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Bouteilles sensorielles de mélange de couleurs

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À 3 ans et 4 mois, Colombe connaît très bien le nom des couleurs, mais elle ne maîtrise pas encore bien la notion de “clair” ou de “foncé” et elle ne sait pas encore comment mélanger différentes couleurs pour en obtenir de nouvelles. Alors je lui ai proposé plusieurs activités sur ces thèmes en m’appuyant sur le livre Mon domino des couleurs” que nous avions reçu dans la Box de Pandore. La première de ces activités est en fait une petite expérience que j’avais envie de mener : fabriquer des bouteilles sensorielles de mélange de couleurs. Le principe est simple : dans une bouteille, mettre deux liquides de densité différentes, chacun d’une couleur différente. En secouant la bouteille, les deux liquides se mélangent et la bouteille prend une couleur uniforme. Puis, peu à peu les liquides se séparent et les couleurs aussi. La bouteille reprend alors ses deux couleurs d’origine !

Ça, c’est sur le papier !

Dans les faits, le problème est un peu plus compliqué et je dois vous avouer qu’aujourd’hui je vais vous présenter une activité dont le résultat ne m’a pas satisfaite. Je voulais créer des bouteilles que nous pourrions utiliser à l’envie et que nous pourrions emmener partout. J’ai choisi de faire mes bouteilles dans des petites fioles (j’ai utilisé les fioles de vinaigrette qui accompagnent les salades Sodebo). J’ai coloré l’eau avec du colorant alimentaire standard, et l’huile avec du colorant liposoluble en poudre. J’ai ensuite rempli les fioles comme suit :

  • Eau jaune et huile bleue pour obtenir une fiole verte
  • Eau rouge et huile bleue pour obtenir une fiole violette
  • Eau jaune et huile rouge pour obtenir une fiole orange

tableau_melange_couleurs

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J’ai mis beaucoup de colorant dans l’huile, le bleu ressort donc très foncé. Sur la photo, on peut voir les 3 fioles quelques minutes après leur création. La seule qui avait déjà été mélangée est la fiole jaune et bleue, et c’est pour cela que l’eau jaune a déjà tendance à devenir verte. Car finalement, une fois les deux liquides mélangés on obtient bien la couleur recherchée, mais lorsque les liquides se séparent, la couleur la plus claire reste marquée par la plus foncée…

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Même si l’effet n’était pas parfait, nous avons aimé observer les mélanges et la séparation des liquides. Colombe a constaté la formation d’une couleur secondaire par le mélange des couleurs primaires, mais ça n’est pas ce qui l’a le plus intéressée. Je pense qu’elle a surtout aimé voir les mouvements de liquides et qu’elle a adoré secouer les fioles !

Finalement, les fioles sont utilisables quelques heures, et la séparation des liquides est moins nette à chaque mélange.

J’ai tout de même gardé ces fioles pour observer leur conservation. La fiole “orange” n’a plus aucun intérêt : le colorant jaune ne se voit presque plus, quand au colorant rouge, il forme de gros dépôts sur la zone de contacte des deux liquides. Les fioles “violette” et “vertes” sont plus jolies, on dirait maintenant des bouteilles de lave !

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Je ne suis pas la seule à avoir testé, mon amie du blog L’esprit vient en jouant est arrivée aux mêmes conclusions que moi et toutes deux, nous cherchons encore une solution pour réaliser ce genre de bouteilles de manière durable et en utilisant des ingrédients sans danger pour les enfants. Il semble exister une solution utilisant de l’huile pour lampe colorée en bleu ou en rouge, on peut la voir ici, mais cela me semble bien trop risqué de mettre cela entre les mains de mes enfants ! Le même blog semble avoir réussi l’expérience avec des colorants pour bonbons (donc le même genre de colorants que ceux que nous avons utilisés), sans qu’on puisse comprendre ce qui a fait la différence avec nos essais. Après contact, nous n’avons obtenu aucune réponse…

Alors s’il y a parmi vous des super-chimistes qui ne résistent pas au challenge, des savants-fous désireux de faire la trouvaille du siècle ou même des alchimistes en mal d’une nouvelle quête, n’hésitez pas à vous pencher sur la question et à nous contacter, L’esprit vient en jouant et moi !

Le Petit Curieux – Chut les enfants lisent

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Lors de notre dernière sortie à la médiathèque, Colombe m’a montré plusieurs livres qu’elle lit à la crèche et l’un d’eux à particulièrement retenu mon attention. Il s’agit de Le Petit Curieux d’Édouard Manceau aux éditions Milan.

