… D’ailleurs c’est peut-là la raison de la différence notée plus tôt !

Cette article est ma participation au rendez-vous “Chut les enfants lisent” du blog Devine qui vient bloguer ?

The artist who painted a blue horse

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En arrivant à Dubaï, j’ai tout de suite cherché des livres pour aider mes enfants à apprendre l’anglais. Je me suis alors dirigée vers le rayon des classiques de la littérature enfantine et j’ai trouvé le bonheur : un rayon entier consacré à Eric Carle, l’auteur de La Petite Chenille qui fait des trous l’un de nos livres préférés ! Et j’ai découvert plein de pépite, comme The artist who painted a blue horse que je me suis empressée d’acheter !

The artist who painted a blue horse

Le narrateur du livre est un petit enfant qui se présente immédiatement comme un artiste qui peint.

I am an artist

Puis il nous présente ses oeuvres : des animaux aux couleurs originales. Il y a un cheval bleu (blue horse), un crocodile rouge (red crocodile) ou encore un âne à pois de toutes les couleurs (polka dotted donkey)…

blue horse

polka dotted donkey

Au-delà du vocabulaire, ce livre soutient l’idée que tous les enfants sont des artistes, et que les idées les plus farfellues sont souvent les meilleures sources créatives. J’apprécie beaucoup ce point de vue qui encourage l’originalité de nos enfants !

Le vocabulaire anglais appris dans The artist who painted a blue horse

Au fil des pages, on découvre une petite dizaine d’animaux tous peints dans une couleur différente. Les enfants apprennent donc une vingtaine de mots sans compter toute la partie narrative (quelques phrases seulement). Comme le livre est très court et rythmé, les enfants apprennent le vocabulaire un peu comme une comptine.

orange elephant

Colombe (4 ans 1/2) et Petit O’ (2 ans 1/2) récite d’ailleurs souvent le livre sans même l’avoir sous les yeux. Au départ, lorsque l’on voyait un des animaux du livre, il le nommait systématiquement avec la couleur associée dans le livre. Puis, ils ont dissocier les deux mots (couleur et animal) et on été capable de nommer chacun indépendamment.

Ce livre leur a énormément plu ! Nous l’avons lu plusieurs fois par jour au départ, et même souvent plusieurs fois d’affilée ! Il est suffisamment simple pour les avoir intéressés même s’il n’est pas dans une langue qu’ils comprenaient. Il est devenu la référence de leur apprentissage de l’anglais. Et d’ailleurs les premières semaines à Dubaï, lorsque Petit O’ nommait quelque chose en anglais (une voiture, un bus, une maison, une petite fille…) il le nommait toujours “blue horse”. Maintenant mes deux enfants connaissent plus de vocabulaire en anglais, mais ils aiment toujours beaucoup ce livre. D’ailleurs il nous a inspiré une jolie activité créative pour enrichir leur vocabulaire !

I am a good artist

L’éveil musical d’après la pédagogie Montessori

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La musique a une place très importante dans notre famille : Papa À Dada ! et moi l’avons tous deux étudiée lorsque nous étions enfants et nous souhaitons que nos enfants fassent de même. Colombe a eu la chance d’assister à un éveil musical chaque semaine depuis ses 2 ans et demi, et elle a beaucoup aimé. Mais notre déménagement a chamboulé notre rythme et nous n’avons pas ici les mêmes opportunités de cours que nous avions en France. Tout comme j’ai pris en main l’instruction générale de mes enfants, j’ai décidé de prendre en main leur instruction musicale (du moins pour le moment !). Le livre L’éveil Musical d’après la pédagogie Montessori dès la naissance me sert de base pour diriger nos activités.

L'éveil musical d'après la pédagogie Montessori

L’éveil Musical d’après la pédagogie Montessori

Le coffret L’éveil musical d’après la pédagogie Montessori se compose d’un livre pour guider le parent dans les activités, de cartes de nomenclature des instruments, de cartes pour déterminer le type de musique, son intensité, le rythme, mais aussi si l’enfant l’apprécie ou non.

Coffret L'éveil musical d'après la pédagogie Montessori, Eyrolles

Le gros point positif de ce livre est de présenter des activités pour les enfants dès la naissance. Je trouve cela très intéressant car on sait à quel point l’éveil à la musique des tout-petits leur est bénéfique. La musique apaise, mais elle aide aussi à l’apprentissage du langage.

