Parentalité

Ma “petite” grande

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Je ne suis pourtant pas du genre sentimentale et généralement j’apprécie plutôt de voir mes enfants grandir, mais là j’ai eu un pincement au cœur lorsque j’ai vu ma “petite” grande. Habituellement, la voir grandir me procure plus de fierté que de nostalgie, mais à ce moment précis j’ai senti qu’on quittait une époque. Alors je l’ai prise en photo !

Fillette en haut des escaliers
Ma “petite” grande observe et décide du chemin à prendre !

Depuis quelques semaines, ma “petite” grande a découvert l’école. Pas de rentrée anticipée pour elle, mais une matinée en immersion avec ses copains de la crèche, et une visite des locaux avec moi. À chaque fois, elle ne voulait plus partir. À chaque fois, elle se sentait fière qu’on lui ait ouvert les portes de cette école qu’elle regarde avec envie depuis des mois ! Elle m’a expliqué que les “grands” (les élèves qui sont en petite section cette année) lui ont montré la table des dessins, qu’ils lui ont donné la main pour faire la ronde, qu’elle a bien écouté mais qu’elle a quand même un petit peu touché à tout !

Depuis quelques semaines, ma “petite” grande a compris qu’un nouveau monde s’ouvre à elle, et elle a hâte que ça commence. Elle me réclame de plus en plus “d’activités d’écoles”, elle me répète qu’elle fera du bon travail. Et elle a du mal à comprendre que ce sont les vacances et que l’école est fermée. Et le jour de la photo, c’est elle qui m’avait guidé jusqu’à ces escaliers. Elle s’est arrêtée en haut et m’a décrit ce qu’elle voyait, m’a expliqué qu’on pourrait aller là ou encore là-bas pour voir ça… À ce moment précis je l’ai vue grande. C’en est fini de mon petit bébé, et depuis longtemps je le sais, mais cette fois j’ai une grande fille devant moi !

Mais heureusement pour ne pas me donner l’impression qu’elle grandit trop vite, ma grande fille va rentrer en section de petits !

Le Chemin de la crèche

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Tout avait pourtant bien commencé. Nous étions prêts à l’heure, sans stress et sans cris. Mais parce que j’ai cru bon d’avoir confiance en mon enfant, j’allais vivre une vraie galère comme seuls les parents en connaissent !

Ce jour-là en partant pour la crèche, Colombe m’a dit :

“On ne prend pas la poussette, je suis grande, je vais marcher !”

Tellement heureuse de voir ma fille grandir, je range donc la poussette et installe Petit O’ dans le porte-bébé. Nous nous mettons en route. Colombe gambade, sautille tout en lançant des “Moi, je marche comme une grande fille !”. Et tout d’un coup, patatras ! Colombe s’emmêle les pieds et tombe de tout son long sur le trottoir. Elle pleure, elle crie et bien évidemment il n’est plus question pour elle de marcher. Dans toute cette agitation, et parce que les enfants savent en rajouter au pire moment, Petit O’ s’est mis à hurler, sans doute par pure solidarité pour sa sœur ou peut-être bien pour lui dire d’arrêter son cirque !

Voilà comment un beau matin, je me suis retrouvée dégoulinante de sueur, remontant la côte qui mène jusqu’à la crèche en traînant les sacs et portant mes deux brailleurs, l’un sur le dos et l’autre à bout de bras. Mais il faut voir le bon côté des choses, si ce genre de galère me donne un look plus que douteux, il est plus efficace pour me maintenir en forme que n’importe quel programme de fitness !

Le Chemin de la crèche, illustration Le blog de Ref

Merci Le blog de Ref pour cette super illustration ! Et si vous voulez découvrir toutes ses illustrations du quotidien, rejoignez-le sur Facebook ou sur Twitter !

Kestumdis : l’imagier des animaux, et le carnet de bord du bébé signeur

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Je vous ai déjà parlé de Kestumdis, ce bel imagier de langue des signes pour bébé. Sa réception a été pour nous l’occasion de commencer à signer avec Petit O’ et je vous avais promis de vous parler de l’avancée des progrès ! Chose promise, chose due, et ce sera l’occasion pour moi de vous parler de deux autres livres “Kestumdis” : l’imagier des animaux, et le carnet de bord du bébé signeur.

Couverture du Carnet de bord du bébé signeur de Kestumdis

Le carnet de bord du bébé signeur est un petit cahier (20 pages) dans lequel on peut noter au fil des mois les souvenirs de la vie du bébé signeur. Après une page de présentation classique (photo du bébé, prénom, date de naissance, qui a eu l’idée de signe), on trouve plusieurs pages sur lesquelles ont est amenés à expliquer comme se passe l’aventure à la maison ou chez nounou (à la crèche), quels sont les signes les plus utilisés par le bébé… Puis, vient une fiche mois par mois pour noter les progrès de Bébé, et ceux pendant ses 3 premières années ! Enfin, et je crois que c’est la partie que je préfère, on trouve une fiche nommée “évolution des signes-sons-mots” ou l’on note la date de la première occurrence d’un signe, le son que le bébé y associait et enfin la date où Bébé a su prononcer le mot (ou quelque chose de très ressemblant) et où en toute logique il a arrêté de le signer. C’est la partie que j’aime le plus car en se tenant à une certaine régularité pour la remplir, on peut observer une réelle évolution et on constate à quel point les signes n’entravent pas le langage si on les associe toujours à un son.

Carnet de bord du bébé signeur : les débuts

quelques anecdotes sur l'apprentissage de la langue des signes par bébé

J’aime beaucoup ce carnet qui nous suivra jusqu’à ce que Petit O’ cesse de signer et qui laissera un beau souvenir de ce moment. Très fin et de petit format, il tient parfaitement dans le range document de l’album de naissance de mon bébé. C’est donc là qu’il restera ! Les albums de naissance ne contiennent jamais de partie “bébé signeur” (du moins je n’en ai jamais vu), alors notre carnet de bord est un bon complément ! Pensez-y pour les idées de cadeaux de naissance !

Notre carnet de bord du bébé signeur Kestumdis a trouvé sa place dans l'album de naissance de mon bébé

L'imagier "Mon p'tit vocabulaire, le monde animal" de Kestumdis

L’imagier des animaux est fait sur le même modèle que l’imagier du quotidien dont je parlais dans mon premier article : d’un côté, une image figurant le mot, de l’autre le mot est écrit en haut, une illustration d’enfant signant ce mot se trouve sur la gauche, et sur la droite on peut lire une explication du geste à faire, renforcée par un gros plan de ce geste. L’explication m’a toujours parue très claire, je n’ai donc jamais eu de mal à comprendre le signe que je devais faire. La grosse différence entre ces deux imagiers réside dans le fait que l’image figurant le mot est ici une vraie photo de l’animal présenté. Ainsi il n’y a aucun doute quant à l’animal représenté (quoi, ça ne vous est jamais arrivé de voir un dessin et de ne pas reconnaître ce qu’il représentait ?).