Le Petit Curieux d'Edouard Manceau, couverture
La blogueuse curieuse qui se reflète dans le livre, c’est cadeau !

Si ce livre m’a interpellée c’est que sa couverture brille et reflète les couleurs qui se trouvent tout autour de nous. En grand curieuse, je me suis donc installée confortablement pour feuilleter ce livre ! En l’ouvrant j’ai découvert une page d’introduction qui présente la fenêtre formée par le trou percé dans la tranche du livre. Et c’est par cette fenêtre que le lecteur peut jouer les petits curieux ! Ce livre propose de découvrir les couleurs, les formes, les tailles et même le son ou le mouvement. Mais son originalité c’est qu’il invite le petit lecteur à les découvrir dans les lieux qui l’entourent à travers sa petite fenêtre.

Page d'introduction du Petit Curieux

Ce livre invite à se déplacer pour découvrir de nouvelles choses à chaque lecture. Des formes, des couleurs et des ambiances différentes, tout est possible !

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Le_petit_curieux_couleurs

Et l’on peut s’amuser à créer des situations originales pour amuser notre petit curieux !

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Édouard Manceau en a fait une présentation en vidéo que je vous laisse découvrir :

J’aime particulièrement ce livre car il invite à la découverte et éveille l’imagination. Sa simplicité lui procure un champ des possibles incroyables et le rend intéressant tant pour mes deux enfants ! Et pouvoir lire le même livre à ses deux enfants, c’est un grand plaisir dans ma vie de maman d’enfants rapprochés !

L’autre livre que Colombe m’a montré est Madame Cocotte, toujours d’Édouard Manceau, un petit livre très coloré que ma fille m’a “lu” du début à la fin ! (Je ne sais pas combien de fois elle l’a entendu à la crèche, mais elle le connaissait par chœur ! Une chose est sûre, elle l’adore !). Madame Cocotte fera peut-être l’objet d’un prochain article, étant donné l’enthousiasme de ma fille, mais je vous invite à le découvrir dès maintenant.

Allez également faire un tour sur le blog d’Edouard Manceau pour découvrir tous ses titres !

Cet article est ma participation à Chut les enfants lisent, le rendez-vous littéraire de Devine qui vient bloguer ?

 

Kestumdis : l’imagier des animaux, et le carnet de bord du bébé signeur

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Je vous ai déjà parlé de Kestumdis, ce bel imagier de langue des signes pour bébé. Sa réception a été pour nous l’occasion de commencer à signer avec Petit O’ et je vous avais promis de vous parler de l’avancée des progrès ! Chose promise, chose due, et ce sera l’occasion pour moi de vous parler de deux autres livres “Kestumdis” : l’imagier des animaux, et le carnet de bord du bébé signeur.

Couverture du Carnet de bord du bébé signeur de Kestumdis

Le carnet de bord du bébé signeur est un petit cahier (20 pages) dans lequel on peut noter au fil des mois les souvenirs de la vie du bébé signeur. Après une page de présentation classique (photo du bébé, prénom, date de naissance, qui a eu l’idée de signe), on trouve plusieurs pages sur lesquelles ont est amenés à expliquer comme se passe l’aventure à la maison ou chez nounou (à la crèche), quels sont les signes les plus utilisés par le bébé… Puis, vient une fiche mois par mois pour noter les progrès de Bébé, et ceux pendant ses 3 premières années ! Enfin, et je crois que c’est la partie que je préfère, on trouve une fiche nommée “évolution des signes-sons-mots” ou l’on note la date de la première occurrence d’un signe, le son que le bébé y associait et enfin la date où Bébé a su prononcer le mot (ou quelque chose de très ressemblant) et où en toute logique il a arrêté de le signer. C’est la partie que j’aime le plus car en se tenant à une certaine régularité pour la remplir, on peut observer une réelle évolution et on constate à quel point les signes n’entravent pas le langage si on les associe toujours à un son.

Carnet de bord du bébé signeur : les débuts

quelques anecdotes sur l'apprentissage de la langue des signes par bébé

J’aime beaucoup ce carnet qui nous suivra jusqu’à ce que Petit O’ cesse de signer et qui laissera un beau souvenir de ce moment. Très fin et de petit format, il tient parfaitement dans le range document de l’album de naissance de mon bébé. C’est donc là qu’il restera ! Les albums de naissance ne contiennent jamais de partie “bébé signeur” (du moins je n’en ai jamais vu), alors notre carnet de bord est un bon complément ! Pensez-y pour les idées de cadeaux de naissance !

