Parentalité

Elle aurait pourtant été prête pour l’école

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cartable

Colombe étant née en début d’année 2013, et notre commune n’acceptant les enfants à l’école que s’ils ont 3 ans dans l’année civile en cours au moment de la rentrée (vous mes suivez ?), elle n’entrera à l’école que dans un an.

Et pourtant, elle aurait été prête pour l’école !

C’est du moins ce qui paraît quand on la voit puisque depuis quelques jours nous ne pouvons plus sortir sans qu’on me demande (généralement une petite mamie, on en a beaucoup sur la Côté d’Azur) si elle a préparé son cartable !

Colombe étant plutôt petite pour son âge, ça n’est pas sa taille qui indique qu’elle serait en âge d’aller à l’école. Mais alors, qu’est-ce qui fait penser qu’un enfant est prêt pour l’école ?

  • Il est propre : au début de l’été j’ai plusieurs fois entendu : “Il va falloir commencer la propreté pour rentrer à l’école en septembre”. C’est comme si l’acquisition de la propreté avait pour seul but d’être accepté à l’école, et non pas d’être propre sur soi et de ne pas macérer dans un bain de déjections… Sur ce point, Colombe partage sans doute mon dégoût des couches puisqu’elle a été propre très tôt. Ma réponse était donc toute trouvée : “Elle est propre depuis plusieurs mois, mais elle est encore trop jeune pour aller à l’école.”
  • Il connaît des chansons : Colombe est un moulin à paroles chantées ! Et c’est ce qui généralement initie nos conversations avec les petites mamies lorsque nous sortons. Dans le bus, au marché, dans les files d’attentes, il n’est pas rare qu’on lui dise : “Que tu chantes bien, tu es prête pour l’école toi !”
  • Il s’exprime bien : entre 2 et 3 ans, j’estime qu’un enfant parle bien s’il peut être compris par un membre extérieur à sa famille. C’est le cas de Colombe, qui arrive même à répondre aux questions qu’on lui pose (bon en même temps, les petites mamies tournent toujours autour de “Comment tu t’appelles? Tu as quel âge ? Comment il s’appelle ton petit frère ?”)
  • Il est à l’aise dans son corps : Si les petites mamies sont très attachées à la propreté et au langage, elles sont généralement moins regardantes sur la motricité parce que de toutes façons un enfant est bien mieux quand il reste sagement assis dans sa poussette ! Mais elles ne sont pas les seuls à s’intéresser à l’entrée à l’école des enfants. Sur ce point, nous suscitons aussi beaucoup d’intérêt auprès des institutrices elles-mêmes. Et ce qui fait croire à une instit’ qu’un enfant est prêt pour l’école c’est bien souvent qu’il est à l’aise dans son corps. Voilà donc comment ma copine instit’ a déclaré que Colombe aurait été la “candidate idéale pour la section de tout-petits” alors qu’elle la regardait courir, sauter, et faire de la patinette… Et à son regard un peu déçu, je pense qu’elle doit voir passer beaucoup d’élèves patauds et pas très dégourdis au moment de la rentrée (ceci est un petit intermède pour souhaiter une bonne rentrée à tous les instit’ qui me lisent ^^)
  • Il sait s’habiller seul : là encore c’est une réflexion d’institutrice. Si habiller nos petits le matin nous prend du temps et de l’énergie, imaginez ce que cela doit être pour les instit’ et les atsem qui gèrent des classes de plus de 20 enfants ! À 2 ans et demi, c’est encore difficile pour Colombe de s’habiller entièrement seule, mais je l’encourage souvent à le faire. Comment ? D’abord en lui montrant, en lui expliquant les gestes quand je l’habille. Mais aussi en la laissant faire et en ne la décourageant pas pour des broutilles : tu as mis ton gilet à l’envers ? Peu importe, on le laisse comme ça parce que ce qui importe c’est que TU as mis ton gilet seule !

Voilà donc la liste de critères qui semblent intéresser nos interlocuteurs quand ils évoquent l’école. Tous font référence à des capacités physiques ou intellectuelles, mais où sont les capacités émotionnelles ? Qui s’intéresse au fait qu’un enfant est suffisamment mature pour s’intégrer au groupe, ou s’il est prêt à quitter sa maman (ou le cocon douillet de la nounou, de la mamie ou de la crèche qui le garde) ? Vraisemblablement pas grand monde. Bien au contraire, lorsqu’un petit peine à quitter sa mère, celle-ci s’entend dire : “L’école lui fera du bien !”. À entendre les gens parler, on oublie qu’avant 3 ans, nos enfants sont encore un peu bébés…

Lorsque j’annonce que Colombe devra attendre encore une année avant d’entrer à l’école, la réaction de notre interlocuteur est généralement la même, il est déçu. Et pourtant de mon côté, je suis plutôt heureuse qu’elle n’y aille pas encore ! Et pour cause :

  • À 2 ans et demi, je pense que le rythme de l’école serait encore bien trop fatigant pour ma Colombe. Ses deux jours de crèche chaque semaine la fatigue beaucoup, je n’imagine pas l’effet qu’auraient 5 jours d’école ! Quant au groupe : la vie collectivité n’est facile pour personne, et encore moins pour un jeune enfant. Si elle est fatiguée après une journée passée avec 15 petits copains encadrés par 3 adultes, je n’imagine pas ce que cela serait dans une classe. Alors pour l’instant nous nous contenterons de nos 2 jours de crèche !
  • Certains avancent l’argument de la sociabilisation. Colombe allant déjà à la crèche depuis deux ans, elle connaît la collectivité mais dans une certaine mesure puisqu’en crèche les effectifs sont réduits. Cela ne l’empêche pas d’avoir très bien intégré les règles de base (on ne tape pas, n’arrache pas les jouets des mains et on ne s’amuse pas à retirer la tétine de la bouche des bébés même si c’est rigolo de les entendre crier ! ). Cela me semble tout à fait suffisant pour le moment. Elle apprend à vivre avec les autres, à les respecter et à se faire respecter. Et lorsqu’un conflit apparaît il y a toujours un adulte pour aider les enfants à le régler.
  • Il nous reste encore beaucoup à explorer à la maison ! Colombe commence à m’aider pour les tâches ménagères (en gros elle se met à l’évier pour la vaisselle, frotte une casserole déjà propre et me laisse une marre d’eau sur le sol !), et elle s’intéresse aussi beaucoup aux évènements du quotidien (le passage du facteur, faire les courses…) il me semble que cela fait partie intégrante de l’éducation et je suis heureuse d’avoir du temps à y consacrer cette année.
  • Tous les acquis qu’elle ferait en section de tout-petits, elle peut les faire à la maison. Je ne prétends pas du tout pouvoir me substituer à l’école, ni vouloir faire l’instruction en famille, mais à l’âge de Colombe, je pense encore pouvoir lui apporter autant que l’école. Et ce qu’elle n’apprendra pas avec moi (ou à la crèche, parce qu’on ne s’y tourne pas les pouces ! ) cette année, elle aura bien l’occasion de l’apprendre l’année prochaine en section de petits !