Illustration en photo dans l'imagier du monde animal de Kestumdis

Comment faire le signe du chat

Petit O’ a plutôt utilisé cet imagier pour regarder les animaux et entendre leur nom ou leur cri, que pour apprendre à signer leur nom. En fait, face à son manque d’intérêt quand au fait de signer les noms des animaux, je n’ai pas trop insisté. Petit O’ est un grand amoureux des animaux et devient tout fou quand il en voit, même en photo. Il préfère donc regarder l’imagier en criant des grands “yayi !” (expression utilisée à chaque fois qu’il voit un animal), des “chachat” ou “waf waf” ! En somme, l’imagier participe à son acquisition du langage, mais a priori cela se fera sans passer par le signe.
Pour Colombe (3 ans) c’est différent. Elle connaît certains signe du quotidien car elle nous voit les faire avec son frère et qu’elle les répète avec nous, mais elle ne les a jamais fait spontanément (puisque de toutes manières elle parle). Mais associer un signe à un animal l’a beaucoup intéressée. Je ne sais si c’était pour elle un jeu de mime, mais elle a souvent demander à apprendre de nouveaux signes. Elle aime donc signer le nom des animaux dans ses jeux d’imitation, et lorsque je la gronde elle détourne très souvent la conversation avec cette phrase qui me donne à chaque fois envie de rire aux éclats : “Regarde maman, je fais la vache !” accompagné bien-sûr du signe adéquat !

Colombe fait le signe de la vache

Grâce à notre carnet, je suis en mesure de vous raconter la suite de notre aventure ! C’est à 13 mois que Petit O’ a fait son premier signe : nous venions de lire l’imagier du quotidien juste avant l’heure de la sieste, et Petit O’ a spontanément signer “dodo”. Vous imaginez à quel point j’étais fière ! J’étais surprise aussi qu’il réclame son lit, mais finalement je me dis qu’il l’avait certainement réclamé souvent sans que je ne comprenne. Pendant une période de plusieurs semaines, il a signé “dodo” lorsqu’il voulait se coucher, ce qui m’a permis de mieux cerner son rythme (j’avais tendance à le coucher un peu trop tard l’après-midi) et à l’adapter. Maintenant il est devenu rare qu’il signe “dodo”, je pense qu’il en ressent moins le besoin depuis que j’ai changé ses horaires de coucher.

Le deuxième mot qu’il a su signer est gâteau. Le signe était 2 coup sur la joue, il a commencé par faire ses coups sur ma joue au lieu de la sienne, ce qui me faisait bien rire ! Finalement il a bien maîtrisé le geste et en a usé et abusé à chaque goûter. Il y associant d’abord le son “gaga”, puis “taga”. Et finalement aujourd’hui il ne l’utilise plus. A-t-il appris à dire gâteau ? Est-ce que je comprends trop bien son “taga” pour qu’il n’ait plus besoin de signer ? Pas du tout, non ! Simplement depuis quelque temps, Monsieur préfère le pain ! (Bon en fait c’est depuis que je fais systématiquement le pain moi-même alors ça me satisfait pleinement !)

Enfin, le mot qui perdure et qui est utilisé encore et encore, eh bien c’est… “encore” ! Petit O’ (16 mois) n’arrive pas à prononcer de son qui ressemble suffisamment pour qu’on reconnaisse ce mot, alors il signe. En grand gourmand, il signe surtout au moment des repas. Quand on lui donne à manger, il signe “encore” entre chaque cuillère ! Et quand il mange seul et qu’il a fini son assiette, il ne prend pas toujours le temps de poser sa fourchette pour signer !

Petit O' signe "encore" avec sa fourchette
Désolée pour la qualité de cette photo prise sur le vif !

Au quotidien, nous n’utilisons pas beaucoup de signes, j’avais essayé d’en introduire plus que ceux que nous utilisons réellement, mais soit Petit O’ a réussi à prononcer le mot et a abandonné le signe, soit j’ai arrêté de signer car cela ne m’était pas utile. Je reste pourtant convaincue des avantages de la langue des signes avec Bébé. J’ai parlé de l’exemple du rythme de sommeil que j’ai réussi à mieux comprendre grâce au signe. Au quotidien pour les repas c’est bon aussi de savoir si Petit O’ veut manger plus ou non. Je compte bien continuer à signer dans les situations où ça nous est utile, sans me forcer à introduire des signes dont nous n’avons pas réellement besoin. Et pour ceux qui se posent encore cette éternelle question : j’ai pu constaté que le signe n’a pas retarder l’acquisition du langage chez Petit O’, mais qu’il l’a accompagnée. J’ai même parfois l’impression qu’il lui a donner envie de parler car beaucoup de mot lui sont venus alors que nous travaillions le signe (toujours en prononçant le mot). Et bien qu’étant un bébé signeur à la maison, Petit O’ est considéré à la crèche comme un enfant très bavard et que l’on comprend plutôt bien malgré ses 16 mois ! Alors si vous avez envie de découvrir la langue des signes pour bébé, n’hésitez pas à aller faire un tour sur la boutique du bébé signeur et à chercher des ateliers près de chez vous (pour info, Nathalie, la fondatrice de Kestumdis organise des ateliers sur Toulouse !)

Merci à Nathalie pour l’envoi de l’imagier et du carnet de bord, et pour nous avoir embarqué dans cette super aventure qu’est celle du bébé signeur où parents et bébé se comprennent tellement plus facilement !

Cet article est ma participation à “Chut les enfants lisent”, le rendez-vous du blog Devine qui vient bloguer ?

Mauvaise Mère – un livre poignant sur les blessures de l’adoption

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Accueillir son enfant dans son foyer est le début d’une belle histoire. Et quand cet enfant a connu la misère et la séparation d’avec sa famille biologique, que l’on a soi-même eu des difficultés ou une impossibilité à concevoir, bref quand cet enfant qu’on accueille est adopté, c’est le début d’un rêve. De belles histoires, l’adoption en compte des milliers, heureusement. Mais comme toujours dans la vie, le rêve peut tourner au cauchemar. C’est ce cauchemar que raconte Mauvaise Mère, le livre de Judith Norman.

Le titre apparaît sans ponctuation car comme le raconte souvent Judith Norman dans les interviews, le lecteur y mettra le ton qu’il voudra. Chacun est libre de son point de vue, cette mère nous livre juste son histoire.