Notre carnet de bord du bébé signeur Kestumdis a trouvé sa place dans l'album de naissance de mon bébé

L'imagier "Mon p'tit vocabulaire, le monde animal" de Kestumdis

L’imagier des animaux est fait sur le même modèle que l’imagier du quotidien dont je parlais dans mon premier article : d’un côté, une image figurant le mot, de l’autre le mot est écrit en haut, une illustration d’enfant signant ce mot se trouve sur la gauche, et sur la droite on peut lire une explication du geste à faire, renforcée par un gros plan de ce geste. L’explication m’a toujours parue très claire, je n’ai donc jamais eu de mal à comprendre le signe que je devais faire. La grosse différence entre ces deux imagiers réside dans le fait que l’image figurant le mot est ici une vraie photo de l’animal présenté. Ainsi il n’y a aucun doute quant à l’animal représenté (quoi, ça ne vous est jamais arrivé de voir un dessin et de ne pas reconnaître ce qu’il représentait ?).

Illustration en photo dans l'imagier du monde animal de Kestumdis

Comment faire le signe du chat

Petit O’ a plutôt utilisé cet imagier pour regarder les animaux et entendre leur nom ou leur cri, que pour apprendre à signer leur nom. En fait, face à son manque d’intérêt quand au fait de signer les noms des animaux, je n’ai pas trop insisté. Petit O’ est un grand amoureux des animaux et devient tout fou quand il en voit, même en photo. Il préfère donc regarder l’imagier en criant des grands “yayi !” (expression utilisée à chaque fois qu’il voit un animal), des “chachat” ou “waf waf” ! En somme, l’imagier participe à son acquisition du langage, mais a priori cela se fera sans passer par le signe.
Pour Colombe (3 ans) c’est différent. Elle connaît certains signe du quotidien car elle nous voit les faire avec son frère et qu’elle les répète avec nous, mais elle ne les a jamais fait spontanément (puisque de toutes manières elle parle). Mais associer un signe à un animal l’a beaucoup intéressée. Je ne sais si c’était pour elle un jeu de mime, mais elle a souvent demander à apprendre de nouveaux signes. Elle aime donc signer le nom des animaux dans ses jeux d’imitation, et lorsque je la gronde elle détourne très souvent la conversation avec cette phrase qui me donne à chaque fois envie de rire aux éclats : “Regarde maman, je fais la vache !” accompagné bien-sûr du signe adéquat !

Colombe fait le signe de la vache

Grâce à notre carnet, je suis en mesure de vous raconter la suite de notre aventure ! C’est à 13 mois que Petit O’ a fait son premier signe : nous venions de lire l’imagier du quotidien juste avant l’heure de la sieste, et Petit O’ a spontanément signer “dodo”. Vous imaginez à quel point j’étais fière ! J’étais surprise aussi qu’il réclame son lit, mais finalement je me dis qu’il l’avait certainement réclamé souvent sans que je ne comprenne. Pendant une période de plusieurs semaines, il a signé “dodo” lorsqu’il voulait se coucher, ce qui m’a permis de mieux cerner son rythme (j’avais tendance à le coucher un peu trop tard l’après-midi) et à l’adapter. Maintenant il est devenu rare qu’il signe “dodo”, je pense qu’il en ressent moins le besoin depuis que j’ai changé ses horaires de coucher.

Le deuxième mot qu’il a su signer est gâteau. Le signe était 2 coup sur la joue, il a commencé par faire ses coups sur ma joue au lieu de la sienne, ce qui me faisait bien rire ! Finalement il a bien maîtrisé le geste et en a usé et abusé à chaque goûter. Il y associant d’abord le son “gaga”, puis “taga”. Et finalement aujourd’hui il ne l’utilise plus. A-t-il appris à dire gâteau ? Est-ce que je comprends trop bien son “taga” pour qu’il n’ait plus besoin de signer ? Pas du tout, non ! Simplement depuis quelque temps, Monsieur préfère le pain ! (Bon en fait c’est depuis que je fais systématiquement le pain moi-même alors ça me satisfait pleinement !)

Enfin, le mot qui perdure et qui est utilisé encore et encore, eh bien c’est… “encore” ! Petit O’ (16 mois) n’arrive pas à prononcer de son qui ressemble suffisamment pour qu’on reconnaisse ce mot, alors il signe. En grand gourmand, il signe surtout au moment des repas. Quand on lui donne à manger, il signe “encore” entre chaque cuillère ! Et quand il mange seul et qu’il a fini son assiette, il ne prend pas toujours le temps de poser sa fourchette pour signer !