Alors n’en déplaise à tous ceux qui sont déçus que ma Petite-Grande n’aille pas s’asseoir sur les bancs de l’école dans quelques jours, à ceux qui m’ont conseillé de demander une dérogation (ou une faveur ou je ne sais quoi…), ce petit bout de fille restera encore une année bien au chaud avec sa maman. Ça n’est pas trop la couver ni en faire un bébé puisque si je faisais cela elle ne serait pas prête pour l’école. Mais cette année que nous passerons encore ensemble est une occasion formidable d’élargir son horizon. Colombe est devenue une petite fille intéressée par ce qui l’entoure et nous avons la chance d’avoir du temps, nous comptons bien en profiter !

Et chez vous, les enfants sont prêts pour l’école ? Feront-ils une rentrée dès 2 ans et demi ou attendront-ils 3 ans ?

 

Le jour où ils deviennent pères

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Comme toutes les mamans, j’ai passé mes grossesses à lire, apprendre et chercher plus d’informations sur ce qui devait être le plus beau jour de ma vie : la naissance de mes enfants.

Mais si ce jour doit être le plus beau de la vie d’une femme (quoi que c’est tout à fait discutable), qu’en est-il pour les hommes ?

Tout d’abord, le jour J, nous nous rendons à la “maternité” où nous rencontrerons des “sages-femmes”. Voilà, le décor est posé ! Nous entrons dans un univers de femmes, de mères. Et Monsieur est prié de bien vouloir rester en retrait et de porter les valises !En salle d’examen, Monsieur aura le choix : poser les valises, les manteaux ainsi que les habits de Madame sur la petite chaise mise à disposition, ou s’asseoir sur ladite chaise et disparaître sous la pile d’affaires ! Parions qu’il restera debout jusqu’à ce qu’il trouve l’examen trop long !

Puis on nous conduira en salle d’accouchement. Alors la sage-femme dira à Monsieur : “Allez vous mettre en tenue dans la pièce au fond du couloir à gauche et laissez-y vos affaires dans un des casiers. Retrouvez-nous ensuite !”

“Retrouvez-nous ensuite !” et voilà que notre charmante sage-femme est déjà partie en nous tirant par la main (de l’autre main nous tenterons tant bien que mal de fermer la blouse de l’hôpital qui s’ouvre largement à l’arrière, je croyais que ça n’était que des les films, mais cette blouse existe !!!), laissant Monsieur se débrouiller pour savoir où se trouve la salle d’accouchement.

Plus d’un quart d’heure après (et après avoir passé la tête par la porte de 3 salles différentes “Ah non, vous n’êtes pas ma femme… pardon…”), Monsieur arrive à nos côtés et notre “toujours aussi charmante” sage-femme s’exclame : “Ah bah vous voilà Monsieur ! On dit que les femmes mettent du temps à se préparer, mais quand je vois le temps que mettent les papas à chaque fois j’me dis que les hommes ne sont pas mieux !” (Moi j’ai peut-être une explication…)

C’est à ce moment que Monsieur découvre la place qui lui est réservée pour cet accouchement dont la durée est indéterminée : une chaise de jardin en plastique ! (non je ne plaisante pas, c’est du vécu !) Comment retenir Monsieur auprès de nous dans ces conditions ? Entre l’inconfort et le fait de nous voir souffrir, Monsieur s’éclipsera le plus souvent possible vers la machine à café ! Je n’ai jamais vu la machine à café aux abords des salles d’accouchement, mais je l’imagine bien entourée de papas aux regards blasés…

Revenons sur notre souffrance. Le jour de l’accouchement, il s’agit beaucoup de NOUS, Mesdames, et cela se justifie par la souffrance que nous allons ressentir. Et pourtant, Monsieur est beau, grand et fort, prêt à en découdre avec les forces du mal, mais comme Superman affaibli par la Kryptonite, il ne supporte pas de voir souffrir ceux qu’il aime. Notre souffrance, il la voit, la vit et doit la supporter sans trop savoir quoi faire. Alors parfois il fuit un peu… vers la machine à café !

Mais parfois il reste ! Et c’est à ce moment-là que la charmante sage-femme déclare d’un air de victoire (victoire pour nous Mesdames !) : “Bon, ça y est on va vous poser la péridurale ! Allez Monsieur, dehors !”

Neuf mois à nous entendre dire : “Tu seras là, hein ? Avec moi à chaque instant, hein ?” pour se faire jeter comme un malpropre ! Et bien-sûr nous, Mesdames, ne prenons pas sa défense ! Au contraire nous en rajoutons en lui disant : “Bon, tu attends quoi pour sortir ?!”. Monsieur n’y comprend plus rien, et il y a de quoi !

Le travail continue, Monsieur est de nouveau à nos côtés, supportant notre mauvaise humeur, notre angoisse, notre excitation. Bref, Monsieur savoure un dernier instant nos sautes d’humeurs de femmes enceintes (Malheureux, il ne sait pas encore que la délivrance ne sera que pour nous et qu’il subira ces humeurs encore quelques temps !!!).