Mauvaise_mere_couverture

Mauvaise Mère part d’un évènement marquant par sa violence. Le jour de son 32ème anniversaire, Mina, la fille adoptive de Judith assène insultes et coups à sa mère qui n’avait pas prévu de foie gras avec le champagne. Judith est blessée physiquement et psychologiquement. Ce jour marque alors le début d’une période de 5 mois durant lesquels malgré tout l’amour que Judith porte à sa fille, elle refusera de la voir afin de se protéger. Judith va alors se battre pour rétablir une relation saine entre elle et son mari, en essayant notamment de lui faire réaliser qu’il ne peut pas rester complètement soumis à sa fille. Mais elle va aussi se battre pour faire comprendre que cet éloignement ne remet pas en cause son amour pour Mina, car malgré toutes les difficultés elle reste sa fille.

Loin des histoires idylliques d’enfants adoptés trouvant leur salut grâce à leur nouveau foyer, celle de Judith et Mina nous enseigne que parfois tout l’amour du Monde ne suffit pas. Mina, cette petite fille dénutrie venue d’Éthiopie à l’âge d’un an a vite repris des forces physiquement. Mais les blessures d’amour sont parfois impossible à  guérir, même par une maman aimante et un papa dévoué. Et Judith Norman l’explique parfaitement :

À quel moment notre vie avec Mina avait-elle basculé ? Avions-nous cru, comme certains, que l’adoption était un conte de fées ? Non. Il y a tant de blessures à colmater, nous savions que ce ne serait pas facile ! Rien n’est automatique. L’amour ne peut pas tout, même si l’on y croit très fort. La “chance” d’être adopté, disent les ignorants ! Pour les parents en mal d’enfant peut-être mais pour l’enfant, pas une chance ce qui lui arrive : il n’a rien demandé ! Abandonné “pour son bien”, cette phrase qui carillonne dans leur tête et que jamais les parents, même les plus aimants ne pourront effacer.”
(chapitre 5)

Au-delà du thème de l’adoption, Mauvaise Mère est aussi un fabuleux récit sur la difficulté de rester un couple lorsque l’on est parents (et qui plus est lorsque les relations avec son enfant sont difficiles). C’est un livre sur l’ambiguïté des mères (et des pères) dont l’amour n’est jamais remis en question, même lorsque l’enfant leur fait vivre l’enfer.

Je pourrai vous parler de ce livre pendant longtemps tant il m’a touchée, mais je pense que le mieux c’est que vous le lisiez. Judith Norman nous livre son expérience sans chercher la pitié, sans accuser personne, sans prétendre connaître la solution, mais avec beaucoup de courage.

Judith Norman, Mauvaise Mère, Ed. Les liens qui libèrent, 2016

Merci aux éditions Les liens qui libèrent pour l’envoi de ce livre bouleversant.

Pour en savoir plus sur le livre, retrouver deux interviews de Judith Norman :

Elle fût l’invitée des Maternelles sur France 5 et de LCI.

Lettre à toi, le danger de la route

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Aujourd’hui, je t’écris une lettre à toi, le danger de la route. Oui, toi qui prends de petits risques tous les jours. Pas grand chose, hein, juste une petite liberté par-ci par-là, liberté qui n’a généralement aucune incidence, mais qui pourtant pourrait se transformer en évènement dramatique…

Le danger de la route : nounours sur un camion.

C’est à toi que j’écris, toi qui écris ton sms en conduisant. Toi qui n’a pas vu que mon mari traversait avec notre fille dans les bras et qui n’aurait même pas ralenti si je n’avais pas crié “attention !”. Mais ça n’est pas ta faute à toi. C’est ta copine Bidule qui t’a envoyé un sms pour te raconter les dernières frasques de Machine ! Et tu n’es pas quelqu’un de mal élevé, alors tu réponds rapidement, même si tu es en voiture. Parce que c’est sûr, ça ne se fait pas de faire attendre une réponse ! Et après Bidule risquerait de penser que tu lui fais la tête ou que tu prends le parti de Machine. Ça serait dommage de risquer ça, c’est vrai. Et puis ça va, c’est pas si dangereux d’écrire un sms au volant. C’est pas comme si dans un centre ville on rencontrait beaucoup de passants… Et d’ailleurs tu gardes toujours un œil sur la route ! Oui, mais voilà, garder un œil sur la route, ça fait loucher et ça rend moche ! Alors pose ton téléphone et conduit, c’est tout ce qu’on te demande !

C’est à toi que j’écris, toi qui ne vas pas faire comme tous ces crétins de la file de gauche qui s’arrêtent sans raison! Toi qui les dépasses par la droite, parce qu’ils sont vraiment trop cons de ralentir ! Toi qui piles quand tu aperçois le nez de ma poussette double, engagée sur le passage piéton. Et puis d’abord t’es bien gentil de piler ! J’ai qu’à rester chez moi avec mes rejetons plutôt que pousser ma poussette bien trop longue ! Et comment tu pouvais savoir que je traversais puisque tu me voyais pas ? Et s’il faut se fier aux gens qui ralentissent, on n’a pas fini ! Les gens ne savent pas conduire et c’est parce qu’ils ralentissent qu’on a autant d’embouteillages ! S’il te plaît, réfléchis deux minutes… ou plutôt non, ne réfléchis pas. Suis le mouvement, ça sera déjà bien !

C’est à vous que j’écris, vous, les deux petits cons qui faites les Kékés sur votre scooter. Vous qui dévalez la côté à tout berzingue bien au milieu du trottoir. Vous qui m’obligez à me déporter et à plaquer mes enfants contre le mur afin de vous laisser passer… Mais bon, rouler sur la chaussée c’est pour les ploucs. Nous on veut montrer aux copains du quartier qu’on est des guedins et qu’on a peur de rien. On n’est pas des fiotes, et puis fais pas d’histoire, c’est bon on t’avait vue avec tes gosses ! Et sinon un casque ça protège, vous le savez bien, mais si vous en mettez un, on ne verra plus votre coupe iroquoise ! Et porter des vêtements couvrant et de bonnes chaussures plutôt que vos tongs ? C’est bon, fais pas ta relou de toute façon suffit de faire attention et on n’aura pas d’accident. Et puis même si on a un accident on va pas finir au service des grands brûlés, arrête de psychoter ! Ah ouais, et vos copains que vous voulez impressionner, combien on pari qu’ils n’auront pas le courage de venir vous voir sur un lit d’hôpital ?