Petit O' signe "encore" avec sa fourchette
Désolée pour la qualité de cette photo prise sur le vif !

Au quotidien, nous n’utilisons pas beaucoup de signes, j’avais essayé d’en introduire plus que ceux que nous utilisons réellement, mais soit Petit O’ a réussi à prononcer le mot et a abandonné le signe, soit j’ai arrêté de signer car cela ne m’était pas utile. Je reste pourtant convaincue des avantages de la langue des signes avec Bébé. J’ai parlé de l’exemple du rythme de sommeil que j’ai réussi à mieux comprendre grâce au signe. Au quotidien pour les repas c’est bon aussi de savoir si Petit O’ veut manger plus ou non. Je compte bien continuer à signer dans les situations où ça nous est utile, sans me forcer à introduire des signes dont nous n’avons pas réellement besoin. Et pour ceux qui se posent encore cette éternelle question : j’ai pu constaté que le signe n’a pas retarder l’acquisition du langage chez Petit O’, mais qu’il l’a accompagnée. J’ai même parfois l’impression qu’il lui a donner envie de parler car beaucoup de mot lui sont venus alors que nous travaillions le signe (toujours en prononçant le mot). Et bien qu’étant un bébé signeur à la maison, Petit O’ est considéré à la crèche comme un enfant très bavard et que l’on comprend plutôt bien malgré ses 16 mois ! Alors si vous avez envie de découvrir la langue des signes pour bébé, n’hésitez pas à aller faire un tour sur la boutique du bébé signeur et à chercher des ateliers près de chez vous (pour info, Nathalie, la fondatrice de Kestumdis organise des ateliers sur Toulouse !)

Merci à Nathalie pour l’envoi de l’imagier et du carnet de bord, et pour nous avoir embarqué dans cette super aventure qu’est celle du bébé signeur où parents et bébé se comprennent tellement plus facilement !

Cet article est ma participation à “Chut les enfants lisent”, le rendez-vous du blog Devine qui vient bloguer ?

Le Petit Poucet de Charles Perrault, illustré par Gustave Doré

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Le Petit Poucet, tout le monde connaît cette histoire ! Mais connaissez-vous le conte original écrit par Charles Perrault à la fin du XVIIème siècle ? Saviez-vous que c’est avec les illustrations de Gustave Doré en 1861 qu’est né le format d’album pour enfant que l’on connaît aujourd’hui ? À l’époque, Gustave Doré a illustré plusieurs conte de Charles Perrault, mais s’il s’est contenté d’une ou deux pages illustratives pour chaque conte, il en a réalisé 11 pour le Petit Poucet. C’est dont le conte original accompagné de ces 11 illustrations que les éditions MicMac viennent de rééditer.

Couverture du Petit Poucet de Charles Perrault illustré par Gustave Doré

Lorsque je l’ai reçu à la maison, j’ai été séduite par sa qualité. C’est un grand (28 x 34 cm) et beau livre, le papier est épais et n’est pas glacé, ce qui lui donne un air de livre ancien. Le grain du papier est vraiment agréable à toucher et à voir. Ça n’a l’air de rien, mais c’est une somme de détails comme celui-ci qui nous plonge dans une autre époque !

Le Petit Poucet : détail, le grain du papier

Ce livre est tellement beaucoup que Papa À Dada ! s’est plongé dedans dès qu’il l’a aperçu, alors qu’il ignore généralement les livres et objets que je garde de côté pour en parler sur le blog. Il a passé de longues minutes à observer les dessins, toucher le papier et à apprécier l’histoire. J’ai d’ailleurs fait de même, et cela m’a rappelé à quel point cette histoire est dure, mais aussi comme elle comporte beaucoup de vocabulaire que ma Colombe (3 ans) ne maîtrise pas encore. J’avais donc une certaine appréhension avant de lui proposer cette histoire. Mais finalement, j’ai été rassurée dès la première lecture ! Le livre est long. Nous nous contentons donc de ne lire qu’une ou deux pages à chaque fois et je prends bien le temps d’expliquer le vocabulaire à Colombe. En effet, les enfants d’aujourd’hui sont abreuvés d’histoires sur le quotidien, la nature, le respect… Mais ils sont parfois bien loin de savoir ce qu’est un bûcheron, la famine ou un ogre !