Puis enfin, le soulagement, le bébé va arriver ! Une armée de personnel soignant entre en scène (enfin une armée de 1 à 5 personnes, mais équipée comme un bataillon d’infanterie !). On prépare le terrain, on dispose les armes : “Allez-y, poussez !”

“Non pas vous Monsieur !”

Monsieur va alors voir des choses qu’il aurait préféré ignorer. Nous allons lui broyer la main, le couvrir d’injures et lui dire que tout est de sa faute et que plus jamais il n’aura la permission de nous toucher ! S’il a le malheur de poser une petite question, la charmante sage-femme s’énervera et lui criera : “Quelle question idiote ! Laissez nous faire, Monsieur ! Nous connaissons parfaitement notre travail !”

Bref, Monsieur est devenu un punching ball humain !!!

Et finalement, on pose le bébé sur notre ventre… Monsieur a un air béat, un peu idiot mais tellement craquant… Et même notre charmante sage-femme se radoucit : “Vous voulez couper le cordon Monsieur ?”. Après un long moment, l’auxiliaire de puériculture va voir Monsieur : “Prenez le bébé Monsieur, nous allons le peser et l’habiller ensemble.”

Tout est redevenu calme, les gens sont gentils ensemble… Nous avons enfin atterri au pays des Bisounours et nous contemplons Monsieur sur son petit nuage, un ange dans les bras…

Monsieur est devenu Papa !

En ce jour de fête des pères, je voulais aborder la place qu’ils ont pour la naissance de leur enfant car il me semble qu’on leur demande de prendre beaucoup sur eux et qu’on ne fait pas grand chose pour les mettre à l’aise. Certains détails de cet article sont le fruit de mon imagination, d’autres sont vécus (la chaise en plastique c’est du vécu !! Je n’aurais jamais osé inventer ça !) ou des événements racontés par des amis. Les maternités dans lesquelles cela s’est passé ne sont pas de mauvaises maternités, elles sont mêmes souvent très réputées. Certaines offrent une qualité de soin incroyable pour les mamans, mais elles oublient beaucoup les papas qui ne sont souvent considérés que comme des béquilles !

Alors aux mamans, mais surtout au personnel soignant : cela serait bien d’aider les papas à trouver leur place pendant l’accouchement. Et s’ils n’ont rien à faire là, vous le dites, ils dégagent et on appelle notre mère ! Mais je sais que vous aimez quand les papas s’investissent ! Rappelez-vous que dans la vraie vie ils ne sont pas toujours aussi patauds. C’est un moment tout aussi pénible pour eux que pour nous et pour dissiper leur malaise, il suffit peut-être de leur montrer comment nous soulager et de leur parler un peu plus gentiment !

Alors à tous les Papas et tous les futurs Papas :

Bonne Fête !

Et merci 😉

Ma césarienne

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Pendant ma première grossesse, je ne voulais pas de césarienne. Comme la plupart des femmes je suppose…

Et puis rien ne présageait que j’en aurai une, alors finalement je n’y avais même pas vraiment pensé en fait !

Et puis l’accouchement…

J’ai perdu les eaux quelques jours après le terme. J’ai eu des contractions dans la demi-heure mais le travail n’avançait pas…

Après 19h passées à l’hôpital j’étais dilatée à 3, on m’a enfin posé la péridurale ! Le soulagement !

Et puis ça a été encore assez long…

Encore 9h après on commençait à me préparer pour une césarienne en me disant qu’on allait essayer la voie basse, mais qu’on se préparait à l’urgence… Moi, je n’en pouvais plus. La péridurale ne faisait plus d’effet, on attendait que l’anesthésiste refasse “une dose”. J’étais à bout de forces. J’ai répondu “allez-y, préparez”.

Une heure après, j’avais de la fièvre. Mon bébé était en souffrance. Je rentrais au bloc.

On a sorti mon bébé, on me l’a montré, on l’a transféré en réanimation dans un autre hôpital. Mais quelques heures après on a su que notre fille allait bien et qu’on l’aurait auprès de nous dès le lendemain.

Je me sentais seule sans mon bébé, mais la peur était derrière nous alors tout irait bien.

Je n’ai pas du tout mal vécu cette césarienne.

Certainement parce que l’équipe médicale a été formidable. Les sages-femmes, les auxiliaires de puériculture, le médecin, l’équipe de la salle de réveil… tous ont fait leur maximum pour m’expliquer les choses, me rassurer et me soutenir malgré l’absence de Papa à Dada qui lui est resté bien seul en salle d’attente.

Aussi parce que la séparation d’avec mon bébé avait été très difficile et l’intervention chirurgicale me paraissait être un détail à côté. Ou plutôt, c’était ce qui avait sauvé mon bébé. Finalement cette césarienne, elle était salvatrice ! Je la voyais comme une chance. J’avais l’impression d’avoir tout fait pour mon bébé : j’avais donné toutes mes forces, j’avais suivi tous les conseils, et j’avais mis mon accouchement rêvé de côté. Mon bébé était dans mes bras et j’étais heureuse.

Mais le temps passait et en parlant avec d’autres femmes j’ai commencé à entendre des réflexions surprenantes…

“Ah moi, jamais je n’aurais accepté de césarienne !”

Alors dans l’urgence on accepte pas une césarienne, on nous la fait et on sort le bébé le plus vite possible !
Et quand elle est programmée c’est souvent parce qu’un accouchement par voie basse serait risqué. Alors non, on ne met pas son bébé en danger, c’est notre première responsabilité de parent !

“Oh ! on pratique trop de césarienne, c’est de la complaisance pour le médecin qui veut rentrer chez lui plus tôt”

Je ne connais personnellement aucune femme ayant eu une césarienne de complaisance, alors je ne sais pas si cela se fait si souvent que ça. Par contre ma césarienne a eu lieu vers 6h du matin. On a fait venir à l’hôpital tout le personnel d’astreinte qui dormait tranquillement chez lui. Non, ça n’était pas de la complaisance !