C’est à toi que j’écris, la maman qui téléphone en marchant, la maman qui ne tient plus la main de son fils. Toi qui es absorbée par ta conversation, toi qui as confiance en ton enfant et qui le laisse gambader à sa guise dans la rue. Oh, je ne critique pas cette confiance que tu as pour ton fils, mais juste le fait que ton confonds confiance et inattention… Parce qu’il suffit d’une seconde, il suffit que ton fils  laisse tomber son ballon sur la route, qu’il voit un copain sur le trottoir d’en face pour qu’il décide de traverser. Oh, mais c’est bon tu lui as dit qu’il faut regarder des deux côtés avant de traverser. Et puis il sait que s’il n’obéit pas il s’en prendra une ! Une quoi ? Une voiture ?…

C’est à toi que j’écris, toi qui t’es garé sur le trottoir. Tu étais pressé parce que tu avais un rendez-vous tout près. Et puis tu n’en as pas pour longtemps, un petit quart d’heure tout au plus ! Le parking gratuit du supermarché voisin ? Ah, mais ça fait quand même 3 bonnes minutes de marche et tu n’étais pas en avance ! Et puis ça gène qui ? Si tu t’étais garé sur la chaussée, là tu aurais gêné les voitures qui passent, et tu aurais risqué de prendre une prune ! Et puis c’est bon, même s’il y a une école et une crèche dans la rue, les gens ne vont pas commencer à se plaindre de tout ! Descendre du trottoir avec poussettes et enfants pour parcourir 3 mètres ça n’a jamais tué personne ! Euh… en fait si…

Voilà. J’écris des paragraphes de cet article presque chaque jour dans ma tête depuis des mois. Parce qu’à chaque sortie ou presque je remarque des comportements dangereux. Des petites libertés, des petits risques que prennent les gens. De toutes petites choses qui n’ont souvent aucune conséquence à part l’énervement des personnes autour, et une belle frayeur parfois… J’ai cet article en tête depuis longtemps, mais je le garde pour moi. Un ton accusateur, un énervement qui ne me ressemble pas… Et puis il y a quelques jours je me suis dit “Merde, je l’écris cet article !” (oui, parfois je suis vulgaire…).
Il y a quelques jours j’ai entendu les hurlements de peur d’une maman. Il y a quelques jours j’ai entendu le crissement des pneus d’une voiture. Il y a quelques jours la circulation et le temps se sont arrêtés, mes yeux et ceux de ma filles de 3 ans ont partagé cette vision. Il y a quelques jours mon cœur de maman a cru mourir mais j’ai dû garder mon calme et me retenir de pleurer devant mes enfants. Il y a quelques jours j’ai vu un enfant se faire renverser par une voiture.

L’enfant va bien. La voiture ne roulait pas vite et par bonheur, à part une grosse peur, l’enfant n’a rien. Je ne tiens pas à parler des circonstances de cet accident, mais il a eu lieu à cause de petites libertés prises par l’un ou par l’autre. Alors j’ai décidé de l’écrire cet article. Parce que chaque jour j’ai peur. Chaque jour lorsque je me promène avec mes petits je me répète que je dois être prudente à leur place, mais aussi à la place des gens qui se croient seuls dans les rues. Cet article ne changera sans doute rien. Ou peut-être au contraire, certains se rendront compte qu’on est tous à tour de rôle celle qui envoie juste un petit message, celui qui ne comprend pas pourquoi les autres ralentissent, celui qui circule sur la mauvaise voie, celle qui fait confiance, celui qui n’en a que pour une minute…

Les 10 trucs les plus n’importenawac qu’on fait pour faire manger Bébé !

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Il y a quelques semaines, je vous ai présenté un gentil article sur les 9 choses que j’aurais aimé connaître avant de commencer la diversification.

Faire manger bébé c’est bien, mais parfois c’est pas du gâteau ! Et si comme moi vous vous dites qu’un bébé qui termine sa purée c’est un bébé qui ne vous réveillera pas à 4h du mat’ pour manger, alors vous développez parfois des techniques hors du commun pour arriver à vos fins ! Alors voici un top 10 des techniques les plus absurdes (mais qui fonctionnent souvent, alors on les utilise quand même) dont on use dans la famille À Dada !