Activité d'éveil à la musique dès la naissance

Les activités proposées développent de nombreuses compétences : l’écoute, la reproduction de sons, de rythmes, ou la manipulation et la construction d’instruments.

Les deux dernières parties du livre présentent des activités du langage et de l’écoute d’œuvres. Même si certaines sont difficiles pour les plus petits, ces activités comportent souvent plusieurs niveaux et sont adaptables selon l’âge et les intérêts de l’enfant. On peut par exemple se servir du CD d’écoute pour faire découvrir une œuvre à un tout-petit en créant juste un temps calme. Mais avec un plus grand on pourra ajouter les cartes pour définir le rythme, le type de musique et les instruments présents.

 

Ce que nous avons pensé de cet éveil musical

Je dois vous avouer qu’en tant que maman et “instructrice”, j’apprécie énormément ce coffret car il est très complet ! Il se compose du livre dont je viens de parler, et de cartes pour accompagner les activités. Il y a des cartes de nomenclatures des instruments qui permettent leur découverte, mais qui aide également l’enfant dans son apprentissage de la lecture.

Les cartes de nomenclature des instruments

Les cartes de nomenclature des instruments

Les cartes de nomenclature des instruments

Les cartes de nomenclature des instruments

Colombe (4 ans 1/2) et Petit O’ (2 ans 1/2) aiment beaucoup les petits jeux proposés. Certains sont plus physiques et correspondent bien à leur besoin de bouger. D’autres m’aident à les canaliser pour des moments plus calmes. Le jeu qu’ils préfèrent est sans doute celui du danseur et du musicien : l’un joue de la musique (un petit rythme tapé sur un Bilibo en marquant des silences) et l’autre danse en rythme. Même s’ils ont du mal à inverser les rôles (Colombe aime danser, Petit O’ beaucoup moins), cet exercice favorise l’écoute, la concentration et le travail d’équipe ! (je vous rassure, ce jeu ne se termine pas toujours dans le calme ! Mes enfants sont normaux !)

Le danseur et le musicien

Le danseur et le musicien

Le danseur et le musicien

Le livre proposant des activités pour les enfants jusqu’à 12 ans, il aura sans doute une bonne longévité ici ! Et si c’est un bon outil de sensibilisation à la musique, je pense aussi qu’il est une très bonne base pour un apprentissage plus profond ensuite. Le livre amène l’enfant à s’intéresser à la musique et à aller la découvrir par lui-même (et en cela le livre respecte parfaitement la pédagogie Montessori) !

J'aime la musique !

Lydie Maud, Brigitte Ekert (dir.), L’éveil musical d’après la pédagogie Montessori, Eyrolles
à partir de la naissance et jusqu’à 12 ans
prix : 24,90€

Cet article est ma participation au rendez-vous mensuel “À tout bout d’chant” du blog La Cour des Petits. Les autres participation du mois sont :

Calinours va à l’école – Chut les enfants lisent

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Cette année, Colombe (4 ans 1/2) et Petit O’ (2 ans 1/2) n’iront pas à l’école. Cela ne les empêchera sans pas d’apprendre beaucoup de choses et d’arriver à peu près aux mêmes acquisitions que les autres enfants de leur tranche d’âge. Mais ces acquisitions se feront par des chemins détournés : des promenades, des observations, une vie sociale axée sur la diversité des âges (et des origines puisque nous vivons à Dubaï !)… Pour ce 2ème rendez-vous “Chut les enfants lisent” depuis la rentrée des classes, j’avais très envie de vous parler de ce livre qui parle de l’école… ou pas… Calinours va à l’école !

Calinours va à l'école

Calinours va à l’école

Calinours est un joli petit ourson blanc qui prends le chemin de l’école. Mais en traversant la forêt qui mène jusqu’à sa classe, il rencontre plusieurs animaux qui lui proposent de partager leurs activités. Il s’arrête donc pour faire de la peinture, de la pâte à modeler, et pour cueillir des fleurs… Et arrivé à l’école, la classe est fini et tous ses camarades sont rentrés chez eux. Il offre donc ses œuvres à sa maîtresse qu’il aime beaucoup et lui promet d’arriver le premier le lendemain !