La pire : “Ah ! Tu n’as pas réussi à mettre ton bébé au monde seule !”

Dans la liste des choses que j’ai réussies : j’ai eu mon bac du premier coup, j’ai appris à parler deux langues étrangères, et même, un jour j’ai réussi à faire un soufflé qui n’est pas aussitôt retombé lamentablement. Par contre, mettre un bébé au monde par voie basse… Ça ne compte pas comme réussite ça, mesdames. C’est de la chance en fait. Parfois la nature fait son travail, parfois non.

Une naissance qui se passe bien et naturellement n’est pas que le fruit d’une bonne préparation : la chance y est pour beaucoup. Il faut que le col se dilate correctement, que le bébé s’engage bien, qu’aucune infection ne survienne pendant l’accouchement… et beaucoup d’autres paramètres… J’ai mis mon deuxième enfant au monde par voie basse. Ce que j’en pense ? La nature a été clémente avec nous pour ce deuxième accouchement qui m’a demandé beaucoup moins d’énergie que le premier. Pousser pendant 20 minutes demande moins de ressources que de supporter des contractions pendant 20 heures…

J’ai vite arrêté de parler avec ces femmes nocives. Certaines mères se mettent en compétition pour n’importe quel prétexte… qu’elles restent entre elles si ça les amuse !

Mais maintenant je comprends que des mères vivent mal leur césarienne, si on leur bourre le crâne avec des idioties ! Et puis il y a l’équipe médicale qui est parfois maladroite… À la naissance de Petit Olivier on m’a dit : “Ça pourra être un peu long car c’est un premier accouchement !” PAR VOIE BASSE !!!! Vous avez oublié une partie de la phrase !!! Parce que non ça n’était pas mon premier accouchement !!! Je savais bien ce que voulait dire la sage-femme à ce moment-là : le corps a une mémoire et s’il a déjà vécu un accouchement par voie basse, il se souviendra comment faire et mettra certainement moins de temps. C’est pour cela qu’on constate souvent qu’un deuxième accouchement est moins long que le premier. Dans mon cas, le corps n’était jamais allé jusqu’au bout, il allait donc être confronté à la nouveauté.

C’est ce genre de réflexions qui contribuent à empêcher certaines femmes de bien vivre leur césarienne. Et c’est à ces femmes que je veux m’adresser aujourd’hui en racontant mon expérience. Bien entendu, toutes les césariennes ne se font pas dans l’urgence, toutes ne sont pas faites parce que la vie du bébé est en danger ! Et vous savez quoi ? C’est tant mieux ! Je ne regrette qu’une chose par rapport à ma césarienne : qu’on ne l’ai pas faite plus tôt ! On aurait alors sorti un bébé tout rose un peu secoué et on me l’aurait posé sur la poitrine pour l’accueillir dans notre monde ! À la place on a sorti ma fille, violette, ne respirant pas, on l’a allongée sur une table froide et on lui a enfoncé des tuyaux dans la bouche ! Tu parles d’un accueil ! Ne laissez pas les gens vous faire culpabiliser. Ça n’est pas une honte de mettre au monde par césarienne.

Et contrairement à ce que beaucoup de gens croient (et j’étais la première à croire ça, je ne sais pas d’où vient cette légende), on peut accoucher par voie basse après une césarienne. Il faut réunir certaines conditions : une bonne cicatrisation (un an minimum entre la naissance du premier enfant et la conception du deuxième, ce qui fait moins de deux ans d’écart entre les enfants, on se classe donc encore dans la catégorie des “enfants rapprochés”), un bébé qui se “présente bien” (pas de bébé en siège) et un accouchement déclenché naturellement (ce que je ne savais pas avant la naissance après terme de Petit O’ c’est qu’on pouvait quand même donner un petit coup de pouce pour que l’accouchement ne traine pas en longueur !)

N’hésitez pas à réfléchir à votre projet de naissance et à en parler avec l’équipe pour que tout soit bien clair. Juste avant d’entrer en salle de naissance pour Petit Olivier, je me souviens avoir tout récapitulé avec le médecin : on allait tenter la voie basse, mais si les choses trainaient en longueur, on n’attendrait pas de détresse fœtale pour sortir le bébé !

J’avais commencé la rédaction de cet article alors que j’attendais encore Petit Olivier, au moment où je revivais cette attente du dépassement de terme. Ce moment où pesait sur moi le spectre de mon premier accouchement et où finalement je commençais à souhaiter une césarienne programmée afin d’éviter tous les tracas d’une naissance dans l’urgence. Finalement, tout s’est bien passé et j’ai laissé cet article dans mes brouillons car avec mon nouveau statut de maman de deux enfants rapprochés, la césarienne ne faisait plus partie de mes préoccupations quotidiennes.

Et puis il y a eu cet article : Trois vérités sur les femmes qui accouchent par césarienne. Ça m’a fait du bien de le lire et je me suis dit que mon expérience pouvait toucher d’autres femmes !

L’article de Maman Raconte “Ma césarienne et moi !” est aussi un article que j’avais apprécié. Elle a une autre vision des choses puisque sa césarienne avait été programmée, mais elle aborde aussi des aspects dont je ne parle pas ici comme la douleur après l’opération (franchement on s’en remet !) ou l’allaitement (oui c’est possible ! j’ai allaité Colombe pendant 13 mois, mais vous n’êtes pas obligé d’en faire autant ^^). Alors n’hésitez pas à aller lire son article !À toutes celles qui ont peur d’une césarienne imminente et à celles qui culpabilisent d’avoir mis leur bébé au monde de cette manière j’ai envie de dire ce que je me suis répétée entre le bloc opératoire et la salle de réveil :

Ça n’est pas l’histoire dont j’ai rêvé, mais maintenant c’est notre histoire et c’est ce qui la rend précieuse !