  1. Faire l’avion : c’est LA technique vieille comme le Monde. Ou plutôt vieille comme l’avion (bah oui, logique !), ce qui signifie qu’elle date de 1863 (date choisie un peu arbitrairement d’après ce que j’ai pu lire de l’article “avion” de Wikipédia, ce choix est discutable, mais ça n’est pas notre propos ici). Du coup elle a eu le temps de faire ses preuves ! Face à l’enfant, l’adulte agite la cuillère en imitant le vrombissement d’un avion, jusqu’à ce que l’enfant ébahi ouvre grand la bouche. Alors, lâchement, l’adulte enfourne la cuillère dans la bouche du petit, lui collant ainsi la purée dans le gosier. Vous pouvez utiliser une cuillère standard comme une cuillère joliment déguisée en avion (accessoire indispensable ici), mettre en scène un avion en péril ou faire revivre le Concorde (ou les deux). La variante la plus courante reste la voiture qui entre au garage. Je terminerai donc par cette question : comment faisaient nos ancêtres avant l’invention de la voiture et de l’avion ?
  2. Lui donner un jouet : il n’est pas rare que lorsqu’on donne à manger à Bébé, il tente d’attraper la cuillère, la nourriture, de mettre la main à la bouche et j’en passe. Dans mon article sur la diversification, j’avais bien expliqué que laisser Petit O’ toucher la nourriture avait été très efficace dans nos essais à le faire manger. On le laisse donc manipuler une cuillère, un morceau de pain, des petits morceaux de nourriture… Mais les bébés se lassent vite ! C’est ainsi que nous nous retrouvons avec un panier de jouets pour le repas comprenant cubes, couvercles de petit pot, hochets et notre très célèbre Sophie la Girafe ! Eh oui, notre pauvre Sophie a été mangée à toutes les sauces ! Pour une diversification complète, après avoir testé la girafe, introduisez une portion d’Al Thir le dromadaire !
  3. Chacun son tour : et si on mangeait avec Bébé ? Et si Bébé nous donnait à manger d’ailleurs ? Maman donne une cuillère à Bébé, puis Bébé donne une cuillère à Maman. Le côté absurde de la méthode ? Si Bébé n’est pas capable de manger seul, il ne sera pas davantage capable de vous donner à manger. Cette méthode vous garantit des murs repeints et des chemisiers reteints ! À moins que vous ne trouviez un bavoir à manches longues à votre taille, dites adieu aux vêtements que vous portez pendant le repas. Mais réjouissez-vous, les tâches de carottes sur votre petit haut seront du dernier chic, puisqu’il parait que le orange c’est tendance (ceux qui sont accros aux séries télé comprendront). Variante de la méthode : les plus grands font manger les plus petits, et c’est comme ça qu’il y a deux jours, Petit O’ s’est retrouvé avec du yaourt dans les yeux… Va falloir que j’apprenne à Colombe à viser.
  4. Varier les outils : parce que la cuillère c’est complètement has been ! C’est une amie qui m’en a soufflé l’idée. L’autre jour, alors qu’elle installait sa fille pour le goûter, je l’ai vue sortir le petit pot, le bavoir, la cuillère et la pipette de Doliprane. Hein ?! La pipette de Doliprane ?! Mais pourquoi ? Mon amie m’a alors expliqué que si sa fille mangeait volontiers le début de sa compote, elle boudait vite la cuillère. C’est alors que la pipette entrait en jeu. Il ne s’agit bien sûr pas de gavage et de toute manière si Bébé ne veut plus manger, il saura bien vous recracher la purée à la figure ! J’ai alors testé sur Petit O’ et c’est vrai qu”il est parfois content de changer de manière de manger. Lors de certains repas, nous alternons d’ailleurs plusieurs fois les outils : cuillère, pipette, fourchette, mains… tout est bon si ça lui plaît. Variante de la méthode : mettre la soupe dans le biberon, alterner cuillère en plastique/métal, donner à même les doigts (ses propres doigts, pas ceux du bébé).
  5. Féliciter Bébé : j’ai lu récemment qu’il ne fallait surtout pas féliciter Bébé lorsqu’il mangeait. Cela induirait qu’il mange pour faire plaisir à ses parents alors qu’il doit manger parce que c’est vital. Sur le papier, je suis d’accord (enfin… je comprends la logique de ce raisonnement). Mais en pratique, si je n’avais pas félicité ma Colombe pour chaque cuillère avalée quand elle avait une dizaine de mois, je pense qu’elle n’en aurait jamais mangé une seule ! Et aujourd’hui ? Elle mange avec plaisir ! Ni trop, ni trop peu. Alors oui, je fais partie de ces mamans qui crient de grands “Bravos” à son bébé après chaque bouchée. Inconvénient de la méthode : Bébé risque de se mettre à faire Bravo avec les mains et le parcours pour mener la cuillère jusqu’à sa bouche risque de devenir aussi périlleux qu’un parcours de Total Wipeout ! Et Paf ! Un coup de main dans la cuillère ! Et Splash ! Sur le beau mur blanc !
  6. Faire le spectacle de marionnette : à première vue, rien de bien absurde dans cette méthode pour faire manger bébé. Sauf que faire les marionnettes demande d’utiliser ses deux mains… Dur dur alors de manipuler la cuillère de bébé. Deux options s’offrent à vous. Dans la première, vous agitez une main alors que de l’autre vous essayez de viser la bouche de votre bambin. Attention à ne pas vous laisser emporter par la musique ou vous risqueriez de repeindre vos murs (quoiqu’une éclaboussure de purée de carotte irait super bien avec la tâche de soupe 7 légumes que Bébé a crachée hier !). Dans la deuxième option, vous faites les marionnettes à deux mains et attrapez et enfournez la cuillère le plus vite possible quand Bébé ouvre la bouche. La chorégraphie doit être bien maîtrisée et le tempo doit être parfait, au risque de renverser la purée, mettre la cuillère dans l’œil de Bébé ou prendre la cuillère comme une marionnette et finir, là encore, par repeindre les murs… Variante de la méthode : Tourne petit moulin, frappent petites mains…
  7. Faire une petite danse : la première condition pour faire manger Bébé c’est de réussir à lui faire ouvrir la bouche ! Que ce soit par étonnement, incrédulité ou amusement importe peu du moment qu’il ouvre la bouche. Là encore, il faut bien maîtriser le rythme de sa danse afin d’attraper la cuillère au bon moment et de parvenir à la mettre dans la bouche de Bébé sans le blesser. Les avantages de la méthode ? Avec cette séance de sport 3 à 4 fois pas jour, vous allez vite perdre les derniers kilos de grossesse, et à vous les bikinis pour la séance de bébé nageur ! Et en plus vous allez distraire les plus grands qui seront ravis de vous voir faire votre petit spectacle à chaque fois. Variante de la méthode : faire danser les grands pour distraire Bébé ; ça les occupera pendant ce temps et vous risquez moins d’en mettre plein les murs, par contre vous ne serez plus dispensées de salle de sport…
  8. Pousser la chansonnette : Devant un bébé que l’on veut faire manger, on se retrouve souvent à ouvrir soi-même la bouche et à faire “Aaaaaaah “.  Et bien que cette méthode ne soit pas très convaincante, elle nous conduit souvent Papa à Dada ! et moi à entamer une petite chanson commençant par “Aaaaaaah”. Par exemple ici nous traversons une période Disco, Petit O’ ne résiste pas à m’entendre entonner un “AAAAAAAh Freak Out ! Le freak c’est Chic !” (imaginez, allez-y régalez-vous ! Et je devance les éventuelles demandes, non, vous n’aurez pas de vidéo !). Petit O’ est tellement amusé de ma performance vocale qu’il oublie complètement qu’il avait refusé sa purée une minute avant et il accepte gentiment la cuillère. On peut aussi varier les chansons, et c’est ainsi qu’avec mon interprêtation de “Staying Alive” je réinvente le concept de dîner-spectacle ! (Non, vraiment vous n’aurez pas de vidéo !) Mise en garde : choisissez bien la chanson que vous allez entonner, si vos envolées lyriques vous portent vers un Hallelujah de Leonard Cohen, Bébé risque d’être bien moins motivé par cet air beaucoup plus solennel !
  9. Allumer la télé : oui, je sais, c’est mal. On ne mange pas devant la télé, on ne fait pas manger un enfant devant la télé… Mais vous savez quoi ? Parfois on ferait juste n’importe quoi pour que Bébé mange. Quand j’ai tout essayé, lorsque les marionnettes ou mes petites danses n’amusent plus du tout Petit O’, il m’arrive de baisser les bras et d’allumer la télévision. Petit O’ est alors comme hypnotisé et il ouvre la bouche sans réfléchir lorsque je présente la cuillère devant lui. J’avais parfois fait pareil pour Colombe mais elle n’a pas du tout pris de mauvaises habitudes pour autant. Bien entendu c’est resté une pratique exceptionnelle, réservée aux jours où elle ne mangeait vraiment rien et où je ne me sentais plus la force de lui donner le sein une vingtième fois. J’ai pu lui mettre quelques cuillères de purée bien consistantes dans le ventre, et parfois même lui donner l’envie de manger. Il nous arrivait même d’éteindre la télévision entre deux cuillères car Colombe manifestait un soudain intérêt pour son assiette (mais alors là c’est que le repas était vraiment super bon). Puis j’ai de moins en moins utilisé cette méthode, et vers 15 mois je ne l’ai plus utilisée du tout. Le risque de cette méthode : que les enfants plus grands qui mangent en même temps que Bébé soient hypnotisés par la télé et n’avalent plus rien…
  10. Dire des phrases rigolotes : mais attention, il faut y mettre le ton car c’est ce qui fera rire Bébé (Bébé qui rit… Bébé qui ouvre la bouche !). C’est ainsi que mes enfants sont devenus incollables en répliques de films. Ils ne résistent pas à m’entendre clamer “Fort en Pommes !” ou “Arthur ! Cuillère !” . J’essaye de les motiver avec des “Humm, c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim” ou “ça serait pas des fois d’la betterave ?”. Les enfants ne saisissent pas la référence, mais les mimiques que je fais pour accompagner ces répliques les font bien rire. Et pour être honnête, si toutes les astuces dont je vous ai parlé visaient à rendre le repas plus attractif pour Bébé, celles-ci auraient plutôt tendance à rendre le moment du repas moins pénible et long pour les parents ! Eh oui, ça peut être un long moment pour nous aussi !