Calinours va à l'école

Calinours va à l'école

Ce que nous en avons pensé

Nous avions reçu Calinours va à l’école alors que Colombe allait encore à l’école l’année dernière et il correspondait bien à sa façon de flâner avec son petit panier sur le chemin de la classe. Elle se reconnaissait donc beaucoup dans ce petit ours qui profitait tant de tout ce qu’il pouvait apprendre sur le chemin de l’école.

Cette année, Colombe et Olivier n’allant pas à l’école, je continue à leur lire le livre, mais j’insiste sur le fait que Petit Ours apprend beaucoup sur le chemin, et qu’au final il a autant appris que ses camarades en classe.

J’ai beaucoup aimé cette possibilité d’adapter la lecture de ce livre aux enfants qui vont à l’école comme à ceux qui pratiquent l’instruction en famille. Un bon moyen de se rappeler qu’on peut apprendre partout !

Calinours va à l'école

A. Broutin, F. Stehr, Calinours va à l’école, L’école des loisirs
dès 3 ans
à partir de 5€

7 Milliards de visages – Chut les enfants lisent…

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Avec la rentrée des classes, les rendez-vous blog reprennent, et bien sûr, l’incontournable “Chut, les enfants lisent” organisé par Devine qui vient bloguer ? ne fait pas exception ! Chaque mercredi, ce rendez-vous nous propose de faire découvrir un livre destiné aux enfants que nous avons particulièrement apprécié ! En ce début de mois de septembre, notre vie a beaucoup changé puisque nous vivons maintenant à Dubaï. J’ai donc décidé de vous faire découvrir un livre tout particulier et qui représente bien la nouvelle ville dans laquelle nous vivons : 7 milliards de Visages.

7 milliards de visages

7 milliards de visages

Nous sommes maintenant 7 milliards sur Terre. “Près de sept milliards de personnes… et pas deux semblables !”.

Ce livre nous présente les différences entre les êtres humains dans le monde : nous avons tous un physique différent, nous n’avons pas la même couleur de peau, d’yeux, nous avons des chevelures très différentes.

7 milliards de visages et des physiques différents

Nous n’avons pas tous les mêmes croyances ni les mêmes pratiques. Certains croient en un Dieu, d’autres en plusieurs, certains n’y croient pas.

7 milliards de visages et des croyances variées

Il y a des centaines de manières d’écrire et environ 200 langues différentes, mais au final nous avons tous le besoin de nous exprimer.

7 milliards de visage et un besoin universel de s'exprimer

7 milliards de visages nous présente nos différences, mais aussi nos ressemblances. Car si nous sommes tous uniques, nous sommes tous des êtres humains et nos besoins sont très semblables. Nous jouons tous, mais juste pas de la même manière.

7 milliards de visage et une même envie de s'amuser

Nous sommes 7 milliards, avec nos ressemblances et nos différences qui rendent le monde plus beau !

Notre avis sur 7 milliards de visages

Nous vivons à Dubaï, ville d’un million et demi d’habitants dont 95 % sont des étrangers. Ici, toutes les nationalités du monde sont représentées, ou presque… Lorsqu’on se promène dans les rues nous croisons des femmes entièrement voilée de noir, des femmes en sari aux couleurs chatoyantes, des femmes en pantalon et simple T-shirt, et des femmes en robe courte au décolleté plongeant… Nous croisons des hommes et des enfants à la peau noire, très bronzée ou même très très claire. Nous entendons parler arabe, anglais, philippin… et nous parlons français…

7 milliards de visages, illustration

Notre vie ici ressemble tellement à ce livre ! Alors nous le lisons régulièrement. Colombe (4 ans et demi) en profite pour me demander pourquoi certaines femmes ici on le visage complètement caché. Petit O’ me demande pourquoi il n’y a pas d’église dont on entendrait les cloches comme chez grand-père et grand-mère, et il me fait remarquer qu’à la place on entend le muezzin chanter ! 7 milliards de visage est toujours l’occasion pour nous de discuter de notre nouvelle vie, des différences entre nous et les gens que nous croisons quotidiennement et de l’enrichissement que ces différences nous apportent ! Car imaginez un monde dans lequel tout le monde se ressemblerait !

Le monde serait terne si nous étions tous pareils...

Sept milliards de visages

Peter Spier, 7 milliards de visages, L’école des loisirs
à partir de 5€
conseillé à partir de 7 ans pour une lecture seul, on peu le proposer à des enfants beaucoup plus jeunes s’ils sont accompagnés.