Ma Meilleure Amie

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Ma meilleure amie est une fille sensible, si je la secoue trop, elle déverse toutes ses larmes sur le sol de ma cuisine.
Mais elle est quand même sympa et surtout toujours présente quand j’ai besoin d’elle. Ce qui arrive souvent puisqu’on se donne rendez-vous tous les jours ou presque, et même parfois plusieurs fois dans la journée !
Par contre qu’est-ce qu’elle est bruyante ! J’évite de faire appel à elle trop tôt le matin ou trop tard le soir, parce que même s’ils ne s’en plaignent pas, je suis sûre qu’elle dérange un peu mes voisins.
Ma meilleure amie a le teint pâle et des boutons sur la tête…
Non elle n’est pas moche, c’est juste que dans mon quotidien de maman au foyer, ces derniers temps ma meilleure amie c’est ma machine à laver !

Et pourtant je n’oublie pas les autres !

Il y a celle qui est venue me voir de loin et à qui j’ai refourgué ma fille à garder parce que j’avais un entretien d’embauche (j’ai eu le job, hein !).
Celle qui traverse la France plusieurs fois par an, (les bras chargés de cadeaux) pour nous voir.

Celle qui est venue passer une semaine à la maison pendant ma grossesse et a changé toutes les couches, a donné tous les bains, a fait tout le travail fatigant afin que je me repose !

Celle qui me dit : “J’adore tes articles ! D’ailleurs j’ai commencé à faire un quiet book !”

Celle qui un matin alors que j’arrivais au parc et que je constatais que j’avais oublié de coiffer ma fille, de prendre une bouteille d’eau, de lui dire d’aller au toilette avant de partir… et j’en passe… m’a dit : “Mais déjà tu es sortie avec les deux enfants ! C’est extraordinaire ! Ta fille n’a pas besoin d’être coiffer pour courir, de l’eau on en a, et si elle veut faire pipi elle ira discrètement dans un petit coin !”

Celle qui a toujours le sourire et qui est heureuse, mais qui a quand même oser se confier dernièrement sur sa fatigue. Parce que les faux-semblants ne servent à rien entre amies.

Celle qui vient d’un autre pays et me fait découvrir plein d’articles de puériculture super top, et plein de plats savoureux !

Celle qui m’a écoutée à la naissance de ma fille alors que je sais qu’elle n’en avait pas du tout le temps.

Celle qui ne veut pas d’enfants et qui en voyant les miens m’a dit : “Ça fait presque envie !”

Celle qui quand je n’allais pas bien ne m’a pas demandé comment j’allais mais m’a dit : “Viens, on se fait un restau !”

Celle qui m’a dit que j’avais l’air épanouie depuis que je suis devenue maman (un compliment c’est toujours bon à prendre ^^).
 
Et il y en a encore plein d’autres…

Alors à toutes mes amies (et aussi à ma machine à laver, hein !) :

Merci les filles !!!!
Ma “meilleure amie” étant un peu patraque, je lui offre un repos bien mérité ! À elle aussi, merci !

Le séjour à la maternité : la vie de princesse !

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Lorsque j’ai présenté ma valise pour la maternité, je vous avais parler de mon intention de passer mon séjour de princesse !
Plus de 2 mois après, je trouve enfin le temps de revenir sur cette vie de princesse que j’ai pu mener pendant quelques jours. Voici mon vécu, et mes petits conseils pour un séjour royal !