Voilà, comme vous le constatez, les repas sont plutôt joyeux et animés chez les À Dada ! Je ne vous recommande aucune de ces astuces en particulier : elles ne sont pas des solutions idéales, elles ont beaucoup d’inconvénients et risquent d’exciter les enfants. Elles ne font que détourner l’attention de l’enfant au lieu de lui apprendre que “c’est bien de manger, ça aide à bien grandir !”. Mais parfois on est fatigué, on n’en peut plus, on baisse les bras le temps d’un repas… Et ça n’est pas si grave ! On se rattrapera la prochaine fois ! (ou pas ^^)

Signer avec bébé grâce à Kestumdis – Chut les enfants lisent

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Depuis quelques semaines, il se passe une chose étrange dans notre famille. Papa À Dada ! Colombe et moi nous sommes mis à parler en faisant de drôles de gestes.  Quant à Petit O’, il ne parle toujours pas, mais s’est mis à faire de grands jetés de bras dans tous les sens et surtout, il est bien attentif aux gestes de ses parents, et son regard s’illumine lorsqu’il en reconnaît certains. Non, nous ne nous sommes pas pris de passion pour la pantomime ! Nous avons tout simplement décidé de signer avec Bébé !

Eh oui, il y a quelques semaines, nous avons eu la chance de recevoir ce très joli imagier qui nous a permis cette découverte de la langue des signes avec Bébé.

imagier_quotidien_Kestumdis

Mon P’tit Vocabulaire, Le Quotidien est un bel imagier qui présente 37 mots du quotidien de Bébé, les signes associés et une explication de ces signes afin que les parents apprennent à les faire correctement. Il se présente sous forme de fiches reliées entre elles par un joli ruban. J’aime ce format original et solide qui permet au bébé de feuilleter l’imagier tout seul sans crainte qu’il ne l’abîme. Les illustrations sont simples, les couleurs sont très jolies et globalement cette imagier donne envie d’être feuilleté ! On sent qu’il a été conçu pour plaire tant à l’enfant qu’aux parents, et surtout on sent l’expérience de la maman qui se cache derrière cette réalisation.

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La première fiche présente la langue des signes avec bébé comme “un truc tout simple que vous pratiquez déjà sans le savoir !”. Et c’est vrai ! Qui n’a jamais fait “coucou” à son enfant pour lui dire au revoir ? Signer avec bébé répond au même principe, mais s’applique à beaucoup plus de situations. S’il nous est plutôt naturel de faire “coucou”, ou même “bravo” pour féliciter, on n’associe pas facilement de geste à certains mots comme “jouer” ou “musique”. La langue des signes pour bébé reprend donc les signes de la LSF (Langue des Signes Française) afin que Bébé les associe à un mot et soit ensuite capable de faire comprendre ses besoins. L’enfant ne prend pas de retard sur le langage puisque l’adulte prononce chacun des mots qu’il signe, en revanche, il pourra exprimer ses besoins avant même d’avoir la capacité physique de parler. Et honnêtement, cela peut éviter de nombreuses crises, car on s’est tous déjà retrouvé démuni face à un bébé qui pleure sans parvenir à comprendre ce qu’il veut. Si les signes sont bien ceux de la LSF, il ne s’agit pas du tout d’apprendre cette langue avec son enfant puisque la grammaire et la syntaxe ne sont jamais évoquées. Lorsque l’enfant aura acquis la parole, il sera bien plus précis avec ses mots et abandonnera spontanément les signes.

Les autres fiches présentant les 37 mots et leur signe associé se présentent ainsi : d’un côté, une illustration du mot, de l’autre le mot est écrit en haut, une illustration d’enfant signant ce mot se trouve sur la gauche, et sur la droite on peut lire une explication du geste à faire, renforcée par un gros plan de ce geste. L’explication m’a toujours parue très claire, je n’ai donc jamais eu de mal à comprendre le signe que je devais faire.

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La dernière fiche explique comment signer la comptine “Petit Escargot”. Les explications sont très claires, là encore, mais surtout le recto de la fiche présente le texte et la partition de musique. c’est un détail bien souvent oublié, mais quand on ne connaît pas l’air d’une comptine, on est bien embêté s’il n’y a pas de partition ! Bon, je vous l’accorde, tout le monde connaît “Petit Escargot”… quoique, non, on n’est pas obligé !

Lorsque nous avons reçu notre Mon P’tit Vocabulaire, Le Quotidien, je dois vous avouer ne pas avoir eu le temps de le feuilleter tant il a attiré ma Colombe ! Dès que je l’ai sorti de son enveloppe, Colombe s’est précipitée dessus et m’a dit : “C’est pour moi ! Je veux faire ça !”. Je l’ai donc laissée le regarder tranquillement. L’imagier ne lui était pas destiné, mais puisqu’elle s’y intéressait je me suis dit que c’était l’occasion pour qu’elle s’implique avec nous dans cette aventure. Elle a commencé à me poser quelques questions. Je lui ai expliqué que puisque Petit O’ était encore trop petit pour parler, mais qu’on aimerait bien comprendre ce qu’il veut, on allait commencer à faire des gestes en parlant et que lorsque Petit O’ aura lui-même appris ces gestes, on arrivera mieux à le comprendre. Nous avons donc commencé à apprendre quelques signes toutes les deux. À presque 3 ans, reproduire les signes n’a pas été compliqué pour Colombe, mais elle a eu plus de mal à s’en souvenir. Pourtant le soir au moment du repas, elle a tenu à montrer quelques signes à son papa et lui a expliquer le concept de cet imagier. Kestumdis était entré dans la famille !

J’ai commencer à lire Mon P’tit Vocabulaire très régulièrement avec Petit O’, afin de nous entraîner à signer, mais aussi tout simplement parce que c’est un bel imagier ! C’est aussi un moment complice entre Petit O’ et moi (ou avec sa sœur quand elle lui fait la “lecture”) et qui donne parfois lieu à de gros fous rires. Le dernier en date : je signais le mot “gâteau” en tapant 2 fois sur ma mâchoire avec ma main. J’ai ensuite dit à Petit O’ : “À toi, tu le fais, tu signes gâteau ?”. Et Petit O’ en toute logique m’a mis de bons coups sur la joue avec sa petite main !