Le bûcheron et sa femme sont inquiets et décide d'abandonner leurs enfants

Nous prenons donc notre temps pour lire ce livre, mais il fascine ma Colombe. Chaque planche est réalisé avec une finesse et un soucis du détail incroyable. Les couleurs sont très appuyées, tantôt sombres lorsque les personnages sont dans la forêt, ou plus chatoyantes quand ils sont près du feu ou au grand air. Nous aimons lire chaque page et nous arrêter sur l’image qui l’accompagne pour relever chaque détail. Sur l’image ci-dessus (c’est celle qui intrique le plus ma Colombe) nous aimons observer l’air inquiet de la bûcheronne, la maigreur des animaux, et le Petit Poucet qui s’est caché pour espionner la conversation de ces parents. C’est une image bien intrigante pour une petite fille de 2016 qui vit dans l’opulence !

Pendant que l'ogre dort, le Petit Poucet lui vole ses bottes

Certaines images occupent une double page et sont accompagnée d’une citation calligraphiée. Vous l’aurez compris, ce livre est un régal à lire, mais aussi juste à regarder. Ses illustrations me font penser aux images d’Épinal que j’observais pendant des heures lorsque j’étais enfant. Comme à l’époque (mais cette fois accompagnée de ma fille), je tente de saisir le moindre détail de l’image et je pars dans mes pensées…

Le Petit Poucet : titre

Le Petit Poucet est disponible aux éditions Mic Mac pour 12,95€ ce qui n’est vraiment pas cher par rapport à sa très belle qualité ! Je vous conseil vivement de vous le procurer même si votre enfant est petit comme ma Colombe. En expliquant bien le vocabulaire et en ne se forçant pas à tout lire d’un coup, on passe un beau moment de partage et d’observation !

Ce billet est ma participation à “Chut les enfants lisent”, le rendez-vous littéraire du blog Devine qui vient bloguer.

Mauvaise Mère – un livre poignant sur les blessures de l’adoption

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Accueillir son enfant dans son foyer est le début d’une belle histoire. Et quand cet enfant a connu la misère et la séparation d’avec sa famille biologique, que l’on a soi-même eu des difficultés ou une impossibilité à concevoir, bref quand cet enfant qu’on accueille est adopté, c’est le début d’un rêve. De belles histoires, l’adoption en compte des milliers, heureusement. Mais comme toujours dans la vie, le rêve peut tourner au cauchemar. C’est ce cauchemar que raconte Mauvaise Mère, le livre de Judith Norman.

Le titre apparaît sans ponctuation car comme le raconte souvent Judith Norman dans les interviews, le lecteur y mettra le ton qu’il voudra. Chacun est libre de son point de vue, cette mère nous livre juste son histoire.

Mauvaise_mere_couverture

Mauvaise Mère part d’un évènement marquant par sa violence. Le jour de son 32ème anniversaire, Mina, la fille adoptive de Judith assène insultes et coups à sa mère qui n’avait pas prévu de foie gras avec le champagne. Judith est blessée physiquement et psychologiquement. Ce jour marque alors le début d’une période de 5 mois durant lesquels malgré tout l’amour que Judith porte à sa fille, elle refusera de la voir afin de se protéger. Judith va alors se battre pour rétablir une relation saine entre elle et son mari, en essayant notamment de lui faire réaliser qu’il ne peut pas rester complètement soumis à sa fille. Mais elle va aussi se battre pour faire comprendre que cet éloignement ne remet pas en cause son amour pour Mina, car malgré toutes les difficultés elle reste sa fille.

Loin des histoires idylliques d’enfants adoptés trouvant leur salut grâce à leur nouveau foyer, celle de Judith et Mina nous enseigne que parfois tout l’amour du Monde ne suffit pas. Mina, cette petite fille dénutrie venue d’Éthiopie à l’âge d’un an a vite repris des forces physiquement. Mais les blessures d’amour sont parfois impossible à  guérir, même par une maman aimante et un papa dévoué. Et Judith Norman l’explique parfaitement :

À quel moment notre vie avec Mina avait-elle basculé ? Avions-nous cru, comme certains, que l’adoption était un conte de fées ? Non. Il y a tant de blessures à colmater, nous savions que ce ne serait pas facile ! Rien n’est automatique. L’amour ne peut pas tout, même si l’on y croit très fort. La “chance” d’être adopté, disent les ignorants ! Pour les parents en mal d’enfant peut-être mais pour l’enfant, pas une chance ce qui lui arrive : il n’a rien demandé ! Abandonné “pour son bien”, cette phrase qui carillonne dans leur tête et que jamais les parents, même les plus aimants ne pourront effacer.”
(chapitre 5)

Au-delà du thème de l’adoption, Mauvaise Mère est aussi un fabuleux récit sur la difficulté de rester un couple lorsque l’on est parents (et qui plus est lorsque les relations avec son enfant sont difficiles). C’est un livre sur l’ambiguïté des mères (et des pères) dont l’amour n’est jamais remis en question, même lorsque l’enfant leur fait vivre l’enfer.