  1. Une princesse n’accepte pas n’importe qui en son royaume ! Bon, c’est une question de choix, mais limiter les visites semble quand même une bonne idée.
    D’abord parce qu’on est souvent un peu fatiguée entre l’accouchement et les nuits un peu courtes, du coup, on n’est pas toujours en super forme pour recevoir le voisin de la cousine de notre grand-mère. Personnellement j’ai restreint la liste aux grands-parents, oncles et tantes, et  quelques amis très proches. Les autres sont venus nous voir alors que nous étions rentrés à la maison, ou alors c’est nous qui sommes allés les voir quand nous étions prêts.
    Si j’ai limité les visites, c’était aussi pour respecter le calme dont mes bébés avaient besoin. Pas facile pour un tout-petit de se retrouver dans un berceau au milieu d’un hall de gare… J’ai pu vérifier cela lors de mon dernier séjour à la maternité. La femme qui occupait la chambre à côté de la mienne (nous l’appellerons Sidonie) recevait de la visite tous les jours. Toutes les nuits, son bébé était très agité et pleurait beaucoup. Mais le 1er janvier, toute la famille de Sidonie, ainsi que ses voisins, ses amis et sa boulangère, semblent s’être succédés dans sa chambre. Petit Olivier et moi avons bien profité du brouhaha créé par les allers et venus, puisque les deux chambres n’étaient séparées que par une fine porte de bois. Et immanquablement, la nuit suivante, Petit Olivier a fait écho au bébé de Sidonie, en se mettant à pleurer, lui qui était pourtant si sage les autres nuits (Ah ! Oui, parce que je ne vous ai pas dit, mais il est merveilleux mon fils !)
  2. Une princesse ne laisse pas ses plus beaux joyaux entre les mains de n’importe qui ! Votre plus beau trésor, c’est bien sûr votre bébé. Ce petit être tout rose, tout fragile, vient de vivre un moment fatiguant et certainement très angoissant (imaginez vous tranquille dans un bon bain à la température parfaite, sans prévenir quelqu’un vide l’eau du bain et vous tombez avec dans les tuyaux, ça ne vous ferait pas un choc à vous ?). Après ça, ce dont votre bébé a besoin, c’est de l’odeur et de la chaleur de sa maman, pas d’être passé de bras en bras. Je connais certaines femmes qui ont été très strictes là-dessus et n’ont laissé personne à part leur mari prendre leur bébé. D’après leurs dires, elles étaient très contentes de leur choix et ont constaté que leur bébé était très calme et détendu.
    Pour ma part, je n’ai pas été aussi stricte, mais j’ai là aussi limité le nombre de personnes autorisés à prendre mes petits dans les bras. Je ne me voyais tout de même pas refuser aux mamies le droit de prendre leur nouveau petit fils pour lui faire quelques bisous !
  3. Une princesse dirige son royaume d’un ton affirmé ! N’allez pas croire que j’ai été un tyran avec le personnel. Loin de là ! Je n’ai aucune compétence médicale et n’ai absolument pas la prétention de donner des conseils sur comment prendre une température ou comment faire une prise de sang à un nouveau né. En revanche, ce nouveau né c’est le mien et je sais ce qui est bon pour lui et comment le rassurer. C’est ainsi que pendant un examen durant lequel Olivier pleurait, je me suis fait une petite place près du pédiatre et ai commencé à caresser la tête de mon bébé tout en lui parlant, ce qui l’a calmé aussitôt (bon, ce geste, je ne l’ai pas inventé, j’avais vu mon médecin traitant le faire avec Colombe).
    Lorsque Colombe est née, je n’ai parfois pas su m’affirmer suffisamment et je le regrette. Notamment pour le bain. On me demandait de savonner ma fille avant de la mettre dans l’eau, mais cela la faisait pleurer car elle avait froid. Pour mon fils, j’ai pris les devants. Alors que la puéricultrice était venue pour le premier bain, je n’ai savonné Olivier qu’une fois que je l’avais mis dans l’eau, avec pour toute explication un simple : “J’ai l’habitude de faire comme ça.” (c’est sûr que cette explication passe mieux quand on est déjà maman !)
  4. Une princesse ne laisse pas passer la critique ! Ce séjour à la maternité signifie que vous êtes devenue maman, et vous le verrez quand on est maman on se fait beaucoup critiquer (ah bon, toi tu lui donnes un bain à 37° ? Moi je le donne à 36,6°, c’est la seule température qui lui permettra d’avoir un bon développement et de trouver un emploi plus tard !). Mais la critique, vous aurez tout le temps de l’expérimenter plus tard. Là, c’est votre moment, à vous, à votre bébé (et au papa aussi ^^), alors on coupe court à toute discussion si c’est pour se faire critiquer. Et si c’est vraiment trop dur, on demande au papa d’intervenir.
    Alors que je venais d’accoucher de Colombe, une infirmière et une aide soignante (que nous appellerons Anastasie et Javotte) ont fait ce charmant commentaire devant la porte de ma chambre : “Non mais la 105 c’est n’importe quoi, je ne sais pas comment elle va s’en sortir quand elle sera seule chez elle !”. Donc voilà, la 105 (moi) en larme, parce que ce jour-là j’étais épuisée, mon bébé avait beaucoup pleuré pendant le bain (le fameux savon avant de rentrer dans l’eau !), et d’abord j’allais pas être seule en rentrant chez moi ! Et je n’ai osé rien dire… Pourtant j’aurais dû car le travail du personnel d’une maternité consiste aussi à soutenir les jeunes mamans ! Mais je vous rassure, à part ces deux-là, tout le reste du personnel a été formidable.
    Petit message pour Anastasie et Javotte : Je m’en suis très bien sortie avec Colombe en rentrant “seule” chez moi. Merci !
  5. Une princesse s’entoure des meilleurs conseillers ! Que ce soit votre premier bébé ou non, il y aura des choses nouvelles, des choses que vous aviez oubliées, des choses qui fonctionnaient pourtant tellement bien avec le grand ! Tout simplement parce que c’est un autre bébé, ce sont d’autres questions qui se poseront à vous. Alors n’hésitez pas à demander de l’aide et des conseils. Poser la même question à toutes les personnes qui passent le pas de votre porte n’est pas ridicule, puisqu’à coup sûr vous obtiendrez presque à chaque fois une réponse différente ! Non, je ne plaisante pas !C’est ainsi qu’un matin, au bord du désespoir, mais toujours déterminée à donner le sein à ma fille qui ne parvenait pas à le prendre, une aide soignante (que nous appellerons Constance) m’a conseillé une position dont personne ne m’avait parlé. On semblait avoir tout essayé, les infirmières s’étaient succédées auprès de moi, mais rien n’y avait fait. Et puis, il y a eu Constance qui me voyait pour la première fois, qui n’avait pas entendu parlé de moi pendant la semaine puisqu’elle ne travaillait que le week-end. Avec son regard nouveau, Constance m’a aidé à mettre l’allaitement en place !
    Et la sage-femme (que nous appellerons Candice) qui était là le dernier jour de mon séjour pour Olivier. Pendant tout le séjour, on m’a laissée me débrouiller pour l’allaitement, car on voyait que je maitrisais la chose (j’ai réalisé à ce moment là que cela ne faisait que 9 mois que j’avais arrêté). Mais le dernier jour, je n’arrivais pas à soulager ma poitrine incroyablement tendue. J’ai appelé cette sage-femme et elle m’a donné plein de conseils, plein de “remèdes de grand-mère” qui me sont encore utiles aujourd’hui (promis j’en ferai un petit article ^^)
    N’ayant pas peur de demander, vous ne passerez pas pour une idiote, juste pour une maman qui fait de son mieux. Et gardez bien en tête que lorsque vous serez rentrée chez vous, vous n’aurez pas tout ce monde pour vous conseiller, alors le séjour est le moment où jamais de poser ses questions !
  6. Une princesse est bien entourée ! Car finalement ce séjour de princesse, c’est le moment de poser les bases d’une nouvelle histoire à 3, 4, 5… Alors on profite pleinement du papa, on apprend à devenir parent avec lui. On savoure la première rencontre des ainés avec le nouveau venu et on grave leur regard à jamais dans notre mémoire. On n’hésite pas à faire venir les personnes dont on a besoin (Anastasie et  Javotte avait viré ma maman de la chambre un matin sous prétexte que ça n’était pas encore l’heure des visites ! Mais bon sang Anastasie et Javotte, un peu de cœur, j’avais besoin de ma mère auprès de moi ce matin là !). On se repose et on apprécie cette chance d’avoir une bulle, un cocon pour nous protéger encore quelques jours avant de laisser son bébé venir dans le “vrai” monde.

Il ne s’agit là que de quelques conseils, et libre à chacun de faire à sa manière. Car selon nos besoins et celui de notre bébé, mais aussi selon la maternité et le personnel affecté à notre chambre, le séjour sera très différent.
Alors bon séjour !