Après avoir bien lu l’imagier et m’être imprégnée des signes qui me paraissaient vraiment utiles dans notre quotidien, je me suis mise à signer en parlant. J’avoue que ça n’est pas encore un réflexe et il m’arrive d’oublier, surtout quand nous ne sommes pas à la maison. Mais chez nous, dans les gestes du quotidien, j’ai réussi à intégrer quelques signes. Petit O’ fait parfois de grands gestes essayant de m’imiter, mais ça n’est jamais très précis et surtout, il le fait toujours par imitation et ne signe pas encore spontanément pour se faire comprendre. Mais j’ai remarqué qu’il réagissait plus clairement aux signes que je fais qu’à mes paroles. Si je lui propose un gâteau, il me dit généralement “non” (parce qu’en fait il ne sait pas prononcer “oui”, alors il dit toujours “non”). Mais si je lui propose tout en signant le mot “gâteau”, il se met à sourire et me répond “Gaga !” (eh oui, il répond à mes signes par des mots, comme quoi ça n’entraîne pas de retard de langage !). Signer nous aide donc déjà dans la compréhension de notre petit bonhomme !

Je n’ai pas encore beaucoup de recul et je ne sais pas si mon petit garçon signera avant de parler (mais quelque chose me dit qu’il aime bien nos petites “chorégraphies” et qu’à force de nous imiter il va certainement y parvenir). Mais mon expérience m’a convaincue de l’utilité de signer avec Bébé. Je vais peut être essayer de participer à des ateliers, et pour un futur bébé (non, rien à l’horizon encore !) je sais que je commencerai à signer plus tôt !

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bebe_lit_kestumdis

Pour lire un témoignage qui a plus de recul que le mien, je vous invite à découvrir celui de mon amie du blog L’Esprit vient en Jouant, qui décrit son témoignage avec humour et tendresse !

Et si vous êtes intéressés par cet imagier, allez vite découvrir La Boutique du Bébé Signeur. Vous y trouverez aussi d’autres articles comme un imagier du Monde Animal ou un carnet de bord du bébé signeur pour noter tous les progrès de son petit et garder un beau souvenir de cette période ! N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site Kestumdis où vous trouverez de nombreuses informations sur le concept et ses avantages, des témoignages de parents “signeurs” ainsi que les dates et lieux des prochains ateliers organisés par Nathalie, qui est à l’origine de Kestumdis.

Je tiens à remercier Nathalie qui nous a offert Mon P’tit Vocabulaire, Le Quotidien, qui aura été pour nous une belle introduction à la langue des signes avec bébé, et qui marque sans nul doute le début d’une belle aventure !

Cet article participe au rendez-vous “Chut les enfants lisent” organisé par Yolina de Devine qui vient bloguer ?

âge de Petit O' quand nous avons commencé à signer : 11 mois 
âge de Petit O' aujourd'hui : 13 mois

Juste un petit pouce levé

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pouce_leve

Juste un petit pouce levé, ça suffit pour redonner la pêche parfois !

Après une énième nuit entrecoupée par les pleurs d’un bébé malade, j’ai eu la désagréable surprise de constater que ma machine à café était en panne ce matin. Mon précieux breuvage noir étant souvent ce qui m’aide à tenir, la journée s’annonçait mal…

Nous sommes donc en fin d’après-midi. J’ai la mine tellement fatiguée que plusieurs personnes n’ont pas manqué de me le faire remarquer. Mais heureusement j’ai pu faire un détour au supermarché où j’ai trouvé du café soluble (le truc immonde que je ne bois jamais) qui m’apportera ma dose de caféine aussitôt arrivée à la maison. J’attends le bus avec ma poussette double bien chargée, mais celui-ci tarde à venir. Je pourrais bien rentrer à pied comme je le fais parfois, mais l’idée de remonter la côte avec mes 30kg de poussette me décourage (oui 30kg, j’ai fait le calcul !).

Petit O’, exténué se met à pleurer. Je décide d’abord de ne pas le prendre car si je l’ai dans les bras quand le bus arrive, jamais je ne pourrai monter la poussette. Mais finalement j’ai mal pour lui. Il est malade et épuisé. Je le prends dans mes bras, le console, le berce. Mais le bus arrive… Poser Petit O’, demander au chauffeur d’ouvrir la porte de derrière, monter la poussette dans le bus, garer la poussette, mettre le frein, bloquer les roues, reprendre Petit O’ qui s’est mis à hurler, sortir la carte de bus, valider la carte de bus, trouver un siège et consoler Bébé. Voilà, je suis assise. Mais pas pour longtemps car je descends dans 3 arrêts. D’ailleurs voilà on y est. Attendre l’arrêt du bus, me lever avec Petit O’ dans les bras, débloquer les roues de la poussette, retirer le frein de la poussette, manœuvrer la poussette à une main jusqu’à la porte, puis sortir doucement la poussette du bus.

Me voilà sur le trottoir. Les portes du bus se ferment et alors qu’il s’apprête à repartir, je croise le regard d’une dame assise au fond du véhicule. Elle me sourit et me montre son pouce levé. Même si j’ai l’air épuisé, elle me montre qu’elle est impressionnée. Même si j’ai le sentiment d’être débordée, elle me dit que j’assure !

Le bus part et moi aussi. Je pousse ma poussette double en tenant mon bébé dans les bras, mais cette fois j’ai un grand sourire au lèvres !

Eh oui ! Il n’y a pas que le café qui donne la pêche !

Malheur

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Il y a un peu plus d’un mois, la région dans laquelle je vis subissais une catastrophe naturelle dont elle peine encore à se remettre. Dans les jours qui ont suivis, ma fille de 2 ans et demi a enrichi son vocabulaire d’un nouveau mot :

Malheur

Un mot qu’elle a certainement entendu répété dans la bouche des adultes.

Vivre en paix et en harmonie malgré les différences de chacun me tient particulièrement à cœur. Colombe et Olivier, les prénoms que j’ai choisis pour mes enfants sur ce blog sont des symboles de paix, et ça n’est pas un hasard. Parler des événements à mes enfants me paraît impensable, ils sont bien trop jeunes pour comprendre quoi que ce soit à la situation. Mais j’ai une boule au creux de mon ventre et je ne veux pas la laisser m’envahir. Parce qu’elle pourrait générer de l’angoisse chez mes petits qui ne comprendraient pas pourquoi leur maman a peur. Et parce que je ne veux pas qu’elle affecte ma joie de vivre, car ça serait laisser ces gens gagner. Alors je mets de la couleur dans ma vie, dans mon blog et sur les réseaux sociaux. Je m’efforce de voir en chaque chose un peu d’amour, de douceur, d’espoir, de bonheur… Car ce sont nos meilleures armes.

