Enceinte et végétarienne

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Quoi ? La famille À Dada ! va s’agrandir ? Et en plus ils ont décidé de ne plus manger de viande ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Bon, je vous avoue tout : ceci n’est pas une annonce de grossesse ! Je n’ai pas non plus décidé d’arrêter de manger de la viande (même si dans les faits j’en consomme très peu). Enceinte et végétarienne est le titre du dernier livre que j’ai lu ! Lire un tel livre quand on est ni enceinte, ni végétarienne peut surprendre. Mais ma consommation de viande est très limitée, alors je cherche toujours des informations pour être sûre de manger équilibré. Et comme je n’exclue pas la possibilité d’une prochaine grossesse, j’ai trouvé le sujet pertinent. En effet, lors de mes deux grossesses, ma consommation de viande a toujours augmenté. Je me sentais fatiguée, mes taux de fer était assez bas, et j’éprouvais souvent un dégoût profond pour les légumes verts ! Alors je me suis tournée vers la viande. Mais pour une prochaine grossesse, j’aurais toutes les astuces pour ne pas retomber dans cette surconsommation !

Enceinte et Végétarienne

Être végétarienne, qu’est-ce que c’est et pourquoi je le suis (presque)

Le livre commence par la définition des termes “végétariens”, “végétaliens” et “végans”, en insistant sur le fait que cette définition est souple. Ces modes de vie ne sont pas des dogmes que l’on doit respecter aveuglément. Il n’y a pas de règle édictée et chacun adapte ses pratiques en fonction de ses convictions et de son ressenti. Si vous connaissez des végétariens/ végétaliens/ végans, vous savez certainement que tous n’ont pas les mêmes limites. L’auteur d’Enceinte et végétarienne, Hélène Defossez a une véritable ouverture d’esprit et écrit sans jugement ni volonté d’embrigader son lecteur dans un certain mode de vie. C’est ce que j’ai apprécié en premier dans ce livre : il n’y a aucun jugement et tous les modes de vie sont tous pris en considération avec autant de soin.

Alors selon les termes du livre, je suis effectivement “presque” végétarienne. Il peut se passer plus d’une semaine sans que je manque de viande, alors je prends en compte cette quasi-absence de protéines animal dans mon régime alimentaire.

enceinte et végétarienne : illustrations de Marie Crayon

 “Être enceinte et végé, est-ce bien sérieux ?”

Je reprends ce titre utilisé dans le livre, car je suis certaine que beaucoup d’entre vous se posent la question. Enceinte et végétarienne y répond (par l’affirmative, bien sûr) sur une vingtaine de pages. Ce chapitre aborde la question de l’équilibre alimentaire et des moyens de ne manquer d’aucun nutriment sans pour autant aller à l’encontre de ses convictions. Chiffres l’appui , Hélène Defossez nous prouve qu’il est tout à fait raisonnable de rester végé pendant sa grossesse. Elle va même jusqu’à expliquer des études (sérieuses et récentes) qui valide le régime végétarien pendant la grossesse. Et s’il y a des risques de carence dans un régime végé, ils sont plus une question d’équilibre alimentaire que de régime alimentaire. Le livre rappelle d’ailleurs que l’équilibre alimentaire des omnivores n’est pas toujours irréprochable et qu’au lieu de carences ont y trouve souvent des excès.

On trouve de nombreux conseils pour manger équilibré mais aussi pour gérer les désagréments qui peuvent s’inviter pendant une grossesse. Et la question est étudiée ! Rappelez-vous, un peu plus haut je vous ai parlé de l’aversion que j’ai eu pour les légumes verts pendant mes grossesses. Celle-ci m’a toujours étonnée car aucun des livres que j’ai lu n’en parlait. Enceinte et végétarienne aborde le sujet, et d’un coup je me suis sentie moins seule !

Enfin, on trouve une partie très intéressante intitulée “rassurer ses proches”. Cette partie reprend les principales questions auxquelles une femme enceinte et végé devra faire face, et y apporte des exemples de réponses qui devraient satisfaire l’interlocuteur sans le vexer. Je trouve l’idée de cette partie très bonne, car les végétariens sont souvent soucieux de leur équilibre alimentaire (ok, certains font n’importe quoi, mais certains non végé font aussi n’importe quoi, il y a des idiots partout) et ils savent généralement ce qu’ils font. Mais l’entourage non végé a souvent peur, et cette peur est décuplée quand des enfants sont en question. Ce chapitre (et le chapitre de témoignage à la fin du livre) accompagne la femme enceinte et végé dans son rapport avec les autres.

enceinte et végétarienne : illustrations de Marie Crayon

Au-délà de la grossesse

Parce qu’être végé, c’est souvent avoir aussi une fibre écolo, le livre parle de matériel de puériculture sain et respectueux. Parce qu’être enceinte et végétarienne implique l’arrivée d’un bébé qui sera sûrement lui aussi végé, le livre propose ses astuces et son expérience pour permettre une croissance saine tout en respectant ce mode de vie. Outre les chiffres et études, vous trouverez de nombreuses recettes et même une idée de menu sur une semaine ! Tout au long du livre, Hélène Defossez nous offre une étude sérieuse et documentée, mais elle nous livre également sa propre expérience de femme et de mère végétarienne. Elle nous offre ses conseilles comme le ferait une bonne copine qui serait déjà passé par là. Mais attention, pas comme la copine qui sait tout et qui vous rabâche des “tu devrais faire ci…” ou des “si tu faisais ça…”. Non, elle nous livre des pistes, nous parle de ce qui a fonctionné pour elle, nous propose des solutions sans jamais prétendre au miracle et en concevant toujours que ses propositions peuvent ne pas correspondre à certains. Bref, son ton est honnête, sans jugement et vraiment bienveillant !