Et si vous avez quelques conseils pour passer un bon séjour à la maternité, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

1er jour seule à la maison avec bébé(s)

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Eh voilà, nous venons de passer notre première semaine sans Papa à Dada à la maison. L’occasion de revenir sur ce que peut être le quotidien d’une maman à la maison aux premiers jours de son enfant !Avant de commencer j’aimerais dire : “Béni soit le congé paternité !”
J’en entends déjà dire : “Et comment on faisait avant ?”
Bah avant on se débrouillait, et s’il n’existait pas on se débrouillerait tout pareil. Mais n’empêche que c’est super confortable d’avoir le papa auprès de soit à son retour à la maison !

Quand on s’imagine le retour à la maison, on se voit avec un joli bébé rose bien sage, qui mange toutes les 2 ou 3h, et qui passe le reste du temps à dormir où à faire des risettes à maman.
Dans la réalité, si bébé mange toutes les 2 ou 3h, c’est aussi vrai la journée que la nuit, alors maman commence sa journée avec de belles cernes sous les yeux (et c’est sans compter les bébés qui mangent plus souvent encore !). Quant au bébé rose bien sage, il régurgite, il fait pipi-caca partout. Pour les risettes, il va falloir attendre encore un peu. Et sur le fait de dormir… il est possible qu’il n’en ait pas envie au moment où maman aurait besoin de vaquer à ses occupations…

Alors si lors de vos premiers jours avec bébé vous croulez sous le linge sale, vous n’arrivez pas à venir à bout des tâches ménagères, vous avez le sentiment de ne pas réussir à poser votre bébé plus de 10 minutes consécutives, vous ne parvenez pas à faire un repas digne de ce nom (je ne parle même pas de le préparer, juste réussir à le prendre peut relever de l’exploit !), si vous avez du mal à planifier un moment pour prendre une douche et qu’à 11h vous vous rendez compte que vous êtes toujours en pyjama…

Vous n’êtes pas la seule !

Et surtout rassurez-vous, ça ne va pas durer ! Vous allez trouver une organisation (très) rapidement et surtout, Bébé va trouver son rythme.

Non, Petit Olivier n’a pas la tête en bas, c’est la couche lavable qui lui fait des grosses fesses !

En attendant voici une petite liste de l’essentiel pour les premiers jours d’une maman seule à la maison, et pour le plaisir, quelques anecdotes personnelles !