Depuis vendredi, j’ai décidé de laisser entrer l’esprit de Noël dans mon foyer. Ainsi j’espère que le vocabulaire de ma fille s’enrichira d’un nouveau mot :

Paix

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Vous aussi vous avez l’impression que ces palmiers forment un cœur ?

 

Le salon des parents parfaitement imparfaits -retour sur deux journées intenses !

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parentsparfaitementimparfaits

Si vous me suivez sur Facebook ou Instagram, vous savez que j’ai passé mon dernier week-end au salon des parents parfaitement imparfaits qui se tenait à Sophia Antipolis.

Le salon proposait de nombreuses conférences avec des invités de marque telle Mitsiko Miller (et son blog ici) et des thèmes autour de l’enfant, l’adolescent, les émotions, la communication, la bienveillance, la santé…

En parallèle avaient lieu des ateliers de portage, de langue des signes pour bébé, de musique, de création et de relaxation.

Un programme bien chargé et intense en découvertes et en émotions !

Alors c’est bien gentil toutes ces conférences mais que fait-on des enfants pendant qu’on y assiste ? Eh bien les organisatrices avaient tout prévu (et là on sent que ce sont des mamans !). Un espace garderie d’inspiration Montessori et Piclker avait été aménagé par les assistantes maternelles du “Nido des P’tits Colibris” et les parents pouvaient y déposer leur petit sur simple inscription (à condition d’assister à une conférence). L’espace était vraiment attractif pour les enfants et rassurant pour les parents et le gros plus : cette garderie était gratuite ! J’émettrai juste un petit bémol lié au confort des enfants : le nido se trouvait à l’entrée du salon, et bien que protégé par des paravents, il n’était pas à l’abri de la foule et encore moins du bruit. Ça serait sympa de le placer dans une pièce à part pour la prochaine édition du salon (oui, parce que j’aimerais vraiment qu’il y ait une prochaine édition à ce salon ! Plus que des critiques, j’émets ici des suggestions d’améliorations !).

Pour les plus grands, des ateliers de loisirs créatifs étaient organisés. Il n’était pas question de laisser les enfants le temps d’une conférence, mais ils pouvaient créer tranquillement pendant que les parents découvraient les stands voisins. Des petites tables recouvertes de feuilles, de feutres et de crayons étaient mises à disposition des enfants. Ils pouvaient alors dessiner librement ou participer à un atelier dirigé par une animatrice très agréable et qui a su s’adapter au niveau de chaque enfant ! Et comme vous pouvez le voir, Colombe s’en est donnée à cœur joie !

dessins

Côté restauration, les organisatrices nous avaient trouvé une solution extra ! Le traiteur bio Les Oubliés nous proposait pour 10€ un menu complet et délicieux : salade de pâte, ratatouille, légumes d’automne… Et pour le dessert, une tarte au citron meringuée à tomber par terre ! Si vous êtes sur la Côte d’Azur, n’hésitez pas à penser aux Oubliés pour vos prochains évènements !

Au niveau des stands, beaucoup de belles découvertes.

De jolies boutiques :

  • La Baleine Rose : c’est une boutique sur internet d’une maman qui a su dénicher pour nous mais surtout pour nos petits, des vêtements, jouets et accessoires respectueux de l’environnement et de l’humain !
  • Miss Mam : une jolie boutique à Antibes qui propose de jolis accessoires pour maman et bébé, et une superbe gamme de vêtements pour femmes enceintes et allaitantes !
  • I love my kids : cette boutique en ligne vous propose des jouets, accessoires et décorations colorés.

Des lieux consacrés aux familles où bien-être et bienveillance sont les maîtres-mots :

  • Espace Bien Naître : Floriane est une doula. Avec son camion coloré (cliquez sur le lien de son site pour voir la photo !), elle sillonne les routes de la Côte d’Azur pour accompagner les parents pendant la grossesse et dans leurs débuts en tant que parents. Elle propose également des ateliers de portage, langue des signes avec bébé ou de massage chez vous, ou dans son camion !
  • Happinest : à Cagnes-Sur-Mer, un bel espace chaleureux consacré à la famille. Avec ou sans votre enfant, vous pourrez participer à des ateliers, séances de remise en forme ou moments bien-être.
  • Les Colibris, école bilingue Montessori : au cœur de Sophia Antipolis, cette école bilingue (français-anglais) enseigne aux enfants de 2 à 12 ans selon la pédagogie Montessori.
  • Ventre Rond et Petits Pieds : ce n’est autre que l’association qui est à l’origine du salon (et si je la présente en dernier ça n’est que pour des questions d’ordre alphabétique). L’association organise des ateliers, des rencontres et des actions (comme : Bio pour tous) toujours dans la bienveillance et le respect de l’environnement.

Des rencontres autour de la santé :

  • avec des ostéopathes qui recommandent une visite de contrôle après chaque naissance (pour maman et bébé)
  • avec une spécialiste des fleurs de Bach
  • Eauriginelle : un système de fontaine filtrante améliorant la qualité et le goût de l’eau du robinet. Une démarche bonne pour la santé et pour l’environnement (plus de bouteilles en plastique !).

Des lectures inspirantes :

  • Peps, le magazine de la parentalité positive : revue dirigée par Catherine Dumonteil-Kremer, elle présente une “parentalité centrée sur la joie de vivre et le plaisir d’être ensemble”. Pourquoi PEPS ? Pétillant. Énergisant. Palpitant. Soutenant. Vaste programme !
  • Grandir autrement, le magazine des parents nature : un accompagnement à la parentalité positive, sans jugement de valeur et dans un respect de l’environnement.
  • Psychologie Positive : “Ressentir. Comprendre. Agir” telle est la devise de ce magazine qui nous offre des pistes pour aller bien. Des articles sur les dernières recherches en psychologie positive et en développement et des invités prestigieux (Isabelle Filliozat, Florence Servan-Schreiber…), de quoi faire le plein d’infos pour une vie plus douce !

Comme vous pouvez le constater, ce salon a été très riche en découvertes, et si je passe rapidement ici, je vous présenterai certaines d’entre elles plus en détail dans les prochaines semaines.

Ce salon était définitivement un bon moment. Même s’il nous a beaucoup fatigués (la foule, les néons…) nous nous sentions bien à la fin de ce week-end. Le salon respectait ses principes de bienveillance et de communication tant dans les sujets proposés que dans l’ambiance générale. Nous avons rencontré des personnes très à l’écoute et désireuses de partager leur expérience. C’est la première fois qu’un événement pareil était organisé dans la région, et l’ on souhaiterait vraiment que cela devienne un rendez-vous annuel !