Je pourrai vous parler de ce livre pendant longtemps tant il m’a touchée, mais je pense que le mieux c’est que vous le lisiez. Judith Norman nous livre son expérience sans chercher la pitié, sans accuser personne, sans prétendre connaître la solution, mais avec beaucoup de courage.

Judith Norman, Mauvaise Mère, Ed. Les liens qui libèrent, 2016

Merci aux éditions Les liens qui libèrent pour l’envoi de ce livre bouleversant.

Pour en savoir plus sur le livre, retrouver deux interviews de Judith Norman :

Elle fût l’invitée des Maternelles sur France 5 et de LCI.

Alice au pays des merveilles, le livre pop up – Chut les enfants lisent

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Depuis quelques années, il y a dans ma bibliothèque, une petite perle que j’aimerais vous faire découvrir. J’ai longtemps hésité à vous la présenter car comme beaucoup de perles, elle est rare et de ce fait, vaut assez cher. Ce livre n’est plus édité, mais peut-être que certains d’entre vous le trouveront au hasard d’un vide-grenier… Ou peut-être qu’en découvrant mon article, l’éditeur sera pris d’une furieuse envie de rééditer ce livre ! Ce livre n’est autre que Alice au pays des Merveilles, le livre pop up des éditions Seuil Jeunesse.

Couverture d'Alice au pays des merveilles, livre pop up

L’histoire commence dans le jardin où Alice court après le lapin qu’elle vient d’apercevoir.

jardin_alice_pays_merveilles_pop_up

Sur le côté de la page, on trouve un petit dépliant fermé par une languette sur laquelle est inscrit : “Ouvre-moi”. Alors en mettant son oeil contre le petit trou, on voit Alice tomber vers le pays des merveilles !

Alice tombe vers le pay des merveilles.

Des détails comme celui-ci, il y en a tout le long du livre, au fil des décors plus beaux les uns que les autres.

Alice, le Cahpelier Fou et le Lièvre de Mars prennent le thé

Alice attaquée par les cartes

Ces décors de papier sont tellement jolis que j’ai gardé ce livre exposé dans mon salon pendant très longtemps, changeant de scène au gré de mon humeur. Aujourd’hui, même si les textes sont un peu trop longs pour ma fille, nous regardons ce livre ensemble et revivons l’histoire à travers les nombreuses surprises qu’offre ce livre.

Robert Sabuda, Alice au pays des merveilles, Seuil Jeunesse, 2004

Ce billet est ma participation au rendez-vous Chut les enfants lisent du blog Devine qui vient bloguer ?

Les Petits Explorateurs , guides touristiques pour les enfants

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Il y a peu, je vous présentais les petits livres de la collection Quelle Histoire, une collection de livre pour initier les petits à la grande Histoire. J’ai été très emballée par cette collection et c’est avec enthousiasme que j’ai appris que les éditions Quelle Histoire lançaient une collection de guides touristiques pour les enfants en partenariat avec les guides Michelin. Les éditions Quelle Histoire m’ayant gentiment fait parvenir 2 exemplaires de leur nouvelle collection, j’ai pu découvrir en avant-première un guide sur la Provence et un autre sur Rome.

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Cette nouvelle collection est faite en partenariat avec le célèbre guide vert Michelin. Ainsi, alors que les parents préparent leur voyage et planifient leurs excursions avec leur guide vert, les enfants peuvent s’investir à leur niveau avec leur guide Les Petits Explorateurs !

La collection est composées de guides “ville” et de guides “région”. Chaque guide s’ouvre sur une partie expliquant comment l’utiliser, ainsi qu’une partie préparation du voyage. Plus qu’un guide touristique, il s’agit d’un vrai carnet de voyage ! L’enfant est invité à noter les informations concernant le voyage comme le mode de transport, la durée du séjour… Et on l’incite à feuilleter le guide immédiatement en lui demandant ce qu’il aimerait visiter. Puis viennent une carte de la ville ou de la région, une frise chronologique de l’histoire locale, et quelques pages sur la faune, la flore, le folklore… Et dans le guide sur Rome, il y a même un petit lexique d’italien !

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Les guides sont ensuite divisés en chapitres correspondant à différents lieux (des villes pour le guide “région”, et des quartiers ou des monuments pour le guide “ville”) et les explications sont parsemées de portraits des personnalités importantes du lieu, de petits défis, de jeux et de devinettes ou d’anecdotes. Au début de chaque chapitre, on retrouve des symboles indiquant le type de lieu dont il s’agit (loisir, patrimoine, nature), ainsi que le temps nécessaire à sa visite.