  • S’il faut bien une chose à la maison quand on a un jeune bébé, c’est une machine à laver, voire un sèche linge ! Ça paraît bizarre de le préciser puisqu’à notre époque nous avons tous (ou presque) une machine à laver à la maison. Mais un bébé ça régurgite, ça vomit, ça fait déborder ses couches et ça fait pipi-caca partout quand on le change… Alors le panier à linge se rempli vite… très vite ! Et ici, Petit Olivier a été aidé de Colombe pour le remplissage du panier à linge, puisque ma gentille grande fille qui était propre depuis un mois a décidé de ne plus l’être soudainement (enfin juste à la maison parce qu’à la crèche, pas d’accident à signaler !)… Alors oui, cette semaine, ma machine à laver est devenue ma meilleure amie !
  • Du linge, beaucoup de linge. Des draps, des couvertures pour bébé, des langes, des bavoirs, et des habits pour bébé et pour vous, parce qu’un bébé quand ça vomit, ça en met aussi sur maman ! J’ai d’ailleurs hésité à porter une blouse par dessus mes vêtements cette semaine, finalement je me suis dit que la seule personne que je croiserai chez moi c’est le facteur, et mon facteur il est sympa il ne va pas s’offusquer pour la tâche de vomi que j’ai sur l’épaule !
  • Une brosse pour vêtement et du savon de Marseille. Parce que même si la machine à laver est une invention géniale et que notre pauvre vie sociale nous réduit à en faire notre meilleure amie, elle ne viendra pas à bout de toutes les tâches… Alors pour les caca qui débordent, rien de mieux que de les frotter les habits au savon de Marseille (ou autre savon traditionnel) avant de les mettre à la machine.
  • Des couches… Beaucoup de couches ! Ici, c’est couches lavables, mais pas avant que le cordon ombilical ait bien cicatrisé. Alors Petit Olivier portait encore des couches jetables en début de semaine. Maman prévoyante j’avais fait un calcul plutôt juste du nombre de couches dont j’avais besoin pour passer les 3 premières semaines. Mais j’ai différé le moment de passer aux lavables et ai dû racheter des couches à la dernière minute, et franchement quand on se retrouve seule on a autre chose à faire qu’aller acheter des couches.
  • À manger. L’idéal est d’avoir un congélateur plein. Parce qu’on n’est pas à l’abri d’un imprévu, c’est toujours bien d’avoir quelque chose à réchauffer au micro onde. Ici c’est plat unique : je prépare un repas pour le soir et on finit les restes le lendemain midi. Et pourtant… Avec les enfants, même si je commence la préparation du repas dès que je peux (donc en général dans la matinée pour le soir), je ne finis pas toujours à temps (faut dire que comme une cruche, cette semaine j’avais choisi topinambour et butternut… Parce qu’avec une fille de moins de 2 ans et un fils de moins d’un mois, éplucher des légumes biscornus c’est fingers in the nose !). Donc la solution ce sont les plats préparés à sortir à la dernière minute, les nouilles instantanées et autres cochonneries que je ne mangerais pas en temps normal, mais en temps de crise… Ah ! Et on fait attention aux proportions : dans l’empressement d’une journée, je me suis imaginé que finir un petit pot que Colombe n’avait pas aimé était une bonne idée pour gagner du temps et ne pas gâcher… Bah une heure après, alors que je croulais sous les couches sales et le linge, j’ai réalisé que les 3/4 d’une portion calculée pour un enfant de 2 ans, ça n’est pas suffisant pour une maman qui allaite… Tiens donc !
  • Une écharpe de portage ! Parce que c’est bien d’avoir un congélateur plein et de faire de bons petits plats, mais si on n’a pas le temps de les manger ça ne sert à rien. Eh oui, combien de fois m’est-il arrivé de me préparer un bon petit plat (pour une mère débordée, la fierté personnelle réside dans de tous petits riens !) et de le manger froid parce qu’entre temps Bébé a eu faim, puis besoin qu’on le berce, qu’on l’endorme, qu’on le porte… Alors ici l’écharpe m’a sauvée de nombreuses fois. Si quand Colombe était toute petite j’utilisais une écharpe standard, je la trouve maintenant trop longue à mettre avec un tout petit et j’utilise plutôt une sling-ring pour mettre Petit Olivier. Des heures de siestes assurées pour bébé, et une bonne séance de gym (exit les kilos de grossesse !) pour moi qui fait le ménage avec bébé sur le ventre !
  • Une liste de choses à faire. Pour certaines cela sera plus une source de stress. Mais attention, il ne s’agit pas d’une liste de choses à faire impérativement dans la journée, mais plutôt d’une liste de choses à ne pas oublier de faire. Parce qu’avec l’accouchement il semblerait qu’on ait laissé une part de notre cerveau, et même celles qui avaient une bonne mémoire oublieront l’essentiel. Et qu’on est fière quand on peut barrer une ligne (des petits riens je vous dit ! Le bonheur ne tient qu’à ça !)
  • Un gentil mari qui gère l’administratif. Parce qu’avec un bébé tout rose qui se tortille de douleur à cause des coliques, le moindre coup de fil à passer, le moindre papier à remplir, deviennent une épreuve quasi insurmontable. Messieurs, à bon entendeur !
    Et si pour quelques temps vous voulez bien gérer les courses et un peu le ménage, ça serait sympa !
  • Pour celles qui ont déjà des enfants : des occupations pour les plus grands. Ici, j’implique Colombe le plus possible afin qu’elle ne se sente pas délaissée (trop mignon de la voir rincer les pieds de son petit frère dans le bain !), mais il faut aussi lui accorder du temps pour elle, et lui trouver des activités quand je ne veux pas qu’elle soit “dans mes pattes”. Alors elle fait des dessins, de la peinture propre, elle dessine à la craie sur le balcon, elle fait des perles, des gomettes, elle se déguise, joue avec des ballons de baudruche. Bref, j’ai tout un panel d’activités (propre en général car je peux être amenée à quitter la pièce subitement et je voudrais éviter qu’elle ne repeigne mes murs, je les aime bien comme ils sont !) que je peux lui proposer et que je vous montrerai ! Merci les blogueuses qui sont une source intarissable d’idées pour occuper les jeunes enfants !
  • Enfin, et avec la machine à laver, c’est peut-être l’essentiel : une bonne dose de philosophie et un grand sens de l’humour ! Eh oui, tout peut arriver. Pour mon premier jour seule avec Colombe, je m’étais retrouvé dans un appartement rempli de cartons (nous avions emménagé à 1000km de nos familles 2 jours avant que Papa à Dada ne reprenne le boulot), et ma machine à laver a décidé de se vidanger sur le sol de la cuisine (là, elle n’était plus ma meilleure amie, mais depuis on en a reparlé, ça va mieux !). Sur le coup, philosophe, je me suis dit : “un jour j’en rigolerai !”. Eh bien aujourd’hui j’en rigole !!!
    Mais voilà, quand on n’arrive pas à savoir pourquoi son bébé pleure, qu’on se rend compte à 11h37 qu’on est toujours en pyjama et qu’on n’a même pas trouvé le temps de se brosser les dents, quand le panier à linge sale se prend pour une corne d’abondance, on souffle un bon coup et on voit le bon côté des choses !

 

Le bon côté des choses ? Ils sont tellement mignons nos bébés !!!!!!

Et vous, vos indispensables pour affronter une journée avec un nouveau né ?

La “mère parfaite”

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On a toutes déjà été prises d’angoisse devant LA “mère parfaite”. Celle qui est tellement géniale qu’elle mérite une médaille. Celle qui fait tout “maison”, et qui le fait parfaitement :

  • Ses gâteaux sont dignes d’être vendus en pâtisseries (alors que nous on galère déjà pour trouver un peu de temps pour faire un quatre quarts…) ;
  • Ses enfants restent concentrés pendant trois quarts d’heure pour réaliser le plus beau des dessins (si les nôtres se concentrent plus de 10 minutes, c’est qu’ils auront trouvé très intéressant de finir le dessin sur le mur…) ;
  • Et quand on la croise dans la rue, elle a la ligne, une mine superbe et une coiffure incroyable (personnellement les cheveux que j’avais perdus pendant ma première grossesse ne sont toujours pas assez longs pour rester attachés avec les autres, j’ai donc plein de petites mèches qui volent au vent… Et comme je suis de nouveau enceinte, je pense que je vais garder ce style capillaire particulier pendant un certain temps !).

Quand je suis devenue maman, je me suis demandée comment faisaient les autres, et comme tout le monde je me suis demandée si je faisais bien.
C’est à la rencontre d’autres mamans que j’ai vu qu’on vivait toutes la même chose : oui, oui ! Même la “mère parfaite” ! D’ailleurs son secret est simple : elle ne montre que ce qui va bien dans sa vie et elle embellit largement les faits (et elle a certainement aussi pas mal de monde autour d’elle pour l’aider, mais ça on ne va pas le lui reprocher).

Aujourd’hui, j’ai envie de partager les petites astuces que j’ai trouvées pour rendre le quotidien plus facile et pour vraiment profiter des moments précieux. J’aimerais échanger sur mon expérience de maman (et de femme, parce que bon, on a aussi une vie en dehors de nos enfants !)
Et même si je ne connais aucune solution miracle, même si ce que je fais n’est pas parfait, de toute façon la seule médaille qu’on n’aura jamais, c’est la médaille en carton et coquillette que nos mouflets nous offriront à la fête mère…
…parce qu’une maman ils n’en ont qu’une, et qu’à leurs yeux on est toujours la meilleure !