Je tiens à souligner également la qualité des illustrations de Marie Crayon. Elles sont drôles et pleines de fraîcheur !

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce livre et je le recommande à toutes ! Oui ! Oui ! À toutes (et tous d’ailleurs) ! Si vous n’êtes ni enceinte, ni végé, vous pourriez tout de même apprendre beaucoup sur les risques et les bienfaits dans l’alimentation. Si vous êtes enceinte mais pas végé, il peut vous donner de bonnes astuces pour lutter contre les maux de la grossesse. Si vous êtes enceinte et végé, bah il est pour vous ! Et si vous êtes végé et que vous savez déjà tout sur la question ? Offrez-le à votre belle-mère, elle vous lâchera sûrement un peu la grappe après cette lecture !

Hélène Defossez, Enceinte et Végétarienne, ed. Terre Vivante
Prix  19 €

Détail à noter : Les éditions Terre Vivante, soucieuses de l’environnement, ont fabriqué ce livre avec une pâte à papier produite écologiquement en Europe, et elles l’ont imprimé en France.

Merci aux éditions Terre Vivante pour l’envoi de ce livre plus qu’instructif !

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4 commentaires sur “Enceinte et végétarienne

    Chat-mille a dit :
    19/09/2016 à 20:28

    Un article qui me parle, évidemment 😉 Ça fait quatre ans que je suis végétarienne, et je vais pas arrêter pour mes grossesses (je veux dire, c’est pas le moment où le moindre truc te fiche la gerbe qu’il faut recommencer à manger quelque chose que t’as pas mangé depuis des années !).

    Je me rappelle qu’à mon mariage, ma mère disait à mon oncle que c’était pas très raisonnable, tout de même, de mener une grossesse avec mon régime alimentaire (d’un autre côté, quand nous lui avons annoncé, elle prévoyait que nous allions finir à l’hôpital deux semaines plus tard) (médecin, hein, la dame). Et mes analyses étant parfaites, je crois que ce qui était inconscient, c’était plutôt de me marier enceinte d’un mois et vomissant mes tripes à chaque repas, plutôt que d’être végétarienne 😉

    Après, bon, étant absolument convaincue, je pense pas acheter le bouquin, mais ça m’a fait plaisir que tu en parles sans préjugés 🙂 Je te souhaite de beaux repas flexitariens… et puis qui sait, un jour, tu rejoindras peut-être la secte 😀

      mamanadada a répondu :
      20/09/2016 à 08:53

      Je ne pense pas rejoindre la “secte” un jour car je dois avouer adorer un bon morceau de steak de temps à autre. Mais mon regard face à la viande devient tel qu’elle finit par me dégoûter parfois (je pense aux conditions d’élevage ou plutôt de production, je pense aux antibiotiques, aux problèmes sanitaires)… Et qui sait peut être qu’un jour ce steak je ne le consommerait plus qu’une fois par an (mais je garde ce pêché mignon)…
      Les médecins et les nutritionnistes ont encore beaucoup de mal avec ça, malheureusement. Et pourtant parmi mes amis végétariens (ou flexi) je remarque que tous ont une grande préoccupation pour la santé et pour leur équilibre alimentaire. Tu dis que tes analyses étaient bonnes pendant ta grossesse et cela ne me surprend pas du tout. Par contre, parmi mes amis qui mangent de la viande, beaucoup ne prêtent que peu d’attention à leur équilibre alimentaire (et généralement la viande constitue leur plat, et les légumes et féculents font juste joli dans l’assiette). Beaucoup de ces amies avaient des analyses assez moyennes… Et pourtant les médecins s’insurgent souvent devant les végé…
      J’espère que tu n’as pas tâché ta robe de mariée en vomissant tes tripes ! (tu m’as bien fait rire)

    Cendrilène a dit :
    23/09/2016 à 14:35

    Voici un livre qui a l’air très intéressant. J’essaye tout doucement de réduire ma consommation de viande mais ce n’est pas toujours évident quand on vit dans une famille de carnivores. Je suis loin d’arriver à ta faible consommation mais je parle de plus en plus de notre surconsommation à la maison et que nous pourrions peut-être trouver une façon de consommer différemment et manger plus sainement.
    J’ai par la force des choses, était obligée d’arrêter toutes les volailles depuis plusieurs années. En effet j’ai développé une allergie qui je pense est une réaction soit aux antibiotiques dont elles sont gavées ou alors à une bactérie elle-même résistante aux antibios.
    Comme tu le soulignes dans ton commentaire précédent il ne me parait pas très évident de ce faire épauler par les médecins ou nutritionnistes. J’ai eu l’occasion d’assister a un échange entre une maman végétarienne qui expliquait le mode de vie de sa famille et une nutritionniste qui lui a répondu avec beaucoup de véhémence qu’elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait avec sa santé mais qu’elle n’était pas en droit de faire subir ça à ses enfants. J’avais trouvé ça très dur pour cette maman et très culpabilisant. De plus cette charmante maman avait l’air tout à fait en bonne santé et je ne doute pas un seul instant que ses enfants aussi.

      mamanadada a répondu :
      24/09/2016 à 19:40

      Oui, c’est parfois difficile de changer les habitudes. Nous, c’est quand la famille vient à la maison qu’on a du mal à faire passer les repas végétariens !
      Ta réactions aux volailles ne m’étonne pas. Lorsque je mange de la volaille j’essaye de prendre des animaux plus rares que le poulet et la dinde (la pintade par exemple) et de choisir des labels ou des exploitations en qui j’ai confiance (parce que je n’en trouve pas toujours de bio près de chez moi), car je suis horrifiée par tous les antibiotiques qu’on donne à ces bêtes. Et c’est pour la même raison que nous mangeons peu de porc à la maison.

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