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Enfin les guides se ferment sur un test des connaissances de l’enfant après ses visites, et par une double-page sur laquelle l’enfant peu noter ses souvenirs et ses impressions, et coller les tickets d’entrées, une photo ou une carte postale. J’aime beaucoup ces deux pages, mais je regrette un peu qu’elle ne soit que deux. Si je devais suggérer une amélioration, ça serait celle-ci : pourquoi ne pas intégrer des pages vierges régulièrement dans le guide pour que l’enfant le personnalise ?

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Vous l’aurez compris, j’ai de nouveau été séduite par ces jolis guides colorés et aux dessins joyeux ! Nous allons profiter des beaux jours qui arrivent pour faire quelques visites en Provence qui n’est pas loin de notre maison, et je vous avoue que je partirais bien à Rome !

Je vous invite vivement à aller découvrir ces guides qui seront disponibles dès le 18 avril pour 9,90€. Concernant le prix justement, je le trouve très abordable considérant qu’ils sont 100% made in France (conception à Paris, imprimés à Toulouse) et issu d’une filière de recyclage. Leur prix est très raisonnable si l’on prend aussi en compte la quantité d’informations que ces livres contiennent, ainsi que les activités proposées aux enfants pour leur donner envie de s’investir dans les visites ! Grâce à ces guides, vos enfants ne traîneront plus des pieds pour visiter les musées et les églises ! Mais attention, il se pourrait bien qu’ils partent en courant pour chercher un petit détail dont parle le guide !

Il existe dors et déjà 6 titres : Provence, Bretagne Sud et Châteaux de la Loire (pour les guides “région”), et Rome, Londres et Paris (pour les guides “ville”). Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix pour vos prochaines vacances ! Et pour reprendre les mots du Bibendum : “En route pour l’aventure !”

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Quelle Histoire – Chut les enfants lisent

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J’ai récemment eu la chance de gagner 2 titres aux éditions Quelle Histoire, et sous le charme de cette petite collection, c’est elle que j’ai décidé de vous présenter pour Chut les enfants lisent.

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Les 2 livres que j’ai reçus sont Rosa Parks et Beethoven. Cette collection s’adresse aux enfants de 6 à 10 ans, donc une cible un peu plus âgée que mes enfants. Mais en grande amoureuse d’Histoire, je n’ai pas pu m’empêcher de les lire à ma fille. Celui sur Rosa Parks est trop difficile à aborder avec Colombe (3 ans), mais en grande passionnée de musique, elle m’a déjà fait lire et relire Beethoven !

Tous les livres de la collection se présentent de la même manière. Ils s’ouvrent sur l’enfance du personnage, ce qui permet au petit lecteur de s’identifier et d’accrocher à l’histoire qui débute. Puis toute la vie du personnage est racontée en chapitres correspondant à des événements marquants. Le vocabulaire et les tournures de phrases sont simples, un enfant assez jeune peut donc tout à fait comprendre. Colombe est encore un peu jeune pour saisir toute l’histoire, mais en adaptant un peu, j’ai pu lui transmettre les grandes lignes.

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Directement après l’histoire, on peut trouver une frise chronologique résumant la vie du personnage. Ayant une formation en Histoire, je ne peux que souligner la présence de cet outil visuel qui aide à retenir les dates, car il est bien trop souvent absent des livres d’Histoire. On trouve également une carte des lieux importants, et là encore je salue l’effort ! (Si je voulais être pointilleuse je dirai que cette carte n’a pas d’échelle, mais ça serait vraiment pour trouver quelque chose à dire !) Enfin figurent les portraits des personnages importants qui ont fréquenté notre héros.

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Enfin, la dernière partie est consacrée aux jeux : quiz, labyrinthe, jeu des 7 erreurs ou cherche et trouve. Autant d’occasion de parler de l’histoire qu’on vient de lire et d’enrichir son vocabulaire.

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En conclusion, je dois vraiment saluer le sérieux avec lequel cette collection a été pensée. L’Histoire est présentée de manière ludique, mais les grands outils que les enfants devront maîtriser à l’école sont présents (frise chronologique, carte géographique). J’apprécie aussi la richesse de cette collection qui ne cesse de s’agrandir : des personnages de toutes les périodes historiques sont représentés, mais on trouve également des personnages mythologiques. Le choix des personnages historiques répond à des critères larges et pas seulement à des critères politiques. Si quand on parle d’Histoire, on pense avant tout aux rois et aux reines (dont de nombreux font l’objet d’une parution dans la collection), l’Histoire concerne aussi des personnages scientifiques ou des acteurs de la vie culturelle. C’est ainsi qu’on trouve des titres sur Coco Chanel, Picasso ou même Al Capone !

Chaque livre coûte environ 5 euros, ce qui est vraiment peu pour un ouvrage aussi intéressant et riche en activités.

Enfin, la collection est disponible en ebook. Je sais que beaucoup me répondront qu’ils ne sauraient se passer de l’objet papier et qu’ils ont besoin de toucher le livre pour prendre plaisir à la lecture. Je tenais le même discours avant de découvrir les joies de la liseuse qui permet d’emporter une bibliothèque entière dans un sac à main ! Il existe également plusieurs applications Quelle Histoire : centrées sur un personnage ou quiz plus général, chacun trouvera de quoi prolonger le plaisir !

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Cette collection est vraiment un énorme coup cœur ! Il se peut que j’achète de nouveaux titres pour Colombe (Mozart lui plairait beaucoup !), et je pense qu’ils feront de très beaux cadeaux pour les prochains anniversaires de mes neveux et nièces !

Alors si vous cherchez une idée de livres intéressants pour vos enfants, courez vite découvrir Quelle Histoire, car il n’est jamais trop tôt pour se cultiver !

Le pingouin marche… moi aussi – Chut les enfants lisent

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Le pingouin marche… moi aussi ! est un titre bien intrigant pour un livre destiné aux tout-petits, vous ne trouvez pas ? En tous cas moi, il m’a interpellée, si bien que je n’ai pu m’empêcher de le lire entièrement lorsque je l’ai trouvé à la médiathèque. Et bien-sûr depuis, nous l’avons emprunté et nous l’avons lu et relu !

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Alors à part de pingouin qui marche, de quoi parle-t-il ce livre ?

Eh bien c’est un livre sur l’écologie ! Une jolie petite histoire en rime pour inciter les petits à prendre très tôt cette bonne habitude de prendre les transports en commun, ou mieux : à marcher quand on ne va pas loin… comme le pingouin !

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Si au début de l’histoire les couleurs sont plutôt grisâtre à cause de la pollution des voitures, au fur et à mesure, les pages prennent des couleurs plus éclatantes. Je ne vous révèle pas les détails de l’histoire, mais sa conclusion est simple : “Sans voiture, l’air est plus pur”.

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J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, notamment parce que je trouve que le sujet de l’écologie est rarement abordé dans les livres pour tout-petits, et parce qu’ici c’est fait de manière poétique. L’histoire a bien intéressé Colombe (3 ans), et Petit Olivier (14 mois) a aussi aimé lire ce livre, certainement grâce à la présence des rabats qu’il aime ouvrir et fermer. En bref, un joli livre qui a plu à toute la famille !

Coralie Saudo, Nicolas Gouny, Le pingouin marche… moi aussi !, Scarabea

Cet article est ma participation au rendez-vous Chut les enfants lisent organisé par le blog Devine qui vient bloguer ?

Je veux 2 anniversaires – Chut les enfants lisent

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Cette semaine, nous allons fêter le 3ème anniversaire de ma Colombe. J’ai donc choisi de vous présenter un album sur le thème de l’anniversaire pour le rendez-vous “Chut, les enfants lisent” organisé par Yolina du blog “Devine qui vient bloguer ?” : Je veux 2 anniversaires

 

je_veux_2_anniversaires

Peut-être connaissez-vous déjà cette petite princesse un peu capricieuse mais très attachante.

 

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Dans cet album, la petite princesse fête son anniversaire, vous l’aurez deviné. Et cela lui plaît tellement qu’elle aimerait en avoir deux. Que dis-je, elle exige, d’en avoir 2 chaque année. Puis 3, puis 4… et d’un caprice à l’autre, elle se retrouve vite à fêter son anniversaire tous les jours.

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Mais est-ce que l’anniversaire ne perd pas un peu de son intérêt si on le fête chaque jour ? Comme dans tous les albums de cette petite princesse, on retrouve cette enfant un peu “pourrie-gâtée” qui nous amuse, et qu’on aime prendre en contre-exemple !

 

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Quant à ma Colombe, je vous rassure, elle ne me réclame pas d’autre anniversaire ! Par contre elle m’a dit qu’elle aimerait que le Père Noël revienne…

 

Tony Ross, Je veux 2 anniversaires, Gallimard Jeunesse